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Publié par Messager

LES HUILERIES DU CONGO

marsavco avril2008 b


Abordant le sujet sur la navigation fluviale, j’avais souligné les trois piliers de l’économie du Congo belge, c’est-à-dire, les Huileries, l’Office des transports coloniaux et l’Union minière du Haut-Katanga. Après la navigation fluviale qui amené le Gouvernement de notre pays a adopté un train de mesures, nous allons décortiquer le sujet sur les huileries. On ne peut pas parler des huileries au Congo sans les associer aux Plantations Lever au Congo. Les Plantations Lever au Congo ou mieux les Huileries du Congo belge sont une entreprise privée fondée en 1911 parWilliam Lever. La société anonyme des Huileries du Congo belge fut fondée plus exactement le 14 avril 1911. La société se voyait attribuer cinq terres domaniales pour la plantation de palmiers élaeis, à proximité de cinq localités : Bumba et Barumbu sur le fleuve Congo, Lusanga sur le Kwilu, Basonga sur le Kasaï et près d’Ingende sur la Ruki[]. En 1957, la compagnie employait 14 780 coupeurs dans le Kwilu. Ce qui absorbait énormément le chômage. 

 

Entre 1996-1997, j’ai eu l’occasion de faire le tour de la sous-région du Kwilu en visitant les chef-lieu de territoires de Masimanimba, Bulungu,  Bagata, Gungu et Idiofa. Je me suis rendu compte de l’étonnant nombre des huileries et plantations abandonnées par les Portugais, la CKE (Compagnie du Kasaï et de l’Équateur), la CCB (Compagnie de commerce de Bandundu), HPK (les huileries et plantations du Kwilu). Le gouvernement congolais est incapable de les remettre en état de marche  par manque de volonté politique. Les huileries du Congo belge appartenaient au groupe Unilever et elles s’occupaient de la production de l’huile de palme et de l’huile palmiste. Elles avaient trois sièges d’exploitation : Sowa (ex-Leverville) dans le Bandundu, Mapangu (ex-Brabanta) dans le Kasaï et Bumba à l’Équateur. La quantité d’huile de palme et d’huile palmiste produite par les huileries du Congo belge et par les autres sociétés huilières du pays faisait de notre pays le deuxième producteur et exportateur d’huile de palme du monde, après le Nigeria. C’est ainsi qu’on avait conçu l’idée de transformer cette huile pour fabriquer de la margarine, du savon et des cosmétiques. La Société des Margarines, Savons et Cosmétiques, MARSAVCO en sigle, est une société industrielle et commerciale.

 

Elle est née de la fusion des Margarinerie de Rotterdam (Hollande) et de Brother (Londres). Elle fut à l’époque une société anonyme de forme SARL (Société à responsabilité limitée) appartenant à UNILEVER avant de rejoindre le groupe Beltexco. Fondée en 1922, Marsavco est leader dans la fabrication et la distribution d'huile, de la margarine, du savon et des produits cosmétiques en RDC. Créée à l’époque coloniale sous l’appellation SAVCO «Savonnerie Congolaise», elle avait pour objet social la fabrication des savons à partir des huiles de palme et de palmiste. Suite à l’installation de nouveaux équipements permettant la fabrication de la margarine, elle change de dénomination et devint la MARSAVCO  «Margarinerie Savonnerie du Congo» en 1929.


A partir de 1956, la société commercialisait des huiles raffinées avec la série “Huile d’or”,“Livio” que certains d’entre nous en eu le plaisir de savourer au pays.En 1961, Marsavco construira une usine de fabrication des détergents synthétiques et installera la margarinerie, la savonnerie et la glycérine. C’est ainsi qu’on avait lancé sur le marché “Blue-Ban”, “savon Le Coq”, “savon Monganga”, “savon Astral” immortalisé par Bholen dans la chanson Savon Astral. La série continuera en 1963 avec l’installation des machines pour la fabrication des savons en poudre et d’un atelier de fabrication des pâtes dentifrices (“Pepsodent”, “Close up”, “Colgate”).

 


Après toutes ces périodes favorables, la Marsavco avait fait face à la série des pillages notamment le premier pillage du 21 au 23 septembre 1991 suivi du deuxième pillage de 1992. La société avait de tout son possible pour répondre à un besoin social réel en reprenant normalement ses activités. Mais hélas ! La conjoncture économique difficile de 1999 avait fait que la société ne trouve plus son compte et décide  d’arrêter toute sa production le 24 décembre  2000.

 

Zéphyrin Kirika Nkumu Assana

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Theys 04/11/2010 16:11



Que sont-il devenus les plantations Lever?



Ndombele 18/10/2010 16:03



Il faut bien le souligner qu´entre le retour et le recours à l´authenticité, il y a l´expulsion du Cardinal Malula.


 


 



Jérôme Nzembelé 18/10/2010 13:18



Très cher Zéphirin,


Je voulais juste apporter une toute petite précision sur tes écrits qui font allusion à cette politique mobutiste qui aurait fait couler beaucoup d'encres et salives dans les années 70, afin
d'éviter une éventuelle confusion chez nos jeunes qui n'auront pas connus cette période.
En effet, la politique qui aurait consisté à remplacer les noms des personnes et certains sites à consonance étrangère par des noms typiquement zaïrois s'appelait la politique de l'authenticité.
Elle fut promulguée le 27/10/1971 lors d'un meeting (rassemblement populaire) à la N'selé. Cette journée fût appelée "journée de changement d'appelation". Le nom du pays comme celui de notre
grand fleuve devint "Zaïre", la monnaie nationale l'étant déjà dépuis la réforme monétaire de 1967. A cette date tous les congolais à commencer par les caciques du MPR parti unique
changèrent leurs prénoms d'origine judéo- chrétienne en postnom très fantésistes d'origine soit disant bantoue. En fait il s'agissait pour certains d'entre eux (les caciques), l'occasion de
répondre malignement à leurs détracteurs directs et de se mettre en exergue sur la scène politique. C'est ainsi que Joseph Mobutu deviendra Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga, Joseph
N'singa en N'singa Udju Ungwa Kebi Untube, Honoré Ngbanda en Ngbanda Zambo Ko Atumba et autre Tshibuabua Ashila panshi et j'en passe.


