Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par Messager

FINS DE CARRIERE TRAGIQUES DE NOS JOUEURS DES LEGENDES

 

 

 

Dans cet article, nous allons mettre en exergue comment certains de nos joueurs ont mis fin à leur carrière, pourtant brillantissime. Nous reviendrons sur des cas marquants que certains parmi nous ignorent. Ceux qui savent aussi les circonstances ayant entraînées une fin de carrière anormale de nos footballeurs peuvent nous enrichir. Ceux qui auront des précisions sur cet article, peuvent nous compléter. Ce sera avec un grand plaisir que nous les entendrons aussi. Et cela dans l'esprit « mbokatiste ».

 

 

1. FIN DE CARRIERE TRAGIQUE: KALALA « TELEVISION »

 

Notre pays a toujours produit des gardiens de grande valeur. Surtout dans les années '70. Kalala « Télévision » est l'un d'eux. De son temps, il fut avec Robert Kazadi, Kalambayi Otepa et Tubi Landu un des meilleurs gardien du Zaïre, bien loin devant Kanyinda « Surich » de Sanga Balende. « Télévision » atteint la renommée dans l'équipe de Tout Violent Tshipepele de Kananga. Il a évolué dans cette équipe avec Katanga dit Muller, Tshiunza « Intelligence » etc...Lors d'une des éditions de la coupe du Zaïre, dans les années '70, TV Tshipepele perdit contre Sanga Balende par 1-0, but de Kapafula. Suite à cette défaite, presque tous les joueurs de TV Tshipepele quittèrent ce club. C'est ainsi que Katanga, Mbinga firent leurs valises pour Daring Faucon et Kalala partit pour l'AS Bantou de Mbuji-Mayi, Tshikulu wa mu nkunduyi. Tout sportif de Mbuji-Mayi connaît l'intensité de la rivalité sportive qui existe entre Sanga Balende et l'AS Bantou. Leurs affrontements ont toujours donné lieu à des épopées homériques...C'est ainsi que deux « monstres » du ballon rond s'affrontaient régulièrement lors de ces derby. Du côté de l'AS Bantou, wa mu nkunduyi, il y avait Kalala « Télévision ». Du côté de Sa Majesté Sanga Balende, wa banjelo ne ba nsantu, il y avait le mythique Ndaya Mukuba wa mbelenga, Dianda dia Kazembe. Alors, Kalala lança un défi, connu de tout sportif de Mbuji-Mayi: « jusqu'à la fin de sa carrière, il n'encaissera jamais de but de Ndaya »...Voilà le décors d'affrontement bien posé entre ces monstres sacrés du ballon. Il faut préciser qu'aucun grand gardien, au Zaïre, ne pouvait tenir tête impunément à Ndaya Empire...Kalambayi Otepa de TP Mazembe s'en souviendra toute sa vie: but encaissé à la 50ème seconde alors qu'il était encore en train de se réchauffer dans ses buts...ou plus inoubliable, la finale Bilima-Sanga Balende à Kinshasa dans les années '80. Tout le monde se rappelle encore, surtout Muindu, le gardien de Bilima, le missile qui brûla ses filets. Ceux qui avaient suivi ce match à la télévision, je crois qu'ils se souviennent encore de la dilatation de leur écran de télévision suite à la force de ce tir (rire..). Le gardien Kalala « Télévision » s'habillait comme l'inoubliable gardien Robert Mensah de l'Ashanti Kotoko de Kumasi: tout en noir, avec une inamovible casquette vissée sur la tête. Revenons à Ndaya et Kalala. Dans le cadre du championnat de Mbuji-Mayi, Union Infanterie de Mbuji-Mayi ou SM Sanga Balende devait croiser le fer avec Tshikulu wa mu nkunduyi, mudi nkulu ibanda, AS Bantou. Et le « match dans le match » eut lieu encore ce jour là... Kalala était impérial et intraitable sur toute action de Ndaya. En milieu de la deuxième mi-temps, alors que les deux équipes étaient à zéro but partout se déroula une phase de jeu qui est resté historique jusqu'aujourd'hui pour les sportifs de Mbuji-Mayi: sur une descente de SM Balende, Mukendi « Double » exécute un contrôle impeccable suivi d'un dribble sur son vis à vis. « Empire », dans son style, se démarque de son garde du corps. Il fait un appel de ballon, « ndundu wa lukungulu » c'est à dire un ballon qui rebondi à hauteur du genou...On sait, sur ce genre de ballon, ce qui arrive aux gardiens en face de Ndaya. Mukendi envoie effectivement une balle de « lukungulu », balle qui rebondi à hauteur de la taille d'une chèvre. C'est le rituel des appels de ballon de Ndaya. Donc Kalala avait bien décrypté l'action. Il s'avance et ferme l'angle de « reprises de Ndaya ». La balle arrive et rebondi à hauteur du genou...Tous les balende ba mpibua se mirent debout pour voir le missile. Kalala TV face à Ndaya avec un ballon en « lukungulu », inédit. Alors là, chose étonnante. Contrairement à ses habitudes, Mukuba arme sa légendaire reprise de volée, temporise une fraction de seconde, lit la position de Kalala TV...et d'une balle molle en lob, il envoie le ballon dans les filets de Kalala TV...Consternations et pleurs chez les corbeaux de l'AS Bantou, fête et liesse chez les Rouges et Or. Le match se termine par un but à zéro pour SM Balende. Le lendemain, Kalala « Télévision » fait ses valises. Il part à Kankenga et se reconvertit dans les plantations de maïs et met fin, de manière tragique, à sa carrière. Malgré les insistances et les pleurs des corbeaux de l'AS Bantou, il ne revint jamais sur sa décision. Tel le roi Pélé qui refusa de revenir dans la sélection du Brésil pour le mondial 1974, le légendaire gardien de TV Tshipepele, AS Bantou et des Léopards, Kalala « Télévision » mit ainsi fin à sa carrière.

