1960 - Guy Léon FYLLA, musicien, certes, mais surtout Artiste-Peintre professionnel, se rend en France à partir de Libreville pour participer à plusieurs expositions à Paris et, suivre
quelques stages de travaux manuels d’initiation artistique. Son absence prolongée provoque des tensions au sein du groupe qui est au bord de l’asphyxie. Quelques mois seulement après les
festivités de l’indépendance du Gabon, le 17 Août 1960, PAPA NOEL n’a pas d’autre choix, sinon partir. Après lui deux musiciens Louison LOSO et Bernard TCHEBO perdent leur vie, suite à la
maladie pour l’un et à un accident, pour l’autre. La mort de ses deux musiciens tourne une page décisive de l’histoire de MAQUINA LOCA qui sombre d’un trait, pour ne plus se faire
surface.
PAPA NOEL DANS L’ORCHESTRE BANTOUS
1960 – En fin d’année, PAPA NOEL se voit obliger, de rentrer à Kinshasa via Pointe-Noire. De passage à Brazzaville en Janvier 1961, il se fait prier par Jean-Serge ESSOUS pour faire partie de
l’orchestre BANTOU. Car, à l’issu de plusieurs tournées en Afrique de l’ouest, l’orchestre avait jugé insatisfait le rendement des guitaristes DIKI BAROZA (soliste) et Jacques DIGNOS
(accompagnateur). La venue de PAPA NOEL (soliste) et de Jacques MAMBAU (accompagnateur), tous deux anciens sociétaires de l’orchestre ROCK-A-MAMBO est un évènement salutaire et de grande
portée historique. PAPA NOEL se révèle un musicien plein de fougue. Alors, il prouve à qui veut bien l’écouter, son génie des accords, son grand talent dans la recherche de sonorités
raffinées, de formes originales extrêmement frais et personnels. Une nouvelle école était née : « L’école Bantoue ». Basée sur l’intensité des cuivres et sur une rythmique guitaristique tout
à fait particulier ; aucun trait commun avec les « Ecoles African Jazz et OK Jazz »
PAPA NOEL ET LES BANTOUS EN BELGIQUE ET EN FRANCE
Novembre 1962, PAPA NOEL et l’Orchestre BANTOUS effectuent leur premier voyage en Europe, notamment à Bruxelles et à Paris. PAPA NOEL est au sommet de sa gloire. Sa conception orchestrale de
la guitare est parfaitement féconde quand il entreprend d’exposer des thèmes en accords. Par cet exercice il met les bouchées doubles pour enregistrer en moins d’un mois 52 disques, (sous la
marque CEFA-FONIOR- Bruxelles) soit 104 chansons, qui posent les fondements de « L’Ecole Bantoue » avec la dénomination de l’orchestre : « LES BANTOUS DE LA CAPITALE » symbolisée par la
chanson de Célestin KOUKA du même titre. Un record, qui place « JHONNY NOEL », le nouveau sobriquet de PAPA NOEL (pour ses mouvements acrobatiques à la Johnny Halliday) dans une sorte
d’institution, un témoignage vivant de la naissance du « Ritmo Bantou ».- illustré par des titres comme : « Naleli Bebe », « Bang’o mboka » (Papa Noël ) « Rosalie na Nino », « Oïga mambo », «
Fuego de passion » (Nino), « Camarade mabe », « Tokumisa Congo », « Aiglon Cara » (Essous) « Albert akeyi » « Gary mobali ya tembe (Kouka), « Nakobanza chérie », « Woso » (Bukasa Jojo), etc.
L’ardeur du jeu de guitare de PAPA NOEL ne faillira pas avec le temps. Notamment, entre 1961 – 1963 années de sa présence dans Les Bantous de la capitale.
