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Publié par Messager

La version de Kwebe Kimpele sur l'adoption de Mobutu

 

 

un commentaire vient d'être posté par Musa May sur l'article Lisolo ya mama Sengu,



Noko Laurent


Comme notre frère Mukendi
vient de le dire, votre réponse est un couvre-feu : pendant un couvre-feu, personne ne sort et donc personne ne sait ce qui se passe dehors. C’est dire que vous avez choisi de ne pas parler.
Ce silence ou mieux ce refus de parler, peut cacher bien de choses.


Peut-être trouverez-vous
les réponses à vos questions, bien pertinentes d'ailleurs, dans cette réponse de M. Kwebe Kimpele à Ramazani (Baya ?) le 14 Septembre 2009, à 12 :30


 


« Mon cher
Ramazani,


Une chose est d’être
« mobutiste » comme je le confesse et le proclame volontiers. Mais autre chose est de défendre le « mobutisme », plaidoirie que je ne me hasarderais jamais à prononcer.


En effet, Mobutu a commis
de nombreux crimes de sang que je ne lui pardonne pas et que, du reste, la plupart de nos compatriotes ignorent. Il se fait qu’on lui prête de nombreux crimes qu’il n’a jamais commis comme par
exemple le  » massacre des étudiants » sur le campus universitaire de Lubumbashi, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 mai 1990. Dans la foulée, Mobutu s’est rendu coupable pendant
les 32 ans de son régime, de crimes économiques qui crient « vengeance au ciel ». Mais surtout, je n’ai aucune raison de défendre le mobutisme parce que Mobutu n’était pas
congolais !!


Oui, mon cher Ramazani.
Mobutu n’était pas congolais ni par son père ni par sa mère . Mama Yemo n’a jamais été sa mère biologique, mais simplement sa « mère adoptive ». Les parents de Mobutu étaient tous deux
de nationalité togolaise. Son père exerçait la profession de cheminot. Il a été engagé par la société française qui a construit le chemin de fer Brazzaville- Océan. Donnez-vous la peine de poser
la question à quelques Togolais instruits et d’un certain âge, ils vous en apprendront des choses sur notre fameux Maréchal zaïrois!! Vous voulez que je continue sur lui et que je vous en dise un
peu plus ? Alors voici:


D’autre part, Mobutu n’est
pas né à Lisala, mais à Brazzavile, rue Paul kamba, à Poto-Poto Brazzaville. Il a vu le jour en 1928 et non pas le 14 octobre 1930. Sa mère naturelle est morte alors qu’il était âgé de quelques
jours à peine et que son père se trouvait au boulot, entre la ville de Brazzavile et la côte atlantique, occupé à poser des rails. Du fait que ses parents étaent originaires du Togo, une ancienne
colonie française, ils étaient donc ipso facto fançais. Mobutu, déjà orphelin à l’âge de quelques jours, fut donc présenté à « son compatriote » , le curé français de Brazzaville pour
trouver une solution immédiate au bébé qui manquait déjà de lait.


Il se fait que le prêtre
français affecté à Brazzaville avait un domestique du nom de Gbemani Alberic, mari d’une certaine Marie -Madeleine Yemo, qui venait d’accouccher et qui pouvait donc donner le sein au petit bébé a
perdu sa mère. Mama Yemo se retrouva ainsi avec deux enfants, ce qui la fit appeler  » mama mapasa » par ses copines de l’époque qui se moquaient d’elle gentiment. Nous sommes en
1928.


Une épidémie de variole
décima les enfants à Brazzavile quelques mois après la naissance de Mobutu. Tous en furent atteints, même Mobutu, et même l’enfant biologique de Mama Yemo qui partageait ses seins avec le nouveau
venu. Mais l’enfant naturel de mama Yemo succomba à la maladie. Pas Mobutu. Cet incident provoqua la colère de Gbemani Alberic, le mari de mama Yemo, tous deux des Ngbandis à qui la coutume
interdit d’adopter un enfant ayant perdu sa mère en très bas âge. Mais mama Yemo ne voulut rien entendre. De disputes en scènes de ménage, le coupe se déchira pendant plusieurs années, à cause de
la présence du petit Mobutu dans la famille, jusqu’au jour où mama Yemo décida de divorcer, de traverser le fleuve et d’aller vivre avec tous ses enfants, Mobutu y compris, à Léopoldville.