 

 

2. FIN DE CARRIERE TRAGIQUE: TSHISEKEDI « BELINDA» DE L'AS BANTOU

 

Un peu d'histoire. Avant la naissance de la ville de Mbuji-Mayi, il existait à Bakwanga quelques clubs moyens de la Miba ou des congrégations religieuses comme partout au Congo. Lors des événements de 1960, il se créa un nouveau club issu des gens de la diaspora: Luluabourg, Lubumbashi, Bukavu, Kinshasa, Likasi etc...Les « réfugiés » du Katanga et ceux de Luluabourg étaient majoritaires dans ce nouveau club, du nom de Diable Rouge. Et les mésententes ne tardèrent pas à apparaître...Les « Katangais » partirent fonder leur club à eux. C'est ainsi que naquit l'équipe d'Union Infanterie de Mbuji-Mayi, l'actuel SM Sanga Balende. Avec comme fondateurs Mrs Muela et Jonas Mukamba Kadiata Nzemba. Jusqu 'aux années 80', la langue officielle de SM Sanga Balende était le swahili...Les choses changèrent un peu avec l'arrivée des Kinois Alima, Lupeta, Tubilandu Mavungu Hébreux, Ngota, Fundu etc. Donc, le FC Diable Rouge, l'actuel AS Bantou fut constitué des « diaspora » de Kananga et Sanga Balende des « diaspora » du Katanga.

La finale de la coupe du Congo 1966 se joua entre FC Dragon de Kinshasa et le FC Diable Rouge de Mbuji-Mayi. Les Dragons de Kinshasa étaient conduits par l'intraitable Ernest Mokili Saïo. Du côté de l'AS Bantou ou FC Peuple, il y avait un joueur leader, Kabeya wa Kabamba Sotcho. Il n'était pas le seul à avoir amené son équipe en finale contre les Kinois de Dragon. Il y avait des noms comme Mulumba « Oiseau », Tshabuta « Ebouende », Mbala « Barabas », Tshimuanga  « Vieux ». Mais l'AS Bantou avait deux belgicains en son sein. Deux joueurs de grand talent. Un de ce deux joueurs est connu au niveau national et l'autre, sa carrière a été brutalement stoppée...Ces deux joueurs sont: Mutshimuana et Tshisekedi « Belinda ». Tshisekedi était marié à une Belge, depuis la Belgique où il était étudiant. Mutshi ira jouer dans le FC Dragon de Kinshasa après cette finale de la coupe du Congo, remportée par le FC Dragon ou Bilima. La fin de la carrière et de la vie de Tshisekedi fit trembler tout Mbuji-Mayi...Un soir de week-end, Belinda était sorti avec des amis en boîte de nuit. A sa sortie de la discothèque pour prendre sa voiture et rentrer chez lui...il tombe sur un groupe de militaires en « patrouille »...S'il y a un domaine où nos soldats sont très compétents, c'est bien leur « patrouille » sur les civils... Le ton monte entre Tshisekedi et un des militaires. Celui-ci sort sa baïonnette et la lui enfonce dans la poitrine. Belinda meurt sur le coup. Et Mbuji-Mayi connut presque une semaine d'émeutes suite à cet assassinat. L'insécurité avec nos hommes en uniformes ne date pas d'aujourd'hui...Je peux affirmer que depuis la disparition de Belinda, l'AS Bantou de Mbuji-Mayi n'a jamais eu un avant centre de soutien capable de faire oublier ce joueur. Fin tragique identique à celle de l'immense gardien d'Ashanti Kotoko de Kumasi des années '70, Robert Mensah. Identique à celle de l'énorme avant centre de l'Etoile Filante de Lomé des années '70, Kaolo...tous morts par coups de couteau ...