PAPA NOEL DANS L’AFRICAN JAZZ « Nouvelle formule » de Joseph KABASELLE et Jeannot BOBENGA
AOUT 1963 - PAPA NOEL apparaît comme l’homme d’une remise en question permanente. Il choisit le moment où il est considéré comme le personnage fondamental de la musique des BANTOUS DE LA
CAPITALE, pour s’en aller. Il vole au secours de Joseph KABASELLE, au moment où tous ses musiciens l’on quitté pour former l’orchestre AFRICAN FIESTA.-
Joseph KABASELLE s’assure ainsi, les services de PAPA NOEL et de Jacky MAMBAU, tous les deux venus des BANTOUS. pour faire fusion avec les musiciens de l’orchestre VOX AFRICA dont son chef
Jeannot BOBENGA, et restaurer, en Avril 1964 L’AFRICAN JAZZ « nouvelle formule ». Une fusion qui a toutes les chances d’être fructueuse, avec des musiciens de talent comme Mathieu KUKA,
KAMBITE «Damoiseau » Jean-Léonard SITA, Casimir MUTSIPULE « Casino », Pierre KIYIKA « Flamy » Alexis MIEKUTA, etc. Le nouvel AFRICAN JAZZ à ossature VOX AFRICA, et avec PAPA NOEL comme
guitariste solo, se fait remarquer par ses ambitions intéressantes : construire une musique intelligente, et énergique sous des formes variées.
PAPA NOEL QUITTE L’AFRICAN JAZZ « Nouvelle Formule » de Joseph KABASELLE et Jeannot BOBENGA
1965 – Au moment où éclate l’orchestre AFRICAN FIESTA, pour donner naissance aux orchestres AFRICAN FIESTA NATIONAL de TABU LEY et AFRICAN FIESTA SUKISA du Dr Nico KASANDA, c’est le moment
que choisi PAPA NOEL et son alter ego Jacky MAMBAU pour se désolidariser de Joseph KABASELLE et Jeannot BOBENGA. Une mauvaise appréciation de management leur fait quitter l’AFRICAN JAZZ «
nouvelle formule », alors que PAPA NOEL venait de réaliser des superbes disques avec les belles voix du trio KALE-BOBENGA-KUKA.
Au centre de cette nouvelle défection malvenue et très pénible, une victime : le chanteur Joseph KABASELLE, dont l’ambition d’élever L’AFRICAN JAZZ à son niveau d’antan prend un coup. Tandis
que PAPA NOEL en tire le meilleur profit : la perfection d’un style à son apogée. En effet, génie, incontestable, le formidable guitariste PAPA NOEL apparaît désormais, à la guitare solo
parmi les plus grands des musiques congolaise et afro-cubaine. Son imagination mirobolante s’exerce à briser le rythme traditionnel, à émanciper l’harmonie, à bousculer les mélodies. Mais,
hélas ! Sa carrière va être sans cesse perturbée par son goût au changement. Au point de se retrouver à l’issu de son départ de l’AFRICAN JAZZ, à la véritable croisée des chemins.
LES CINQ AXES DE TRAVAIL DE PAPA NOEL de 1966 à 2009
Sans exercer une influence déterminante analogue à celle de ses aînés Nico KASANDA et LUAMBO Franco, le fulgurant parcours de PAPA NOEL sur la scène de la musique congolaise va s’imposer
fondamentalement sur six axes de travail : LA COOPERATION, LES RETROUVAILLES, L’INITIATIVE, L’ENGAGEMENT, LA DEPENDANCE et LA CARRIERE SOLO.
1) – 1965 – LA COOPERATION entre les anciens musiciens des Bantous de la capitale : PAPA NOEL, Jacky MAMBAU, Jojo BUKASA et ceux du groupe CONGA JAZZ de Paul EBENGO « Dewayon » pour donner
l’exemple de la meilleure musique populaire congolaise, par la création de l’orchestre CO-BANTOU. Il réunit entre autres musiciens de valeur : Raymond Braink KALONJI, Adrien RIGO, Henri
BOWOLO, Adolphe MWAMBA, Emano MBALA, Mode MEKANISI, Pierre KIYIKA « Flamy », Baudouin MAVULA et Gérard KONZI. Dans ce groupe PAPA NOEL compose « Kasaka ya coton » qui est sans doute, le
chef-d’œuvre qui a le plus contribué à renforcer sa légende, sinon à l’établir. Une sorte de « Best of », ou une collection des idées piochées dans les scènes de la vie courante.