Ayant appris le départ de
la mère nourricière de son enfant, le père biologique de Mobutu, le Togolais donc, résolut de la suivre de l’autre côté du fleuve. Après de longues et fastidieuses démarches administratives pour
obtenir sa mutation du chemin de fer Brazzaville- Océan vers la société ferroviaire Matadi-Léopoldville, il débarqua enfin sur la rive gauche et se mit à la recherche de son fiston. Mais ayant
appris la présence du père de l’enfant à Léopoldville, mama Yemo décida de fuire à Lisala, sa ville natale avec tous ses enfants à bord d’un bateau de l’OTRACO, Office des transports
congolais.


Quand le père naturel de
Mobutu retrouva enfin l’adresse où résidaient mama Yemo et son gosse, ce fut pour apprendre la nouvelle de la fuite de la mère adoptive. Impossible pour un Togolais, en ce temps-là, d’abandonner
son travail pendant d...."

Septembre-2011-0002-copie-1.jpg

MOBUTU (au 1er plan), durant son enfance

 

Musa Mayi

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BIRINDWA RAMAZANI 01/02/2015 14:58

En 1967 ou 1968, une embrouille diplomatique était née entre J Bedel Bokasa et Mobutu. Bokasa venait de trahir après avoir fondé ensemble avec Tombalbay une Organisation économique dont j'oublie exactement l'appelation. La scène se passa au Jardin Zoologique. A l'époque, et sur ces faits de trahison, l'Orchestre Tuzaina avait composé la chanson "Nyama ya Zamba" Dans un des vers de cette chanson, il est :"Tata abotanga naye kutu a elongi, kaka masolo ya bakulutu". Le bruit ou la rumeur courrait déjà en ces moments là que Mobutu ne serait pas congolais, mais centrafricain et que Bokasa serait son cousin ou son oncle. Je pense qu'à la même survenait le décès du ministre Weregemere dont la mort, disait-on dans certains milieux ne serait pas naturelle, mais elle était due à un empoisement. Suivra le décès du jeune cadre du MPR Makanda Kabobi... Ma question, en me remémorant de cette fabuleuse composition de Tuzai, je me pose la question de savoir pour qui ou contre qui cette chanson avait été destinée. A Bokasa qui devenait le Niama ya Zamba comme le prétendait dans le temps ou le compositeur savait les origines de Mobutu. Ce qui me revient à l'esprit, parce qu'à l'époque je venait d'avoir 19 ans, je ne me souviens pas que Mobutu ou son entourage politique ou familiale ait eu porté un démenti.

Messager 03/02/2015 20:10

Mon cher Birindwa,
Merci pou votre contribution au débat. J'aimerais toutefois vous rappeler que la chanson Nima ya Zamba est de Diamant Ngambo et l'orchestre Cobantou. Vous pouvez l'auditionner sur notre site, en tapant son titre sur la place de la recherche. à la première page .

Messager

BIRINDWA RAMAZANI 01/02/2015 15:00

Correction : lisez l'Orchestre Tuzayina ou Tuzaïna.

marc 22/10/2014 15:16

A quoi est due la ressemblance comme deux gouttes d'eau entre le feu président Mobutu et Kwadeba son frère?ils avaient la meme origine.A quoi est due la ressemblance entre nywa Mobutu et Golf Gbemany,l'origine est commune.Lien de sang familial.

