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Publié par Messager

 

 

 

Le 14e Sommet de la Francophonie s’est ouvert à Kinshasa.

 

 Kabila-Hollande

Le 14e Sommet de la Francophonie s’est ouvert aujourd’hui à Kinshasa devant un nombre important de chefs d’états africains et de principaux pays francophones.

Les congolais de l’intérieur et de la diaspora ont suivi avec intérêt cette ouverture retransmise par les médias du monde entier.

Que peut-on retenir sur ce sommet en ce jour :

-Joseph Kabila, une fois de plus s’est contenté d’accuser les forces négatives, à la solde des intérêts extérieurs, sans citer ni le M23, ni le Rwanda, comme d’habitude.

-Deux idées ont caractérisé la déclaration de François Hollande , à savoir :1) parler de la francophonie c’est aussi  parler des droits de l’homme . 2) Les frontières de la RDC sont intangibles.

Une manière de signifier à ceux qui rêvent de la partition de la RDC que le moment n’est pas encore venu, et de  condamner le régime de Kabila pour ses abus en matière des droits de l’homme.

Par ailleurs, le président français a conseillé à l'opposition congolaise, composée de 400 partis de se

rassembler.

article photo hollande

Hollande, Tshisekedi et Albert Moleka

 

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SOMMET DE LA FRANCOPHONIE

Ueli Maurer transmet la présidence à la RDC

Mis à jour à 18h27 

Une quinzaine de dirigeants se sont réunis à Kinshasa lors du 14e Sommet de la Francophonie. A occasion, Ueli Maurer a transmis la présidence du Sommet à la République démocratique du Congo (RDC).

Abou Diouff et Joseph Kabila.

Abou Diouff et Joseph Kabila. 
Image: Keystone

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Les pays de langue française ont défendu à Kinshasa les droits de l'homme et la démocratie comme les valeurs communes et constitutives de laFrancophonie. Une quinzaine de dirigeants se sont réunis samedi lors du 14e sommet éponyme, dont la présidence a été transmise à la RDC par le conseiller fédéral Ueli Maurer.

La rencontre a également été dominée par deux crises africaines majeures, l'occupation du nord du Mali par des islamistes armés et le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Hôte du sommet, le président congolais Joseph Kabila, à la tête du pays depuis 11 ans, a vanté à la tribune «la tolérance, l'Etat de droit et la démocratie», «consubstantiels de la Francophonie», alors même que ses opposants, interdits de manifestation, avaient appelé à un boycott du sommet pour ne pas légitimer sa réélection contestée en 2011.

Joseph Kabila, dont le régime reste sous le feu des critiques pour ses violations des droits de l'homme, a pourtant assuré que la RDC s'était engagée à «traduire ces valeurs universelles dans la vie de ses institutions et de ses populations».

Une «guerre injuste»

Evoquant le conflit dans l'est du pays, où s'opposent depuis cinq mois armée régulière et soldats mutins, le chef de l'Etat congolais a dénoncé «une guerre injuste» et «imposée» par «des forces négatives à la solde d'intérêts extérieurs», sans toutefois citer le Rwanda, accusé par l'ONU de soutenir militairement la rébellion du M23.

Placé à côté de M. Kabila, le président français François Hollande a posé comme priorités pour la Francophonie «la démocratie, les droits de l'Homme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants».

Il a aussi condamné «les agressions extérieures» visant la RDC, réaffirmant que les frontières de ce pays étaient «intangibles». Et de souligner la nécessité d'accroître l'efficacité des actions des Nations unies, se disant «favorable» à un élargissement du mandat de la mission de l'ONU en RDC (Monusco) «si nécessaire».

L'Afrique sur la scène internationale

Le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a vivement dénoncé un «déficit de démocratie dans les relations internationales» qui prive l'Afrique de la place «qui lui revient», notamment au Conseil de sécurité de l'ONU.

«En entérinant le pouvoir autoproclamé de quelques-uns, parmi les plus puissants, de décider, sans réelle concertation, de l'avenir de tous, singulièrement des plus démunis, c'est encore la stabilité et la sécurité du monde que nous mettons en danger», a lancé l'ancien président sénégalais.

Le sommet devait aussi être l'occasion d'adopter une résolution sur le nord du Mali, contrôlé depuis six mois par des groupes islamistes armés. Appuyant le projet d'une intervention panafricaine, M. Diouf, prône «une solution militaire bien préparée».

Passage de témoin

Le vice-président du Conseil fédéral Ueli Maurer avait transmis en matinée la présidence du sommet de la Francophonie à la République démocratique du Congo (RDC), en souhaitant «bonne chance et un grand succès» au président Kabila.

M. Maurer a rappelé les efforts de la Suisse pour «renforcer la place de la Francophonie» sur la scène internationale depuis le sommet de Montreux en 2010. Il a cependant souligné que plusieurs «chantiers» restaient ouverts, tels que le soutien aux pays en crise, le développement durable ou encore le renforcement des «structures démocratiques et judiciaires» de certains pays membres.

Manifestations

Des rassemblements de l'opposition ont également eu lieu en marge du sommet. La police congolaise a dispersé en matinée des manifestants dans le quartier de Limete à Kinshasa, où se trouve le siège de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d'opposition. Une personne a été blessée.

D'autres petites manifestations ont également été dispersées à Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC, apprend-on auprès de l'UDPS.

Source: Tribune de Génève

 

 

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DELEO 15/10/2012 00:28






EN SÉANCE PLÉNIÈRE, DE PETITS SIGNES QUI NE TROMPENT PAS







Quelques fois, certains gestes sont beaucoup plus parlants que des paroles. Dans les sommets francophones, quand un orateur a terminé son discours et retourne à sa place, la coutume
veut que ses voisins l'applaudissent. C'est le « salut ». Mais ce vendredi, quand Joseph Kabila, premier orateur de la cérémonie d'ouverture, est redescendu de son pupitre et
a regagné sa place près de François Hollande, celui-ci ne l'a pas applaudi, ne lui a pas serré la main et est resté le regard plongé dans ses notes.


Puis, quand le president français est monté à son tour au pupitre, il a commencé son discours en saluant Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF), mais sans prononcer une seule fois le nom de Joseph Kabila. C'est dire l'état d'esprit du président français ici à Kinshasa : il n'a pas ménagé son homologue
congolais, et aurait pu en conséquence mécontenter une salle toute acquise à Joseph Kabila.


Mais non ! François Hollande a été ovationné, notamment au moment d'évoquer la guerre au Kivu, dans l'Est, lorsqu'il a prononcé cette phrase : « Je veux réaffirmer
que les frontières du Congo sont intangibles et doivent être respectées ». A ce moment d'ailleurs, la chef de la délégation rwandaise, la ministre Louise Mushikiwabo, n'a pas
bronché.


Autre orateur qui n'a pas ménagé le président congolais : le Premier ministre canadien, Stéphane Harper. « Je ne peux passer sous silence les violations des droits de
l'homme dans le monde francophone, a-t-il dit. Le ministre canadien de la Francophonie s'est rendu à Kinshasa pour parler de ces problèmes ». Aucune
réaction à ce moment-là de la part de Joseph Kabila dont le visage est resté de marbre. En revanche, à la fin de ce discours, François Hollande a applaudi l'orateur canadien.


                                                                                   Christophe
Boisbouvier, à Kinshasa