2) - 1967 – LES RETROUVAILLES. Le 3 Juin 1967, avec l’orchestre VOX AFRICA de Jeannot BOBENGA qui renait des cendres, après une expérience relativement courte avec Joseph KABASELLE, (1964 –
1967) dont la prétention de relancer l’African Jazz était définitivement finie. Le VOX AFRICA se reconstitue pratiquement avec les mêmes musiciens qui ont évolué avec KALLE dans l’African
Jazz « nouvelle formule », notamment : Casimir MUTSIPULE « Casino », NZENZE « Jean trompette », Jean de la croix TSHIBAMBE, Sam SAMULE, Daniel DALLAS, Antoine KAYA « Depuissant », Ignace
MAKIRIMBIA, et naturellement NEDULE PAPA NOEL pour qui la présence dans VOX AFRICA constitue les grandes retrouvailles. Mais pour combien de temps ? PAPA NOEL se donne seulement quelques mois
pour marquer l’excellence de son talent, avant de se fixer une autre destination. Alors même qu’il touchait fortement le public, il trouve mieux de jeter l’éponge. Il vise de nouveau, et avec
beaucoup d’ambition une nouvelle piste.
3) - 1967 – L’INITIATIVE de créer en 1967 son propre orchestre, L’Orchestre BAMBOULA (qui désigne l’une les plus belles pages de l’histoire de la musique africaine en Amérique – 1763-1835).
L’image est au point et le groupe résolument adepte de la rumba traditionnelle. PAPA NOEL a trouvé les hommes qui vont l’accompagnés pendant plusieurs mois. Ils constituent une pépinière pour
laquelle PAPA NOEL apparaît comme le producteur. Car tour à tour, plusieurs musiciens vont faire leurs premières armes à ses côtés : MADILU, BOZI BOZIANA, PEPE KALE, Blaise Pascal WUTA MAYI
soutenus par les anciens comme : René MOSENGO « Moreno », Pierre KIYIKA « Flamy », Aimé KIAWAKANA, Antoinette ETISOMBA, DECCA, Sam SAMULE, Jean de la croix TSHIBAMBE, Jojo BUKASA, MOVANDO
etc.
Valeur solide de la musique congolaise, L’Orchestre BAMBOULA à le grand mérite d’aller représenter le Zaïre à l’époque, au Premier Festival Culturel Panafricain, tenu à Alger du 21 Juillet au
1° Août 1969. (Il est retenu meilleur orchestre, à la suite d’une compétition organisée par le Ministère de la culture et des arts) Cette participation qui est sans conteste l’évènement
historique le plus important du groupe et du Zaïre (Congo) en 1969, permet à PAPA NOEL et son groupe de mettre en relief et avec succès les rythmes et modes spécifiquement congolais, en
harmonie avec la tradition et la modernité. (A cette manifestation participait également l’orchestre, Les Bantous de la capitale qui avait obtenu la médaille de bronze après l’Algérie « or »
et la Guinée Conakry « argent ») Après Alger, et de retour à Kinshasa, l’Orchestre BAMBOULA va peu à peu connaître un déclin. « La dissidence des orchestres », cette maladie récurrente de la
musique congolaise ne l’épargnera pas. Il subira le même sort. PAPA NOEL va passer une longue période dans l’ombre de lui-même, puis c’est le salut.