 

3. FIN DE CARRIERE TRAGIQUE: KILASU MASAMBA « PELE »

 

Nous sommes vers les années 1972. Voici presque 6 ans que l'équipe de l'AS Bilima lutte pour remporter un titre de champion de Kinshasa. Ce ne sont pas les joueurs de talent qui manquent dans cette équipe, ni des hommes et de structures pouvant faire fonctionner le club. Parmi ses excellents footballeurs, Bilima compte un joueur hors pair en la personne de Kilasu Masamba. Joueur omnicompétent, capable de jouer à plusieurs postes: milieu de terrain, défenseur ou avant centre de soutien. Pour ceux qui ne se rappelle plus, Kilasu constituait, avec Mana Mambueni de Imana, le milieu de terrain des Léopards jusqu'à la coupe du monde de 1974, à Dortmund, en Allemagne. Revenons à Kilasu dit Pélé. Nous sommes en 1972 ou 1973...Les Monstres de Bilima se battent encore pour le titre de champion de Kinshasa. Et pour la enième fois, Bilima rate le coche. Mais derrière cette équipe de Bilima, il y a des hommes et des femmes qui ne ménagent aucun effort pour hisser cette équipe au rang de champion de Kinshasa. Il y a Maman Atembina, il y a Waza Gbanga, il y a surtout le président Kilandamoko...Les joueurs de Bilima avaient presque tous des voitures Mazda offertes par feu Waza Gbanga. Yamba Durango et Siampasi avaient encore les leurs jusqu'en 1980...En cette année 1973, après un échec de plus, les joueurs entamèrent une révolte stupide et inutile: « mbongo na maboko, makolo na terrain »...Les sous d'abord et ensuite on joue au foot. Intolérable pour toutes les bonnes foi qui se dépensaient pour hausser le blason « rouge et or »...Suite à ce mouvement de rébellion, le président Kilandamoko, avec l'appui de tout son comité sportif, prit une très grave décision. Tous les joueurs de Bilima furent congédiés. Il leur fut signifié de trouver de club de leur choix. Tous furent transférés sans aucune demande d'argent de Bilima, donc gratuitement. C'est ainsi que les Kabasu, Lupeta, Pala, Kilasu partirent sous d'autres cieux. D'autres revinrent demander pardon et furent maintenus. Suite à cet épisode, Kilasu masamba  « Pélé » se retrouva dans Imana Matiti Mabe. Dans ce club, il évolua presque deux saisons. Mais il finit par comprendre que sa place n'était pas dans cette équipe. Une grosse mésentente s'était installée entre lui et les dirigeants de Motema Pembe de l'époque...de remords en regrets, Kilasu décida de quitter le Daring Club. Et là, commença un bras de fer inédit. Les dirigeants de Motema Pembe ne voulurent rien entendre. Il était hors de question de donner son bon de sorti à Kilasu. D'abord, les dirigeants d'Imana voulaient savoir dans quel club Kilasu voulait jouer. Et Kilasu estimait que cela ne regardait pas les dirigeants d'Imana. Il était venu dans Imana librement et il voulait quitter aussi librement...Et sur cet imbroglio, les dirigeants de Motema Pembe lui dirent que « ou il jouait pour Imana ou sa carrière était finie ». L'homme n'hésita pas une seconde. Il mit fin à sa carrière et refusa, pour toujours, de remettre les couleurs de Motema Pembe. En fait il voulait retourner dans son club d'origine, l'AS Bilima. Il trouvait malhonnête que les dirigeants de Daring puissent monayer son transfert retour chez les Dragons alors qu'il était arrivé chez les matiti mabé gratuitement. Un footballeur de génie venait de mettre fin à sa carrière de manière tragique. Footballeur de talent mais un homme d'honneur qui refusa de se soumettre...qu'est-il devenu aujourd'hui ?

CLAUDE KANGUDIE

 

À SUIVRE


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

NIMI ZINUA MOIO 19/08/2013 18:11


Bonjour Mr Claude Kangudie de Mbokamosika


 


J’ai lu votre article sur la fin de carrière tragique de nos joueurs de légende et vous félicite pour
le thème que vous avez abordé. Cela nous permet de revivre le vieux beau temps et à même temps nous informe sur ce que sont devenus ceux qui nous ont laissé des bons souvenirs dans ce monde
fantastique du football.


 


Ainsi, je me permet de vous informer que l’ancien joueur des Leopards, Bilima e Daring Club est bel et bien vivant et vit depuis plusieurs années en
Angola, plus précisent à Luanda. Moi et mon grand frère l’ingénieur Ndonda Bulay lui avons supplié pour faire signe de vie, de parler un peu de son histoire et faire son autobiographie, afin
d’enrichir vos registres historiques. 


 


La première partie de ses écrits est déjà prête et vous demande de m’envoyer votre adresse électronique pour vous l’envoyer dans le but de sa
publication.


 


Luanda 19/08/2013



Serge Mukiele 18/09/2010 16:17



ATTN: Mr.  Jérôme Nzembelé


Primo je tiens à vous remercier infiniment  pour une narration aisée et bien élucidée sur la disparition  tragique de mon idol, Bobutaka Bokina alias Bobo. Certes il y a bon nombre de
footballeurs dans notre pays qui m’ont énormement impressionés, entres autres je citerai Mutubile Ndiela  ‘’Santos’’. Mais Bobo est resté
incontournable et imcomparable dans mon ésprit.  Fervent supporter de Daring Club Motema Pembe dès mon tendre enfance mais en même temps irreprochable
fan du feu Bobo. Ca ne me chatouillais pas au coeur si DCMP, alors CS Imana, perdait un derby Vita-Imana à cause d’un but marqué par Bobo. 



kapita 10/02/2010 11:02


MOBAATI  RUM  n a rien fait ou ces Leopard s la qui ont ete mediocre . 


