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Publié par Messager

Nous répercutons la nouvelle du décès de Kitima Bin Ramazani, émise en date du 14/10/2011 par le journal le Phare. Compte tenu des fonctions qu’avait occupées ce dignitaire de deux premières républiques,  notre blog a le devoir de communiquer son décès à ses lecteurs tout en profitant de l'occasion pour présenter ses condoléances à sa famille  .

P.S. En bas , nous avons ajouté un article de Radio Okapi réalisé du vivant d'Alphonse Kithima, et à travers lequel les mbokatiers pourront auditionner son point de vue sur la critique de l'action politique.

 

Rdc : Kithima Bin Ramazani a tiré sa révérence !

Kinshasa, 14/10/2011 / Politiquemobutu kithima

Né en 1924 à Lowa dans le Maniema, Alphonse-Roger Kithima Bin Ramazani a été une des personnalités politiques congolaises ayant marqué l’époque du régime du feu président Mobutu avec splendeur et sagesse à côté des autres baobabs comme Kamanda wa Kamanda, Justin Bomboko… Quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui  brûle. Cet adage de la sagesse africaine trouve dans le décès du désormais feu Alphonse-Roger KITHIMA Bin Rama zani toute sa splen­deur et sa profondeur. Cet homme qui est mort hier à la clinique Ngaliema représente une page mémorable de l’histoire politique et syndicale du pays. Une véritable bibliométrique car ayant tra­versé la faune et la flore syndicale et politi­que de ce pays depuis les premières heures de l’indépendance en passant par la 1ère et 2ème République.

Non seulement il avait joué un rôle capital et dé­terminant dans le com­bat syndical tout au long de la 1ère Répu­blique, mais en plus il a été associé à la création du MPR comme l’un de membres de la fameuse commission chargée de rédiger le Manifeste de la N’sele, véritable bible de ce parti. Cela, aux côtés d’éminentes personnalités de la trempe d’Etienne TSHISEKEDI Wa Mulumba, Gérard KAMANDA Wa Kaman­da, Joseph NSINGA Udjuu, Victor NENDA­KA Bika, Justin-Marie BOMBOKO Lokum­ba, Gaston NSENGI Biembe, Paul-Henri KABAYIDI Waka­bayidi, Jean-Jacques KANDE Dzambulate, Jonas MUNKAMBA Kadiata Nzemba, et bien d’autres dont la plupart ont été rappelés par le Très Haut.

Alphonse-Roger KI­THIMA Bin Ramazani est né en 1924 à Lowa, l’une des localités principales de la tribu des BAKUSU du Maniema. Très jeune et après ses études pri­maires, il fut envoyé par ses parents à l’école des Frères Maristes de Stan­ley-Ville, aujourd’hui Kisan­gani. De 1946 à 1949, il travaille dans l’administra­tion coloniale puis à l’Inter Congo de 1950 à 1959.

En 1959, il est désigné secrétaire du Bureau Po­litique du MNC/Lumumba à Léopoldville et en 1960 il devient secrétaire géné­ral du Syndicat National des Travailleurs du Congo pour ensuite être désigné secrétaire général de la Confédération des Syndi­cats Libres du Congo.

En 1962, il est élu membre du Comité Exécutif Mondial de la Confédération des syndicats libres. C’est à Stanley-ville où il était agent de la colonisation belge qu’il fit la connaissance de Patrice Emery LUMUMBA qui était l’un des premiers noirs ayant bénéficié de la carte d’immatriculation et à être admis dans les cercles politique libéraux belges, ce qui lui permet­tait de fréquenter les mi­lieux des Européens, no­tamment les restaurants, hôtels, bars et d’y rester jusqu’aux heures tardives de la nuit.

Fasciné par cet homme hors du commun, Alphonse-Roger KITHIMA Bin Ramazani se retrouva parmi les tout premiers membres du MNC et c’est dans ce cadre qu’il fonda en compagnie d’autres évolués de l’époque le tout premier syndicat libre pour la défense des droits des travailleurs noirs.

