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Publié par Messager

 

SEMAINE DE LA REPUBLIQUE DU CONGO BRAZZA SUR MBOKAMOSIKA

 

LE FOOTBALL AU CONGO BRAZZAVILLE

 

Le football congolais a connu son apogée et ses moments de gloire au cours du premier quart de siècle qui a suivi l’accession du pays à la souveraineté internationale. Congo Sport est la première appellation de l’équipe nationale. Sa première victoire africaine se réalisa en décembre 1962 lors de la Coupe des Tropiques. La première édition de ce tournoi omnisport se déroula à Bangui. En finale, le Congo battit le Cameroun du maréchal Samuel Mbappé Leppé sur le score sans appel de 3buts à zéro (buts de Mayanda, Makouana et Pena).  

 

Marien Ngoubi et la Coupe
 

Marien Ngouabi avec le trophée Abdallah Salem baptisée « Marie-Jeanne ».

 

L’entraîneur qui réussit cet exploit fut un fils du pays : Paul Ebondzibato sous la houlette de Gilbert-Thomas Manckoundia, président de la FECOFOOT. En 1965,  Brazzaville accueillit les premiers jeux africains.  Un nouveau stade fut construit pour la circonstance et inauguré le 20 juin. Cette enceinte sportive s’appella d’abord Centre Omnisport puis stade de la Révolution et aujourd’hui stade Alphonse Massamba-Débat. Lors de ces premiers Jeux de l'Afrique indépendante, le football congolais gagna la médaille d’or devant le Mali de Salif Keita.

 

Congo 2
 

Congo Sport 1962. De g. à dr.: Jean-Pierre Elouma  «Anderson» (capitaine), Maxime Matsima «Yachine», Germain Gavaud «Moteur», Hervé-Fortuné Mayanda «Tshombé-Demalhouette»,  Gilbert Makouana «Bolikango-Bolida», Habib Tall «Saxo»,, Désiré Mayala «Larbi», Armand-Bérulle Ambara «Colonel Mobutu»,   Omer Péna,  Léopold Ndey «Flamion-Ziboulateur» et Adolphe Bibanzoulou «Amoyen».

Absents sur la photo Jean-Chrysostome Bikoudi «Bistouri» et Pierre Moumpala.

 

Congo Sport participa à sa première Coupe d’Afrique des nations en 1968 en Ethiopie. Mais ce fut un échec car successivement battu par le Congo-Kinshasa (3-0), le Sénégal (2-1, but de Foutika) et le Ghana (3-1, but de Mbono). Le Congo-Brazza termina dernier de la poule B à Asmara et quitta le tournoi dès le premier tour alors que ce furent les Léopards d’en face qui devinrent champions pour la première fois. Deux ans plus tard au Cameroun, l’’equipe fut rebaptisée Diables Rouges. Outsider, les Congolais créerent la surprise.  Au 1er tour  après un nul contre le Maroc (1-1, but de Moukila) et une défaite contre le Congo-Kinshasa devenu Zaïre (2-0), le premier tour se termina par la victoire sur le Soudan (4-2, doublé de Mbono puis buts de Bahamboula Tostao et François M’Pelé). Avec 3 points ex aequo avec le Maroc, le Congo fut qualifié pour les demis grâce au nombre de matches nuls (1 pour le Congo contre 3 pour le Maroc). 

 

Diables Rouges 1
 

Diables Rouges, champions d’Afrique des nations 1972

1er rang : Amoyen, Matsima, Mboungou, Tandou, Oba et Mayala

2ème rang : Ndoulé Ryno, François Mpélé, Mbono, Mbemba Thoney, Moukila, Mayanda, Bahamboula Tostao et Matongo Soucous.

3ème rang : Poaty Hidalgo, Minga Pépé, Baleckita, Mfoutou et Ongagna.

4ème rang : Samba, Boukaka, Niangou, Dengaki, Ndolou et Ngassaki.

 

En demi-finale, il sortit le Cameroun, pays organisateur (1-0, but de Minga). En finale, grâce au doublé de Jean-Michel Mbono et au but de François M'Pelé, il battit le Mali 3-2 et remporta le trophée Abdallh Salem aussitôt baptisé « Marie-Jeanne ». Deux plus tard lors de la CAN 1974 en Egypte, les Diables Rouges parviennent a battre les Léopards a Alexandrie 2-1, buts de Mbono et Minga, de Mayanga coté Zaïrois), mais ce sont les Zaïrois qui seront champions. Le trophée traversera alors le fleuve. Au pays de l´authenticité, Marie-Jeanne deviendra Moseka.

 

Cara de Brazza

Le CARA, champions d’Afrique des clubs champions 1974

Accroupis:  Moukila, Dibantsa, Mamounoubala, Mbemba, Poaty et Lakou,.
Debout: Amoyen (coach assistant), Mboungou, Ngassaki, Yangat, Manoleche (coach), Nganga, Dengaky, Bakekolo, Mafimba, Mbouta et Tandou.