En revanche la politique qui avait consisté à recentrer la propriété des différents biens de production entre les mains des nationaux, s'était décidé en 1973 sous la dénomination controversée de
la "Zaïrianisation". C'est en fait une nationalisation abusive, proche de l'expropriation criminelle des biens qui appartenaient jadis aux étrangers ayant investit au Zaïre. Et là où la
faute devint plus grave est que la gestion de ces nouvelles entités économiques n'était distribuée gracieusement que sur des critères purement éthniques et amicales à des gens qui n'avaient
fait montre d'aucune qualité de bon gestionaire par le passé. Je me réserve le temps de citer les noms des différents profiteurs car la liste est tellement longue et elle ne sera probablement pas
exhaustive.


Quant à savoir l'auteur de ces différentes mésures, ya pas besoin d'aller chercher très loin. Y a qu'à se référer au livre écrit en exil par l'un des caciques et remplaçant du feu Prosper
Mandrandela Tanzi au Bureau politique du MPR en 1974. Je cite, Jean de Dieu N'Gunz'a karl Ibond (mobutu ou l'incarnation du mal Zaïrois). Dans ce livre, l'auteur dit que tous ces organes du parti
créé par le dictateur n'étaient qu'un moyen malicieux pour faire passer ses propres décision à l'approbation de toute l'assemblée.


Enfin, contrairement à ce que certaines idées nostalgiques de l'ordre ancien peuvent insinuer, ces différentes décisions n'étaient ni bonne ni opportunes. D'ailleurs Mobutu lui-même est
souvent revenu en arrière pour revoir ses copies malgré que plusieurs dommâges eurent déjà été occasionnés. De retour à l'authenticité originale on est passé au recours à l'authenticité. De la
nationalisation radicale à la retrocession juste une année après ladite mésure phare.


 


Pour l'amour de notre histoire commune.



Jacques 18/10/2010 10:52



Mr Mobutu a decrete' la zairianisation en Nov 1973. L'idee n'etait pas mauvaise seulement un peu comme en 1960(immaturite politique); en 1973 nous etions immature en matiere la gestion
economique. Le pauvre Mobutu a vite realise' notre insuffisance en management et en fin 1974 il a tente' la retrocession(qu'il a appele' radicalisation) mais le monde des affaires avait deja
perdu confiance au pays. Nous devons apprendre a flatter et a attirer l'investisseur...Marsavco a quand meme resiste' jsq'en 1990. Aujourd'hui South Africa nous a conquit avec ses produits
surtout au Shaba. L'espoir est tjrs permis; la terre, le bon climat, l'eau... existent encore en abondance au Congo. Avec un investissement de $1 million on peut redemarrer meme 20% des
huileries...L'huile de palme est tres rentable en occident(dans l'industrie cosmetique)voila une source de devises pour le Congo; il en est de meme du  cafe', vous n'avez qu'avoir
comment Starbuck convoit le cafe ici aux USA. Les echecs de nos aines peuvent nous servir de lecons. L'esprit d'initiative nous manque; Hier en suivant JTLF, j'ai ete surpris de voir qu'a Kin on
importe l'ail(Garlic) de la Chine a raison de $60 le sac de 10 ou 15 kg. Ceci est tres dommage. C'est de cette facon que nous exportons nos capitaux. Kin importe plus de 80% de sa nourriture de
l'exterieur. Voyez comment l'Amerique se bat pour stopper ses importation de la Chine...



Zéphyrin Kirika Nkumu Assana 18/10/2010 02:31



Ndeko Wa Lema,


Nasepelaka mingi na ba commentaires na yo na makomi na ngai. Merci pour l’intérêt que tu y
portes. Pour répondre à ta question na kobanda koloba ete Zairianisation ezali mouvement politique créé par Mobutu au cours des années 1970, consistant à revenir à une authenticité africaine des
patronymes et toponymes, en supprimant tout ce qui était à consonance occidentale. Zairianiser elingi koloba rendre plus Zairois. Zairianisation eye kosalema na dans le courant de l’année 1974 pe
ezalaki l'un des évènements des plus importants de la politique menée par le régime mobutiste, à savoir la nationalisation progressive des biens commerciaux et des propriétés foncières qui
appartenaient à des ressortissants ou groupes financiers étrangers. En réalité, si cette mesure s'inscrivait officiellement dans un effort visant à la réappropriation nationale de l'économie
ainsi qu'à la redistribution des richesses acquises pendant la colonisation, elle a constitué surtout un échec. Elombe Mobutu nde  asakolaki likanisi oye ezwamaka na ba kambi ya Comité
central ya MPR na politique na bango ya authenticité.


 



Wa Lema 18/10/2010 00:39



Wa Nkumu,


Yebisa biso polele NANI AYAKI NA IDEE YA ZAIRIANISATION, motu oyo azuaki idée wana ye nde motu azali responsable ya makambo nionso oyo tii ndenge tobebi na moyi ya lelo.


 


Wa Lema.