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Publié par Messager

 

 

Quid des dirigeants fétichistes dans le monde du football ? (4)

180901 201091736569401 184810818197493 810047 7798536 nV.Club 1973 

Après notre présentation certainement hachée sur la vie de Pereira, nous allons aujourd’hui pénétrer le monde du football pour analyser les comportements des acteurs les plus concernés que sont les joueurs et leurs dirigeants. Quelle place accordent-ils aux pratiques qui ont rendu célèbres des hommes exerçant le même métier que notre Pereira national.  « Ils vont tous nier qu’ils me contactaient, mais chacun au fond de son cœur sait qu’il m’a visité pour chercher une solution aux problèmes de son équipe ». C’est de cette manière que Vieux Rail qualifiait l’ingratitude de plusieurs sportifs (dirigeants ou joueurs de haut niveau) qui n’hésitaient pas, muni d’une bouteille de whisky Johnny Walker, sa marque de fabrique préférée, pour solliciter ces suffrages. Aussitôt servi, ils ne se souvenaient plus de son nom, ni de son adresse. Au moment où nous allons analyser ce phénomène des gris-gris dans notre football, combien de personnes courageuses peuvent nous affirmer la main sur leur cœur qu’ils avaient recouru aux services d’un spécialiste lorsqu’ils étaient aux affaires dans leurs clubs respectifs.

 

Hier,  aujourd’hui et demain, faire une analyse sur la composition des différents comités qui se sont succédés dans nos équipes ou qui seront mis en place demain fera toujours rejaillir de manière crue cette notion « des hommes forts » qui occupent toujours le devant de la scène. Dans un passé non lointain, au moment où nos équipes évoluaient en singleton, deux postes faisaient l’objet des grandes tractations au moment des élections. Généralement, le nouveau président du club à élire devait donner des garanties et justifier des moyens financiers pouvant lui permettre de prendre convenablement en charge la gestion du club. Certes chaque équipe avait ses donateurs. Mais, à cause des caprices des joueurs, un président qui n’avait pas un portefeuille bien garni éprouvait des sérieuses difficultés pour terminer son mandat. Venait ensuite le poste du premier Vice président, chargé des sports qui passait aux yeux de certains comme le poste le plus stratégique. Ne nous leurrons pas la face. Le plus souvent, ce poste était destiné au dirigeant qui avait les gros yeux, c'est-à-dire un spécialiste dans la préparation psychologique. Depuis que nos équipes ont adopté les statuts des clubs omnisports ; c’est au président de la section football, soutenu à bras le corps par le comité des supporters que revient cette lourde tâche. Pourquoi tant d’efforts dans le choix des hommes à qui on confie la destinée du club, lorsqu’on sait que le premier élément fédérateur dans une équipe de football est la qualité des joueurs qui doivent être confiés entre les mains expertes d’un bon entraineur. 

C’est pour cette raison que nous allons aborder brièvement cette problématique des fétichistes dans la gestion quotidienne d’une équipe de football en RDC. Pour mieux comprendre ce phénomène, nous allons une fois de plus remonter dans le passé et nous référer à quelques exemples connus de tout le monde. Ces histoires peuvent révolter certaines bonnes consciences, car chaque équipe avait ses propres particularités. Aussi, après avoir parlé de Pereira, on pouvait visiter les vitrines de toutes les grandes formations du pays pour découvrir les secrets qu’on entretient jalousement en rapport avec les hauts faits d’armes qui ont jonché dans le passé, le chemin parcouru par chaque Club. Les équipes TP Mazembe Englebert et Saint Eloi Lupopo de L’shi, Sanga Balende Banjelo ne Basantu et l’As Bantous de Mbuji Mayi, US Tshinkunku Sanga Bilembi de Kananga, Elima ou Veti Club de Matadi, Cilu de Lukala, les Diables Rouges de Mbanza Ngungu, Dragons, V-Club, Union, Sodigraf, Matonge, Paulino et autres Kalamu ont fait parler d’elles à certains moments de leur histoire. Doivent-ils leur succès à la qualité de leurs joueurs ou à la force de frappe de leur préparation psychologique ? A chacun son appréciation.

  Jean Koke Miezi

Prochainement : Les fétiches un couteau à double tranchant


Pelé Lembe Ignace, par Cobantou

 

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Jean KOKE MIEZI 27/12/2011 13:22


Parler de la place des fétiches dans notre football revient à faire le procès de notre société traditionnelle où
deux tendances vont s’affronter. D’une part, il y a ceux qui croient aux traditions et à notre culture ancestrale. Ceux-là vont vous affirmer que les fétiches ou nkisi, tels qu’on les pratiquait
par nos ancêtres faisaient partie de notre vécu quotidien. Qu’il y avait des preuves dans tel domaine de la vie où ceux-ci ont conditionnés certains résultats. Ce sont les missionnaires qui ont
remis en cause leur puissance, car plusieurs féticheurs de renom étaient obligés de se débarrasser de leurs gris-gris.


