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Publié par Messager

On peut écrire des tonnes d'articles sur l'évolution de la musique congolaise, tant que ceci ne sera pas suivi de la diffusion des oeuvres représentants cette ascension ,c'est une peine perdue. Lorsqu'on dit "bon vieux temps", on se réfère à une époque où les artistes rivalisaient de créativité, avions-nous déjà dit.

Mais comment s'en rendre compte si on ne donne pas l'occasion aux jeunes d'auditionner les oeuvres originales réalisées à l'époque ? C'est pourquoi, nous démarrons dès ce jours la diffusion de certaines oeuvres rares, actuellement en voie de disparition, que notre ami Kiku a exhumées pour nous. Bravo donc à Kiku qui nous permet d'auditionner des raretés introuvables sur le marché du disque.

Nous invitons Crispins Lukoki, Faugus, Seskain Molenga à nous les commenter dans la mesure de leur disponibilité. Nous demandons particulièrement à Faugus de nous confirmer si c'est Roger qui interprète avec Kallé la chanson Kaï Kaï de Nico

Aujourd'hui, nous écouterons quatre chansons de l'OK-Jazz, et quatre de l'African-Jazz.Prochainement nous en auditionnerons deux de Vedette-Jazz (ancêtre de Los Angel) et dans lequel Bolhen a démarré sa carrière musicale, deux de Jekokat, et une de Mystérieux-Jazz.

Vous vous rendrez compte, cher Zéphyrin, que certains titres et certains noms comme ELO et Déesse avaient déjà été utilisés dans le temps.

 

Messager


OK-JAZZ

 

 

Ma Lambo Zela ngai

Lobi na Tongo

Elo mama

Yo te mosusu


AFRICA-JAZZ

 

Chérie Déesse,par Nico

 
 

Ngai mpe Elombe, par Kibongé Charles

 

Kai-Kai (version originale), par Nico

Tour de Ville (Essous et le Rock-A-Mambo)

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Crispin-Régis Lukoki 02/08/2010 04:46



Très cher Messager,


J´ai envie d´écouter ces chansons car il est fort probable que j´aie participé dans cet enregistrement comme guitare-soliste.Avant de quitter le pays,l´orchestre Les Pa-Zo avait enregistré son
premier disque au Studio Phonogram qui se trouvait à Kingabwa,et j´avais effectivement pris part dans cet enregistrement.Le gars qui jouait la guitare solo,avait abandonné la formation et le
chef de l´orchestre m´avait demandé de bien vouloir les seconder pour un certain temps,chose que j´avais acceptée.  


Crispin-Régis.



Messager 29/07/2010 19:07



Je reviens sur l'évocation de Crispin pour ajouter que le nom de Ngoyi me rappelle un belge qui travaillait à la radio Belge à Bruxelles en lingala, au lendemain de l' indépendance. Il avait
comme surnom Ngoyi. Il avait vécu à l'Equateur,et de retour en Belgique, il animait en lingala,avec une autre dame belge dont j'ai oublié le nom.


Peut-être nos confrères belges pourront nous retrouver leurs enregistrements.,Ils édifieronts beaucoup les mbokatiers.


 


Messager



Muna Mboa 29/07/2010 10:57



Salut mbokatiers,


À propos de Kayi kayi ,Je ne crois pas que Roger avait participé à la première version de celle ci.Puisque c'était durant la première dislocation de l'African jazz,dûe à la revolte de Nico.Faugus
pourra apporter plus de précision là-dessus.Mais je sais que Roger ne faisait pas partie de de l'aile Nico de l'african jazz .par contre il a chanté avec rochereau et Kalle
la seconde version qui pour moi est la meilleure (technologiquement parlant,car le son est meilleur).


Coucou



Messager 29/07/2010 07:02



Crispin,


 


J'ai deux chansons de l'orchestre LES PA-ZO. Le jour qui vous conviendra je peux la diffuser.


Par ailleurs, je sais que le vieux Rossignol faisait louer les intruments auquels vous faites allusion à certains orchestres au milieu des années '60.