marc 22/10/2014 23:30

Mr.je te dis des choses réelles.J’étais enfant(6ans).Il y avait la rétrocession.Il fallait remettre les biens zairiasées au propriétaire en partie.Kwadeba est vénu dans la résidence du gouverneur de l'équateur ou j'habitais pour rencontrer l'autorité régionale afin que les biens qui l'avait reçu soit protégé pour lui.Mon père gouverneur de l'équateur nous appelle pour nous démander si c'était qui?nous avons tous dit (6 enfants).il s'agit du président Mobutu.Essaye de te renseigner...tu auras l'information sur cette ressemblance.
Au deuil de papa Gbemany,1986(petit frère du président).A l'enterrement,Golf était a coté de sa mère mama mapasa.Nous avons pensé que c'était Nywa.Golf était plus gros que nywa.Quelle ressemblance.Nywa était derrière,on l'a vu après.Merci.

douze 22/10/2014 19:23

puisque je n'ai toujours pas de photos prouvant les ressemblances , nous y reviendrons plus tard mais j'aimerai vous dire que la raison pour laquelle certains ne veulent pas essayer de comprendre qu'il y'a plus de chance que Mobutu ne soit pas congolais d'origine (je ne lui refuse pas la nationalité)... est la peur d'être choqué, la peur de réaliser que l'homme puissant, imposant, belle homme et j'en passe que fût Mobutu n'était pas le leur... tout les rêves se brise...l'homme qui a imposé son autorité dans toute l'Afrique noir et faire parler de lui dans le monde n'était pas le notre...quelle déception ! à cause de cela ils refusent de gouter à la vérité, par ce qu'ils ont honte de s'être trompé et d'avoir imaginé des choses qui ne le sont pas! ces genres de personne existent dans notre pays et il y'en a malheureusement beaucoup... il y'a beaucoup d'enfant dans notre pays bien que grand ou vieux

douze 22/10/2014 18:21

avant de répondre à ta question, j'aimerai si possible que tu me présente ces photos...

marc 22/10/2014 15:13

C'est très discutable.A quoi est due la ressemblence entre Nywa mobutu et golf Gbemany...IL Y A LIEN DU SANG.Mobutu et Gbemany sont frères.A quoi est due la ressemblance de Mobutu et Kwadeba.Ils étaient comme deux goutes d'eau.Mr KWEBE essaye de reflechir sur mes questions?

alcapone 25/02/2013 20:57


oui, monsieur a kinshasa , je me rappel que les gens disaient que c'est dans le cimetiere de la commune de kasa-vubu que le pere de mobutu fut enterre...

