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Publié par Messager

L'appel que nous avons lancé dernièrement lors de la reproduction de l'article du Dr Tendenga Ipota Bembela sur les descendants de Mongo a été entendu. Notre ami Richard Kasongo vient de nous envoyer un document de Sylvain BOTENDE sur LES CORDONS DU CLAN MONGO. L'heure a sonné d'apprendre l'histoire de nos ethnies de la  plume des personnes concernées.Finies les monographies établies à la hâte par les anthropologues étrangers à l'entrée des villages, par le truchement des interprètes maîtrisant à peine le français. Nous attendons encore des écrits (extraits de mémoires, thèses, articles de presse, essais..sur nos différentes ethnies).
MSG








CONGO-KINSNHASA:- LES CORDONS DU CLAN MONGO

 

Ce texte précieux est une production intellectuelle de notre frère Sylvain BOTENDE partagée en son temps sur SANKURUFORUM-OTEMAKALANGA, l'un de plus grands forums des Anamongo en activité sur le net. Nous l'exposons aujourd'hui à la portée d'un public plus large pour rappeler à tous la richesse de la diversité culturelle des Anamongo.
 

 

Chers frères et soeurs,              

L’histoire du clan Mongo remonte de plusieurs années avant l’arrivé des européens au Congo. Elle a été transmise de générations en générations de bouche à l’oreille jusqu'à ces jours. Beaucoup parmi eux n’ont pas grandit au village aux côtés des anciens et par conséquent n’ont pas eu l’occasion de découvrir leur sagesse. L’exode rural vers des grands centres urbains pour acquérir une portion d’instruction et le travail aurait été la cause de l’éloignement. En la mettant noir sur blanc, j’ai voulu renvoyer au calendre grec cette pratique verbale et donner la chance aux générations futures de cultiver la sagesse des anciens. Je voudrais dire, que la connaissance de l’histoire du clan permettra à cette génération et à celles qui viendront de connaître les causes de la dislocation, les grandes divisions ethniques, et la géopolitique de leurs agglomérations. Ceci dans le but de leur apporter d’éclaircissements qui permettront à remédier leur discordance.

 

                         Il faut dire que ces ethnies occupent un vaste territoire de l’espace congolais et une forte représentation démographique.  En termes de la géopolitique, elles sont susceptibles de consultation pour toutes les décisions qui affectent la nation. L’instabilité politique qui sévit ces dernières années seraient résolues par la cohésion ethnique notamment celle du clan Mongo. D’où la cohésion interethnique étant la prélude incontournable de stabilité, le clan Mongo qui est parsemé dans presque toute l’étendue du territoire congolais a plus d’atouts pour stabiliser le Congo. Ceci se justifie par son histoire qui retrace son chemin à partir d’un commun ancêtre. C’est l’une des raisons de cette bonne cohabitation qui existait entre les ethnies issues de ce clan et qui faisait qu’elles avaient les mêmes coutumes.

 

                         

 

Le clan est pour ainsi dire leur patrimoine commun, une courroie de transmission par laquelle s’articulerait le mécanisme d’une stabilité politique, sociale et économique du Congo. En ce temps qui court, la géopolitique étant la règle d’or pour le partage du pouvoir, les ethnies Mongo qui représente près de 65% de la population congolaise ont la salvatrice vocation de couler le béton pour sauver le Congo. Ma ferme résolution est de sensibiliser les membres du clan dont il convient de les appeler « Ana Mongo » de s’unir autour d’une volonté commune sans compromis pour sauver les terres de leurs ancêtres. Ayant dit cela, je ne voudrais qu’on dise que je dissocie le peuple congolais mais les circonstances du moment l’obligent.

 

                         La République Démocratique du Congo court le danger imminent d’expropriation par des puissances multinationales. L’immigration de la race néolithique naturellement nomade à la recherche des terres riches en ressources naturelles et l’exode des congolais de souche vers l’étranger à la recherche des conditions des vies permettent le remuement des autochtones et l’implantation des étrangers. Cette situation devient menaçante tant sur le plan socioculturel qu’économique et doit éveiller la conscience de tous les fils du clan qui ont la responsabilité légitime de défendre le pays.  