Al Mato 10/02/2010 00:26



Suis pas surpris d’apprendre qu’Empire Bakuba ait termine la carriere de Kalala TV, bien que j’aie pas connu ce dernier. Ndaya n’etait pas du
genre ya kolia n’e tembe. Je me rappelled que mes oncles, revenus du stade, m’ont raconte que Ndaya avait troue les jambes du gardien de l’AS Bantoue, coup sur coup, marquant deux buts
identiques. 2 a 0 etait le score du jour. Je pense que ce gardien la s’appelait Bukasa; c’etait en 1981 ou debut 1982. Ce gardien avait promis aux corbeaux que Ndianda ne verrait pas les perches
cet après-midi la car il les avait deplacees depuis plus d’une semaine. Drole de pensee!


Que dire du match contre Bilima en 1983 ou 1984? Suis alle soutenir l’equipe de mes oncles, et que j’ai soutenue dans mon enfance suite aux
merveilleuses histoires qu’ils me racontent. “Ah, Sanga Balenda, utua benyi utua bena banza!” je chantais avec mes oncles. Bien que bilimien, je cede a la pression de mes oncles et l’ambiance qui
regne en famille. Je me place dans le camp des vert et noir pour etre neutre cet après-midi la. Le fula fula de la societe G.G. que j’ai emprunte me depose, avec une autre foule venue aussi de la
region Est de la capitale, juste devant la maison de la JMPR. Je traverse le boulevard Sendwe, me rassurant que le meme chauffeur, fou qu’il etait, ne me rase pas dessus. Il etait presse de
retourner au grand marche pour prendre les passagers qui attendent encore au grand marche.


Du cote de Bilima, dans son pourtour, c’est le ‘lelo oh, lelo oh, eyinda eh! Lelo oh, lelo oh, ebeba eh!’ Et tout Imana est occupe par les
baluba avec le ‘mu lutanda mua Samuela mudi tu nkuasa mudi tu mesa mudi tuana tua bakaji tukuma ndotshi! ndotshi!’ soutenus par les matiti mabe qui sont la juste pour inciter les rouge et or et
leurs amis du jour, les dauphins noirs, a la colere au detriment de l’esprit fraternel de la ville. Bilima entre par sa porte habituelle. Mobati fait la ronde du terrain avec ses ailes comme un
avion au decollage pour dire que Bilima va en Afrique. Ils sont en blanc et les numeros en rouge pour la circonstance. On attend que les anges entrent par la porte d’Imana. Mais, non! Tout le
monde s’impatiente. Du haut du pourtour d’Imana on remarque un engouement! Le bruit prend le dessus et tout le monde se retourne pour voir la haut. C’est alors que l’on apercoit Surkuf Tshibangu
portant le numero 5, suivi de tous les autres en fil indien. Balende est en rouge avec le reste en jaune. Ils entrent par le milieu du pourtour pour eviter les fetiches qu’on dira que Bilima
avait depose a la porte d’Imana. Confusion totale: l’equipe de Bilima est trahie par Imana, on raconte. Sur le terrain, Mobati n’arrive pas a faire ce qu’il est habitué a faire dans sa propre
ville. Mais, j’oublierai jamais ce Ndaya et ce qu’il a fait ce jour-la. J’etais la! Le frère a Saio Mokili a fait une descente avec la balle sur l’aile droit. Il souleve le ballon en debordement
et le ballon s’est pose, comme le disait notre frère Claude Kangudie, au niveau du genou de Ndaya. Le ballon ne touche pas le sol et inutile de preciser que le garde du corps de Ndaya, Malgbanga,
ne sait pas se reajuster et est converti en spectateur comme nous tous. (Qu’il me pardonne s’il me lit, il fut un bon defenseur). Je pense que c’etait Mwindu ou Elengesa dans les perches, sauf si
Siampasi etait encore vivant. Quel volley! Tout grand libulu en ebulution! Un deuxieme but suivi. Bilima marquera un but mais ne put egaliser. Ndaya Muteba etait unique dans ce style de volley.
Je regrette qu’il fut tue dans un accident sur la route Muene Ditu/Mbuji-Mayi. On raconte que c’etait un complot contre lui. J’ai vu son fils jouer lors de mon passage au pays en 2008 mais il
n’est super comme son pere. Regrettable qu’Empire lui-meme aussi n’ait pas fait grand-chose pour les leopards. Mobati non plus.



Hibrahim Mamadou 06/02/2010 07:03


Bongo biso bana oyo ba Sinangale babotaki, nous sommes partout au Congo qoui, il faut pe botiya biso na liste ya ba Juifs qoui, les Juifs Sinangale quoi.

IBRAHIM. 


Lufungula Tshiyoyo 06/02/2010 01:03


Il y a eu aussi des Juifs Basakata et des Juifs Bangala, nous etions aussi dans tout le Congo-Belge.

Tshiyoyo Lufungula. 


