Publié par Messager

 

 

Lu pour nous par Jean Koke Miezi

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. Voici une photo de V-Clmub on l'on retrouve en première position, le bombarier Luc Mawa, accroupi, à partir de la gauche.

 

 

Mercredi 18 janvier 2012, fin d’après-midi. Un corps sans vie est retrouvé au niveau des toilettes du bar Village Belle Vie, en face de l’arrêt principal du quartier Bibwa, dans la Commune de la Nsele.

Un client du lieu, parti se soulager, apporte la nouvelle à la patronne du bistrot. La personne qui venait à peine de se remplir un verre de bière qu’elle venait de lui servir, était étendue au sol, inanimée. Le sous-commissariat de police de proximité est vite alerté. L’agent de l’ordre, accouru, fait le constat : l’infortuné avait encore sur lui la paie qu’il venait de percevoir. Ses papiers attestent qu’il est fonctionnaire attaché au ministère de la Jeunesse et des Sports et habite la Commune de Mont-Ngafula. L’un des numéros de téléphone  qu’il porte permet de prendre contact avec sa famille dont quelqu’un qui se reconnaît être son enfant. Celui-ci alerte aussitôt son entourage. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre à travers la ville de Kinshasa et même au-delà.

Il s’agit de l’ancienne gloire de l’AS V.Club de Kinshasa et des équipes nationales de football de la RDC, Luc Mawa Nkumu, né à Kinshasa le 10 janvier 1943.

Accablé par de nombreux problèmes conjugal et social, il avait perdu sa bonne humeur habituelle et la santé. Tel qu’il avait d’ailleurs apparu, le mercredi 4 janvier dernier, dans l’enceinte de la Maison communale de Kinshasa et à l’église Saint Pierre lors des funérailles de son ami et coéquipier en qualité de gardien des buts, Billy Puatany di Nkodia, en participant au port du cercueil du défunt, sur les épaules, en compagnie d’autres anciens joueurs, d’un lieu à l’autre.

Le virus du football l’avait attrapé tôt, Luc Mawa. Il se distingue déjà au championnat des minimes au terrain Eboué, compris entre l’avenue Bangala, le chemin de fer et la rivière Bitshakutshaku, dans la Commune de Barumbu, au milieu des années 50. A l’aube de l’indépendance, sur le terrain de l’Athénée de Kalina où il étudie en gréco-latine, la foudre est dans ses pieds nus pendant les récréations. Aucune surprise, en ce moment, lorsqu’il est incorporé dans les rangs de la toute grande AS V.Club, qui a perdu de sa superbe avec le départ de tous ses pions majeurs en Belgique. Son poste de prédilection : avant-centre.
Luc Mawa est bien entendu emmené en Belgique où il est embauché par le RFC La Gantoise. L’aventure professionnelle tourne court. Heureusement pour l’AS V.Club en grosse difficulté au championnat 1962-1963 de l’Association sportive de Kinshasa (ASKIN) où elle partage la 11ème et avant-dernière place, donc reléguable, avec le FC Léo Sport. Sous un dimanche ensoleillé et, parti à la limite du hors-jeu non sanctionné par l’arbitre, il inscrit l’unique et historique but, 1-0, qui maintient  son équipe parmi l’élite.

Les buts qu’il enchaîne, par la suite,  chaque week-end font de lui une vedette à part entière. L’AS V.Club redevient irrésistible en 1965 lorsque se constitue en attaque le duo diabolique Mawa-Kibonge, venu avec d’autres éléments de V.Sport, radié pour actes de violence répétés.

En juillet de la même année, Mawa est le meilleur buteur, avec 11 réalisations, du tournoi de football des 1ers Jeux africains, organisés à Brazzaville, où l’équipe nationale de la RDC, les « Lions », se classe 5ème. Il est affublé du surnom évocateur de « L’homme de Brazzaville ». Incontournable, il est évidemment  sélectionné, avec Kibonge et Diantela, pour prendre part à la première phase finale d’une Coupe d’Afrique des nations à laquelle sont invités les « Lions » de la RDC, suite à l’absence voulue de l’Egypte dont les relations diplomatiques sont rompues avec la Tunisie, pays organisateur de la 5ème édition, et le désistement du Soudan qui s’était rétracté après avoir pourtant accepté de remplacer l’équipe des « Pharaons ». En ce mois de novembre 1965, ensemble avec les gardiens Makiadi Castelo et Ngoie, Lessa Antoine, Albert Mwila, Katumba, Mabela, Mbuli, Kalala Pierre, Kabala, Kabeya, Mokili Ernest, il défend le drapeau de la RDC en groupe B contre les « Black Stars » du Ghana, tenants du titre, et les « Eléphants » de la Côte d’Ivoire. Sans expérience, les fauves congolais tirent la queue.

