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Publié par Messager

 

 

Les leçons de l’élection française 

 

Depuis dimanche 6 mai, une nouvelle période a commencé pour la France. Avec l’alternance au pouvoir, l’ère Sarkozy est terminée. François Hollande prendra le 16 mai les rênes du pouvoir. Sa victoire fut fêtée toute la nuit à la Bastille. Déjà dès l’annonce des résultats, Sarkozy a reconnu sa défaite.

Il avait aussitôt téléphoné au vainqueur pour lui souhaiter bonne chance. Les ténors de la majorité sortante dans un élan d’honnêteté républicaine ont fait de même. Nicolas donnera les clés du palais de l’Elysée à François qui pour les cinq ans à venir sera l’image de la France dans le monde. Les scènes de joie des partisans de la gauche contrastaient avec la tristesse des perdants.

Ayant gagné l’élection, le service d’ordre s’est aussitôt mis à protéger le président élu. Le peuple a parlé avec son cœur, le peuple a choisi dans le secret de l’isoloir celui qui devrait le conduire pour le prochain quinquennat. Le ministère de l’Intérieur, inféodé à l’Etat français et non à un quelconque président, en toute transparence rendait public les résultats du scrutin au fil du dépouillement des urnes. C’est la loi de la démocratie !

 

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Forte image de la république: F. Hollande et N. Sarkozy sur la place de l’Etoile

http://actu.orange.fr/revue/actualite-politique/hollande-a-celebre-le-8-mai-avec-sarkozy-avant-de-retrouver-ses-dossiers-388310+389401/

 

Des dix candidats du départ, ils étaient restés deux pour la bataille finale du second tour. Tout au long de la campagne,  François et Nicolas s’étaient affrontés par médias ou par meetings interposés. Ils s’étaient lancés bien des pâtes dans la figure pour séduire les Français. Mais le 6 mai dernier, ils ont tous les deux accepté le verdict des urnes. L’armée est restée dans les casernes, la police vaquait à ses occupations habituelles et l’Etat français s’est aussitôt mis à la disposition du président élu. Il y a eu ni char dans les rues de Paris, ni tir de mortier, ni arrestation, ni confrontation entre la gauche et la droite, ni mort d’homme. Les uns fêtaient dans l’allégresse, les autres méditaient longuement leur échec dans le calme et la dignité. La France venait de changer de président mais la République continuait.

Il faudrait aussi souligner le geste républicain de Nicolas qui convia François aux commémorations de l’armistice du 8 mai 1945. Les deux présidents, l’élu et le sortant, côte à côte, ayant oublié tout ce qui les divise,  avaient ensemble déposé une gerbe des fleurs sur la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Transition démocratique oblige ! Pareille scène surréaliste est tout simplement inimaginable au Congo. Dommage que les soi-disant démocrates occidentaux soutiennent et conseillent les dictateurs mais découragent les démocrates dans le tiers monde. Car ni Sarkozy, ni Hollande ni encore moins Obama n’avaient osé soulever la voix sur le hold-up électoral en RDC. Ils avaient été pourtant, eux, démocratiquement élus. 

 

Samuel Malonga

 

 

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