Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Messager

 

Le meeting de Jean Bolikango à Yangambi, en 1959.

 

Nous reproduisons à l’intention des mbokatiers la photo de Jean Bolikango en plein meeting à Yangambi le 27 octobre 1959, envoyée par Richard Kasongo .

Papa Jean Bolikango, fut un des pionniers de l’indépendance du Congo, un des leaders du PNP et candidat malheureux à la première présidence de la République, remportée par Joseph Kasa-Vubu, de l’ABAKO, avec l’appui du MNC/Lumumba.

 

Source :Ineac

 

.

Bolikango 1

 

Jean Bolikango en plein meeting à Yangambi, le 27 octobre 1959

 

.

Bolikango 2

 

Devant  foule attentive 

.

 

 



 

Le duel Bolikango - Kasa vubu

 

 

Jean Bolikango avait des ambitions. Cet adapésien - ancien élève des pères de Scheut- et l'un des meilleurs de leurs enseignants, était un évolué de classe. Seul parait-il, Papa Daniel kanza lui avait damé le pion, en lui piquant le n°1 de la carte civique. N'empêche, qu'aussi près que possible du mondele- Tata Raphaèl de la Kéthule- Jean Bolikango était promis à un bel avenir.

Enseignant au collège Saint-Joseph à Saint-Anne à Kinshasa de 1926 à 19582 sous la direction de Raphaël de la Kethulle1. Il représentera l’enseignement catholique à l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles. Il est aussi le pre­mier Commissaire général à l’information du Congo-Belge et du Rwanda-Urundi2.

Il sera donc pendant longtemps pour les léopoldvillois, la modèle de réussite social. Pourtant lorsque les premières communes sont mises en place à léo, il prend ce premier pas politique de haut. Une brèche dans laquelle va s'engouffrer Joseph Kasavubu. celui-ci avec l'aapui des Assanéfiens - anciens élèves des Frères des Ecoles Chrétiennes - va réussir son implantation à Léo, en ravissant tour à tour, la présidence de l'Abako et les premères élections communales à Dendale.

C'est donc sur le tard, en 1959, qu'il s’engage dans la politique. Soutenu par les catho, Jean Bolikango va essayer de refaire son retard sur KasaVubu. En effet, derrière le duel politique Bolikango - Kasa Vubu, se cachait une autre rivalité: celle des anciens élèves des Pères de Scheut (Bana Saint Anne) contre les anciens élèves des Frères (Bana Boma). La table ronde de Bruxelles sera son premier grand rendez-vous politique. Et face à un Kasa Vubu et Lumumba, la tentaqtion de la surenchère est grande d'autant plus qu'un autre Muan'Ekanga est déjà dans la place : Joseph Ileo. il ne reste à Bolikango qu'à jouer son va-tout et viser la plus haute marche: la présidence.

Les fameux "Lipanda eza na libenga na ngai, na bimisa?" - Kobimisa te kasa-Vubu akoyiba!
Au plus fort de la campagne électorale, une fracture va se créer entre les populations Bakongo et Bangala de Léopoldville. Eux qui jusque là viviaent en bonne intelligence, vont découvrir qu'ils ne sont pas de la même tribu. La rivalité des anciens élèves va déborder sur le tribalisme, avec les conséquences que nous connaissons encore aujourd'hui.
sans aller jusqu'à metrre sur le dos de Jean Bolikango les dérives politiques que l'on a connu, il faut reconnaître que son ambition présidentiel a créé des clivages au sein de la population de Léo.
C'est ainsi qu'à Kintambo par exemple, Papa Benoit Botomba, un fils du pays, né et grandi à Kintambo, connu pour ses actions notamment au sein des cout du Congo,sera battu en tant que Mongo aux élections communales de 1959 par Lulungu Yilela (Yaka), parce que les électeurs ont voté par tribalisme!

Selon les contemporains de mon Père, les flèches et autres lances étaient souvent de sorties lors des meetings et brandies par des militants, pour menacer les adversaires ou soutenir leurs candidats.