Lomeka 05/02/2010 14:05


Mon Frere Claude,
Dans ton prochain article sur les Juifs Kasaiens, faut pas oublier  les Juifs Bakongo, car ce peuple etait aussi partout dans tout le Congo-Belge, comme leurs freres Kasaiens, ca va
chauffer.

Congolaisement, Lomeka Jules. 


kapita 04/02/2010 22:25


qu est qu il est devenu KIYIKA TOKODIFUA NSIUKA ?  KIDUMU est vivant ?


Messager 04/02/2010 20:35


Claude,

En indiquant les différents lieux de provenance de certains dirigeants Baluba je voulais souligner deux choses:
1. Avant l'indépendance, les Kasaïens étaient établis partout , sans discrimination. Les belges et le politiciens ont instauré le tribalisme à partir de 1960, en amenant chacun à retourner
chez-soi.
2. En 1960,on pouvait comparer la population du Sud kasaï aux juifs dans la mesure où il y avait des tendances selon les lieux de provenance. A l'instar de l'Etat d'Israël où on rencotre des juifs
polonais, juifs allemands, juifs français, juifs ukraniens. etc. etc.
Si le temps me le permet, je reviendrai sur le bilinguisme et les mouvements de la population kasaïenne avant l'indépendance.

Messager


Claude Kangudie 04/02/2010 01:13


Bonjour à tous. A mon frère "Historien". Lors des éliminatoires et de la campagne égyptienne 1974, Ricky Mavuba était effectivement titulaire avec Mana au milieu de terrain des Léopards. Je parle
de la coupe du monde où Kilasu était titulaire. Je pense que nous disons la même chose. Au Messager, le gouverneur Tshiala Muana est natif de Kabinda. Mais il est originaire des bena Tshitolo,
territoire de Tshilenge, secteur de Nsangu. Quand à mon frère Jérôme, je dirai ceci: Tshinkunku est ainé en age à Sanga Balende. Les revenants de Luluabourg avaient leur équipe, le FC Diable Rouge
ou AS Bantou. Les deux Unions - Tshinkunku et Sanga Balende- tirent leurs noms de la langue tshiluba. Dans leur fondation, elles n'ont rien de commun. Il y a quelques mois, je parlais avec un des
fondateurs de Sanga Balende, Mr Jonas Mukamba. Voici in texto ce qu'il me dit sur la fondation de Union Infanterie de Mbuji-Mayi ou Sanga Balende:" 

 La fondation de l’équipe de football SM Sanga Balende


 


En 1961, avec MUELA KANKONDE et Nestor LUBULA, on avait fondé à trois l’Equipe de Football alors appelée « Union
Sud-Kasaïenne »qui regroupait essentiellement les joueurs venus d’ailleurs que de Luluabourg (KANANGA). En effet, avec le retour massif et forcé des Baluba chez eux, dans Bakuanga, alors
Zone A, où la seule équipe de football était Diamant Sports de la MIBA, il s’est imposé une deuxième équipe de football composée essentiellement de la jeunesse et des dirigeants venus du Kasaï
Occidental. Les autres jeunes se sont trouvés, en quelque sorte écartés, abandonnés, spécialement ceux qui venaient du Katanga. L’idée nous est venue de rassembler et unir toute cette jeunesse
laissée pour compte : d’où l’appellation « Union Sud Kasaïenne », devenue à l’authenticité mobutienne « SANGA BALENDE »."

Je me joins à l'appel de Jérôme sur la fin tragique de Dondo gardien d'Imana. Je me souviens que c'était sur un choc avec Delo de Vaticano...J'en profite aussi pour demander à ceux qui le
savent de nous parler de l'affaire "Donat Mosambo-Joseph Kibonge", tragédie qui conduisit Donat jusqu'en prison et porta un coup fatal à sa carrière. Cette demande concerne aussi la fin de la
carrière internationale de Ernest Mokili Saïo. Jef Kibonge l'avait abordé brièvement sur radio Mangembo je crois...qui peut nous en parler en détails ? Salut à tous.



adellard@msn.com 03/02/2010 20:16


En ce qui concerne le vieux Adrien, qui fut le grand frere de Bobo, vers les annees 80, il travaillait dans un magasin de sport situe non loin de memling. J'y allais tres souvent avec ma mere qui
le connaissait tres bien. La derniere fois que j'y etais, il m'avait offert un ballon de football, depuis lors je n'ai plus eu de ses nouvelles.

Tshikobele Mongombe@


Canada toujours!


Jérôme Nzembelé 03/02/2010 14:54


Rebonjour Mr Claude Kangudi,

Ca se trouve que vous pouvez avoir raison sur l'itinéraire de Kilasu, de son positionnement sur le terrain et de sa titularisation au Mundial 74. Cependant, sur les formations des clubs Sanga
Balende et Tshinkunku, votre version n'est pas très opposée à celle de mon père. Même si vous stipulez que Sanga Balende fût formé des joueurs venus de la diapora luba du katanga, il persiste quand
même une ressemblence du fait que les dirigeants eux pouvaient provenir de loulouabourg(kananga). Et nous savons tous qu'un club de foot c'est d'abord les dirigeant qui posent l'acte fondateur bien
avant  de recruter les joueurs.Nous savons aussi que parmis les élites lubas qui ont créé cette ville de Bakwanga, la quasi totalité venaient de Kananga. C'est le cas des MM Ethienne
Tshisekedi, de Joseph Ngalula et cerains d'autres.