nike tn 03/10/2011 10:53







Dieudonné Kwebe-Kimpele 02/10/2011 17:01



Cher "mbokatier", 


Peu familier de votre site et même ignorant complètement son existence jusqu'à ce jour (ce que je n'hésite pas à avouer, à ma grende honte !); ce n'est que ce dimanche 2 octobre qu'un
compatriote résidant à Cologne m'a transmis les coordonnées du blog "mbokamosika". Au-delà du fracas provoqué par mes "rumeurs" selon certains Congolais et  par mes "révélations" selon
d'autres compatriotes sur les origines biologiques de feu le Maréchal Mobutu; je voudrais, dans un premier temps, apporter une information, une seule,  sur l'identité de ma source: il s'agit
de "Mama na Philémon", (mère d'un ancien cadre de la Banque commerciale congolaise), amie intime de Mama Yemo à Brazzaville dans les années 1920 et, à ce titre,  témoin oculaire et
priviligiée des évènements que j'ai relatés.  Philémon, dont la mère est déjà décédée, réside actuellement en Belgique. Je lui ai promis durant l'éte 1998 de ne jamais révéler
 l'entièrete de l'identité de sa mère, ni de la sienne, pour des raisons non seulement de discrétion (pour qu'il ne devienne pas l'objet de curiosité et de diverses tracasseries) mais aussi
de sécurité. Pour le reste, j'ai été particulièrement amusé par la réaction de John Kisito, l'un des premiers Congolais à avoir "dégaîné" en prenant ma contribution "historique" pour cible. Votre
visiteur conteste la nature même du débat suscité par mon laïus qui, selon lui et je le cite, "peut être assimilé à des échanges en-dessous de la centure". Dans la foulée, mon
contradicteur plaide pour "des faits historiquement avérés qui peuvent contribuer à l'enrichissement de tout un chacun". Vraiment  John? Mais admettons. Dans ce cas, dites-moi, mon
cher John, dans la biographie de Mobutu, qu'est ce qui est "historiquement avéré" ? Sont-ce sa date de naissance  le 14 octobre 1930  et celle de sa mère, Mama Yemo Marie
Madeleine, épouse Gbemani, née en 1922 (sic) et dont il était le quatrième enfant  ? Où a-t-on déjà vu le prodige gynécologique d'une gamine âgée seulement de 8 ans et qui aurait  déjà
accouché de quatre enfants, à supposer même qu'il se fut agi de quadruplés ? Les deux dates, pourtant "officielles " mais marquées au coin d'une ahurissante  absurdité, ont été
 fournies par Mobutu lui-même, de son vivant, au cours d'un entretien accordé au journaliste français  Jean-Louis Rhemilleux et consigné  dans le livre "Dignité pour l'Afrique".
 Le buste de Mama Yemo dressé jadis dans le couloir d'entrée de l'actuel hôpital général à Kinshasa portait également, gravée dans le marbre,  l'année 1922 comme date de naissance de la
génitrice de Mobutu. Lorsqu'on s'aperçut de l'impossibilité et de l'anachronisme, l'inscription portée sur la pierre fut promptement frappée et effacée. Mais la  maladresse, déjà commise, ne
pouvait plus empêcher  le surgissement de la plus gênante de toutes les  questions à savoir, comment expliquer  une telle aberration de datations entre une mère et son fils
supposé, qui exerça les fonctions de magistrat suprême en qualité de  président de la République et de chef d'Etat durant presque quatre décennies ?  Mais surtout et au vu des très
hautes responsabilités politiques et militaires assumées par cet étrange "fils" de Mama Yemo, comment soutenir sérieusement la thèse de John selon laquelle ouvrir et nourrir un débat sur les
origines biologiques de  Mobutu, un homme qui perpétra deux putschs militaires pour s'emparer du pouvoir suprême au Congo; un militaire qui, sur les 51 ans d'indépendance de notre pays,
 présida à son destin et aux destinées  des Congolais pendant 37 ans ( 13 septembre 1960- août 1964, ensuite du 24 novembre 1965 au 15 mai 1997), un officier à qui on prête tant de
crimes, vrais et faux; un Chef d'Etat qui nationalisa l'Union minière du Haut-Katanga;  qui prononça pour la première fois le mot  "bantous" à la tribune des Nations Unies en
1972 et un "penseur politique"  qui déclencha la plus grande révolution culturelle de l'histoire des Congolais; comment John peut-il prendre le risque de sous-estimer l'importance, pourtant
capitale,  d'une telle controverse sur la personne de Mobutu. en affirmant que mes propos peuvent  être assimilés à des "échanges en-dessous de la ceinture" ? Tenter de percer
le mystère et de résoudre l'enigme du personnage de Mobutu peut apporter des réponses et même des solutions à bien des souffrances et des misères auxquelles le peuple congolais est confronté
depuis le 17 mai 1997. Un tel travail reste encore à effectuer par les historiens, les intellectuels, les chercheurs et les médias congolais. De toute évidence, il s'agit  d'un sujet
sérieux. Quant à la joute qui m'opposa à Ramazani (rien à avoir avec Raymond Ramazani Baya, ancien ministre de l'information et ancien ambassadeur à Paris sous Mobutu) et dont vous ne reproduisez
qu'un seul de mes échanges, elle s'étendit en réalité sur une longue période. Les autres révélations, réflexions, analyses et arguments, tous d'une grande cohérence factuelle et rationnelle
 (sinon historique) qu'à travers mes écrits ultérieurs,  j'ai exposés devant mes différents contradicteurs, y compris face à  Ramazani que vous mentionnez, apportent, selon moi,
des éclairages inattendus sur feu le Maréchal Mobutu Sese Seko, notamment quand j'y affirme textuellement  qu'il fut "un prophète laïc déchu". On se calme !!  Juste une
question:  quel schéma mental traditionnel et conventionnel utiliser pour expliquer de manière rationnelle  l'extraordinaire itinéraire d'un nourrisson né à Brazzavile de mère et de
père togolais, devenu orphelin de mère quelques mois après sa venue au monde, enlevé ensuite par sa mère nourricière qui  divorça peu après de son mari à cause de la profonde mésentente
suscitée par l'adoption du bébé togolais devenu orphelin de mère, laquelle mère adoptive se  réfugia ensuite de l'autre côté du fleuve, à Léopoldville,  avant d'abandonner la capitale
du Congo belge et de s'enfuir une deuxième fois, toujours accompagnée de ses enfants, y compris le fils adoptif, pour s'en aller épouser en secondes noces un chef coutumier à Lisala ? C'est ce
"petit bout de chou" togolais, né à l'étranger  dans les pires conditions, quelque part à Paul Kamba, nom d'une obscure rue de Poto-Poto, un non moins obscur quartier de Brazzaville,
capitale du Congo-Brazzaville et qui, une trentaine d'années plus tard,  deviendra par deux fois, pendant 37 ans en tout, le Président de la République du Congo-Kinshasa d'abord, du ZaÏre
ensuite c'est-à-dire, l'un des Chefs d'Etat africains le plus puissant, le plus adulé, le plus craint mais aussi le plus haï de son époque !! Peu d'êtres humains sur la planète Terre peuvent
 afficher une biographie aussi invraisemblable et pourtant vraie ! Certes, je résume ici  mais à lui seul, c'est un raccourci saisissant qui, selon mon entendement, exige le recours à
une lecture parallèle, à un décryptage "spirituel" c'est-à-dire  à un décodage non rationnel pour espérer épuiser totalement le parcours de vie d'un homme si singulier, si célèbre et
pourtant si méconnu que le destin, dans une ultime ironie dont il détient le secret,  fit mourir et enterrer dans un obscur cimetière de Rabat au Maroc, en septembre 1997 !!  Qu'en
pense donc  le" mbokatier" et quelle est la nouvelle sentence de John ? Vue sous cet angle, la biographie de Mobutu ne mérite-t-elle pas la polémique ? Vraiment ?   Mais j'arrête ici
mes questions et surtout mes "digressions" sur la déchéance et l'échec de Mobutu en tant que "prophète laïc" car, j'ai conscience que ce nouvel  aphorisme risque de nous entraîner
très loin en rallumant  la controverse sur un homme et une période qui ont fait couler tant de salive, de sueur et de sang. Enfin, le compatriote qui m'a appelé ce matin me confirme la
nationalité togolaise du père biologique de Mobutu, allant jusqu'à me révéler son véritable nom (que la mère de Phil&