 Je m’estime heureux d’avoir partagé avec mes confrères du clan cette modeste connaissance qui m’a été léguée par les vieux du village. Je leur demande tout comme moi de tirer profit de ces enseignements qui sont cachés derrière ces contes tous innocents dans lesquels y sont enfuis des grands secrets de réussite. Je  fais appel à la conscience des Ana Mongo qu’ils établissent l’équilibre de rapport social et d’harmoniser leurs relations.    

 Ils peuvent s’estimer heureux de connaître l’origine des ethnies auxquelles ils appartiennent et les causes d’éclatement qui les ont projetés les uns loin des autres. Cette histoire leur aide à comprendre leur passé et leur explique pourquoi ils sont devenus ce qu’ils sont. Ainsi connaissant leur passé, ils peuvent remédier à leur présent. Alors qu’ils parcourent ces écrits, puissent-ils être pour eux une source des références et de consultation des pensées durant l’exercice de leurs activités quotidiennes. Qu’ils aiguisent leurs connaissances, discerne, interpelle leurs pensées, efface des points d’interrogation et résolve leurs questions

 

                         Voici à titre d’exemples les illustrations suivantes qui justifient ce que nous avons dit ci haut  au sujet de cohabitation : les ethnies Topoké, Lokelé ont un même collectivité dite : District d’Isangi qui est appelé Topoke-Lokele, les ethnies Bambole et Bangando ont le District d’Opala, les ethnies Basoko et Mbuja ont comme District Bumba dans la province Orientale, sous région de la Tshopo.

 

                        Celles de la province de Bandundu au Lac Mayi ndombe, telles qu’Ekonda Mputela, Ekonda Bikoro, Asengele, Bolia, Ntomba, Nkundo, Nkuta,  Bolobo, Basuku et autres de même origine n’ont pas connu des guerres. Celles de groupe Otekele sont restées au Tshuapa , Boende, Befale, Mokoto, Salonga, Bokungu, Bolukutu, Mondombe,Ikela, Bosira-Lomami, Lokolia, et Jera  dans la Province de l’Equateur sont demeurées en relations de bon voisinage.

 

                         Par contre celles du Kasaï ont constamment eu des divergences conflictuelles à cause de disparité d’origine et des coutumes. On citera par exemple des ethnies Batetela et Lulua dans la province du Kasaï Orientale où le chef lieu de Lusambo a été transféré à Luluabourg par les colons belges. Les anciens racontent qu’à l’époque de Ngongo Leteta, il eut des affrontements de guerres entre les deux groupes ethniques qui décimaient des populations entières. Les colonnes de Basambala du chef Ngongo Leteta qui s’allia à celle des Basonge du chef Lupungu en raison de leur descendance ont ravagé en plusieurs vagues opérées le territoire Lulua.

 

                         Ces illustrations confirment que la cohabitation bien structurée doit être la préoccupation primordiale de l’administration territoriale. Au de là des diversités ethniques au sein du clan et des limites de leurs collectivités qui ont été tracées par le colonisateur belge, les Ana Mongo doivent comprendre qu’ils doivent s’unir pour sauvegarder leur incalculable richesse culturelle qui se fait sapée par les étrangers. C’est en vertu de la sagesse léguée par leurs ancêtres que je hausse la voix que leur réussite dépendra de la mise en application des principes fondamentaux de l’unité.

 

 

INTRODUCTION A LA MATIERE

 

Pour des raisons d’efficacité, je vais repartir ce récit en deux volets. Le premier explique les causes d’éclatement du clan, le déplacement et leur position géographique actuelle. 

 

Le second est consacré aux comtes de sagesse qui ont été minutieusement sélectionnés  pour servir de méditation et de guide aux réflexions devant des circonstances particulières.

