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Publié par Messager

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par BATELA Louis-Hubert sur l'article Un témoignage d’Harold NGANGA 51 ans après.

Voici un jeune musicien qui sort des sentiers battus, rares sont nos artistes actuels à disserter sur l'indépendance de l'Afrique, disons l'indépendance nominale, lorsqu'on sait ce que les pays africains sont demeurés après cette période d'allégresse qui s'est transformée au cauchemar voici plus d'un demi-siècle.


Nos musiciens devraient de temps en temps avoir un langage militant qui puisse leur permettre d'aborder les vrais problèmes de société, de la gestion de nos Etats, de la corruption, de l'aliénation culturelle, de l'économie..... Le cas précis de la R.D.C nous laisse perplexe sur la conduite hasardeuse de ce pays, de l'incapacité de ses dirigeants, de l'abandon de la jeunesse à la merci de tous les maux qui bloquent le développement.

Prendre conscience de ses problèmes, au lieu de glorifier les charognards qui trouvent mieux  de sortir leur argent que si leur noms sont cités dans des chansons, c'est vraiment abominable.

Les musiciens, particulièrement congolais et de haut niveau comme KOFFI - WEMBA - WASENKWA - WERRASSON - JB MPIANA , etc se prêtent à ce jeu, parce que adeptes de la vie facile, accumulateurs des bien de luxe, comme voitures - habillements extravagants, et lutte autour pour jouer à la concurrence, au lieu d'investir dans l'industrie du disque, sous toutes ses formes. Hélas ! à Kinshasa et depuis le départ des éditeurs européens, se sont les ouest-africains qui ont pris la relève, comme si en RDC, on ne peut pas ériger des usines de pressage, des studios d'enregistrement de haute qualité. Quelle honte !

Je suis quelque peu favorable à la déstabilisation des musiciens de la RDC de passage en Europe, par leurs détracteurs "Bana.........." qui les empêchent de se produire ou boycottent leurs concerts, car se sont des vas-nu-pieds , voire des véritables inconscients, de la cause nationale.

Pendant que quelque part en Afrique, on assiste à l'émergence des musiciens producteur des biens industriels, et promoteur d'une grande main-d'oeuvre, en même temps travailleurs inlassables, au point d'être plébiscités dans les hauts sommets des manifestations mondiles, en RDC, nos musiciens continuent à léchés les bottes des politiciens véreux, des nouveaux riches, des mécènes qui manipulent la drogue, la corruption, etc...

Enfin, rien à espérer après 51 ans d'indépendance , pauvre  jeune musicien de la RDC qui chante les méfaits de la colonisation pour honorer l'indépendance.dont le 51 année a été célébrée le 30 Juin dernier.  ce qui est appréciable, mais ce jeune musicien de la RDC oublie qu'il était  nettement mieux hier à l'époque coloniale , pour les musiciens, l'économie, le social ... qu'aujourd'hui, même si  on pouvais reprocher au colon quelques abus., car l'École allait mieux, l'hôpital fonctionnait absolument bien , les routes toutes praticables, l'électricité, l'eau,le gaz ne manquaient pas (surtout pas de coupure ou de délestage), le pouvoir d'achat n'était pas comme l'est aujourd'hui, la délinquance était réprimée, tout congolais de l'époque pouvait se permettre un bon petit dejeuner le matin (thé-café-beurre-lait-pain) et mangeait à sa faim.

INDEPENDANCE oui ! LAQUELLE ? celle de nos jours ? Même si quelques grands noms africains ont déclaré "Mieux vaut la pauvreté à la place de la soumission"

je n'hésiterais pas à dire "Mieux vaut être soumis et vivre mieux"

 

BATELA

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Martin's Gonçalo Wa Kapinga 05/07/2011 19:48



A lire le récit de Mr BATELA sur la vie économico-sociale  de la RDC de nos, il semblerait  que ce pays vive dans la marre au diable. Personnellement j’ai lu et
relu  ce message pour en piger le pourquoi de tant de consternation, et à la fin je me suis fait une idée.