L’Un des « apparatchik » du MPR-parti Etat

Sa carrière politique démarre en 1966 suite à son élection comme séna­teur du Maniema. En 1967, il est désigné Administra­teur de la Gécamines. L’un des effets néfastes du lancement le 20 mai 1967 du Manifeste de la N’sele son­na le glas du pluralisme politique et syndical au Con­go. Cela, malgré l’article pertinent de la Constitution qui prévoyait l’existence de deux partis politiques et la présence du parlement issu des élections démo­cratiques et pluralistes de 1964 qui donnèrent la ma­jorité au cartel Tshombiste qui prônait le fédéralisme.

En perspective d’un parti unique et pour briser tou­tes velléités de contesta­tion, les stratèges du MPR parvinrent à convaincre les trois grands courants syn­dicaux de fusionner en un seul mouvement. Alphon­se-Roger KITHIMA fut élu secrétaire général du Con­seil National des Syndicats du Congo et conseiller de l’UNTC des sa création en 1967. Leurs dirigeants fu­rent nommés au gouver­nement et les récalcitrants se retrouvèrent sur le pave ou sous les accusations de complot contre la sé­curité intérieure de l’Etat.

Voilà comment le défunt fit son entrée dans la vie politique active. Il fut d’abord directeur politique du MPR et directeur permanent du Bureau politique en 1967 qu’il entra au gouvernement comme ministre du Travail et Prévoyance Sociale avant de passer au ministère de l’Educa­tion Nationale. Avant d’être élu commissaire du peuple en 1977, il avait été désigné secrétaire général du Comité Exécutif du MPR en 1971. En 1972, il est commissaire d’Etat aux Affaires Politiques et se­crétaire exécutif du parti en 1977. De 1080 à 1990, il est membre du Comité Central. Il exerçait alors les fonctions de Secrétai­re Permanent du Comité Central et du Bureau Politi­que avant de devenir le N° 2 du Régime par sa nomi­nation comme secrétaire général du MPR Parti Etat de 1986 à 1990.

Pendant les trois années de sa tra­versée du désert, de 1967 à 1970, il survécut grâce à ses activités commerciales et agro-pastorales au Ma­niema et dans la Province Orientale jusqu’au jour où il avait plu au Maréchal et Guide suprême de le nom­mer vers la fin des années 1971 comme Secrétaire exécutif du parti: Alphonse-Roger KI­THIMA se fit remarquer de l’opinion en animant des conférences académiques retransmises par la chaîne nationale à travers tout le territoire national, des séances publiques d’ani­mation culturelle et toute autre activité politique à la gloire du guide suprême de la Révolution. Il fut à la base de la mise en place de la fameuse et terrible commission permanente de discipline devant laquel­le plusieurs cadres du parti furent jugés et condamnés et d’autres démis de leurs fonctions.

On lui doit l’ins­tauration des comités ré­volutionnaires aussi bien dans les entreprises publi­ques et d’économie mixte que dans les universités et instituts supérieurs. Au niveau national, il fut créé au sein du gouvernement un département ou minis­tère chargé de l’animation culturelle et révolutionnai­re avec des ramifications dans les provinces ou ré­gions au niveau des com­missaires sous-régionaux, chargés de l’animation culturelle et politique qui siégeaient aux côtés des commissaires des régions ou gouverneurs. D’une manière générale, Alphon­se-Roger KITHIMA fut le grand artisan et animateur du MPR parti- Etat. Sa car­rière politique s’arrêta net le 24 avril 1990 à l’issue du discours dit historique de l’instauration du multi­partisme politique.