 

Joseph Pululu

.

.

Commenter cet article

Edjidjimo Bina Wa Bonguma 24/05/2012 02:37


PAPA ZA BOLINGANGO AKPLOKAKA MABALI YA TEMBE ETAIT PRESIDENT  DE LA PUNA ET NON DE PNPDONT LE PRESIDENT ETAIT BOLYA.

Joseph Pululu 10/05/2012 14:46


Le duel Bolikango - Kasa vubu
Jean Bolikango avait des ambitions. Cet adapésien - ancien élève des pères de Scheut- et l'un des meilleurs de leurs enseignants, était un évolué de classe. Seul parait-il, Papa Daniel kanza lui
avait damé le pion, en lui piquant le n°1 de la carte civique. N'empêche, qu'aussi près que possible du mondele- Tata Raphaèl de la Kéthule- Jean Bolikango était promis à un bel avenir.


Enseignant au collège Saint-Joseph à Saint-Anne à Kinshasa de 1926 à 19582 sous la direction de Raphaël de la Kethulle1. Il représentera l’enseignement catholique à l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles. Il est aussi le pre­mier Commissaire général à l’information du Congo-Belge et du
Rwanda-Urundi2.


Il sera donc pendant longtemps pour les léopoldvillois, la modèle de réussite social. Pourtant lorsque les premières communes sont mises en place à léo, il prend ce premier pas politique de haut.
Une brèche dans laquelle va s'engouffrer Joseph Kasavubu. celui-ci avec l'aapui des Assanéfiens - anciens élèves des Frères des Ecoles Chrétiennes - va réussir son implantation à Léo, en
ravissant tour à tour, la présidence de l'Abako et les premères élections communales à Dendale.


C'est donc sur le tard, en 1959, qu'il s’engage dans la politique. Soutenu par les catho, Jean Bolikango va essayer de refaire son retard sur KasaVubu. En effet, derrière le duel politique
Bolikango - Kasa Vubu, se cachait une autre rivalité: celle des anciens élèves des Pères de Scheut (Bana Saint Anne) contre les anciens élèves des Frères (Bana Boma). La table ronde de Bruxelles
sera son premier grand rendez-vous politique. Et face à un Kasa Vubu et Lumumba, la tentaqtion de la surenchère est grande d'autant plus qu'un autre Muan'Ekanga est déjà dans la place : Joseph
Ileo. il ne reste à Bolikango qu'à jouer son va-tout et viser la plus haute marche: la présidence.


Les fameux "Lipanda eza na libenga na ngai, na bimisa?" - Kobimisa te kasa-Vubu akoyiba!
Au plus fort de la campagne électorale, une fracture va se créer entre les populations Bakongo et Bangala de Léopoldville. Eux qui jusque là viviaent en bonne intelligence, vont découvrir qu'ils
ne sont pas de la même tribu. La rivalité des anciens élèves va déborder sur le tribalisme, avec les conséquences que nous connaissons encore aujourd'hui.
sans aller jusqu'à metrre sur le dos de Jean Bolikango les dérives politiques que l'on a connu, il faut reconnaître que son ambition présidentiel a créé des clivages au sein de la population de
Léo.
C'est ainsi qu'à Kintambo par exemple, Papa Benoit Botomba, un fils du pays, né et grandi à Kintambo, connu pour ses actions notamment au sein des cout du Congo,sera battu en tant que Mongo aux
élections communales de 1959 par Lulungu Yilela (Yaka), parce que les électeurs ont voté par tribalisme!


Selon les contemporains de mon Père, les flèches et autres lances étaient souvent de sorties lors des meetings et brandies par des militants, pour menacer les adversaires ou soutenir leurs
candidats.


 

Kanda Gilbert 09/05/2012 11:51


Authentiquement on l´appelait PAPA ZA BOLIKANGO, je me souviens encore lors de son premier meeting à Léopoldville après la fameuse table ronde de Bruxelles, devant la foule il lanca une phrase
qui est restée célèbre LIPANDA EZALI NA POCHE, NABIMISA....