 

Allez-y apprendre, mon bonhomme la connaissance de l’homme blanc, et revenez le soir apprendre celle de chez nous, me disait la grand-mère. Ce n’est qu’après que je me suis réalisé l’importance de ces comtes tout innocents, si naïfs auxquels y étaient cachés des grands secrets de la vie. Certains de leurs problèmes sociaux trouveront solutions grâce à la sagesse cachée dans ces comtes car là où la civilisation européenne a échoué, la sagesse africaine a réussi. Ecoutez-les donc avec patience !

 

Je m’en vais avant tout, vous dire une histoire vraie, un cas réel d’un des mes jeunes frères qui vivait en concubinage avec une fille qui mourut des complications de grossesse alors qu’ils n’étaient pas reconnus mari et femme. La fille était de l’ethnie Ntomba et le garçon de l’ethnie Lokele. Les parents de la fille exigeaient la dote avant l’enterrement de leur fille. Un problème difficile à résoudre qui ne pouvait être compris que par les Africains mais semblerait utopique chez les Européens. Je me suis interposé à calmer la colère avec brio, car je savais que Ntomba et Lokele sont issus de même clan. Mon intervention fut nourrit d’acclamations car je savais s’y prendre coutumièrement selon que les deux ethnies venaient du même clan et personne d’entre elles n’avait le droit de verser le sang de l’autre!

 

Ce que voulait réellement la famille de la fille était qu’en mariant le garçon à leur fille avant l’enterrement, l’esprit de leur fille emporterait avec elle son mari. En quelque sorte la famille de la fille voulait venger leur fille. C’est une bonne chose que de posséder l’éducation et c’est une autre que de posséder la sagesse. La sagesse assoit les pieds sur terre tandis que l’éducation maintient la tête sur les épaules et pieds à l’air.

 

Je dédie le mérite de ce document à la mémoire de « Ndeke » cette grand-mère qui a su garder soigneusement l’histoire de son clan ainsi que les comtes de sagesse des anciens, elle qui a longtemps vécu, beaucoup entendu et beaucoup vu. Elle qui fut au centre de l’unité de famille et donnait des conseils à tous les membres. Les anciens aident les jeunes à comprendre le passé. Grâce à eux, l’équilibre de la famille dans le rapport entre les membres est maintenu. Ils expliquent que les morts, les vivants et ceux qui vont naître sont toujours et partout présents reliés par des critères hiérarchiques et par la transmission des connaissances stables et imperturbables.

 

Le contre poids étant assuré, jamais un problème ne se développait jusqu'à mettre en périr la structure interne de la famille. Dans nos coutumes, le centre de gravité est le patriarche autour duquel se réunissent les membres de famille. Les anciens savaient plusieurs techniques : méditation, oracles, observation des autres par lesquelles ils savaient les lois d’harmonie avec la nature. La position des pieds sur terre, en stationnement comme en mouvement, le balancement des bras, la position de la tête, la manière de parler, les choses auxquelles l’individu s’intéresse, sont des petits signes qui permettaient aux anciens de le connaître.

 

Ce fut là, une des raisons de survie des familles africaines, donc vivre en en harmonie avec la nature. Ils aidaient les jeunes à comprendre le passé et prodiguaient des conseils qui conduisaient leur mode de vie. Les cimetières n’étaient pas loin des maisons des vivants parce que les morts gardaient toujours leurs places dans la famille recevant attention, respect et on leur apportait de la nourriture, boisson, sacrifice et on demandait leur opinion pendant des moments difficiles et on leur remerciait en cas des satisfactions. Tout ceci, mes chers frères de clan sont des connaissances qui m’ont été léguées par ma grand-mère que je me fais le plaisir jusqu’au plus profond de moi-même de partager très volontiers avec tous les lecteurs de près ou de loin.

 

CHAPITRE I – L’implantation du clan Mongo.

 

Au cœur de l’Afrique en République Démocratique du Congo se trouvent plusieurs groupes ethniques dispersés dans presque toutes les régions du pays et qui ont l’ancêtre commun. On les appelle « les enfants de Mongo » ce qui se traduit dans tous les dialectes de ces groupes ethniques « Ana Mongo » Il faut dire que 65% du peuplement du Congo est composé des « Ana Mongo » qui sont issus de Mongo leur ancêtre commun. La phonétique, la dialectique, les coutumes sont les mêmes chez toutes ces ethnies.