4) – 1973 – LA RECONNAISSANCE.- Antoine NEDULE MONTSWET « Papa Noël », dont on connaît effectivement, la grande valeur dans l’animation artistique et dans l’élaboration d’une bonne musique
orchestrée et harmonisée, se voit confier par la présidence de la république du Zaïre (Congo), une tâche absolument noble : La réalisation d’une Anthologie de la Musique Zaïroise (congolaise)
en mobilisant les pionniers des années 50 « Bakolo Miziki » encore en vie à cette époque. Notamment, Antoine WENDO KOLOSOY – Camille FERUZI – Manuel D’OLIVEIRA – Lucie EYENGA – Léon BUKASA,
et ADOU ELENGA. Ils vont réaliser deux albums dans lesquels seront repris leurs chefs d’œuvres d’antan (1950- 1958)
Cette réédition est un véritable succès et une reconnaissance bien méritée pour le directeur artistique de l’œuvre : Antoine NEDULE MONTSWET « Papa Noël » Mais, une reconnaissance qui ne sera
pas suivie d’effet ; l’activité du groupe « Bakolo Miziki » s’étant arrêtée nette après la sortie des deux albums (Vol.1 et 2)
5) – 1974 – L’ENGAGEMENT du guitariste Grégoire DUMBA « El-Bebedor » et PAPA NOEL, deux collègues qui mettent en commun leurs efforts pour produire de la musique sur disque et se produire
dans le Bar-dancing de son collègue EL-BEBEDOR dans la zone de Lemba à Kinshasa. Leur spécialité consiste à débiter tous les genres de musique populaire, avec respect pour leur esprit de
sérieux. Ils passent joyeusement à la moulinette, la Rumba, la Salsa, l’Afro-beat, divers musiques ethiques, avant de faire plier LUAMBO MAKIADI Franco qui est merveilleusement surpris de
suivre un jour à la Télévision congolaise la prestation absolument raffinée, habile et précis de PAPA NOEL. Fasciné, LUAMBO obtient immédiatement son intégration dans l’OK JAZZ. (1978)
6) - 1978 – LA DEPENDANCE – Après avoir longtemps évolué dans différents groupes comme guitariste complet, soliste de premier ordre, et assumer beaucoup de responsabilités pour lesquels on
lui a reconnu tous les mérites d’un excellent rythmicien et homme de scène, PAPA NOEL trouve mieux d’intégrer l’OK JAZZ pour jouer les seconds rôles, c’est-à-dire, en
position de dépendance. Puis suivra la période ou le TP OK JAZZ, se voit diviser en deux groupes : OK JAZZ-1, formation de l’Europe avec LUAMBO MAKIADI lui-même en tête, et la formation OK
JAZZ-2 du Congo sous la houlette de LUTUMBA Simaro, avec PAPA NOEL comme guitariste solo. Tout porte à croire que le passage de PAPA NOEL dans l’OK JAZZ ne lui a pas permis d’établir
solidement sa réputation, en dépit de « Tangawisi » et « Mobali malamu » deux compositions qui ont fait beaucoup de succès. Il s’est senti trop à l’étroit dans le style du groupe et dans son
organisation. Ce qui va le pousser à tenter sa chance à Brazzaville pour une production phonographique. Il est accueilli par Jean Serge ESSOUS, alors responsable artistique de la société
d’édition IAD. (1984)
1984 –Sortie de l’album : « BON SAMARITAIN ».- En effet, à l’absence de LUAMBO MAKIADI, toujours en Europe avec L’OK
JAZZ n°1, PAPA NOËL sort à Brazzaville à l’I.A.D. (Industrie Africaine du Disque), un des disques les plus importants gravés par le guitariste. Il a su s’entourer de quelques musiciens de
Brazzaville et de Kinshasa, dont l’excellent chanteur CARLYTO LASSA - une trouvaille de PAPA NOEL - qui ont su mettre en valeur d’audacieuses expériences formelles, thématiques, harmoniques
et rythmiques assurées par des très forts musiciens. La prise de son magnifique est signée Freddy KEBANO L’album « Bon Samaritain » obtient la palme de la meilleure chanson de l’année. Ce
disque et le succès qu’il a fait n’est pas du goût de LUAMBO MAKIADI qui n’accepte pas la concurrence. S’ensuit un imbroglio disciplinaire qui fait partir PAPA NOEL de l’OK JAZZ.