John Kisito 02/10/2011 11:48



Cher Messager, j'ai le sentiment que, en dépit de tes explications, il y'a un quiproquo à lever. Ce n'est pas tant l'opportunité ou non des révélations de Kwebe que je conteste, ni leur supposée
véracité. C'est la NATURE même d'un tel débat qui, très franchement, peut être assimilée à des échanges en dessous de la ceinture. Je persiste à penser qu'il n'a guère sa place dans Mbokamosika
qui nous a habitué à la restitution de faits historiquement avérés, et qui peuvent contribuer à l'enrichessement de tout un chacun. Je crains très fortement qu'une telle orientation n'agrège pas
e nouveaux lecteurs au blog mais serve plutôt de repoussoir.. C'est une question de clarté de ligne éditoriale, un point c'est tout.C'est mon sentiment. J'attends que sur cette plate-forme
d'échanges contradictoires, l'on respecte le mien qui peut aller à contre-courant de l'air du temps. John Kisito.



jerry Kapanga 02/10/2011 10:36



Cher Mbokamosika,bonjour,j´ai posté un message appuyant Nkwebe Kimpele que le nom


de papa de Mobutu était Aoudipe (Udipe) ce nom est connu à Lomé (TOGO) soki tembe


botuna batogolais et Mobutu atongela papa wana ndako pe ayebisaki président Eyadema


azuaka ba charge ya kosoutenir famille wana...