 

Il y a de cela quelques siècles, ces groupes ethniques vivaient ensemble sous la bienveillance du patriarche Mongo dans la région de l’Equateur. Vers les années 1400 un groupe des familles venu du Nord du rivière Nil s’était établi en plein cœur du Congo dans la région de l’Equateur au milieu de l’immense foret équatorial, et des rivières qui baignent et rendent fertile le sol. On y put croire un paradis, un véritable parc naturel qui finit par attirer les appétits des colons belges.

 

La région était abondée des parcs naturels ou vivent les animaux tel que le parc de Salonga ainsi que des rivières poissonneuses qui la baigne. Cela explique le régime riche en protéine qui facilite le taux de croissance rapide de natalité de ces ethnies. Ces ethnies vivent aujourd’hui séparées les unes des autres. Comment par quel diable était-il arrivé bien qu’il faille un long feuilleton le clan a été disloqué ! Peut-être ces ethnies ne se seraient pas séparées longtemps n’eut été l’arrivée de l’homme blanc car les limites de leurs localités ont été renforcées par le colonisateur. 

 

Aujourd’hui le besoin de comprendre l’histoire de leur clan se fait sentir, chez tous les « Ana Mongo » Ils cherchent à comprendre l’histoire de leur clan à ce temps troublé par des guerres et cela pour quelle raison ? Peut-être veulent-ils faire face au courent destructeur qui souffle à l’est et au nord du pays. Contrairement à ce que je me disais, j’ai décidé de sortir de mon silence pour écrire ce récit dans le but d’apporter ma moindre contribution à la renaissance du clan.

 

Tout a commencé par ma participation au Forum de Sankuru, lors d’un sujet saillant que beaucoup se rappellent au sujet d’un confrère qui traitait les autres d’Eswe parce qu’il était d’Ekonda que beaucoup m’ont demandé de mettre sur papier ce que je connaissais de l’histoire du clan. Je remercie les confrères qui m’ont écrit en ce moment pour m’encourager par les éloges et grâce à eux j’ai eu le courage de mettre sur papier ce texte. Se faisant, le lecteur trouvera non seulement à ce récit l’histoire passionnante d’un clan ruiné mais également les comptes et proverbes de sagesse. Comme il convient de le souligner, les anciens renfermaient les secrets de leurs connaissances dans des chansons et des comtes. Ainsi il y avait des chants des guerres, d’intronisation au pouvoir, de mariage, d’initiation, de naissance, de la mort et de travail.

 

 

TITRE I- Naissance des conflits.

 

Les dérivés du clan Mongo se retrouvent presque dans tout le territoire de la République Démocratique du Congo. Le clan a été divisé en quatre principaux groupes ; Il s’agit de groupe "  Otekele  " Ankutshu la Membele" Ekonda ‘’ Ombolo’’. Ce furent des enfants Nkoy chefs des files du patriarche qui nourrissaient et défendaient le clan contre des ennemis. Le clan habitait dans la région de l’équateur le long de la rivière Tshuapa(Luapa) dans l’intense forêt équatorial. Pendant longtemps les membres du clan vivaient en harmonie sous l’autorité du patriarche. Comment la maladie du patriarche a conduit à la dislocation et à la dispersion de ses membres ?

 

Il est dit qu’un des enfants du clan ci-haut cité a joué au malin et devint l’auteur de dislocation et cela à cause de ses ambitions malveillantes d’hériter la succession du patriarche.

