Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par Messager

Je réitère ce que bon nombre des intervenants ont souligne: l'objectivité et l'impartialité sur le retracement de notre histoire. Il est vrai que pendant des années, notre histoire était teintée , imbibée, colorée des préjugés post-coloniaux (croisades, féodalités,..) et ambitions politiques personnelles(20 mai, 17 mai,...).
Des tous les leaders politiques qui ont transcende au pays, 4 leaders se sont démarqués notamment : Joseph Kasa-Vubu, Patrice Lumumba, Moise Tshombe, et Joseph Mobutu.
Tous avaient des qualités tout comme des défauts, en exemple:
- Kasa Vubu: il avait une diplomatie modérée mais garnie d'une passivité passive et naïve mais doue de qualités  de conciliation et de concession quand il s'agissait d'asseoir les belligérants autour d'une même table.
-Patrice Lumumba: Un nationaliste de pur sang, doue d'un charisme patriotique inégale mais très pauvre en vocabulaire diplomatique. Néanmoins, nous devrons reconnaître qu'il était trop avance pour son époque. Son discours de l'indépendance jusqu'à présent reflète les réalités actuelles, notamment sur la spoliation du territoire et des bradages de resources naturelles.
-Moise Tshombe: Un leader politique classique, éduqué, ayant la verve oratoire politique, très diplomatique, avec la maîtrise de situation que même dans les moments difficiles, son calme ne trahissait rien en lui, mais hélas, il a utilise ses qualités pour une mauvaise cause, il était toujours prêt a vendre son ame au plus offrant pou atteindre ses ambitions personnelles. La sécession du Katanga, l'emploi de mercenaires blancs dans son armée, et surtout son implication dans la mort de Lumumba( Le fait que Lumumba périt dans le territoire ou il régnait en maître, signât son inculpation, il semblerait durant son incarcération en Algerie, les autorités Algériennes avaient gelé son extradition du Congo pour l'interroger sur les conditions dans lesquelles Lumumba était  mort en contrepartie d'une mesure leniente)  furent de lui un agent du post-colonialisme et était méprise par la majorité de responsables Africains a l'exception d' Houpheit Bouagny qui avait son support inconditionnel.
- Mobutu: Il n'avait aucune qualité politique,son bilan a la tête de l'ANC fut un echec catastrophique, mais malin qu'il était en tant qu'un collabo, il a su tirer a profit les défauts de ces trois leaders précédents, un en un, il les a tous éliminés en commençant par utiliser les positions de Lumumba pour le décrire en tant que communiste, sachant que Kasa Vubu etait trop conciliant et avait toujours une oreille attentive à son égard, face a la popularite de Tshombe, il convint Kasa Vubu du danger que les deux risquaient de perdre leur poste a l'ascension de Tshombe comme président, ce dernier executant sans faille les directions en destituant illégalement Tshombe en le remplaçant par un des proches de Tshombe(Evariste Kimba), ce qui créât le désordre, a la fin, Mobutu récupéra la situation a sa faveur et le destituant avec comme raison que les politiciens Congolais avaient du mal a géré les institutions au moment ou il était l'acteur ainsi que l'instigateur du desordre dans l'hombre.
Pour le cas de Tshombe, Mobutu savait que Tshombe était un homme de gain facile, manipulable par les blancs et assoiffé du pouvoir. C'est ainsi qu'il fit recours aux services de Francis Bodenan, un repris de la justice Française, pour miroiter Tshombe dans une affaire immobilière. Sachant aussi que l'état Algérien était hostile a Tshombe( il fut interdit de siéger a la session de l'OUA qui se tient à Alger en Dec 1964 présidée par l'ancien chef d'état Ben Bella), Mobutu vit en Algerie, un terrain propice pour faciliter son transfert, sans informer les autorités Algériennes, il assumât que son extradition serait facile.
Hélas! Quand le colis arriva, les autorités Algériennes furent surprises, avec la fin de la guerre de 6 jours qui terrassa les pays arabes, les autorités Algériennes virent en Tshombe une occasion de négociation. C'est ainsi qu'elles demandèrent a Mobutu d'altérer ses relations avec Israel et de re-integrer la communauté des pays non alignes. Face à l'intransigeance de Mobutu, ainsi que la mort tragique de Mulele en 1968, ceci donna au président Boumedienne le genre de traitement qu'attendait Tshombe.C'est ainsi qu'en novembre la cours Algérienne suspendît la procédure de son extradition. Hélas! Fatigué, sous dépression, ainsi succomba Tshombe(Je ferai de mon mieux pour publier une de ces photos durant son incarcération en Algerie et vous jugerez dans quel état moral il était:piteux).
Ainsi Mobutu sans qualité mais rusé déjoua nos trois leaders pour devenir maître.
Telle est la version des choses que nos jeunes doivent apprendre.