Jerry Kapanda 02/10/2011 10:24



Bonjour,Mbokamosika,nous vous suivons,et vos informaions sont de source à vérifier


et je veux ici ajouter ce que j´ai entendu moi et un ami congolais que Mobutu son père fut


un togolais repondant au nom de Audipe(soit oudipe)cet homme un togolais aurait travailler


chez HCB huilerie du Congo Belge et beaucoup des togolais connaissent ce nom et Mobutu


a construi une maison à son honneur à Lomé..... je reviendrai



Musa May 02/10/2011 06:57



Cher Historien,


Vous cherchez une source ? C’est votre droit, mais voici pourquoi
 je crois à la version de  Kwebe. Mais avant de commencer acceptons le fait que tout, même le récit de
Kwebe, est rumeur. Tout, sauf deux faits établis, puisque documentés par l’administration coloniale : la naissance de Mama Yemo en 1922 et celle du Maréchal en 1920. Mais, puisqu’on peut
arguer que même ces dates sont douteuses compte tenu de la situation de l’époque, ajoutons à chacun deux ans et faisons remonter leur  naissance en
1920 et 1928 respectivement. Prenons donc les éléments de cette rumeur et écartons-en l’invraisemblable. Dans la rumeur, incluons les dates de naissance de Mobutu, à savoir 1926 selon un Mbokatier, 1928 selon Kwebe  et 1930, date officielle.


Maintenant analysons ces détails l’un par rapport à l’autre et voyons la probabilité que Mobutu ait été  le fils biologique de Mama
Yemo.


1.  Toutes les dates ci-haut citées prises en compte, on se rend compte que si Le maréchal était le fils de sa présumée mère, alors
il serait né quand celle-ci avait soit 4 ans, soit 6 ans, soit encore 8 ans. Ce qui laisserait supposer qu’elle avait conçu à 3, ans, 5 ans ou 7 ans. Alors, mes frères les Ngbandi, dites-moi si
dans votre culture une fillette de cet âge peut être donnée en mariage et autorisée à cohabiter avec le mari.  Et biologiquement parlant, comment
peut-on engrosser une fillette de 3, 5 ou 7 ans ?


2.  Si Monsieur Gbemani travaillait effectivement chez les prêtres, c’est qu’il avait, ne serai-ce qu’un jour, présenté sa femme et
sa fille à ceux-ci. Sommes-nous en droit de croire que les prêtres avaient applaudi et offert  des cadeaux à l’enfant et à sa «
mèrette » ? Pour notre part, nous n’avons aucun doute que les prêtres auraient considéré l’acte comme un viol sur mineur  et exigé à
l’administration de sévir. Très logiquement !


3. Si Mobutu était réellement l’enfant de Yemo et que, biologiquement parlant une fillette de 7 ans et que cela était autorisé par l’administration coloniale et accepté par l’employeur de M. Gbemani, alors Mobutu devait être
nécessairement l’ainé de la famille. Or Mobutu avait dit lui-même qu’il n’était pas le premier enfant mais que sa mère se faisait appeler « Mama na Joseph » selon la coutume de chez
nous dénommer un parent par le nom de premier enfant.


4. Il est donc exclu que Joesph ait été le fils de Mama
Yemo. Par ricochait, il ne peut pas avoir été le fils de Gbemani. Sauf si celui-ci l’avait eu avec une autre femme. Or nous n’avons jamais entendu un tel témoignage!