 

Au niveau des clubs, Diables-Noirs yaka dia mama, Etoile du Congo, Patronage Sainte Anne ou Abeilles n’ont laissé aucune empreinte dans les compétitions africaines. Le succès viendra avec le Club Athlétique Renaissance Aiglon. Renforcé comme le fut V.Club de Kinshasa en 1972, il était presque devenu l’équipe nationale bis. Le but était de rééditer l’exploit camerounais des Diables rouges. La réussite fut au rendez-vous et le CARA devint champion d’Afrique. La coupe Kwame Nkrumah partit de Kinshasa pour la capitale congolaise. Paul Moukila Sayal fut sacré ballon d’or du meilleur joueur africain. Avec des footballeurs exceptionnels, le Congo connut son ère de gloire. Bien qu’il ait gagné la Coupe de l’UDEAC en 1990, puis la Coupe de la CEMAC en 2007 et 2010 ; bien que les Diablotins aient été en 2007 champions d’Afrique junior et que le pays fut champion des jeux de la francophonie en 2009, le football congolais qui a perdu de son éclat d’antan  cherche encore le bout du tunnel.

Samuel Malonga


1.Marie-Jeanne 1, par les Bantous

2.Marie-Jeanne 2, par les Bantous


 

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Loto foot 14/05/2012 20:54


Merci pour l'article, vraiment il est très interessant.

JP BOUCK 04/04/2012 00:51


VITA CLUB n'a jamais ete renforcé comme l'AIGLON CARA de BRAZZAVILLE. Je pense qu'on l'a dit et redit ici.


BEMBA TOSTAO (Diable Noirs), PAUL MOUKILA, NGASSAKI, YANGAT etait des internationaux champions d'Afrique des Nations (1972). Rien de tels avec le grand recrutement de V. CLUB en 1971. Et VITA
CLUB n'a remporte la LDC Africaine qu'en 1973.

Messager 19/08/2011 22:47



Je viens de vérifier sur mon ordinateur, toutes les photos sont visibles.


 


Messager



Mukumata Michel Georges 19/08/2011 19:20



Toutes les photos que mbokamosika a publié durant la semaine de la République du Congo Brazzaville ne sont pas visibles.



Très fâché 19/08/2011 16:30



Botika koseka batu, vrais 5 chantiers ezali na Rwanda, kende na Kigali OMONA mpe ondima makambo nini ezali koleka na 5 chantiers...



Lisolo 19/08/2011 16:23



Quand Marie-Jeanne a divorcé avec le Diable Rouge pour épouser en séconde noce le Léopard, il faut voir comment la chanson Marie-Jeanne a éte interprétée à Kinshasa dans les Nganda, Oh !
Marie-Jeanne m´a fui... et Vidiniki wa Vidiniki d´enchaîner OKOMI NA ZAIRE ya Mbongo....



Joseph Pululu 19/08/2011 11:44



ACTU-ANTENNE
publié le 04-08-2011 à 19:13

Les 5 chantiers à l’épreuve de la Kinoissité.
L’embellissement de la ville de Kinshasa, conséquence des fameux 5 chantiers lancés par le président de Kabila, a déjà trouvé son néologisme : Mikilisation.



« Bamemeli biso poto na Kinshasa – littéralement, on a ramené l’Europe à Kinshasa ». Voilà comment le  Gouverneur
de la Capitale congolaise André Kimbuta, a dans une envolé lyrique ponctuée de « Ntshintunga » a initié la campagne de création linguistique autour du terme Mikili. Il est désormais
question de Mikilisation de Kinshasa et des kinois.


 


Ainsi le boulevard Triomphal – qui passe devant le Palais du Peuple, haut lieu des défilés, est aux yeux des kinois aussi beau que les Champs
Elysées. C’est leur Mikili proclament-ils, comme s’ils voulaient surmonter les frustrations des refus de visas de la Maison Schengen.


 


Il ya aussi l’autoroutisation en cours du boulevard du 30 juin, qui affiche tranquillement ses 2X4 voies, sur un tronçon de 10 Km. Dans la
ville, les Chantiers numérotés à partir de 6, d’immeubles de 3 à 6 étages, attestent aussi que les miettes des chantiers d’infrastructures, ne sont pas perdues pour tout le monde.


 


Mais il ne suffit pas de proclamer la mikilisation, il faut aussi la montrer. Et celui qui s’en charge le mieux, c’est Zacle - Zacharie
Babashwe, l’incontournable journaliste qui a osé proposer un JT en lingala kinois. De temps à autres, il embarque tout ce qu’il peut trouver comme Mikiliste de passage à Kin, pour un Kin-Tour
pour pour admirer les réalisations des 5 chantiers,  avec au bout, un pasage sur son émission JT lingala facile, pour confirmer que les changements survenus dans leur belle
ville, depuis 10, 15, 20 ans ou plus qu’ils sont partis, c'est bien de la Mikilisation.


Joseph Pululu