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Publié par Messager

 

JP Pougala - Editorial du 14/01/2011

La malédiction de Kadhafi et des morts de Duekoué a encore frappé : La
France perd son triple A


En Afrique les morts ne sont pas morts. Ils sont là et punissent les
méchants. Sarko n'a encore rien vu.

Le générique (musique) de fin a commencé. La France vient de perdre
son Triple A. Comme m'écris Claire, une amie de Paris : "Ils n'ont
perdu qu'un A et pourtant....Tremblements et relative stupeur: ça
pleure de tous les côtés, gémissements et grincements de dents. Se
souviennent-ils de ce qu'ils ont imposé à l'Afrique noire en général
et au Cameroun en particulier depuis 30 ans? A force de brasser la
m..., on finit par tomber dedans".

Avait-on besoin d’être un magicien pour déclarer comme je l’ai fait
dans mon article sur les guerres de l’Occident en Afrique que ce
tripatouillage au nom de la guerre humanitaire pour tuer 60.000
personnes en Libye, y compris son Chef d’Etat et Kidappé un autre en
Côte d’Ivoire pour être exposé à la Haye, tel un lion en cage au
cirque dénomé CPI, ne les aurait pas sauvé de leur apnée financière ?
Comme cela semble lointain le jour où M Sarkozy accompagné de M.
Cameron est allé fêté sa victoire à Benghazi. Au fond, que fêtaient
vraiment ces deux là? Alors qu’au même moment les banques françaises
perdaient jusqu’à 65% de leur valeur boursière, les régions sombraient
dans l’endettement sans qu’on sache comment elles allaient s’en
sortir, le Groupe publique Areva (supposé, fierté du nucléaire
français) creusait un trou historique de 3,5 milliards d'Euros de
pertes etc. Lisez plutôt :

Source: AFP 13/01/2012  17:40’
L'agence S&P dégrade la note souveraine de la France

La note de la France a été dégradée, vendredi 13 janvier, par l'agence
de notation Standard & Poor's selon une source gouvernementale
française citée anonymement par l'AFP. Une source européenne citée par
Reuters confirme cette information. L'Allemagne, la Belgique, les
Pays-Bas et le Luxembourg auraient été épargnés par cette dégradation.
Deux autres pays de la zone euro bénéficient jusqu'ici de la meilleure
note possible : l'Autriche et la Finlande. Mais la source citée par
l'AFP n'a pu donner immédiatement de précisions les concernant.
L'agence S&P, tout comme l'Elysée et Bercy, se sont refusés à tout
commentaire.

"Plusieurs" pays verraient leur note souveraine abaissée ce vendredi.
L'Autriche pourrait également être dégradée de AAA à AA+ selon le
Financial Times. Selon une source de la zone euro, la Slovaquie serait
aussi concernée par un abaissement de la note.

-----------------

"Ce serait une difficulté de plus", avait déclaré Nicolas Sarkozy
lundi 12 décembre. Mais "pas un cataclysme", a poursuivi le ministre
des Affaires étrangères Alain Juppé mercredi 14 décembre.

Les commentaires des responsables politiques sur la dégradation de la
note de la France par Standard and Poor's évoluent au rythme de la
crise européenne. Nicolas Sarkozy n'avait-il pas glissé il y a
quelques temps : "Si on perd le triple A, je suis mort" ?

Ainsi, après avoir fait de la préservation de la note souveraine
l'indicateur sacré de la réussite de sa politique, la majorité tente
d'en minimiser l'impact auprès de l'opinion. Mais quelles seront les
conséquences réelles de la perte du AAA en France ?


Les 10 conséquences de la perte du triple A

Créé le 16-12-2011 à 13h19 - Mis à jour le 13-01-2012 à 17h30
Par Donald Hebert

1. Une hausse des taux d'intérêts

C'est un avertissement pour les créanciers de la France. Le triple A,
décerné par les agences de notation comme Standard and Poor's,
indiquait que le risque de non-remboursement de la dette française
était quasi nul. Rassurant pour les investisseurs à la recherche de
placements sûrs, qui acceptaient de lui prêter à taux bas. Vont-ils
désormais réclamer des taux supérieurs pour couvrir ce risque ?

2. Une confirmation de la crise

Se basant sur les analyses du Fonds monétaire international, sur les
notes des deux autres grandes agences (Moody's et Fitch) et surtout,
sur les analyses des banques, les investisseurs n'ont pas attendu la
perte du triple A pour paniquer.

La preuve de cette anticipation ? Avant sa dégradation, les taux
d'intérêts des emprunts réalisés par l'Agence France Trésor n'ont
cessé de monter ces dernières semaines, notamment par rapport à
l'Allemagne. Et d'ailleurs, l'annonce, en décembre, de la mise sous
surveillance par S&P de la note française a à peine fait ciller les
marchés.

Cela dit, bien qu'anticipée, une dégradation n'arrange rien à la
situation, car la France n'est pas le premier marché de la dette.
Contrairement aux Etats-Unis qui, de ce fait, paient moins chers leurs
emprunts aujourd'hui, bien qu'ils aient perdu leur triple A l'été
dernier.