Tshikobele Mongombe@


Vieux na bango na Canada
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

anglebert 18/12/2009 15:28


Tres chers amis, et amoureux de notre histoire me revoici pour repondre au deuxieme volet des questions concernant Moise Tshombe!

Je prefere pour cette deuxieme partie, adopte un systeme chronologique des faits pour eclairer tout un chacun de nous , mais avant tout, je dirais que les circonstances qui ont entoure l'enlevement
ainsi que son incarceration n'etaient pas les faits d'un hasard. Tout etait calcule .
L'Algerie etait parmie les premieres nations a montre leur hostilite face a Tshombe.
Voici les indicateurs qui avaient influence la destination de Tshombe vers l'Algerie avant son transfer vers Kinshasa comme suppose:
-lors de la deuxieme session de pays non alignes tenue au Caire du 5-10 Octobre 1964, le president Algerien refusat de s'asseoir sur une meme table avec Tshombe.
-En Mi-May 1965, une invitation de la part du sommet Afro-Asiatique solidarite, organisee cette fois la a Alger, fut envoyee a la deleguation du Congo(Leo) avec comme mention explicite par
l'entremise du minister de l'etranger que tous les dignitaires Congolais etaient invites a prendre part a la session a l'exception de Tshombe. Cet acte causat un incident diplomatique et comme
resultat le sommet fut boycotte par le Congo et bon nombre d'autres pays Africains.

Maintenant, revenons au point tournant de l'enlevement de Tshombe.
Nous devrons noter qu'avant cela un evenement majeur et de taille s'est produit:
Du 5 au 10 juin 1967 debutat la geurre de 6 jours avec comme belligerants: l'Israel contre la Syrie, La jordanie, et l'Egypte avec l'appui de l'Iraq, l'Arabie saoudite, La Tunisie, le Maroc et
enfin l"Algerie comme base arriere de soutient.
Apres 6 jours de combats intensifs, l'Egypte perdut la Sinai, La syrie perdat les Monts de Golan et la Jordanie aussi perdit une partie de son territoire.

Le 19 juin 1967, le gouvernement Israelien decidat de retourner les terres conquises a une seule condition ques les zones deviennent demilitarioses ainsi que la reconnaissance de l'etat d'Israel,
chose qui fut un refus categorique de la part des etats Arabes.

-Le 30 Juin, 11 jours apres le refus de la reconnaissance de l'etat d'Israel et 20 jours apres la fin de la geurre de 6 jours, Moise Tshombe est enleve , l'avion auquel il etait a bord  etait
detourne vers l'Algerie.

Dire qu'il n y a pas eu negociation, et bien sachez le qu'il y a eu bel et bien negociations.
Quelques jours apres l'enlevement, Mungul Diaka en tant qu'ambassadeur en Belgique fut depeche par Mobutu pour negotier le transfer de Moise Tshombe pour un court jugement et une eventuelle
execution.
Le president Boumedienne demandat a Mobutu d'alterer sa position sur Israel apres l'echec cuissant que le monde Arabe connut durant la defaite du 5 au juin 1967.

La geurre de Yom Kippur a laquelle vous faites allusion n'etait que la succession de la geurre de 6 jours. Apres maintes negociations qui n'aboutirent a rien, l'Egypte et la Syrie attaquerent par
surprise l'Israel dans le but de reccuperer la Sinai et les Monts Golans conquis lors de la geurre de 6 jours.
quand Mobutu declarat sa fameuse phrase d'entre un frere et un ami...il etait sous pression et voulait tout simplement se dedouaner de la situation.

Je crois que j'ai ete un peu plus clair sur le sujet, neamoins vos critiques constructives seront les bienvenues.