5. Si ce raisonnement est accepté, alors il ne peut nous
conduire qu’à une autre version pour retrouver, d’abord, la mère biologique de Joseph avant même de chercher à savoir qui était son père. Et la seule version disponible est celle de M. Kwebe
Kimpele.  Sinon, messieurs  les St Thomas, proposez-en une autre?


6. L’avis de membres de la famille/du clan de
Mobutu ? Comment voulez-vous qu’un Ngbandi par exemple,  qui a bouffé des millions de celui dont il disait être son oncle, puisse se contredire
aujourd’hui ?



historien 02/10/2011 04:46



ezali genre ya lisolo ya niarchos na belmondo,trouet mukuna ndenge toyokaki ke abomaki leki na ye na mombombona balle ya tennis.lisolo ya luc mawa pe abomaki mama naye.kuebe ebongaki apesa ba
sources na ye po nandima



Musa May 02/10/2011 02:35



Je voudrais abonder dans le même sens que Le Messager. Il ne suffit pas de dire "je ne suis pasn d'accord", "je m'insurge contre...". Il faut répondre à un argeument par un autre argement.
N'importe qui peut dire "je ne veux pas". Et puis, ne soyons pas hypocrites: la rumeur selon laquelle Mobutu n'était pas Zaïrois n'est pas de M. Kwebe Kimpele. Je l'ai entendu pendant toute
ma jeunesse. Elle a cohabité avec le regne de Mobutu. Que ceux qui sont honnêtes le reconnaissent: Kwebe Kimpele n'a fait que donner une version d'une histoire quenous entendons depuis
trente ans. Il peut avoir tord mais il est, à mon sens, le premier à avoir donner des faits et une chronologie. Quant à la véracité du récit, c'est une autre affaire. Que ceux qui croient que
Mobutu était le fils de Mama Yemo nous disent comment, biologiquement, une femme peut concevoir à 7 ans pour accoucher à 8 ans.


Poure temriner, venez avec des arguments. Que vous soyez pas d'accord, nous le savons déjà.



ZACHARIE 02/10/2011 01:25



MES CHERS AMIS MBOKATIERS,JE CONTESTE AVEC FORCE LA VERSION DE MON GRAND FRERE DIEUDONNE KWEBE KIMPELE,CAR,JE CELA FAIT 12 ANS QUE JE L'ENTENDS RACONTER  CETTE HISTOIRE.MAIS APRES AVOIR
CAUSE AVEC LES MEMBRES DE LA FAMILLE MOBUTU,ILS M'ONT ASSURER QUE GBEMANI ETAIT BIEN LE PERE BIOLOGIQUE DE MOBUTU,ET QU'IL NE SERAIT PAS NE EN 1930,MIAS PLUTOT EN 1926.ET QUE MONSIEUR GBEMANI
AURAIT DES ORIGINES DE L'OUBANGI CHARI (CENTRE AFRIQUE)PAR UN DE SES PARENTS.JE TIENS A DIRE QUE MON AINE DIEUDONNE KWEBE QUI VIT DANS LA MEME VILLE QUE MOI EN BELGIQUE,EST UN HOMME INTEGRE ET
DIGNE DE CONFIANCE.MAIS JE CROIS QUE CERTAINES PERSONNES ONT PROFITER  DE SON HONNETETE INTELLECTUELLE,ET DE SA BONNE FOI POUR LUI DONNER UNE VERSION ERONNEE DE L'HISTOIRE DE JOSEPH DESIRE
MOBUTU SESE SEKO KUKU GBENDU WAZABANGA,QU'IL A DU RESTE SERVI AVEC FIDELITE


VOTRE MBOKATIER  ZACHARIE 



Messager 01/10/2011 23:00



j'aimerais par ailleurs souligner que nous devrions laisser ceux qui ont des révélations sur notre histoire s'exprimer librement. Notons que tout est parti des révélations de Noko
Laurent qui nous a raconté que Mama Sengu, que nous prenions tous pour la mère biologique d'Antoinette Mobutu n'était que sa
mère adoptive. Et personne n'a remis cette version en doute.