Je sais aussi bien que bimpungulu signifie hibous. Dans la mythologie congolaise, hibous et sorcier vont de paire. Voilà pourquoi au lieu de parler des hibous et sorciers, je n'ai parlé que des
sorciers.

Pour revenir à l'intitulé de notre sujet, j'aimerai aussi parler de joueurs qui ont mis tragiquement fin à leur carrière d'une manière ou d'une autre.Il s'agira certainement des joueurs pas trop
connus du grand public sauf celui qui cotoyait les arennes de la fournaise des parks (malebo et kilimani).

Le premier qui me vient en tête est BAUDOIN BOBUTAKA BOKINA "BOBO".BOBO est né en 1958. Il est issu d'une famille de plusieurs
garçons et originaire de Mushi. A la mort de son père, la mère et toute la fratrie quittèrent la province pour la capitale, dans la commune de Matete d'abord et ensuite dans celle de Limete dans le
quartier Mombele. Nous sommes au début des années 1970.
C'était une famille remarquable, composée que des garçons qui en plus, étaient tous des très bons joueurs de foot. Je me rappelle encore des matches de foot opposant leur quartier à un autre et où
tous les jours sur le terrain en déhors du gardien sortaient de cette famille. Il y avait son grand frère Adrien qui a joué au FC Ruwenzori, un autre à joué au FC Sozacom, un autre libabela qui a
joué au Daring Motema pembe, sans compter les neveux qui faisaient des misères à leurs compères, balle au pieds. C'était vraiment une famille de footeux quoi.

Très jeune, BoBo a commencé sa carrière dans l'équipe non bottée de KAKE 2 à Mombele sur le terrain Asmara avec des coéquipiés tous plus agés que lui. Son talent était tel que
son âge souvent etait surévalué. Je me rappelle de son match en 1974 avec une équipe venu du quartier Kingabwa, le FC Mwesa que Kake 2 avait battu après un but d'antologie de Bobo. Le gardien André
Ekanda qui a joué au FC yolo du président Fidel s'en souviendra.

Après, Bobo a été recruté par les dirigeants du FC Ngaliema(Sporting Limete) qui évoluait alors en première division avec des joueurs plein d'avenir comme le feu KELE-KELO dit Pélé Engondo que les
supporters de Babeti ya kin (1977) et ceux d'Imana connaissent bien, Yende, Dolen MEYA, Jean LIBENI dit Becken, Dada MAKIMA, Baudoin NDJIBU qui a joué dans IMANA, Paul NKAMA baka 200 qui a joué
dans FC sozacom et Vita (1981). Ce passage en réalité ne s'est pas très bien passé et Bobo a préféré aller jouer au FC BIBICHA de Barumbu (2è division) où il avait aussi de la famille. Le FC
BIBICHA deviendra plus tard YAYA SPORT du président TULUKA et jouera en division d'honneur en 1981. Bobo a été pour beaucoup dans cette montée car de la D2 en 1979, yaya sport est passé en 1980 en
D1 et avec chaque fois Bobo comme meilleur buteur toutes divisions confondues.
Nous l'avions tous connu dans Vita avec des matches de référence comme celui contre Tchanga Rangers de Tshingola de Zambie en 1981 en quarts des finales de la coupe d'Afrique des clubs champions
où à 2 minutes de la fin, Bobo avait marqué deux buts (4-1). On se rappelle tous des malheurs que ses coups de tête ont causé au vieux Castello Matuka d'Imana. On se rappelle aussi de son
dernier match télévisé de coupe d'Afrique contre une équipe de Moronvia à l'Shi avec son but qualificatif de dernière minute en retourné(ciseaux) alors que les libérians se voyaient déjà
qualifiés pour le tour suivant.

Un jeudi 24/06/1984, alors que Bobo avait montré des signes de fatigue en coupe d'Afrique, et après s'être écroulé sur le terrain et secouru une semaine plus tôt, les dirigeants ont voulu le faire
jouer contre l'AC Matonge en championnat de LIFKIN pour une seule mi-temps, la première. A la 45è et celle qui devrait être sa dernière minute sur terrain ce jour-là, Bobo au prise avec le
gardien de MATONGE s'ecroule brutalement sans être apparemment touché par le gardien. Soigné, il se mit débout pour s'écroulé définitivement quelques secondes après.
C'est la catastrophe et tout Kinshasa avait ce jour-là decouvert le quartier Mombele où habitait toujours sa maman et ses autres frères.
Bobo fût regreté partout à travers toute l'afrique, à Bobo Dioulasso(Bourkina- fasso) où à lui tout seul avait marqué les six buts des matches aller et retour quelques semaines plus tôt.