 


Messager



Crispin-Régis Lukoki 29/07/2010 04:20



Oui Messager,il s´agit de la même chanson.C´était l´époque que nous dansions le MERENGUE importé depuis la République Dominicaine.Le Congolais,grand et bon observateur avait trouvé une nouvelle
expression pour designer les Jeunes Filles(NZAZI,NZELE,MBONGO,MERENGUE,NZUKUL etc..)Cette chanson était sortie á la fin de l´année 1957 pour les fêtes de Noël et nouvel An.Je me rappelle bien du
1er janvier 1958 à 6h du matin,cette chanson retentir du haut-parleur public qui se trouvait derrière la maison de ma Grand´mère à Thysville.Quels souvenirs!


Crispin-Régis Lukoki 



Crispin-Régis Lukoki 29/07/2010 03:57



Chers Amis,


J´étais encore un enfant en ce temps là,mais je suivais avec attention tout ce qui se passait sur notre scène musicale.Ceux de mon âge vont se rappeller de la programmation de laRadio
Léopoldville et surtout le programme du Disque demandé.Le congolais de l´époque était beaucoup plus social que celui d´aujourd´hui,et cela est palpable même dans sa façon d´aimer.Ce
congolais là,exploitait sâgement ses petits moments de bonheur comme ceux de malheur.Parlant de la Radio,le programme Disque demandé du vendredi soir,présenté par le Sergent Ngoy et une dame
au nom de Sabine si j´ai encore bonne mémoire,était très attendu pendant la semaine.Il y avait une participation massive des éléments de l´armée et durait longtemps.Alors il faut voir et vivre la
passion des familles entières au moment de ce programme.Tous les nouveautés passaient ce soir là et dans les maisons,les gens,cahier et crayon en main,notaient et comptabilisaient les chansons
des orchestres qui étaient jouées le plus.Des discutions se formaient dans les maisons ou devant les Haut-parleurs publics.Dans les lieux les plus fréquentés étaient installés ces Haut-
parleurs,pour que ceux qui ne possédaient pas des postes de Radio,puissent y suivre les nouvellles et les autres progammes.Il n´y avait pas ce bruit d´aujourd´hui, pendant les heures matinales
dans nos quartiers.Le matin,les bars dancing se ravitaillaient en boisson et en énormes cubes de glace pour rafraîchir la boisson.On pouvait entendre de la musique dans les bars qui se trouvaient
aux alentours des Wenze et dans les magasins.Ça faisait vraiment du bien,entrer dans un magasin au son de la chanson Majos moke ou Kallé Katho.Léopoldville était ce Poto Moyindo le soir avec
tous ces bars ouverts au son de cette musique envoutante et qui ne dérangeait pas l´ouïe.Pendant les heures scolaires et ceux de travail,nos rues étaient presque désertes,sauf celles qui se
trouvaient dans les environs des marchés et dans le centre commercial.Les enfants se trouvaient à l´école et les parents au boulot,au marché ou au dispensaire pour les visites médicales. Beaucoup
de ces pratiques avaient persisté jusqu´aux premières années d´après l´indépendance.      


Crispin-Régis Lukoki



Messager 27/07/2010 22:10



@ Papatoto,


Effectivement. Cete chanson existe aussi sous le titre de Merengue.


 


@ Michel,


je n'arrive plus à retrouver la chanson de papa Wemba. Si tu peux me l'envoyer pour sa diffusion.


Bravo pour le rapprochement des oeuvres tel que vous l'avez effectué avec papatoto. C'est le but  recherché en les diffusant.


Messager



Michel Kinzonzi 27/07/2010 21:36



Messager,


La chanson Déesse de l'African Jazz Papa Wemba,l'a aussi joué et dans Viva la Musica la chanson portait le titre de Est-ce que tu sauras? A la place de Ma Dede le Foridoles  Ma kadi moke oh
vous avez la chanson dans la bibliothèque.Serait-il possible de programmer cette chanson à tous les Mbokatiers?



Papatoto 27/07/2010 19:17



Messager,


Je viens écouter la chanson Lobi na tongo. En fait, c'est la même chose que la chanson Merengue (1958).