3. La fuite des investisseurs

En décembre, Standard and Poor's avait mis sous surveillance quinze
pays européens, mais elle avait ciblé plus particulièrement la France,
en menaçant de lui retirer deux crans. "Si tous les pays de la zone
sont dégradés d'un cran, c'est moins grave pour la France : les
investisseurs ne la délaisseront pas au profit de ses voisins",
expliquait Pascal Canfin, eurodéputé Verts et fondateur de Finance
Watch, le Greenpeace de la finance.

Les fonds de pension, qui gèrent les actifs des retraités, ne
prendront aucun risque : ils se tourneront mécaniquement vers les pays
les mieux notés.

4. Le début d'un cercle vicieux

La dette de la France est de plus de 1.600 milliards d'euros. Le
montant des intérêts est supérieur au plus gros budget de l'Etat. Et
ce n'est pas fini : la France devra emprunter près de 180 milliards
d'euros pour son financement public en 2012.

La poursuite de la hausse des taux d'intérêts signifierait une
nouvelle réduction des marges de manœuvre du gouvernement. Notamment
pour réformer l'Etat, relancer l'investissement et mettre en place une
économie compétitive. Sans quoi il est impossible pour la France de
retrouver une croissance suffisante pour réduire sa dette !

5. Une action de la banque centrale

La BCE n'est pas censée acheter des obligations souveraines. Son
indépendance, gravée dans le marbre par les traités européens, lui
interdit de financer un pays. Cependant, face au risque d'écroulement
du système, elle a tout de même racheté des obligations grecques,
irlandaises, portugaises, espagnoles et italiennes ces derniers mois.

Son but ? Restaurer la confiance sur les marchés obligataires et
enrayer la hausse des taux, afin de sortir ces pays du cercle vicieux.
En cas de déclenchement d'un tel phénomène en France, la BCE
interviendra-t-elle ?

6. Une menace sur le système bancaire

Quelques jours après la menace de déclassement de la France, Standard
and Poor's a placé les banques françaises sous surveillance. Son
exécution entrainera-t-elle une nouvelle dégradation du système
bancaire ?

Là encore, les marchés ont sûrement anticipé. Les règles prudentielles
européennes obligent les banques à détenir une proportion minimum de
dette souveraine dans leur bilan, considérée il y a peu de temps comme
un actif sûr.

Mais "elles vont avoir besoin de financement au premier trimestre
2012", expliquait récemment Moritz Krämer, analyste chez S&P. Il
estime à 200 milliards d'euros le montant des crédits arrivant à
maturité pour une cinquantaine de banques européennes au premier
trimestre 2012. Les banques françaises vont devoir vendre des actifs
qu'elles avaient gardés jusqu'ici. Les prix étant bas sur les marchés,
elles vont afficher des pertes dans leurs comptes. D'où les milliers
de suppressions de postes annoncées cette année.

Conséquence de cette menace sur les banques : une hausse probable des
taux d'intérêts pour les crédits aux entreprises et aux particuliers.

7. Une dégradation des institutions publiques

Certaines entités, disposant de la même signature que l'Etat pour
leurs emprunts, devraient être dégradées. L'Unedic, la Caisse des
dépôts et consignations (CDC), Réseau ferré de France (RFF),
perdraient tous leur AAA. Même chose pour La Poste dont le coût de
financement augmenterait.

Quelle conséquence pour la CDC, qui doit justement venir en aide à
l'assureur Groupama et à la banque Dexia ? Ou pour la banque de
financement des PME Oseo ? "Bénéficiant d'autres sources de
financement que les marchés, elle ne sera pas nécessairement
contrainte d'augmenter les taux pour ses clients dans un premier
temps", explique un de ses cadres. Mais à plus long terme, il est
possible qu'elle doive le faire dans certains cas. Reste à savoir
lesquels, et quand.

8. Une augmentation des prix pour les particuliers

L'Etat participe au capital d'EDF, la SNCF, GDF-Suez, Air France-KLM,
EADS, France Telecom, Renault, etc. A leur tour, ces grosses
entreprises pourront voir leurs coûts de financement augmenter. Cela
posera notamment problème aux filiales les moins solides, pour
lesquelles la garantie de l'Etat est précieuse.

"Difficile de savoir quand se matérialiseront les conséquences de la
perte du triple A pour les clients. L'impact sera probablement inégal
et réparti sur plusieurs années", affirme Karine Berger, conseillère
de François Hollande pour l'économie.

9. Un nouveau risque pour les collectivités locales

Leur système de financement par les banques est "en train d'exploser"
affirme une analyste chez S&P. Leur budget dépend pour moitié des
subventions de l'Etat, et elles utilisent sa garantie pour se financer
ailleurs à des prix raisonnables. Et "parmi elles, il y a des
centaines de petite Grèce", affirme Karine Berger.

10. Un tournant dans l'élection présidentielle

A qui profite la pression des agences ? Pour le président socialiste
de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, "en acceptant par
avance une dégradation et en refusant de mener une politique de
redressement juste et efficace qui permettrait de l'éviter, Nicolas
Sarkozy privilégie son intérêt électoral de court terme plutôt que
l'intérêt de moyen et de long terme des Français".

François Hollande avait ajouté en décembre : "Je ne sais pas ce qui se
passe avec le triple A mais pour l'instant il y a un triple échec de
Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l'obligation de croissance, nous
sommes en récession, échec par rapport à l'objectif de réduire le
chômage, échec par rapport à la réduction des déficits".

 

JP Pougala

 

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