La carrière de Bobo s'est arrêtée brusquement avec celle du gardien du jour de l'AC MATONGE. Plusieurs langues ont raconté des histoires sur sa mort tragique. Selon certains il a été cherché
des gris-gris hyper puissants à Brazzaville et pour d'autres ce sont les autorités de son club qui l'ont sacrifié pour la gloire du club. Mais dépuis sa mort, Vita n'a jamais connu des grands
moments de gloire, genre finale de coupe d'Afrique ou autre.
Ce Grand Bobo, je pense avait besoin de répos et des soins avant de pouvoir rejouer. Que son âme repose en paix dans son cimétière de Kitambo, avec les vieux Siampasi, Mbabu Zumbel de Bilima et
autres mon défunt père, Sylvain Nzembelé Mukinayi Tshipula Bilobo.

Je demanderai aussi à quiconque connait la tragédie du feu DONDO ancien gardien de but de Daring IMANA de la raconter car j'ai grandi avec ce mythe.

Des très longues vies à ce blog.


Jérome Nzembelé.


Messager 03/02/2010 13:37



@ Claude Kangudie et Jérôme Nzembele,

Je tiens d'abord à remercier Claude Kangudie pour sa contribution à la vie du blog.
Je voudrais intervenir sur la fondation de l'équipe Union Sanga Balende en précisant qu'elle a eu lieu après celle de FC Bantou (Tskikulu).
Comme vous l'avez souligné, Mbuji-Mayi en 1960 était administrativement un territoire faisant partie du district de Kabinda. Son importance était liée à la présence de la Miba.
Après l'indépendance et surtout suite à la création de l'Etat Autonome du Sud Kasaï, les Baluba qui étaient éparpillés à travers le Kasaï et le Congo se sont regroupés. La majorité venait de
Luluabourg (le cas de Kalonji et Tshisekedi), d'autres vevaient de Luebo, Lusambo et Kabinda (comme l'ancien gouverneur Tshala Mwana Constantin, natif de Kabinda). Ngalula, un natif de Lusambo
venait lui de Kinshasa. En 1961, un groupe important composé de "réfugiés" est  venu de Lumbashi. Ces jeunes "réfugiés" qui s'exprimaient souvent en swahili (Kasongo Wimpi, Lumpungu Six
Yards, etc, etc) ont formé une équipe concurrente au FC Bantou. Leurs principaux dirigeants étaient également des réfugiés à l'instar de Tshibangu Biayi dont les parents revenaient du
Katanga.
Bref, à l'origine l'Union Sanga Balende fut une équipe des réfugiés venus du Katanga en 1960.

Messager



historien 03/02/2010 08:51


MONSIEUR CLAUDE KANGUDIE,KILASU NE FORMAIT PAS LE TANDEM DU MILIEU DU TERRAIN DES LEOPARDS AVEC MANA.C'ESTPLUTOT MAVUBA KI ETAIT TITULAIRE DANS LES CAMPAGNES DE QUALIFICATIONS,COUPE DU
MONDE,CAN,JUSQU'A LA VICTOIRE EN EGYPTE EN 1974.KILASU AETE TITULARISE EN ALLEMAGNE EN FONCTION DU SYSTEME DEJEUX.APRES IMANA, IL A JOUE DANS BABETI YA KIN DU PRESIDENT DADOU KI MOANGA.


Claude Kangudie 03/02/2010 02:33


Salut Jérôme. J'aimerai vous apporter quelques précisions. Sur les équipes US Tshikunku et SM Sanga Balende. Je vous dirai avant tout ceci: Bimpungulu veut dire hibous; mupongu veut dire
sorcielerie et sanga veut dire union ou le chêne en tshiluba. En sachant que le chêne est un arbre sacré chez les baluba. A vous de comprendre les sens des appelations de ces clubs. Pour ce
qui est de leur fondation, il faut savoir que l'US Tshinkunku ou Union St Gilloise de Luluabourg a été fondée bien avant Sanga Balende. A l'époque, Bakwanga n'était qu'une bourgade moins importante
que Kabinda ou Lusambo ou Luebo. La naissance de Sanga Balende est conforme à ce que j'ai écrit. Il faut savoir que les joueurs comme Kasongo Wimpi, Kanyinda Buanga Surich ou Lumpungu Six yards,
qui ont joué jusque dans les années '80, sont les pionniers qui avaient commencé cette équipe depuis le début. Sur cette question, si vos doutes persistent, je vous mettrais en contact soit avec
Nday Mulamba Volvo ou Justin Ntumba Pouce, ils vous confirmeront ce que j'ai écrit. Pour ce qui est de Kilasu, je vous dirai que ce n'était pas n'importe quel joueur pour que Bilima le transfère
dans Imana. Les raisons de son départ sont celles que j'ai évoquées. En 1976, Kilasu était déjà dans Imana, Lupeta était retourné dans son Ruwenzori National, Kabasu, Ngoyi Bavon Muana Nagnado (il
a aussi joué dans Bilima) et Pala à l'US Bilombe. Kilasu n'a jamais joué avec Kiyika, Diavovoka ni Mobezo qu'ils dépassaient en talent. Je vous rappellerais un certain Bilima-Imana, avec un
match dans le match entre Kiyika et Muntubila Santos. Match gagné par 3-0 par Bilima (2 buts de Santos et un but de Tandu) et Mobezo Mbengani était stoppeur...La rivalité de ce match venait du fait
que Kiyika venait de quitter Bilima après 2 saisons: 1976-1978. Kiyika et Manvukila venaient de Mambenga. Ils ont joué 2 saisons dans Bilima après lesquelles Mambenga préféra les transférer dans
Imana pour Kiyika et dans Vita pour Manvukila. Ils n'ont jamais joués ensemble avec Kilasu dans Bilima. Je vous confirme aussi que Kilasu était bel et bien titulaire au milieu de terrain avec Mana
pour les Léopards. Vous pouvez consulté les classements des Léopards de l'époque...Le match contre l'Ecosse, il trônait bien au milieu avec Mana. Je revois encore les matchs du mondial 1974 dans ma
tête. Il n'était pas en concurrence avec Buanga au poste de stoppeur. mes salutations fraternelles.

