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Publié par Messager

A propos du débat sur les pasteurs.

J’ai lu avec attention toutes les interventions sur le sujet des pasteurs intitulé « L’action du Saint Esprit ». . Ce sujet est très sensible car il parle d’une vocation qui a pour objectif de sauver les âmes perdues, paître les brebis du Seigneur, et préparer les fidèles à la venue du Seigneur. Mon objectif ici n’est pas de refaire un débat qui a été déjà bien fait, car plusieurs se sont exprimés, mais apporter ma modeste contribution sur le sujet. Lorsque nous parlons des pasteurs, nous ne les lapidons pas, mais nous leurs aidons a pouvoir agir selon leur mission et leur vocation. Que ces pasteurs ne pensent pas que nous sommes contre eux, ou alors nous les en voulons, mais nous voulons qu’ils accomplissent leur mission avec dignité et respect. L’intervention du pasteur Shabani était clair et plusieurs choses dites sont vraies.

Etre pasteur comme je viens de le définir ci haut est une lourde responsabilité, car il est facile d’assister les gens matériellement que spirituellement car notre vie est guidée par l’esprit. Un esprit dévié conduit a une ruine totale de l’âme et du corps ; il est donc dangereux de pouvoir blaguer avec ce travail d’être pasteur.

L’église du Christ marche avec une organisation ou chacun a un rôle à jouer ; le pasteur n’est pas le seul maître à jouer, il est parmi ceux qui doivent se mettre ensemble pour faire marcher une église. Il n’est pas le patron, ni le gérant, ni le seul serviteur de Dieu. Il est parmi les serviteurs de Dieu. Il n’est pas l’homme de tous les honneurs. " Il y a diversité de dons, mais c'est le même Esprit ; diversité de ministères, mais c'est le même Seigneur ; divers modes d'actions, mais c'est le même Dieu qui produit tout en tous. " (1 Co 12, 4-6). Les membres d’une assemblée font partie du corps qui est appelé l’église.  Nos pasteurs se donnent trop d’importance comme si les autres ne valaient pas la peine. I Coth. 12 : 27-31 dit     : 27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. 28 Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs ; ensuite il y a (le don) des miracles, puis les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses sortes de langues. 29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? 30 Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? 31 Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence.

Le pasteur n’est pas donc le seul maître à jouer dans l’église. L’église catholique le sait et respecte ces normes bibliques. C’est ainsi que nous voyons des prêtres, des frères, des pères, des diacres, des docteurs (exégètes), des érudits, des sœurs, des chantres etc... Ici, je tiens à souligner que je ne suis pas catholique, mais j’admire l’ordre de l’église tel qu’adopté par les catholiques. La Bible nous dit que « Notre Dieu est un Dieu d’ordre ». Celui qui se veut vrai pasteur doit suivre l’ordre tel qu’établit dans la gestion d’une communauté ecclésiastique.

Un pasteur selon 2 Corinthiens 11 :1-2 doit contribuer à la joie des croyants, mais pas les dominer : « non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie, car vous êtes fermes dans la foi. » ; il dit ce que la Bible dit et non pas ce que lui-même pense ou invente : « 1 Et il était avec moi, frères et sœurs. Quand je suis venu à vous, je n'étais pas venu avec une éloquence ou la sagesse de l'homme comme je l'ai annoncé à vous le témoignage de Dieu. [a] 2 Car je résolus de ne rien savoir alors que j'étais avec vous, sauf Jésus-Christ et l'ont crucifié. 3 Je suis venu à vous dans la faiblesse d'une grande crainte et tremblement. 4 Mon message et ma prédication ne reposaient pas sur les mots sages et de persuasion, mais avec une démonstration de puissance de l'Esprit, 5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu. »

Le pasteur n’intimide pas (2Corth 13 :10) :  « C'est pourquoi je vous écris ces choses quand je suis absent, que lorsque je viens, je ne peut pas être rigoureux dans mon usage de l'autorité ;l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour votre édification et non pour vous abattre. »

Les Africains en général et les congolais en particulier aiment toujours extrapoler et dévier le vrai sens des choses. Nous aimons délaver les vocations et les professions. Tout le monde veut devenir politicien, pasteurs, musicien (général ou chrétien), vendeur de crème glacée, propriétaire d’une maison de passage (flat), commerçant, député, bref tout ce qui donne profit. Apres les orchestres et les partis politiques vers les années 1960, les écoles privées vers les années 1970, les polycliniques vers les années 1972, les pharmacies de la mort vers les années 1975, les commerces d’avions vers les années 1982, les partis politiques de nouveau vers les années 1990 (conférence nationale), les crémeries ; les églises sont surgies avec au départ Boonke avec la borne, Kuthino, Parsiecle, Mama Olangi, enfin Sony, et actuellement toute une série des suiveurs. Chaque fois qu’on ne trouve pas mieux à faire, on recourt au métier facile : Une église.