La majorité des diaspores RD Congolaises a un grand vice ; « le
syncrétisme » ! Il n’est pas prohibé de mettre en discussion la politique de son pays, la culture, les mesures économiques, etc.  
Cependant, plus souvent ces compatriotes oublient, par mégarde ou par vanité, de conceptualiser la nation RDC pour ce qu’elle est en réalité.


Nous ne sommes qu’un pays pauvre, avec un indice de croissance humain le plus
bas, un pays situé à 167° position comme PIB parmi les pays membre du FM, et la liste est longue…                                
                               Si
nous en sommes là ce n’est pas seulement la faute de toutes ces nomenclatures qui se sont succédées au chevet de ce gigantesque pays d’Afrique Centrale ; la faute la plus grande revient à
l’Elite, « l’intelligentsia » une classe Élitaire improductive, une espèce en voie d’extinction, des individus prompts à critiquer de façon destructive ; mais inaptes à aider à la
croissance et au développement de la nation.


Effectivement le M’zée LD-Kabila, après sa prise de pouvoir, eût l’idée
 de faire un périple en Occident en vue de faire participer les diaspores à la reconstruction du pays. A en croire les dires des diplomates présents à
ces colloques, LD-Kabila  est resté désappointé totalement sur les capacités de ces compatriotes quant aux idées sur la gouvernance du
pays.


Donc, Mr BATELA  investi la musique
d’un rôle qui n’est pas nécessairement le sien ! En musicologie, la définition de la musique ne porte pas à la pédagogie ou au civisme. Ce rôle revient  à la musique chrétienne et aux griots ; ce qui n’est pas les cas des musiciens précités dans le récit de Mr BATELA.


De toute façon, si Mr BATELA aspire à la démocratie et à la liberté d’expression,
il doit accorder  à ces artistes leur droit de choix du genre de musique et textes à composer. Personne ne peut s’arroger le droit d’imposer le thème
et paroles à inclure dans un chant.


Qualifier des charognards les utilisateurs finaux du phénomène
« libanga »  relève d’une méconnaissance du phénomène même ! Moi personnellement je suis parmi les utilisateurs du phénomène avec comme
finalité, celle de publiciser mes activités professionnelles ! Cette pure invention de la musique  RD Congolaise est convoitée par d’autres
musiciens étrangers.


Avec peu de fric je peux faire arriver mon message publicitaire à un public plus
vaste sur le 4 coins du monde ; ce n’est pas une mince affaire ! Et en plus, celle-ci est une source d’autofinancement pour nos musiciens qui ne seront pas condamnés à la disette comme
c’est le cas de leurs ainés dont, du jour au jour , nous recevons de tristes nouvelles, tous meurent dans le dénuement total au crépuscule de leur carrière !


Quant à l’industrialisation du secteur, il faut rappeler que le métier de
Chanteur n’est pas synonyme d’impresario ! Ce sont vous autres diaspores qui devraient créer les conditions pour que le chanteur produise qualitativement. Vous ne pouvez obliger le musicien
à faire le musicien et l’entrepreneur. C’est une illusion chimérique !


Enfin, s’il ya coupure d’électricité, famine, chômage, etc., ce n’est pas
seulement la faute des dirigeants ; c’est surtout celle de la diaspora incapable de faire un « système » c.à.d. se coordonner pour porter dans les 2 chambres du parlement les
leurs ! Avec ce genre de groupe de pression ou lobby, les expatriés peuvent ainsi porter les pays sur  le chemin désiré en proposant des lois
utiles et sages.  Bourrés de haine et jalousie entre-elle, la diaspora n’a jamais su tirer une araignée du trou ; elle cherche à culpabiliser les
musiciens en leurs chargeant d’un joug que elle-même n’a pas su porter.