1986 – PAPA NOEL et son groupe d’accompagnement repartent avec « Allegria », un album qui se révèle extrêmement agréable. L’auteur lui fournit un soutien solide et plein, sur quelques thèmes
bien choisis.
7) - 1989 – LA CARRIERE SOLO. Emigré en France, PAPA NOEL s’investi sérieusement dans la carrière solo. En 1994 un troisième album sort du lot « Haute tension ». Comme l’indique son titre,
c’est un album avec une forte originalité rythmique à haute tension. En 1995, il rencontre Sam MANGWANA avec qui il fait une tournée aux USA, suivi en 1998 de sa participation à la
réalisation des albums de Sam MANGWANA « Galo Negro » et « Coq noir ». PAPA NOEL saisit l’occasion pour insérer sa composition « Balobi ». Des œuvres qui illustrent dans l’ensemble, un
travail minutieux et rigoureux des vrais compositeurs
de la Rumba. Sur la même lancée PAPA NOEL sort les albums « Bel Ami » (2000), « Mosala makasi », avec Adan PEDROSO (2001)
2001 – HAVANE (CUBA.).- Enfin, cette année là, PAPA NOEL foule le sol cubain. Il est comblé de se trouver sur le territoire où ses ancêtres avaient émigré au 15ème siècle, emmenant avec eux
l’héritage musical congolais « la Rumba ». A la Havane, Il rencontre le musicien PAPI OVIEDO, avec qui il réalise en 2002, l’album « Bana Congo », où se trouvent mêlées les influences
contemporaines et apports de Cuba. Le tout s’inscrivant parfaitement dans la démarche de PAPA NOEL, de plus en plus marqué par les musiques afro-cubaines. Toutefois son talent de musicien lui
permet de toucher à tout avec un égal bonheur. Les déplacements à Cuba se multiplient entre 2001/2002 à une échelle plus ambitieuse, toujours à l’initiative de PAPI OVIEDO qui lui fait
découvrir les grandes innovations intervenues dans la musique cubaine.
De 2002 à 2009, PAPA NOEL a continué à faire parler de lui. Il sort l’album « Café Noir » en 2007 et joue aux côtés de « KEKELE » (le fameux groupe congolais de France). Il participe à des
nombreuses manifestations dans les domaines de la Rumba et de la Salsa. Il s’affirme davantage comme l’un des rares guitaristes, les plus doués des années 50, encore en vie. Son dernier
séjour à Kinshasa, (du 11 au 24 octobre 2009) à l’occasion du 20ème anniversaire de la disparition de LUAMBO MAKIADI Franco, (aux côtés d’autres anciens musiciens de l’OK Jazz) lui a permis
de se découvrir, à travers son style soigné et mélodieux, dans lequel apparaît plusieurs apports de la rumba et de la salsa, absolument au point.
Enfin, l’art de PAPA NOEL est bien à son apogée. Il arrive très bien à s’identifier à tout un univers issu des différentes écoles qu’il a fréquenté : « African Jazz », « Bantous », « OK Jazz
»…, et sur une trame sonore qui emprunte elle aussi aux traditions originales : « Rumba-rock », « Rumba Odemba », « Rumba Soukous », enrichis d’apports latinos.
Nous ne quitteront pas Antoine NEDULE, sans se référer à la mort le 25 Novembre 2009 de l’icône de la musique congolaise Jean Serge ESSOUS, qui a été un des grands piliers de PAPA NOEL, pour
l’avoir intégré dans le Rock-A-Mambo en 1957 et dans l’orchestre Bantous en 1961. Sa reconnaissance pour l’illustre disparu est sans limite.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr