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Publié par Messager

 

 

 

 

Le pagne, de plus en plus négligé par les africaines en occident.

 

 M'pongo Love et Abeti Masikini chantent ensemble

Mpongo Love et Abeti chantant ensemble

L’habillement  peut faire partie du patrimoine culturel d’un peuple. Nous voyons encore à nos jours certaines tenues représenter  telle ou telle région du monde.

 

 

En Afrique centrale,  le port du pagne confectionné sous plusieurs formes représentait la femme ou la maman africaine. Durant les festivités et les soirées, une femme habillée en pagne était plus éclatante, plus tendance et plus ravissante.

 

 La kinoise en 1960

Mais, nous avons remarqué que le port du pagne par la femme africaine en occident  est train de céder le pas à l’habillement occidental. Nos filles ne sont plus capables de s’habiller en  pagne. Donc, la relève pour le port du pagne semble menacée à jamais.

 

 

Que faire pour  préserver cette identité culturelle en occident ? Nous posons cette question à toutes les femmes africaines qui ont l’habitude de lire mbokamsosika.

 

Messager

 

 

Pour ceux qui connaissent l’histoire mouvementée du Congo juste après l’Indépendance, cette photo où on voit ensemble Abeti Masikini et Mpongo Love dit beaucoup. Les deux étaient les filles de Jean-Pierre Finant, Président sectionnaire du MNC/Stanleyville, et Gilbert Mpongo, agent des services de la Sureté du gouvernement Central.

Ceux-ci étaient engagés de part et d’autres des deux camps opposés (gouvernement de Léopoldville contre gouvernement de l’éphémère République Populaire du Congo installé à Stanleyville par Antoine Gizenga après la destitution de Lumumba) et ont connu une fin très tragique.

Jean-Pierre Finant faisait partie des six dirigeants lumumbistes arrêtés par le gouvernent de Léopoldville après la neutralisation de Lumumba, livrés à Bakwanga (actuelle Mbuji-Mayi) où ils furent mis à mort après avoir subi d’atroces tortures. Cet évènement valut à Bakwanga la triste appellation d’Abattoir National. Apres avoir arrêté Lumumba à la rivière Sankuru, Gilbert Mpongo fut envoyé dans une mission au Kivu où les forces gouvernementales combattaient celles de Stanleyville.

Il fut capturé puis expédié à Stanleyville où fut tué après avoir subi des tortures d’une extrême cruauté quand l’assassinat de Lumumba fut confirmé. Comme par un caprice des destins Abeti Masikini et Mpongo Love qui leur ont survécu, étaient deux grandes vedettes de la chanson dans les années 1970 et 1980, et ont toutes deux disparu au début des années 1990 !.

 

Par Ngimbi Kalumvueziko, auteur de CONGO-ZAIRE, LE DESTIN TRAGIQUE D’UNE NATION, et LE PYGMÉE CONGOLAIS EXPOSÉ DANS UN ZOO AMÉRICAIN, parus aux éditions l’Harmattan de Paris. Prochaine publication chez le même éditeur CONGO-ZAIRE, LES ACTEURS DE L’HISTOIRE

 

Omanga, par Tabu Ley et l'Afrisa

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Serge - Kongo na biso 10/08/2013 12:59


Mbote,


Mobutu malgré échec na ye na côté y’économie, asalaki ke Sotexki (Société
Textile de Kisangani) na CPA Zaïre ekoma kosala maputa oyo ezalaki koleka na publicité « CPA wax, CPA wax » ezalaki pe na qualité ya malamu,epayi mosusu pe lokuta ya ba tailleurs eza ko
jouer rôle munene na décadence ya bilamba ya mapupa, yaka lelo zonga lobi alors ke soki okeyi kosomba prêt-à-porter mindondo ezalaka te, somba - lata - toleka. Mwasi na nga akabelaki nga 2
chemises ya maputa week-end passé, moko na yango tango natali yango na gangi « eh, oyo 6 bougies mama na biso azalaki kolata » epesaki nga ba nostalgies po chaque fois mama to ba yaya
bazalaki kosomba maputa, une partie bazalaki kopesa nga po basalela nga Abascost ya maputa lokola : ba Meya meya, 6 Bougies, Kanga lopango, Nzete ekweyi na Charles de Gaulle, Mon mari est
capable, Le coq to kokodioko, mingi na yango ba kombo ekimi, kaka nde natikala koyeba te différence oyo ezalaki entre Super wax na Wax Hollandais, tralala nde nayebaki.     


Boboto o mboka bino banso.


Serge – Kongo na biso

Messager 07/08/2013 19:49


 



Cher Musa,


J’aimerais répondre à ta question concernant la réaction des autres africains et des occidentaux lorsque mon épouse
porte des pagnes.


Il y a six ou sept ans, nous étions conviés à un séminaire organisé par une église africaine en Suisse, présidé par un
pasteur congolais résident en Allemange. Plusieurs point étaient à l’ordre du jour parmi lesquels  « La décence dans l’habillement d’une femme ».


Le dernier jour, et guise de conclusion, le pasteur avait demandé à ma femme de se mettre debout, elle était tout en
pagne (Libaya pe maputa mibale). Il a demandé aux autres femmes africaines dont sa propre femme de se servir de cette façon de s’habiller comme exemple.


Dans notre église locale où nous sommes l’unique famille africaine, ma femme se met de temps en temps en pagne. Ce qui
fascine plusieurs femmes européennes au point où, dernièrement, une femme a demandé à ma femme de lui prêter une de ses tenues africaines en prévision d’une fête. Ma femme lui a cédé un pagne
dénommé « Super Soso » cousu sous forme de Boubou
et qui était facile à porter par une européenne. Elle l’a gardé pendant un mois avant de le rendre après un lavage à sec.


Voilà des exemples qui prouvent que le pagne est une tenue  élégante et
appréciée par tout le monde,  dont il convient  d’assurer la promotion et surtout, préserver
l’usage.


 


Messager

Musa May 06/08/2013 23:42


Merci Serge  pour cette intervention qui montre l’étendue de la dévastation ou l’érosion de ce que Mobutu appelait aliénation mentale. Ce n’est pas seulement au niveau des
habits que la déculturation de l’Afrique Noire se manifeste.  Elle s’étend à tous les aspects de la vie sociale.


Mais revenons au message du Messager que  j’ai attribué à Monsieur Ngimbi. Il donnait la vox aux femmes africaines. Je profite de cette occasion pour  lui
demander  quelle a été la réaction des autres femmes, africaines ou autres. Je me rends malheureusement compte que les femmes ne sont pas nombreuses
sur le forum.


Pour revenir au sujet lui-même, Messager a posé cette
question : « Que faire pour préserver cette identité culturelle en Occident ? »


Avant d’aller en Occident, il faut commencer au pays.
Quand Laurent Kabila est arrivé à Kinshasa en 1997, je me souviens que ses militaires s’en prenaient aux femmes qui portaient des pantalons. Les Kinoises les avaient traités de villageois.
J’avais compris que le mal était très profond et que pour le guérir il fallait un remède à long spectre et aux effets retardés.


Si j’étais le Président du Congo, ma femme ne porterait
que des pagnes. Messager a demandé à la sienne de s’habiller à la congolaise  et je ne pense pas qu’elle ait fait des problèmes. J’initierais des programmes télévisés qui feraient
 la publicité du pagne. Je valoriserais les usines de production du pagne ; je ferais initier  des
journées et activités culturelles où le port du pagne serait une des conditions. Je ferais du pagne une tenue nationale pour certaines cérémonies et pour les femmes et de la cravate pour les
hommes de l’administration publique.  Avec un peu de réflexion on peut accomplir beaucoup de choses.


Et en Occident ? La situation me parait plus
compliquée ici : quand on vit à l’étranger, il faut adopter des attitudes et habitudes qui traduisent une intégration parfaite sous peine de faire traiter de marginal. Il me parait normal
que nos femmes, pour s’intégrer au milieu, s’habillent comme les autres.  Tout en gardant son identité culturelle. Ainsi par exemple, lors de
rencontres à caractère culturel, proposer à nos femmes et filles de s’habiller à la congolaise.


 


Musambi Mayele


 


 

Serge - Kongo na biso 06/08/2013 17:02


Mbote ndeko Musambi Mayele,


Vous avez 100% raison, si seulement Mobutu avait réussi sa politique
économique on pourrait lui pardonner ses offenses et son authenticité pourrait être suivie religieusement. J’ai toujours soutenu le cas des noms et des post noms qui faisait de nous des hommes
intègres comme dirait le Capitaine Thomas Sankara « des Burkinabés » mais malheureusement nous préférons regarder dans la marmite des autres au lieu de valoriser notre culture. J’ai mon
petit frère qui parle anglais avec ses enfants, j’ai lui ai dit qu’est ce que tu fais là ? Il me répond « heure moko nalobaka na bango pe na lingala. » Voilà un autre problème, on
a des enfants Congolais qui seront comme « alias Zoé Kabila » qui depuis qu’ils sont arrivés en 97 il n’arrive toujours pas à parler nos 4 langues nationales, on dit tellement son
Swahili est extrêmement compliqué, il se serre encore d’un interprète jusqu’à ce jour.


Soki bana ya ba Kongolais bakomi kokoma lokola batu misusu wana ekomi une
bombe à retardement pona culture na biso.


Boboto o mbokamosika.


Serge – Kongo na biso

Messager 05/08/2013 23:26



Merci à tous ceux qui sont en train d’enrichirce débat sur le port du pagne. En effet, l’idée d’écrire cet article
m’est venue dimanche lorsque j’ai demandé à mon épouse de se mettre en pagne pour aller à l’église  où l’on clôturait  une grande conférence pour les jeunes venus de tous les continents. Parmi les participants il y avait plusieurs jeunes filles d’origine africaine venues
d’Afrique du Sud, de la Grande Bretagne, d’Allemagne, de la France, et de la Suisse.


Dans la salle, toutes les africains étaient habillées à l’occidental, sauf mon épouse qui était en
« maputa » sur ma demande.


Ceci étant,  j’ai conçu immédiatement ce sujet afin de méditer avec toute
la communauté sur la perte  de cette identité culturelle.


 


Messager

Musa Mayele 05/08/2013 22:42


Cher Monsieur Ngimbi,


Vous posez là un problème sérieux, qui mérite d’être
pris au sérieux (la répétition est voulue) car, il pose la problématique de l’identité culturelle c.à.d ce qui différencie un peuple d'un autre. Il ne touche pas seulement les
africaines d’Europe, mais aussi celles qui sont restées en Afrique, spécialement les congolaises. A ce sujet, je me suis toujours posé la question de savoir d’où vient la légèreté des
congolais ? Je sais qu’en Afrique le problème ne touche pas que le congolais, mais nous ne sommes pas obligés de l’appréhender de la même façon. Parce que nous sommes nous,
différents des autres.


Tout d’abord il faut reconnaitre que le port du
pantalon a ses avantages. Dans certaines situations, comme pendant des voyages ou l’exécution de certains travaux, le pantalon est plus recommandé que le pagne. Il permet des mouvements et des
positions qui ne blessent pas la pudeur. On se rappellera les « mama fongola makolo » à l’époque des encombrements dans les taxis-bus, à Kinshasa notamment.  Il en va de même pour certaines professions, comme les modélistes, les acteurs, etc. ou les circonstances recommandent, et même exigent, le port du
pantalon.


Mais il s’agit-là d’un usage circonstanciel du
pantalon. Je me souviens que dans les années 90, la tenue officielle pour les employées de bureau excluait le pantalon au Burundi et au Rwanda. La plupart des femmes allaient au bureau robe ou
jupe, certaines en pagnes. Chez nous, mêmes dans les circonstances qui imposaient le pantalon, les dames le portaient avec un pagne au-dessus. Par respect pour la culture.


Aujourd’hui, un grand nombre de dames, surtout celles
de la ville et celles qui ont été à l’école considèrent le pantalon comme une marque d’évolution. Il s’agit là, certes, d’une évolution mais de quelle évolution ? Ce qui importe, à mon avis,
ce n’est le changement, mais le sens où ce changement s’oriente.  J’ai eu la chance dans voyager dans le monde. Le jour où je foulerai le sol
américain, j’aurai fait le tour du monde car sur les 5 continents, j’en ai visité 4. Ces voyages m’ont permis de découvrir, spécialement en Asie et en Océanie, combien les gens sont fiers d’être
eux-mêmes, différents des autres. Et la première différence, c’est l’habillement. Observez les tibétains (le Dalai Lama en particulier), le japonais, etc.


En Afrique noire, il existe certes des pays le sens
culturel impose encore un certain orgueil national par le port d’une tenue nationale.  Mais en général on dirait que le Noir a honte d’être Noir. Non
seulement honte de la couleur de sa peau, mais c’est comme si celle-ci conditionnait tout son être.


La femme congolaise, dans toute sa beauté et son
élégance s’est toujours fait remarquer par le port du pagne, par la tresse de ses cheveux, etc. L’image publicitaire ci-haut nous le montre à suffisance. Oui, Serge, peut-être que Mobutu a
eu tort d’imposer l’authenticité par la force. Mais n’oublie pas que c’est aussi lui qui a revalorisé la femme congolaise: la Maman Zaïroise. J’ai toujours pensé que si Mobutu avait réussi sur le
plan économique et porté son Zaïre à niveau de développement à la mesure de ses moyens, aujourd’hui nous parlerions un autre langage dans ce domaine et il passerait pour un grand leader.


Mais le problème d’identité culturelle ne se pose pas
qu’au niveau vestimentaire et n’a pas commencé avec lui. En quoi sommes-nous encore noirs si ce n’est pas la couleur de notre peau, et africains parce que nous habitons l’Afrique ? Nous nous
sommes entrainés dans un mouvement à la suite duquel nous cessons d’être nous-mêmes, lentement et imperceptiblement, mais surement. Aujourd’hui, nous avons des Jean, des Pierre, des Gilles
pourtant lequel de nos de nos ancêtres avait porté de tels noms ? Quand viendra le moment où les occidentaux  porteront des noms comme
Kalubanzeyako, Amuri, Kadima, Kiese ? Dieu n’accepte donc pas des gens avec de pareils noms dans son Royaume ? Mobutu avait initié une révolution culturelle qui n’a pas totalement
échoué. Heureusement !


Musambi Mayele


 

Claude Kangudie 05/08/2013 22:11


Bonsoir mon frère Ngimbi. J'aimerai revenir sur la mort de Jean-Pierre Finant et ses compagnons à Bakwanga. Au cours de mes échanges avec A. Kalonji, il m'expliqua, avec force conviction comment
il avait refusé de recevoir le "coli" Lumumba que lui envoyaient Mobutu et Bomboko. Ce dont je pris acte. Je revins encore en charge avec le cas de la mort de Finant avec ses compagnons, qui
furent bien reçus et tués à Bakwanga...Dans un premier temps, A. Kalonji m'affirma qu'il n'était pas à Bakwanga quand cela était arrivé. Il me dit qu'il se trouvait à Antananarive au Madagascar.
Je lui rappelais que c'était lui le chef...il ne pouvait pas ne pas être au courant...Longs soupirs, beaucoup de tortures internes...je compris personnellement que pour ce cas, il y était pour
quelque chose, contrairement à Lumumba. Nous devons dire notre histoire dans toute sa rigueur pour repartir sur des bases saines et propres. RDC Congo, Libanga ya Talo, mboka ya Chebeya na
Pasteur Lukusa...


 


Claude Kangudie.

Wa Ngongo 05/08/2013 14:25


Ezali mpe ya kokamua te, lelo ba "wax" oyo ba chinois baye na yango na Afrique ezali na ntalo moko abordable, kasi soki okeyi na Kinshasa, ba jeunes filles bazali ko préférer kolata pantallon na
mua bitendi misusu ya bilamba mpo na kolakisa nzoto na ye, tangu na tangu ezalaka na makambo na yango. Na tangu ya kala ba soeurs na biso , likambo ya kolata pantallon ezalaki likambo ya soni, il
faut kolata liputa mpo na kobomba nzoto na yo, sûrement en prévision ya mariage, kasi lelo mibali bazali lisusu na mbongo ya kobala basi te, mwasi to mobali, motu nionso akomi koluka na ndenge na
ye, mpo na bomoyi na ye.


Soki otuni par exemple ba danseuses ya ba orchestres, bakoyebisa yo, ki danseuses ya tangu ya kala ezalaki ya ba maputa, lelo soki omati na podium, na ba maputa okokimisa ba clients ya orchestre
ya batu.


Raison mosusu na Kinshasa ba filles bazali ko avancer, ezali ke pantallon ezali na complication te lokola "wax", oluka mbongo ya tailleur etc...


Kasi nde côté culture, il faut ba mama na bana, ata bozali na MPOTO, il faut kolakisa bana epayi oyo bowuti, puisque ata ndele ekozala bénéfique mpo na ba oyo bazali kokanisa ba kotikala bilenge
éternellement, tangu ezali kokende ekozila yo te.... bokulutu mpe ezali koya, pamba te MBISI asalaki lolendo na ebale ya Congo, andimaki te mokolo mosusu ba kotekisa ye LIKAYABU na Wenze ya Somba
Zigida.

Serge - Kongo na biso 05/08/2013 12:59


Mbote,


C’est ça qu’on appelle le destin mon cher kulutu Ngimbi. Na maye matali
elateli ya ba mama pe bilenge basi ya Congo munene na mikili ya poto, Gd Me Yorgho étant un visionneur asosoloki yango déjà na nzembo ya Mamou « Mamou oyebi ke na mboka na biso bapekisa basi
kolata pantalon, kasi yo na poto okomi kolata pantalon », en générale biso ba Z. Congolais tomonaka kaka bolamu na culture ya baninga, tomonaka lokola oyo ya biso eza na valeur te, peut etre
po culture ya authenticité ezalaki brutalement imposée na peuple sans consultation, peuple azalaki na liloba ata moko te, b’Abascost na maputa surtout pona bilenge ezalaki elokoya fierté te kasi
na mécontentement yango wana début ya Viva la Musica Papa Wemba alataki veste pe ba jeunes balandaki tii l’état atelemelaki yango lisusu. Soki MPR (Main paire ndenge ba tata na ba mama bazalaki
ko prononcer yango) a diriger par exemple, à décevoir peuple te na bilan na ye ya 30 ans mbele Z. Congolais alingaki kozala na bolingo ya mateya pe b’acquis de la révolution. Ba ndeko basi ya
poto balimbisa nga mais nasala constat ke baza mosika na education ba mama bapesaki bilenge basi na Z. Congo, majorité ya bilenge basi ya poto bayebi kolamba te, pona bango kobima kitoko na miso
ya batu il kopakola maquillage ebele na elongi, kobakisa manzaka ya milayi, kolata colant serré na nzoto to kotambola libumu libanda etc… nasi nasengaki bolingisi, oui nasengaki bolimbisi déjà,
nabengaki na ndaku ya sister na nga moko vers 11h ou 12h, bana na ye misato ya basi bazalaki naino kolala, pona nini ? alobi : « Omoni ba bimaki mikolo nionso na tongo (awa classe
ebandaka 9h00 – 9h30 tii 15h00) yango wana na week-end natikaka bango balala na bango po ba récupérer » alors ke biso na Kin classe ezalaki kobanda 7h30, ba sœurs bazalaki kolamuka tongo po
ba kombola lupangu, basokola basani, basokola nzoto po bakende classe et même na week-end exception ezalaki te. Sœur mususu aza na bana basi mibale mais kaka ye moko mutu alambaka na ndaku,
alobaki na nga : « balambaka, bayebi kolamba loso (certainement abosanaki koloba ke « bayebi kotokisa maki »). » jeune fille moko mwana ya ami na nga ayaki kotala nga,
asikisa loso, simple los ope ebela te, na mitunaka : what went wrong ? (nini esimbaki te ?). Eza pe faute ya baboti bazali ko fabriqué mindele ya loposo moyindo, tango baboti
balakisi bana culture te, bana pe bakoyeba te. Soki Z. Congolaise alati liputa na libaya oyo etongami kitoko, bapaya bazalaki curieux, ba balukaka na nzela pona kotala ye deux fois, ba nigérians
na ba ghanéens tango basalaka ba feti na poto okosepela na elateli na bango mais ba Z Congolaise il faut otuna po oyeba, tobungisi identité. Sœurs moko ya Ougandais ayebisaki nga « oyebi
ndenge nini toyebelaka ba Z. Congolais sikoyo ? Na ba couleurs, bolingi bilamba ya ba couleurs trop. » Ba mama
bolamuka.


Boboto o mboka mosika.


Serge – Kongo na biso

Ngimbi Kalumvueziko 05/08/2013 04:10


Pour ceux qui connaissent l’histoire mouvementée du Congo juste après
l’Indépendance, cette photo où on voit ensemble Abeti Masikini et Mpongo Love dit beaucoup. Les deux étaient les filles de Jean-Pierre Finant, Président sectionnaire du MNC/Stanleyville, et
Gilbert Mpongo, agent des services de la Sureté du gouvernement Central. Ceux-ci étaient engagés de part et d’autres des deux camps opposés (gouvernement de Léopoldville contre gouvernement de
l’éphémère République Populaire du Congo installé à Stanleyville par Antoine Gizenga après la destitution de Lumumba) et ont connu une fin très tragique. Jean-Pierre Finant faisait partie des six
dirigeants lumumbistes arrêtés par le gouvernent de Léopoldville après la neutralisation de Lumumba, livrés à Bakwanga (actuelle Mbuji-Mayi) où ils furent mis à mort après avoir subi d’atroces
tortures. Cet évènement valut à Bakwanga la triste appellation d’Abattoir National. Apres avoir arrêté Lumumba à la rivière Sankuru, Gilbert Mpongo fut envoyé dans une mission au Kivu où les
forces gouvernementales combattaient celles de Stanleyville. Il fut capturé puis expédié à Stanleyville où fut tué après avoir subi des tortures d’une extrême cruauté quand l’assassinat de
Lumumba fut confirmé. Comme par un caprice des destins Abeti Masikini et Mpongo Love qui leur ont survécu, étaient deux grandes vedettes de la chanson dans les années 1970 et 1980, et ont toutes
deux disparu au début des années 1990 !.


Par Ngimbi Kalumvueziko, auteur de CONGO-ZAIRE, LE DESTIN TRAGIQUE D’UNE
NATION, et LE PYGMÉE CONGOLAIS EXPOSÉ DANS UN ZOO AMÉRICAIN, parus aux éditions l’Harmattan de Paris. Prochaine publication chez le même éditeur CONGO-ZAIRE, LES ACTEURS DE
L’HISTOIRE

Ngimbi Kalumvueziko 05/08/2013 04:07


Pour ceux qui connaissent l’histoire mouvementée du Congo juste après
l’Indépendance, cette photo où on voit ensemble Abeti Masikini et Mpongo Love dit beaucoup. Les deux étaient les filles de Jean-Pierre Finant, Président sectionnaire du MNC/Stanleyville, et
Gilbert Mpongo, agent des services de la Sureté du gouvernement Central. Ceux-ci étaient engagés de part et d’autres des deux camps opposés (gouvernement de Léopoldville contre gouvernement de
l’éphémère République Populaire du Congo installé à Stanleyville par Antoine Gizenga après la destitution de Lumumba) et ont connu une fin très tragique. Jean-Pierre Finant faisait partie des six
dirigeants lumumbistes arrêtés par le gouvernent de Léopoldville après la neutralisation de Lumumba, livrés à Bakwanga (actuelle Mbuji-Mayi) où ils furent mis à mort après avoir subi d’atroces
tortures. Cet évènement valut à Bakwanga la triste appellation d’Abattoir National. Apres avoir arrêté Lumumba à la rivière Sankuru, Gilbert Mpongo fut envoyé dans une mission au Kivu où les
forces gouvernementales combattaient celles de Stanleyville. Il fut capturé puis expédié à Stanleyville où fut tué après avoir subi des tortures d’une extrême cruauté quand l’assassinat de
Lumumba fut confirmé. Comme par un caprice des destins Abeti Masikini et Mpongo Love qui leur ont survécu, étaient deux grandes vedettes de la chanson dans les années 1970 et 1980, et ont toutes
deux disparu au début des années 1990 !.


Par Ngimbi Kalumvueziko, auteur de CONGO-ZAIRE, LE DESTIN TRAGIQUE D’UNE
NATION, et LE PYGMÉE CONGOLAIS EXPOSÉ DANS UN ZOO AMÉRICAIN, parus aux éditions l’Harmattan de Paris. Prochaine publication chez le même éditeur CONGO-ZAIRE, LES ACTEURS DE
L’HISTOIRE