Aujourd’hui, des personnes et non des moindres ne jurent que sur la qualité des joueurs pour monter une grande
équipe de football. Ils n’hésitent pas de véhiculer le message spirituel dans leurs rapports de force avec leurs adversaires.


Aux uns et autres, nous disons simplement que le succès et la gloire sont deux ingrédients qui n'arrivent pas
dans la vie d'un homme par hasard.


Ngenge, ba botamaka na yango. Ba mosusu, ba somba ka yango. A chacun son étoile...


Le football, comme toutes les autres disciplines sportives, respecte des règles et certains principes. Qu’on se
retrouve dans l’un ou l’autre camp, seuls les joueurs les plus doués, les équipes les mieux rodées et motivées peuvent gouter aux délices de la gloire.  

Jean KOKE MIEZI 27/12/2011 12:59


 


 


Mes Chers frères,


Si nous commençons à relater tous les ragots et commentaires en rapport avec les préparatifs ou le déroulement de
plusieurs matches de football qui ont marqué nos esprits, nous risquons de dire n’importe quoi.


Je me rappelle de mon Vieux, Kiala Petit Puscas, ancien ailier droit de Daring fracturé au cours d’un match de
football au stade Roi Baudouin. Malgré tous les soins qui lui furent prodigués, sa jambe fut amputée, faisant de lui un handicapé. La radio trottoir racontait que cette jambe était sacrifiée pour
le succès de son équipe. Alors qu’on croyait que Vieux Decoulo allait tourner le dos au stade, il deviendra plutôt l’un des intermédiaires attitrés des dirigeants vert blanc auprès de Pereira qui
ne lui refusait rien. C’était semble-t-il par reconnaissance aux sacrifices qu’il avait consenti.


Le jeune gardien de buts de Daring répondant au nom de Dondo victime d’un choc avec Masta Delo succomba sur le
terrain. Sa mort comme celles de Feu Bobutaka et de Zoao Sekele furent interprétés différemment dans les milieux du ballon rond. Certaines personnes mieux introduites dans les secrets des saints
affirmaient sans ambages que ces joueurs étaient sacrifiés par leurs dirigeants.


Je me rappelle aussi du cas de mon frère et ami, Jeeff Mayenda, alias Mayens qui fit rêver les imaniens par sa
vélocité et son dribble irrésistible. Ce jeune attaquant venu des Diables Rouges de Mbanza Ngungu était logé chez l’Ambassadeur Tokwaulu, le président sportif de Daring. Il se fait
malheureusement que sous l’instigation de Raoul Kidumu et Manu Kakoko, les deux capitaines de l’équipe, le comité Tokwaulu fut révoqué par une pétition signée par tous les joueurs, au moment où
le président se trouvait en mission de service au Brésil. Ce n’est pas là le sujet. Mais la chose qui révolta le plus le président déchu, c’est de voir une de ses photos, apparaître  côté de l’article qui publié dans le journal Etoile du Congo de Bondo Nsana.  Or, Mayens qu’il considérait comme son
propre fils était aussi à ses heures perdues Employé dans ce journal. Le Président Tokwaulu ne pardonna pas à son poulain cette double trahison. Pereira qui fut contacté pour les besoins de la
cause jeta un mauvais sort à Daring qui deviendra Foconbel…. Les anciens savent de quoi je parle. En même temps, ce fut le début de la traversée  du
désert pour Mayens. Aux entrainements, tout marchait bien, mais dès qu’il montait au stade, son genou droit ne tenait plus le coup… Tous les spécialistes en la matière furent contactés. Le
célébrissime orthopédiste Dr Matondo de Kisantu n’en pu rien. C’est dans ces conditions que Vieux Sivi Kafedere immortalisé dans la chanson Muzi du TP OK Jazz, imanien jusqu’aux os, décida de
prendre en charge les soins médicaux de ce joueur qu’il envoya en Belgique pour des soins appropriés. Une fois de plus, le genou n’était pas guéri. Ici, je dois remercier mon oncle Ndongala, qui
profita de ses relations personnelles avec Vieux Rail pour débloquer la situation. C’est dans le tard que Mayens reprit l’usage de sa jambe. Lorsqu’il rechaussa les crampons dans le FC Rotselaar,
équipe évoluant en 3ème division du football belge, toute la presse locale était unanime. Ce joueur était un talent à l’état pur. Mais à cause du poids de l’âge, et plusieurs années
d’inactivité, il se contenta de jouer à ce niveau-là, alors que quelques années auparavant, il aurait pu faire une belle carrière en division I ou II du football belge. Voilà comment cet homme
avait ruiné la carrière d’un joueur. Mayens était victime d’un système, car il y a des vérités assez blessantes pour certains de ces anciens coéquipiers que j’ai tu. Quant à l’histoire de la
photo volée chez le président, il fut prouvé plus tard qu’il était un innocent sacrifié sur les intérêts de l’équipe par le propre beau frère du Président Tokwaulu.  