Humiliés, le 30 juin 1966 au stade Tata Raphaël, par les « Black Stars » du Ghana, doubles détenteurs du titre continental, en match amical, en présence du chef de l’Etat, l’équipe nationale de la RDC, les « Lions », est dissoute sur décision de la haute autorité politique et change de nom, les « Léopards ». Appel est fait aux professionnels congolais, les « Belgicains », évoluant au championnat du Royaume belge. Le bombardier kinois est bien entendu du nombre.

      En 1967, Luc Mawa va briller sous les couleurs nationales en match amical prestigieux contre le FC Santos      de Roi Pelé, vainqueur sur le court score de 1-2. Dans l’élan, il ravit le titre de Kinshasa. Succès renouvelé en 1969. Bien entendu qu’il forme la nouvelle version de l’« attaque-mitraillette », l’année d’après, avec Jeff Kibonge, Jean Kembo, Adélar Mayanga, Léon Mungamuni, Gilbert Ntondo, Fredy Mayaula, Didi Bakoyene. La Coupe du Congo qui échappe, depuis sa création en 1964, à l’AS V.Club lui tend la main.

Un tour du côté du FC Himalaya puis il regagne le bercail. L’enthousiasme s’étant en même temps estompé, il embrasse la carrière d’entraîneur. Vita Boyoma et Nika à Kisangani (1988-1995), V.Club de Mbuji-Mayi (2000-2002) en passant par l’AS V.Club de Kinshasa avec laquelle il se rend en préparation au Brésil (1996) avant de terminer par Olympic Club de Masimanimba (2010), en fait cette dernière formation n’est autre que V.Club de Mbuji-Mayi transformé et transporté, sur sa terre natale, par son géniteur, Dédé Makwa, pour des raisons électoralistes. Entre-temps, Luc Mawa a exercé la fonction de secrétaire-intendant de l’équipe nationale A, les « Léopards » (2004-2008).

La dépouille mortelle de Luc Mawa est gardée à la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa, dans la Commune de Lingwala, et le deuil se tient sur l’avenue Oshwe A46, à Matonge, dans la Commune de Kalamu. Le programme des funérailles n’est pas encore rendu public.

SIKI NTETANI MBEMBA – Lephareonline.net

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sonny mokonzi 21/01/2012


MUA CORRECTION MOKE,APRES LE GARDIEN BEKAO,EZALI GENERAL MANGE??,ET  NA EXTREME DROITE,LE GARDIEN EN QUESTION  NAZALI SUR EZALI ENTRE POMBI OU TUBILANDU,JE SUIS SUR ET CERTAIN EZALI
POMBI.

JP BOUCK 22/01/2012


C'est a cette epoque (photo, fin-1971) que j'ai vu jouer LUC MAWA pour la premiere fois. C'etait vers le tard, car il va se retirer, des mois apres, un peu prématurement du football.
Il jouait Ailier-Droit. GARY NGASEBE etait avant-centre, et JEAN KEMBO faisait l'Interieur-Gauche (avant-centre de soutien). Adelard MAYANGA etait a l'aile gauche.


C'est cette ligne d'attaque qui avait gagné la premiere Coupe du Congo de V CLUB (VITA CLUB) a LULUABOURG (Kananga). La ligne mediane KIBONGE-DIANTELA etait superbe.


Il faut dire aussi que le regne de LUC MAWA avait pris un serieux coup avec le retour massfs des pros Belgicains dans le football congolais apres 1966. Je pense que la concurrence etait
rude pour se maintenir au plus haut niveau.


 


Sur la photo, il n'y a pas de KISWESWE, puisque Kisweswe est venu dans V CLUB (de HIMALAYA) apres 1974 ou 1975. Le gardien de but a l'extreme droit est TUBILANDU (POMBI rentra dans V
CLUB debut-1973, avec NDAYE MUTUMBULA et, un peu plus tard, NTUMBA POUCE).


Je ne me rappelle vraiment pas de celui qu'on appelle KISWESWE sur la photo. Apres BEKAO, c'est bien GENERAL MANGE. Entre LOBILO et KONDI, c'est l'aute libero MUSUNGU (corrigerz SVP). LUNGUILA
WAYNE n'est pas sur cette photo.

adei toko 23/01/2012


outre Musungu, il y a à l'extrême droite à côté du gardien LEMBI Lemons

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