Sur ce blog, nous avons reçu les débuts de témoignages inédits des personnages historiques  comme le major Mpika, Nzuzi wa Mbombo.... et nous savons tous comment on les a
découragés à poursuivre leurs récits.


Ceci étant apprenons à entendre les différentes versions de notre histoire d'une façon désintéressée, jusqu'a à ce que la vérité jaillira. Mais cessons d'étouffer les opinions comme si il y avait
anguille sous roche.


 


Messager


 



Messager 01/10/2011 22:22



Chers amis mbokatiers,


Musa May nous a rapporté les révélations de Kwebe sur l'adoption supposée de Mobutu. Lorsqu'un journaliste de la trempe de Kwebe, qui a travaillé sous le régime de Mobutu fait une telle
"révélation", je pense qu'il est nécessaire de l'analyser avec sang froid au lieu de la balayer d'un revers de main sous-pretexte qu'elle ne nous rapporte rien.


Mobutu fait partie des politiciens qui ont marqué l'histoire de la RDC. Tout ce qui touche à sa vie, son enfance, son comportement nous intéressera pendant des siècles, dans la mesure où ceci a
influé directement et indirectement sur la vie du pays et sur nos propres vies.


Evitons de dénigrer tout ceux qui fouillent  le passé. C'est leur droit en tant qu'intellectuel. Que ceux qui ont des arguments pour démentir ce que Kwebe a avancé nous les exposent ici
point par point. Mais s'arrêter à avancer qu'il raconte des histoires ressemble à ce que nous avalions durant les régimes de triste mémoire.


Nous attendons de tous ceux qui contestent le récit de Kwebe des arguments,et non des simples négations, non justifiées.


Dans le cadre du travail de mémoire, nous n'avons aucun état d'âme d'aborder sur mbokamosika un point de notre histoire.


 


Messager



Samuel Malonga 01/10/2011 19:44



Passons du coq à l'âne pour signaler le décès d'un grand monsieur de l'Eglise catholique. Monseigneur Ignace Matondo kwa Nzambi s´en est allé auprès du Père le 9 septembre
dernier.  C´est lui qui en 1971 fonda le groupe d´initiation BILENGE YA MWINDA.             Que son âme repose en
paix!  



John Kisito 01/10/2011 19:19



J'abonde un peu dans le sens de Djo Mass et j'interpelle Messager. Très franchement, qu'est ce que ce que ce genre de pseudo- révélations peut apporter à l'héritage historique du peuple
congolais. Même au nom de la liberté d'expression et de contribution, Mbokamosika ne doit pas se transformer en une tribune d'élucubrations qui n'apportent vraiment rien aux mbokatiers. Désoleé.



Djo Mass 01/10/2011 19:00



C'est vraiment desolant  les propos de Kweba Kimpele sur son soit disant  ver²sion sur l'adoption de Mobutu, c'est vraiment des propos imaginaire et mensongere, il faut que ce monsieur
arrête de nous faire dormir avec des revelations monté de toutes pièces.



Musa May 01/10/2011 13:21



Voici la fin de cette petite présentation de Kwebe Kimpele:


"Quand le père naturel de Mobutu retrouva enfin l’adresse où résidaient mama Yemo et son gosse, ce fut pour apprendre la nouvelle de la fuite de la mère adoptive. Impossible pour un Togolais, en
ce temps-là, d’abandonner son travail pendant des années et de se rendre loin, là-bas à Lisala, une ville totalement inconnue de lui, en plein milieu de la forêt équatoriale. Découragé,
désespéré, il renonça à poursuivre mama Yemo. Il mourut quelques années plus tard et fut enterré à l’ancien cimetière, aujourd’hui désaffecté de la commune de Kasa-Vubu, en face de la boulangerie
mama Poto à Kinshasa.


Mobutu n’a jamais pu retrouver la tombe de son père puisque Mama Yemo, absente de Léopoldville depuis des années, n’a jamais su où l’homme fut inhumé."