 

Je m’en vais vous dire pourquoi ? Le patriarche Mongo devint malade et l’un de ses fils ci-dessus  était l’ami personnel du féticheur de la court. Celui-ci s’était comploté avec le féticheur pour qu’il lui soit attribué la succession du trône après la mort de leur Père. La chose ne sera pas facile lui répondit le féticheur car dit-il, il y a beaucoup des enfants et que chacun voudrait le devenir. Le féticheur demandât au patriarche de rassembler tous les enfants chasseurs et qu’il allait lui signifier ce qu’il lui faudrait pour sa guérison. Ce sera la tête d’une antilope vivante qu’il allait demander au malade devant ses enfants, une épreuve redoutable à réaliser en si peu de temps. Bien avant cela, le complice eut le temps d’attraper une antilope vivante qu’il l’a mise cachée dans le foret en complicité avec le féticheur.

 

Le féticheur annonça au patriarche qu’il lui faudra une antilope vivante pour que la tête soit servie des remèdes ! Les fils de Mongo se lancèrent à la captivité d’une antilope vivante pour que la remède soit faite. Une épreuve difficile aux autres enfants qui n’avaient pas préparé. Ils partirent le matin avant la levée du soleil et vers les après midi, le complice apparut du bout du village avec son antilope sous les acclamations nourries des siens. Les autres familles furent frustrées car elles savaient que celui-là bénéficierait de la bénédiction du patriarche. Quand les autres arrivèrent avec le produit de leur chasse, ils furent surpris par la nouvelle qu’un d’eux était déjà venu.

 

Mais le patriarche ne fut pas guéri du traitement, il mourut malheureusement. Après la mort du patriarche, le complice hérita le trône, mais d’autres fils ne firent pas en paix du mérite de leur frère le connaissant assez bien de son habileté de la chasse. Mais le secret finit par apparaître, ils apprirent finalement la vérité. Epris de colère, les autres ne supportèrent pas que leur frère qui avait triché soit à la place du patriarche. Ce fut l’éclatement du clan ou chaque chef de file prit sa direction suivie par des familiales. Le clan fut donc divisé  :

 

1-       Groupe Mongo Otekele

2-       Groupe Mongo Asengele

3-       Groupe Mongo Membele

4-       Groupe Mongo Ombolo

 

1-Le premier groupe est resté dans la province de l’Equateur a Boende qui est chef lieu de Tshuapa,, Salonga, Befale, Mokoto. Bokungu, Bolukutu, Mondombe, Bosira Lomami, Lokolia, Jara, Luila, Momboyo et Bongandanga etc…

 

2-Le deuxième a Bandundu plus précisément Ntomba, Basengele, Ekonda Mputela, Ekonda Bikoro, Nkutu, Bolia et Bolobo, Kiri etc….

 

3-Le troisième groupe est remonté en amont par les rivières Loomela. Ceux qui ont remonté le long de la rivière Loomela jusqu’au Kasaï dans le Sankuru sont : Otetela, Ndekese, Basuku, Bakusu, Basongola et Basonge. -

 

4-Le quatrième groupe est remonté le long de la rivière Tshuapa jusqu'à Kisangani dont : Mbole, Lokelé, Topoké, Ngando, Basoko etc.. Tandis que ceux qui sont descendus en aval se retrouvent dans la province de Bandundu. 

 

Je vais plus parler du troisième groupe car c’est en raison des querelles et des déchirements qui s’en suivront pendant son déplacement.

 

Le groupe Membele comme j’ai dit ci-haut a remonté en amont par rivière Lomela jusqu’au plateau de Nyambo-wadi, où ils s’installèrent pendant quelques années. Les années passèrent et Membele mourut de la morsure du serpent et son fils aîné Ankutshu pris la place de son Père. Ankutshu avait 3 enfants qui sont :

·         Ndjovu

·         Watambulu

·         Ngandu

 

A la mort d’Ankutshu le groupe devrait designer le successeur selon qu’il s’agira d’un des trois fils. Pour se faire, les trois fils devaient passer par une épreuve de force. Il y avait sur la piste qui menait à la source d’eau potable, une grosse pierre qui barrait littéralement la pistes aux femmes qui revenaient de la source avec des calebasses sur la tête. Parfois il arrivait que la calebasse tombe et cela faisait tort aux femmes du village. Les sages eurent à demander aux trois fils d’aller un après l’autre déplacer du chemin la pierre, celui qui réussira prendra la canne de l’autorité. L’aîné fut parti pour déplacer la pierre mais il ne pu pas. Le second a son tour fut parti mais ne pu rien non plus.