Samuel Malonga 26/12/2011 19:39


Outre le comité conventionnel composé du président, secrétaire , trésorier etc., il y avait aussi un comité de recherche. Celui-ci avait pour mission de chercher de bons féticheurs pour le succès
de l'équipe. Certains supporters dévoués et plus zélés que les autres étaient prêts à se sacrifier pour le club. Tel ce papa habitant Kimbanseke, vitaclubien dans le sang, qui
parfois n'hésitait pas à descendre sur terrain pour "voler" le gris-gris de l'équipe adverse qui se trouvait placé près du montant (barre poteau ou autre). Une fois en leur possession,
le fétiche en question prenait paraît-il la direction du labo véclubien afin qu'il soit neutralisé. Pour ses bons et loyaux services rendus à V.Club, mbuta Kimpedi lui donna
une radio-cassette Hifi. Mais emporté par son fanatisme exagéré, il en fit à son tour un jour cadeau à Nkama au grand dam de ses enfants.

Serge, Kongo na biso 26/12/2011 19:19


Merci lisusu kulutu Jean Koke Miezi,


Ya solo ozali vraiment
étoile ndenge kaka kombo na yo elobi, lisolo oyo ezali kitoko makasi naza kobanga kaka nayoka ke « tokomi na partie ya suka ya lisolo na biso.»


Bien, Kulutu Gaby Lunangu ya rue na biso azalaki un bon gauché pe
azalaki kobeta na comme attaquant na quartier.  Un jour akendaki komeka chance na ye na équipe ya Mambenga avant ekoma soki na bosani te « Africa
Sport », bazalaki kosala ba entrainement na N’djili juste na sima ya EPOM (ITI N’djili).   Kombo naye eza Gaby Lunangu mais tokomaki kobenga
ye « Mambenga » po akotaki na Mambenga, kasi asalaki succès ndenge esengelaki te, pona nini ?  Dès le 1er jour ya test naye
na Mambenga, abetaki balle lokola un pro, pe atiaki mua ba buts, titulaire ya poste wana asepelaki na ye ata mukie te pe abangaki ba kunda ye, akotelaki ye na nzela ya mulili.  Poso elandaki tii na lelo, Vieux Gaby atikala lisusu kobeta balle ndenge azalaki kobeta te, eloko oyo ekamuisa ba kambi équipe oyo makasi penza, même balle eza
na position ya malamu ye akobeta yango obele « Nzadi » to ako louper yango « akoma na manque ya précision moko suspecte tii lelo.»  Ayaki koyeba yango tango akendeki na ndako ya Nzambe mais ezalaki trop tard, âge esi epusanaki, ba responsabilité pe ebakisami, mais moninga oyo asala ye mabe
ndenge wana est ce que ayebi ke abebisa vie ya muana ya moninga ?  Namona joueur moko ya Imana ndenge azalaki kobima na mua mayi na mutu jour
avant match na bango na ndaku ya nganga moko na Fuma Q5, nazalaki komona joueur misusu ya CEAZA oyo soki match esili atiye but te akokuaya évanouie… 
Namona makamuisi ya kisi oyo tozalaki kobenga « barre poteau »…  Namona na misu na nga ba membres ya comité de recherche ya Vita na ya
Banque de Kinshasa (BK) ndenge bazalaki koya kosalisa biloko na Rue Mongati Q5 pe na Rue Bakuma na Q13 vers ba années 85.  (Ba nganga wana bayebi nga
pe nga nayebi bango kasi nga nazalaki nganga te ni de loin ni de près, naza juste mutu ya batu.)


Pe namona Vieux Pereira na terrain ya Q5 ndenge azalaki humilié après
une défaite ya Mamaki na Bolufu.  Elobama ke liwa ya Bobutaka ezalaki résultat ya nkisi, est ce que ezali ya
solo ?


Ba joueurs mingi ba
betaka na nkisi surtout na poto kasi nkisi yango moko ebetaka balle te.