L’ironie du sort : c’est à N’sele où fut fondé le 25 mai 1967 le MPR que fut sellé son sort par son propre fondateur et devant les grands ap­paratchiks dont Kithima en personne. Les images de l’époque avaient montré Alphonse-Roger KITHIMA tétanisé et presque en pleurs lorsque le Maréchal et Guide suprême de la Révolution avait prononcé sa démission du MPR-par­ti Etat. L’Editeur du Phare et les membres de la Ré­daction profitent de ces colonnes pour adresser à la famille de l’illustre dis­paru leurs condoléances les plus attristés et prient le Très haut d’accorder le repos éternel à cet homme qui ne passait pas inaper­çu, car immortalisé par plu­sieurs scènes du Théâtre
National.

F.M./Le Phare

Alphonse Roger Kithima Bin Ramazani : « la critique est aisée, l’art est difficile »

Alphonse Roger Kithima Bin Ramazani, homme d’Etat, ancien secrétaire général du MPR et ancien vice-président du Comité central est celui que Grand témoin vous fait découvrir aujourd’hui.

Dans son entretien avec Kelly Nkute, Alphonse  Roger Kithima Bin Ramazani raconte comment il a rencontré  feu le maréchal Mobutu.

Il nous parle également  dans cette émission des  fonctions politiques qu’il a eu à exercer au Congo, à  l’époque du Zaïre  et évoque aussi cette période faste du Mouvement Populaire  de la Révolution

Découvrez aussi dans cet entretien  sa passion pour la nature.

Radio Okapi

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Lused 03/05/2012 23:54


Ndeko kolobaka boye te .loba "QUE SON ÃME REPOSE EN PAIX !!!" Soki asalaki mabe limbisa ye ...

Serge, Kongo na biso 17/10/2011 20:19



 



Mbote na bino,


Nga nayebaka Kithima te mais masolo nionso nayoka pona ye ezalaki ya malamu te, Kinshasa pe bazalaka koloba mingi, pasi pona kokesanisa lokuta na bosembo.  Mingi mingi tozalaki koyina bakambi ya MPR pona mboka ekotaki basi, difficile ya kokesanisa kati na bango baye bazalaki kosala musala na ndenge elongobani.


Naza koyeba lisusu na conférence de presse oyo Mobutu asalaki na N'sele sima ya discours ya "Comprenez mon émotion", na moyuna moko batunaki ye pona MPR ya sima ya 24 Avril
1990, ayebisaki journaliste wana esengeli batala na Kithima (Secrétaire ya MPR) mais na mitunaka ndenge nini MPR eyaki kokoma "fait privé" ya mama Nzuzi wa Mbombo? 


Tango journaliste ya Phare akomi ke Kithima azalaki immortalisé na ba theatres ya mboka, azali koloba selon ba "les ont dit" to aza ko confirmer avec cértitude?  


Est ce que réelement Masuma na piece ya "De la pente" est ce que azalaki ko viser Kithima na
époque wana to minoko ya batu kaka nde ekomisaki yango ndenge wana?


*Balobaki pe "Tika muana" bazalaki kolobela kaka ye, po abalaka une tre petite jeune fille. 


Mbala ya suka na mona image na ye, ezalaki Mobutu
akimi, ba konzi nionso bakimi kasi
ye alobi "Nakokima mboka nanga te, baya bsala nga nionso balingi".


Serge, Kongo na biso.