 

Et voici que le cadet que sa maman lui a confié le secret de la poudre à déverser sur la pierre avant de donner le coup à la pierre  réussit à la morceler et à la déplacer de la piste. Ce fut une grande humiliation ressentie par ses frères devant la foule. Mais le rire mimique de la femme du vainqueur a déclenché des bagarres parmi les membres du clan et il eut beaucoup des blessés et des morts. Allez-y voir le lieu ou ceci s’était passe, jusqu’aujourd’hui l’herbe ne pousse pas encore. Les trois enfants se séparèrent pour former plus tard chacun son groupement dont ils sont parsemés dans le Sankuru et qui sont appelés « Ankutshu a Membele », c’est a dire les enfants d’Ankutshu fils de Membele. Il est à retenir que les ethnies qui sont issues du clan Mongo ont les taux de pourcentage élèves de natalité à cause de leur régime alimentaire qui cadre avec leur culture.

 

CHAPITRE II- LA GEOPOLITIQUE.

 

La Province du Katanga on trouve :

Ø       Les Basonge.-

 

La Province Orientale on trouve :

Ø        les Topoke,

Ø        les Lokele avec ses sous divisions à savoir : 1) Bolombo, 2) Loila

Ø        les Bambole,                                                  

Ø        les Mongando

Ø        les Basoko

 

La Province de Maniema on trouve:

Ø       les Bakusu,

Ø       les Basongola,

Ø       les Bazimba,

Ø       les Barega

 

La Province du Kasaï Occidental on trouve:

Ø       les Bashelele,

Ø       les Djimanjase,

Ø       les BaKuba

 

La Province du Kasaï Oriental on trouve :

Ø       les Batetela

Ø       les Basuku

Ø       les Basonge

Ø       les Ndekese

 La Province de l’Equateur

Ø       les Mongo dans le District de Tshuapa, Salonga, Boende, Befale, Mokoto, Bokungu, Bolukutu,  Lokolia, Mondombe, Bosiralomami, Jera et Ikela.

Ø       les Libindja

Ø       les Ngombe

 

La Province de Bandundu Lac Mayi Ndombe.

Ø       les Nkundo

Ø       les Ntomba

Ø       les Ekonda Mputela

Ø       les Ekonda Bikoro

Ø       les Nkutu

Ø       les Bolia

Ø       les Basengele

Ø       les Bakula

Ø       les Bolobo

Ø        

La Province de Bas Kongo

             les Bayombe

 

 

III- QUELQUES EXEMPLES DE LA DIALESTIQUE QUI DESIGNENT CERTAINS POINTS.

 

                  Riz,        Poisson,        Banane Plantin,        Foret,              Epouse

 

Mongo :     Bofonga        nsé               likon      ou     bakon                  bokonda             Wali

 

Otetela :    Eponga         tosui             likondo    ou    bakondo             ekonda               Wali

 

Kundo :                            Nsi               likondo   ou       bakondo         lokonda              Wali

 

Lokele :   Bofonga            Isui               likondo   ou      bakondo         lokonda               Wali

 

Topoke :  Bofonga           Isui                lihondo   ou      bahondo        lokonda             Bogali

 

Le verbe épouser une femme par exemple est pour la plus part de ces ethnies dit :« amosonge, mosongoke, osongo » c’est à dire épouser une femme ou un homme. Tandis que la femme mariée est appelée : « Wali » Je laisse la suite aux linguistes qui vont nous aider à faire un travail de fond.