Hier le congolais se moquait des églises primitives : Mpeve ya Nlongo parce qu’ils guérissaient, priaient en tremblant, mettaient de l’huile ou de l’eau sur les gens, prophétisaient etc… Aujourd’hui, ces pratiques rejetées sont à la mode. Des pasteurs qui dansent, qui jettent les gens a terre, qui prophétisent, qui guérissent qui sont les maîtres à tout faire. L’église de Dieu a changé d’aspect : Matthieu 21. 12-13 : « Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient des pigeons. Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière; mais vous en faites une caverne de voleurs. » Les pasteurs sont devenus des agences de voyage. Les prières se centrent non sur le salut, mais sur les bien être matériels. Ils ignorent qu’être un pasteur est une vocation et que la vocation n'est jamais une aventure purement personnelle et intérieure. Elle a toujours une dimension sociale et collective car, dans la cité comme dans l'Eglise, c'est toujours, directement ou indirectement, un appel à mettre ses dons au service des autres.

A coté de la vocation  doit s’ajouter une formation. Jésus a été formé  dans le désert bien qu’il est le Fils unique de Dieu, que plusieurs croyants appellent Dieu lui-même. Ceux qui l’ont suivis étaient appelés disciples (discipulus  = Elève). Le pasteur doit avoir une formation spirituelle et théologique ; les deux formations sont nécessaires et se complètent. Seule la formation spirituelle ne suffit pas ; comme toute autre profession, les pasteurs doivent aller à l’école, faire un stage, être examiné par le comité ecclésiastique, travailler a cote des pasteurs anciens avant d’avoir une paroisse personnelle, et enfin être consacré révérend après une étude sérieuse de son cas. Un pasteur doit savoir qu’il y a une étique et morale pastorale. C’est souvent la ou se distinguent les pasteurs qui sont allés à l’école et qui savent ce qu’ils font et les parachutistes qui se foutent dans la marre et faire du n’importe quoi. Aujourd’hui, on se réveille un bon matin, parce qu’on sait parler, on se nomme pasteur, bishop, prophète,  archi bishop, et même général ! Quelle moquerie ? On fait semblant de suivre des séminaires qui ne suffisent même pas pour la formation.

Dans la diaspora se sont retrouvés des pasteurs qui au pays ne l’étaient pas. Ce sont souvent ceux qui ont voyagés en étiquette de pasteur avec des supports comme Gedéons, full gospel, ou d’autres mafia chrétiens. Ils arrivent ici et se font des pasteurs car cela est marqué dans leurs passeports. Ils ignorent que leur jugement sera très sévère. Alors que les missionnaires partaient dans la jungle, le désert, et les savanes pour prêcher et aider les gens qui n’ont pas connu Dieu, les nôtres luttent pour venir s’installer à l’étranger où nous avons déjà un grand nombre des pasteurs, ils viennent semer les divisions et créent des petites églises pour tirer profit sur les pauvres gens qui sont venus arranger la situation de leur familles laissées au pays. Ils ne veulent pas pour la plupart travailler, ils sont les plus grand séparatistes, ils veulent être servis premiers dans les fêtes alors qu’ils se disent serviteurs. Normalement un serviteur doit attendre et se servir dernier.

Réveillons-nous mes frères ; suivez ce verset de la Bible qui dit : « "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs" - Matthieu 7-15 ».  

 

Miracles

Un miracle est un événement instantané dont l’entendement humain ne parvient pas à expliquer. Même la science de fois ne comprend rien de ce qui s’est fait. Un miracle dans la plupart des cas commence avec une maque de croyance, un doute, et une négation. Le miracle ne s’annonce pas par celui qui le produit, il ne se vante pas, de fois aussi celui qui le fait est lui-même effraye de ce qu’il a accompli.

Moise a accompli les miracles dont il ne savait pas ce qui devrait se produire, il ne savait pas la suite des faits, il ne faisait qu’exécuter ce que Dieu lui a dit. Lot ne savait pas la suite de Sodome et Gomorrhe, Jonas ne savait pas qu’il devrait passer 3 jours et trois nuits dans le ventre d’un poisson. Paul ne savait pas qu’il devrait se soigner de la morsure d’une vipère, il ne savait pas non plus qu’il devrait ressusciter un mort. Les disciples ne savaient pas ce que Jésus devrait faire avec deux pains et trois poissons,  les disciples ne croyaient pas que Jésus devrait marcher sur les eaux, ils doutaient lorsque Jésus leur disait de jeter le filet dans l’eau,… Les amies de Jésus et la foule doutaient de ce que Jésus pouvait faire de Lazare déjà mort et puant. Bref, le miracle ne s’annonce pas comme ont le fait actuellement : « Campagne de guérison et miracle ». Bien sur que oui, la bible a dit qu’après moi vous ferrez plus que ce que j’ai fait, mais il nous a prévenu qu’au temps de la fin il y aura des faux au nom de Christ. Luc 21 : 8 « Jésus répondit: Prenez garde que vous ne soyez séduits. Car plusieurs viendront en mon nom, disant: C'est moi, et le temps approche. Ne les suivez pas. Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement. Mais ce ne sera pas encore la fin.  Il y a un verset très utile qui nous instruit : Luc 17 :23 : « On vous dira: Il est ici, il est là. N'y allez pas, ne courez pas après.”

 

 

B. Manseka

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