Claude KANGUDIE.


Jérôme Nzembelé 02/02/2010 23:45



Bonjour Mr Kangudi,
Vous venez de soulever un sujet très intéressant pour tous les amoureux du football de ces années-là. Pour ma part, je suis tellement attaché à ce site que une seule journée passée sans article à
lire me met mal à  l'aise. Cependant,  je tiens de prime à bord à vous rassurer que ce n'est pas pour autant pour me divertir que j'intervient. C'est beaucoup plus parce que,
certainnes questions et incomprehensions me sont restées en travers la tronche.

En effet Mr kangudi, je suis bien d'accord avec toute votre analyse car j'estime qu'elle a fait l'objet d'une recherche très bien poussée.Cependant,concernant l'histoire ou l'origine de SM SANGA
BALENDE, votre narration diffère de celle que je détient de mon père qui était un fervent supporter du FC TSHINKUNKU.
D'après mon père, les  deux équipes formaient avant l'indépendance ou plus précisement avant les événements tragiques de Loulouabourg entre les bena lulua et les baluba lubilanji du début de
l'année 1960 juste après la table ronde de Bruxelles, une et même équipe sous l'appelation UNION. Ce n'est qu'après le départ des baluba vers Bakwanga que le FC UNION se scinda en deux UNIONS. Il
y eut une qu'on appela UNION TSHOTO et une autre, UNION dont je ne me rappelle plus le qualificatif.

Ce n'est qu'à l'avenement de l'authenticité dans le sport que l'une union deviendra TSHINKUNKU SANGA BILEMBI WA BIMPUNGULU NE BENA MUPONGU (grand arbre de rassamblement des sorciers) et
l'autre qui deviendra SANGA BALENDE WA BANJELU NE BASANTU (union des anges et des saints). En fait, on voit bien que les deux appélations authentiques bien que désignant toujours
UNION, mettaient clairement en exergue une certaine opposition entre elles.

Alors, j'aimerai bien que vous me précisiez laquelle de deux versions est plus proche de la réalité.

Ensuite, je ne savais pas du tout que Kabasu Babo, Pala, Lupeta ont joué dans FC Dragon. J'ai connu les deux premiers dans l'US Bilombe  de l'unique sacre en LIFKIN en 1975 avant de jouer
dans Imana et le 3è dans FC Himalaya (Ruwenzori national) avant d'intégrer l'AS Vita Club en 1977.

Je voulais finir en revenant sur le cas Kilasu que j'ai très bien connu dans Bilima et surtout lors de la CAN 74 beaucoup plus sur le banc que sur le terrain d'ailleurs car bien que polyvalent
comme vous le dites, son poste de prédilection était arrière central (n°4). Lequel poste était occupé par le futur balon d'or Buanga tshinemu. Kilasu a joué dans l'as Bilima jusqu'en 1976 et il a
été transféré dans Imana l'année suivante avec Kiyika où il n'a jamais su s'imposer devant Mobezo ou Diavovoka. Je me rappelle qu'il jouait toujours dans Imana en 1978 et je l'ai vu la dernière
fois lors du jubilé de Raoul Kidumu Mantatu en 1978 mais du côté des anciens Léopards (Pièrre kalala était même sur le terrain) contre le CS Imana (2-2) et je vois encore comment il défendait
pour empêcher Imana de marquer le 3è but victorieux. Cela ne peut que justifier son courrous contre son club d'alors. Mais c'est quand même malheureux qu'il puisse mettre fin à sa carrière
de la manière dont vous venez de nous expliquer. Cela montre la manière dont nos jours ne maîtrisaient pas l'arsenal juridique de nos instences sportives. A partir du moment où il était
entré en disgrâce avec les dirigeants du CS Imana, il n'avait qu'à rester une année sans jouer et de cette manière il deviendrait libre et ensuite opter pour le club de son choix sans condition
ni droit de sortie. Un certain Mpeti de l'OC Opika l'avait fait pour éviter de jouer dans l'AS bilima après la fin de ses deux ans de transfert dans l'As vita en 1980.

Je pense que j'ai apporté un certain éclaircissement sur une partie de ce sujet et espère que n'ai pas été hors sujet.

Tous mes remerciements anticipés.


Jérôme Nzembelé