Commenter cet article

Bakolota 28/08/2016 07:22

Bonjour juste nalingaki na bongisa to na préciser que les Ekonda Mputela
les Ekonda Bikoro c'est sont les tomba aussi mais bazali na region ya Bandundu te mais toujours na region ya equateur merci

Pierro Hacker 06/06/2016 12:04

Mbote ba ndeko, svp na sengi na comprendre, eza na groupe moko ya ba mongo na territoire ya ikela babengi bango "yasayama" mais tonalité ya dialecte na bango eza lokola kingando mais babengami ba mongo. donc groupe wana babima na bangandu nde ba change kombo bakomi ba mongo au sens restreite? aide

Messager 09/03/2016 08:27

Prosper,
Nous attendons avec impatience votre exposé sur les Topoke. Pourriez-vous y rattacher quelques images et des chansons traditionnelles Topoke, si c'est possible?

Messager

Prosper LIBANDE ATIANGA 08/03/2016 15:14

Personnellement, j'aurai à vous fournir une forte littérature sur la communauté TOPOKE d'Isangi.
Merci

Prosper LIBANDE ATIANGA 08/03/2016 15:12

Un très bon article mais il doit être enrichi par la monographie de chaque communauté qui compose l'ethnie MONGO ou la grande famille Mongo.
Nous pensons beaucoup à cette famille et chaque composante constituera sa propre littérature et la symbiose fera de notre famille une force et une unité au sein de ce grand CONGO

bck-bekombe 18/03/2014 22:01

Merci pour votre travail que vs avez fair pour nous aider merci encore

BOFENGO 04/04/2011 20:42



Situé biso naino ba mongo ya Basakusu na masolo oyo obeti po, na comprendre te, même osali ata allusion te. Un peu d'explication? Comme ça, na mikolo ekoyea, tindela ngai cordonné po nakomela yo
pourquoi bapesaki kombo wana ya"Basakusu" na mboka wana ndenge kökö na ngai ayebisaka pe ngai. Origine de l'appellation"BASANKUSU"



Messager 04/04/2011 14:19



Lisapo Ongée,


 


Nayoki yo. Eza nde lisolo. bana mosusu batindaka baboti baganga mpo bayoka.


 


messager



Lisapo Ongée 04/04/2011 13:36



Vieux Messager,


Bana nionso na famille bilongi bi kokokanaka te, ntina nini bizaleli ekokana....


Mama aboti bana sango kasi bilongi bI sanzé oo mama aa (eloba bokelo)


Zala souple, mokonzi yokela biso mawa



Messager 04/04/2011 11:33



Muan'a Joburg,


Tango ekoki moko na moko na biso akoka kolakisa oyo akundoli mpo na culture na biso.  Meka mpe kosala ba recherches mpo o contribuer na histoire ya culture na biso. Kota ba bibliothèque
olakisa biso fruit ya ba recherches nayo. Etikali plus de 400 éthnies oyo tozali kozela ba intellectuels lokola yo ba fouiller origines mpe histoires nango.


Tozali kozela contribution nayo


Messager



Marcellin 04/04/2011 07:41


Mbeba na ngai, nalingaki koloba Suite Chronologique.


Marcellin 04/04/2011 07:09


Mbuta muntu suite necrologique soki ondimeli lisolo oyo ya lien ya ba Mongo mpe ba Songe mpe lisusu olandi oyo ekomami na lisapo ya ba Songe tokoloba boye; Ba Songe bazali bana Ana Mongo mpe prince
Musonge abandaki empire Luba donc Baluba bazali bana Ana Mongo mpe ba ekolo nioso oyo ba Songe babandaki na Katanga, Kasai, Angola, Zambie tii na Bakalanga na Zimbabwe bango nioso bazali bana Ana
Mongo. I simply find this story way far fetched. Mwan'a Joburg.


Marcellin 03/04/2011 20:21


Mbuta muntu ntoma po na nini kanda mokuse boye? Ngai nakomaki na makanisi ya koswana te, kasi nazalaki kaka kolakisa bokeseni oyo ngai namoni kati ya makomi mibale oyon mpo na makomi ya lisolo ya
Basonge mokomi oyo alobeli likambo ya relation na bango na ba Mongo te. Yango namekaki kobalusa na Lingala ndenge tolobaka na Anglais " between two opposing theory the truth is always in the
middle". Mwan'a Joburg.