Ce n’est pas l’État qui doit créer nécessairement les emplois dans une économie
de marché, il doit surtout y avoir l’apport des privés qui, dans le cas d’espèce RDCongo, sont en premier lieu «  Les diaspores » Les courageux s’y sont déjà engagés ;cependant la
majorité ne fait  autre que se lamenter !




adei toko 05/07/2011 16:54



Je suis tout à fait d'accord avec nos amis Batela et Osinonde parce qu'ils pensent que la musique ne doit pas que chanter l'amour. Le musicien est un artiste comme le peintre ; il ne doit rester
dans la monotonie des thèmes, au contraire c'est à travers ses oeuvres qu'on doit reconstituer le puzzle de telle ou telle autre période.Ils sont tout simplement Irresponsables ceux d'entre eux
qui se disent apolitiques tant que le pays traverse une période difficile où il n' y a presque plus de morale de société dans un pays où  les congolais n'ont plus le moral.Le musicien a donc
le devoir de traduire la souffrance, le désarroi du peuple quand il le faut et ne pas se complaire à faire semblant comme si tout allait bien. Si tout allait aussi bien ils ne seraient pas
réduits à l'état des Laudateurs vantant à tue tête tel millionnaire ou tel politicien.Aujourd'hui, le musicien louange ceux qui vivent en Europe et pleure quand on lui interdit de s' y produire;
ceux qui habitent le vieux continent ne sont ni ministres ni deputés et pourtant ils sont capables de consommer leur production.Si au pays la situation s'améliorait plusieurs d'entre eux
deviendront millionnaires sans avoir à venir en Europe.Le musicien a donc le devoir de dénoncer la corruption,l'immoralité, la mauvaise gouvernance, la concussion,le tribalisme, le régionalisme
etc...et prôner la compétence, l'excellence, la morale, la bonne gouvernance...


Oui, le Congo a besoin des musiciens Militants que Louangeurs.



Clément OSSINONDE 04/07/2011 20:19



Si Mr BATELA est quelque peu excessif à travers son réquisitoire, il est cependant pas loin de la vérité pour certains aspects de la situation de notre politique culturelle dans sa globalité. Les
deux Congo réunis ou chacun séparement sont capables de sortir notre musique dans la précarité dans laquelle elle se trouve.


Ce patrimoine culturel important qui a fait des émules dans le nouveau monde (Les Amériques), ne pouvait pas après plusieurs siècles depuis que nos parents esclaves se sont installés "Là-Bas" se
trouver au niveau où nous évoluons.


Nous serions capables, porteur d'un modèle équivalent au "Jazz" ou à la "Salsa" quand bien même que ces deux modèles sont issus de notre terroir. Bien au contraire nous nous trouvons
consommateurs du produit fini, comme l'est aujourd'hui notre matière première de retour à la source.


Peut-être que des chercheurs chevronnés seront à même de présenter la dissertation de Mr BATELA d'un manière plus conforme pour l'objectif à atteindre.


 


 



Lionel PAUMELI 03/07/2011 17:44



Quelque chose rongeait Mr BATELA de longue date, aussi il a saisit cette occasion, et  à travers cette chanson sur l'indépendance africaine, pour hausser le ton. Entre la chanson jointe et
tous les maux qu'il a eu à énumérer, il y a un grand décalage.


Le discours de ce Mr, soit disant militant, est le discours d'un politicien aigri. cette CHANSON n'est pas la première à parler d'indépendance, aussi , qu'est ce qu'il y a en vouloir aux
musiciens qui dans la grande majorité se trouvent dans la misère au même niveau que le bas peuple, car les noms des musiciens cités sont un tout petit noyau, c'est vrai , inconscients, car
n'ayant absolument rien fait de leur argent pour investir dans le pays. Mais généraliser leur cas au même titre que le reste des musiciens, est inconcevable.


Son discours n'a pas de place sur ce blog, qu'il se présente à la députation pour pouvoir s'exprimer au bon endroit.