Joseph Pululu 17/10/2011 17:25



Kithima, le créateur de la MOPAP
Le terme MOPAP n'est apparu dans le paysage politique que dans les années 80, pourtant, le concept est né dès les années 70, pour porter le message du MPR. Il faut dire qu'à sa création en 1967,
pour succéder au CVR de gaston >Nsengi Biembe et Paul Kabayidi, le MPR n'a pas séduit tout de suite. malgré le flot de zaire déversé par l'inénarable "PartSec" de Mobujtu Ilosono, les kinois
traînent les pieds, refusant pratiquement à adhérer à l'idéologie du parti.
Pourtant, on les retrouvait nombreux dans les mouvements scouts, xaveri ou Croix Rouge, où ces jeunes reprenaient en choeur, des chansons en l'honneur de Baden Powell ou Dunant, mais rien sur
Mobutu.
Autour de Mobutu aussi, la "guerre" fait rage. A qui trouvera la meilleure idée poiur vendre le nouveau parti. Tshisekedi a réussi à prendre le parti. Il a initié la reflexion du manifeste de la
Nsele. Kithima doit lui, faire ses preuves et il ne peut pas compter sur les travailleurs de l'UNTC. Se souvenant de la belle épôque du Mouvement syndical où il trainait du côté
de Kintambo, des jeunes de la commune lui avait offert une "petite sérénade mambeta". A l'époque, deux jeunes Nala et Botomba avaient attiré son attention sur leur créativité. Il les avait
retrouvé dans le sillage du CVR et il savait quy'il pouvait s'appuyer sur eux pour animer le parti.


Aussitôt dit, aussitôt fait, il décide un soir de descendre à Kintambo. La rencontre avec Botomba et Nala se passera au Café Dany. Et là une belle séance d'animation improvisée lui est proposé.
Conquis, il s'engage à promouvoir le concept. les premières animations sont "A-Capella" comme le fameux "Mokako Swa":


Mokako swa totombeli Mobutue


Iye Mobutu ee na lingomba ya MPR


Mokako swa"


Petit à petit, le concept s'etoffe. Kithima qui a commencé à financer de sa poche l'animation, en a fait une idé&eologie, à laquelle a fini à adhérer Mobutu. mais il faut le convaincre
par une action d'éclat.


Botomba et nala, montent le premier groupe choc d'animation. le repertoire à l'époque ne comppte que quelques 5 chansons bioen animé et accompagné au tam-tam. Mais il faut aller plus loin,
incorporer les danseurs et danseuses pour épater Mobutu. Zvec les foinds remis paré Kithima, Botomba recrute au marché de Kintambo ses danseurs et danseuses, mais aussi ses percussionnistes
et cchanteurs. L'animation politique prend forme.
La grande première aura lieu au théâtre de verdure au Mont Ngaliema. Une grande première qui restera dans l'histoire. le groupe qui n'était constitué que des bana kintambo, est elévé au
niveau régional pour représenter Kinshasa. Il devient le groupe Choc Kake de la ville -capitale. Nala, ancien de la croix rouge et Botomba, ancien chef scout, battent le rappel de leurs amis
"CU" pour compléter les équipes d'animation. Kawadio, Momene rejoignent le groupe. Nous sommes en 1972. L'animation socio-politique est née. Et son  responsable a pour nom Kithima. Il n'est
réservé pour le moment qu'à Kinshasa et Mobutu, se fait accompagner par ce groupe dans ses différents déplacements à l'intérieur du Grand zaire. Devant l'engouement des provinces, Kithima passe à
la seconde étape et propose à Mobutu de doiter chaque province de son groupe d'animation. Botomba et Naqla laissent le groupe kake à Momene et prennent leur baton de pélerins pour former
l'ensemble des provionces du zaire à l'animation politique. Chaque région mettant évidemment en avant sa culture et sa langue de communication. Le Haut zaire n'eut pas besoin de recevoir les
"maîtres" Nala et Botomba. Il en avait déjà un, en la personne de Maitre Arthur Nyemba. ce dern ier se chargera de former l'un des groupes d'animation ;les plus originaux qui marqera, le premier
festival d'animation socio-culturel de 1974. mais ça, c'est une uatre histoire.
Retenons néanmoins,  que Kithima reste à mes yeux, celui qui a donné kINSHASA au MPR, parce qu'il n'est pas allé à la confrontation avec le style de vie des kinois, mais bien plutôt en en
faisant un outil de mobilisation.



Ngembo 17/10/2011 15:48



Vieux De la Pente akeyi lokola lisano, Tata Nkolo oyamba molimo ya moweyi.



Mamie 16/10/2011 21:39



Que son âme repose en enfer comme tout autres mobutistes.