Messager 03/04/2011 19:36



Muan'a Joburg,


Soki olingi kososola makomi ebongi otanga lisolo ya ekolo na ekolo malamu. Lisolo ya basonge oyo totandi awa ekomami na intellectuel ya Basonge bango moko: Dr Kabamba akoma mingi , meka kotanga
maye akoma mpo na Basonge liboso osala commentaire. eteni monene ya oyo tokomaki ewuti na bureau d'études ya Diocèse ya Kabinda, epai ya bango moko basonge. (B.E.PO.M) Bureau d'Etudes Politiques
Muteba.


Ebongi olakisa mpe oyo oyebi na histoire ya ba ethnies na biso au lieu


ya koluka ba polémiques ndenge omesana.


 


Messager



Mbasu 03/04/2011 17:11



OU VA LE CONGO ?


MBOKA EKUFI - LE PAYS EST MORT


BOKOTA  NA www.kongotimes.info puis botala video sur le MBASU - les images incroyables du Mbasu.



Suite Chronologique 03/04/2011 16:40



 


Mwana J´bourg,


Il faut o se référer na ba époque, awa emonani polele ezali vers 14e siècle, tandis que na histoire ya Busonge ezali à partir ya 16e siècle, nabanzi chronologie ezali malamu, meka o relire lisusu
les textes attentivement.


 



Marcellin 03/04/2011 15:44



Bokomi oyo na bokomi ya lisolo ya Basonge ezali ko contredire yango mibale.Elingi koloba e te bosolo ezali kaka ndabu na makomi oyo.


Mwan'a Joburg



Messager 02/04/2011 15:08



Exemple moko ya infuence ya tshiluba na Kitetela yango oyo:NA  KITETELA BALOBAKA MOYO WENYU; NA TSHILUBA BALOBAKA MOYO WENU; LOKOLA MBOTE NA BINO. Eza presque ndenge moko, kasi structure ya Kitetela na Tshiluba ekeseni mingi.


 


Messager



Messager 02/04/2011 14:52



Monzoto,


 


Motuna mua yo eza monene mpe ekoluka tokota na mikolo mikoya na bozindo ya ndinga na biso. okomona ete minoko mingi eza mélange ya minoko ebele. na kati ya monoko moko ekokuta 20% ya monoko
mosusu, 30 % ya monoko mosusu, etc, etc.


Mpo na Kiteteka yebaka ete origine ya batetelela ezali ki mongo, kasi batetela bazuami mingi na kasaï mpe na Maniema. Yango nde okomona tango mosusu ba mot ya kitetela ezua mua tshiluba.
Situations géographique e influançaka minoko, Voisinage mpe e influençaka minoko.


Batetela mingi balobaka Tshiluba, lokola basonge mingi mpe baloba Tshiluba pour ddes raisons historique et géographiques.


Batetela ya pembeni na basonge baloka Kitetela na Kisonge. na Kasaï mpe na maniema, bato mingi bazali bilingues. Ngongo Lutete abandaka koloba kitetela na Kisonge. Soki okeyi na côté kuna nde o
ko comprendre situation.


Batetela too Bakusu ya côtà ya maniema balobaka mingi swahili, kaka tango ya koyemba na kolela nde okoyoka Kitetela ebimi.


 


Messager



Monzoto 02/04/2011 12:40



Papa Messager,


Est-il vrai que le Kitetela est le mélange de Kimongo et de Tshiluba ?



Nkutu Moke 02/04/2011 12:23



EZALELI YA MOTU EWUTA NA BA NKOKO.


Nawuti kotanga ba commentaires na lisolo ya Soki Vangu na Getou Salay, lokola nakweyi na article oyo, mbala moko efungoli ngai bongo, un mbokatier alobaki boye : culturellement Basakata
bazali ba Mongo, bongo ba Mongo na ba Yombe bazali ndenge moko sur le plan de la sexualité dans son ensemble, soki ba Noko ya Getou Salay basilikaki na Soki Vangu, peut-être po na ye Soki akotaki
na fenêtre esika akota na porte.


En tout cas merci mingi po na article oyo.