Tshikobele Mongombe@


Bolukela nga ata manteau koo, Canada mboka malili


CONSPIRATEUR 18/12/2009 10:20


Il y a de ces choses qui ne se disent pas, par exemple comment Mobutu a connu Lumumba, aujourd'hui les vieux Wendo, Kalle Jeef, Franco et consorts sont morts, ils en savaient plus, ils ont tout
vu et tout entendu. Quand le vieux Wendo Sor declare : c'est moi qui avais le succes a l'epoque et Lumumba pour faire la promotion de la biere produite par la brasserie qui l'employait a qui
devrait-il s'adresser, jusqu'a preuve du contraire nos hommes politiques ont toujours eu recours aux artistes musiciens pour mener a bien la propagande. Entre MUKALA et Parsec il y a une marge.


anglebert 17/12/2009 17:51


Merci pour vos divers commentaires, en ce qui concerne la photo de Tshombe, j'avais essaye de la copier dans mon ordinateur mais sans succes, mais toutefois j'ai du la photographier et d'ici le
week end vous l'aurez .

Je m'en vais directement repondre a mon frere qui a epingle certains points dont j'aimerai apporter des eclaircissements.
Mais avant tout, je demande aux lecteurs de toujours quant il s'agit d'analyser un passage, de traiter le contexte d'une maniere integrale que plutot partielle.
loin de la de vouloir minimiser l'apport de Mobutu dans la politique internation, nous lui en sommes reconnaissont et lui devons beaucoup parce qu'il a ete pour beaucoup quelque soit les resultats
mitigent produits a la fin de son reigne.
Quand je parle de qualites pilitiques je met en evidence l'epoque politique 1959-1965, durant lesquels les trois leaders politiques (Lumumba, Kasa Vubu, Tshombe) avaient evolue.
Il est vrai comme disent les Francais que l'appetit vient en mangeant, Mobutu a accru de la maturite politique tout au long de sa carriere. Quand mon frere souleve le contexte du renvoi de
l'ambassadeur Americain, si j'ai bonne memoire, ca c'etait passe en 1975, dix ans apres avoir pris le pouvoir, 6 ans apres la mort de Tshombe et Kasa Vubu, et 14 ans apres la mort de Lumumba.
Durant la periode 1959-1965, Mobutu aurait il eu l'audace d'un tel acte? A ce que je sache, la reponse serait negative parce qu'il etait sous la houlette des etrangers, et pourtant les trois autres
leaders ont des actes paralleles si pas similaire.
-En 1959, Kasa Vubu avec l'ABAKO organiserent un meeting qui conduit aux martyrs de l'independance.
-Tshombe a eu a tenir tete a l'ONU avec l'aide des mercenaires et des gendarmes Katangais, il fur rappele de son exil pour mettre fin a la rebellion avec la reprise de Stanleyville le 24 novembre
1964.
-Quant a Lumumba, rien que son discours de l'independance en dit long, sans compter les divers propos qu'il a tenu aux Europeens et a tous ceux qui destabilisaient le Congo.
-Quant a Mobutu, il fut commandant de l'ANC a partir de Juillet 1960 -1065.
Il eut la secession Katangaise en 1960 et celle d'Antoine Gizenga en 1961. Il fut incampable de ramener l'ordre au pays. Grace a l'intervention de l'ONU que Gizenga fut arrete et mis eau cachot en
1962 avant de rejoindre le gouvernement central. En 1963, L'ONU mit fin a la sessecion Katangaise et Tshombe prit la route de l'exil par la Rhodesie.
En 1964, une autre rebellion eclatat, Gizenga reussit a prendre la fuite et rejoint le camps des Mulele, Soumialot, Gbenye, Kabila, ....en moin de temps, le 2/3 du pays etait sous l'occupation des
rebelles, avec comme commandant de l'ANC, Joseph Mobutu.
Kasa Vubu, Cyrille Adoula y compris Mobutu reconnurent leur incapacite de mettre fin a la rebellion, et d'un commun accord tous trois firent appel a Tshombe pour venir mettre fin a la rebellion a
l'est, vu les exploits qu'il avaient fait face aux forces de l'ONU. En tant que commandant de l'ANC, le fait de reconnaitre en Tshombe comme l'homme de la situation demontrait dejas son echec a la
tete de l'armee et en tout bon commandant, il devrait demissioner, mais etant donne qu'il etait un pion necessaire pour les Americains, il gardat son poste.
Tshombe debarquat le 8 juillet 1964 a Leopoldville, apres quelques incursions  vouees a l'echec avec les soldats de l'ANC avec comme commandant Mobutu, c'est ainsi qu'il(Tshombe)  fit
appel une fois de plus aux mercenaires.
Les mercenaires prirent le controle de toute la situation militaire, apres qu'ils aient massacre civils et rebels, ils prirent enfin le controle de Stanleyville le 24 novembre 1964.
Un semblant de calme revint au pays, et voila qu'au moment ou on s'appretait a celebrer la premiere annee du calme au pays, ce meme 24 novembre Mobutu fit son coup d'etat, tres vite les gens
oublierent le combat mene auparavant pour feter son ascension au pouvoir.
En ce qui concerne la participation a la table ronde.
-Kasa Vubu vient en tant que leader de l'ABAKO
-Tshombe: leader de la CONAKAT
-Lumumba: Leader du MNC
-Enfin Mobutu participat en tant qu'aide de Lumumba, donc comme secretaire particulier de Lumumba et non comme leader politique.

Nous reconnaissons en Mobutu beaucoup des qualites politiques, mais il faut savoir que pendant la periode 1959-65, il etait encore sur le banc politique , il apprenait , don il etait normal de voir
ses qualites politiques se developaient quant il prit le pouvoir.
Neamoin, une chose est que durant 1959 a 65, il y etait par la force des choses parce qu'il etait un collabo.

pour ce qui est de Tshombe, j'y reviendrai d'ici la.

Patriotiquement le votre

Tshikobele Mongombe@

canada mboka malili


Jérôme Nzembelé 16/12/2009 13:35


Votre intervention nous à tous fait du bien et je ne vais pas y revenir . Je vous écrit pour vous rappeller que vous nous aviez promis la phote de Mr Tshombé en Algérie. C'est celle-là qu'on
attend.
Tous nos remerciements anticipés.


Jean-Pierre 16/12/2009 07:08


Mon commentaire a disparu???


Jean-Pierre 16/12/2009 07:06



Cher frère Tshikolobe Mongombe:


J’ai lu avec grand intérêt votre projet louable de présenter un portrait dépassionné des anciens leaders du pays. J’ai des observations suivantes à
formuler sur votre essai :


1) Vous décrivez Mobutu comme un « collabo ».
« Collabo » par rapport à quoi ? A part Lumumba, tous les leaders congolais étaient, pour utiliser
votre mot, des collabos. L’ambassadeur américain, par exemple, passait pratiquement tout son temps entre le bureau de Kasa-Vubu et celui de Mobutu. Je rappelle ici que c’était en pleine Guerre
Froide et tous ceux qui voulaient jouer aux non-alignés s’alignaient en fait avec le bloc soviéto-chinois ou étaient perçus comme s’alignant sur ce bloc par les Occidentaux (ainsi en était-il de
Nehru en Inde, ou de Nkrumah au Ghana).  


2) Votre description de Mobutu comme n’ayant « aucune qualité politique » est problématique. Ayant instauré le clientélisme et le patrominialisme, il a fait participer les élites de toutes les provinces au pillage systématique du pays
— au point qu’aucun membre de l’élite politique congolaise des deux générations qui ont travaillé avec Mobutu ne peut aujourd’hui prétendre n’avoir jamais participé à la tombola des
kleptocrates ! Si ce n’est pas le génie politique à l’état pur, que l’on redéfinisse le mot génie ici...


3) Je ne sais pas ce qui vous donne l’assurance de déclarer que Mobutu était « sans
qualité ». J’ai récemment lu des documents de la CIA de l’époque qui décrivent Mobutu tout autrement… D’abord, c’est lui qui avait
défini et orienté la politique africaine étatsunienne alors que Kissinger et Gerald Ford (qui venait de remplacer Nixon après le scandale du Watergate) étaient distraits par le conflit vietnamien
et n’avaient aucune idée de ce qui se tramait en Angola par exemple. De plus, Mobutu est le seul président africain à chasser de son territoire tout un ambassadeur des Etats-Unis ! Dans les
48 heures ! Dites-moi si ce n’est pas là la caractéristique d’un homme d’Etat de qualité et de « force tranquille ».


4) L’épisode de Tshombe en Algérie n’avait rien à voir avec une quelconque négociation pour une rupture avec Israël. Revoyez vos dates. Tshombe est
mort en 1969. La rupture avec Israël avait été décidée par l’OUA, à l’instigation de l’Egypte, après la guerre de Yom Kippur en 1973 ! Pour le Colonel Houari Boumediene, Tshombe était un
assassin de Lumumba et un traître à l’Afrique qui méritait d’être jugé par n’importe quel pays « progressiste ». La version de Boumediene de ce qu’on voit aujourd’hui avec des juges en Espagne ou en Grande-Bretagne mettant par exemple aux arrêts Pinochet.