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Publié par Messager

L’aviation joue un rôle non mois important dans une guerre. Notre pays n’a pas dérogé à cette règle. Nous disposions des avions  chasseurs dès les années  60 au moment où bien des pays d’Afrique noire en manquaient cruellement. Il y a eu des crashs, des atterrissages forcés aussi des pilotes tués ou qui s’étaient éjectés dans le vide.  Nous avions voulu illustrer cette belle histoire par les photos des appareils qui avaient surtout été utilisés en 1977 lors de la guerre dite de 80 jours.

 

Aviation militaire 1

Le capitaine Nimilongo réussit l’atterissage forcé de son avion Macchi à l'aérodrome de Kolwezi

 

Au cours des années 70, l’aviation militaire congolaise entreprit le renouvellement de sa flotte. Les premiers avions de chasse d’après le 24 novembre 1965 furent les Macchi surnommés aussi Sukisa. Plus tard, l’armée se procura des chasseurs plus performant capables de dépasser la vitesse de Mach 2 en vol horizontal. C’est alors que les Mirage 5 furent mis à la disposition de l’armée de l’air congolaise. Les avions gros porteurs sont indispensables pour la logistique donc pour le transport et le ravitaillement des troupes en vivres et en matériel de guerre ou pour le parachutage des unités aéroportées. Pour les besoins de la cause, les FAZA s’équiperont des Lockheed C-130 Hercule appelés aussi Libumu Ndunda. Mobutu s’enorgueillira même en disant que nos forces aériennes s’étaient équipées des ces avions de transport militaire bien avant l’armée de l’air belge. Outre les Hercule, l’armée possédait aussi des Buffalo reconnaissables à leur empennage arrière horizontal caractéristique au sommet

 

mirage 5

Mirage 5 à Kolwezi en 1977

 

Les FAZA avaient aussi en leur possession des avions de reconnaissance CESSNA, des hélicoptères Alouette III et d’un Puma qui avaient beaucoup servi pour l’évacuation des blessés et pour des missions de sauvetage. Les forces aériennes n’avaient vraiment pas été nanties vu le nombre d’appareils mis à leur disposition. Raison pour laquelle un Boeing 737 d’Air Zaïre fut réquisitionné par l’armée pour suppléer le manque d’avion de transport lors de la guerre de 80 jours. Notons que les pilotes et les spécialistes de la force aérienne touchaient chacun 1500 zaïres de prime d'encouragement avant de se rendre au front à Kolwezi.

 

Buffalo

Kolwezi, mai 1977, préparation d'une mission vers le front avec un Buffalo 

Grosso modo, les FAZA disposaient des appareils suivants :  

Avions de chasse:

Une dizaine de Macchi et cinq Mirage 5 (qui souffraient du manque des pièces de rechange)

 

Avions de transport :

Huit Hercule C-130 et trois Buffalo.

 

Avions de reconnaissance :

Trois CESSNA  310

 

Hélicoptères :

Un Puma et trois Alouette III.

 

Nous profitons de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à tous ces vaillants soldats, morts ou vivants, qui ont  défendu la patrie. La devise écrite sur l’écusson de leurs bérets était : Tokowa mpo na ekolo. Le sacrifice de leur vie était l’impôt qu’ils devraient payer pour la souveraineté et l’intégralité du  Congo.

 

Samuel Malonga

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Sandra Nimilongo 12/05/2011 16:19



Bonjour,


Merci pour cet Hommage rendu à nos pères...


Sandra Nimilongo



Serge Kongo na biso 21/02/2011 20:07



Merci Chers kulutu Malonga, Deo Mosali et Kandolo,


C’est une des meilleures semaines de ma vie que nos ainés nous parlent encore cette histoire
glorieuse de notre armée surtout à ce moment que nous en avons vraiment besoin.  Quand je signe Serge Kongo na biso ce n’est pas par plaisir mais c’est par détresse, je regrette notre Congo, notre géant aux pieds d’argile.  Dès mon enfance
mes ainés me demandaient conseil alors que j’étais encore à l’école primaire et ils acceptaient mon jugement.  Un bon après midi un grand frère du
quartier qui venait d’obtenir son diplôme d’état me demanda mon avis et il a fait exactement ce que je lui ai dis : « Omoni ndenge nini, nakende ki Sango (Abbé) to nakende ki
soda ? » on était en 1980, je lui ai conseillé « Kenge ki soda », en 1981 pendant les vacances je le vois en tenue militaire, crâne rasée et après sa formation à EFO de
Kananga il dévient notre Sous lieutenant Ambounga Emoni Mopolo Mopota – Claude, des stages en France et Belgique, A Mbanza Ngungu et Kitona, une autre formation aux USA bref il était notre héros,
notre fierté, notre bijou du quartier malheureusement le destin nous l’a retiré brutalement quelques 2 ans passé, il a finit sa vie mystérieusement, makolo kovimba etc … on soupçonne le poison
Rwandais et autres … mort au grade de Major sans fonction sous la règne de Hyppolite Kanambe qui épure nos vaillants combattants.


« O mosala mua basusu »


Serge Kongo na biso.



Samuel Malonga 21/02/2011 16:47



Cher Moninga,


C´est toujours avec tristesse et une pointe de regret que tous ceux de notre génération regardent ce qui se passe actuellement au pays. Notre Congo qui ne cesse de s´enfoncer dans la bétise et la
pauvreté, saura-t-il se redresser un jour? Espérons-le, car tant qu´il y aura des hommes, il y aura toujours des solutions. A nos enfants qui sont nés en Occident, il faudrait leur expliquer la
glorieuse histoire de la nation et le pourquoi de sa décrépitude. Toute vérité est bonne à
dire à sa
progéniture surtout quand il s´agit de son pays.



Moninga 21/02/2011 14:02



Cette devise me rappelle, Samuel, quand nous etions fiers d'appartenir a cette nation. Qunad nos mampinga defilaient, je restais postais devant le petit ecran familial (noir et blanc) des heures
durant pour admirer nos hommes, leur souhaiter bonne sante et longue vue. Mais aujourd'hui? Que Dieu juge entre moi et Mobutu et ses collaborateurs. Regrette de voir certains d'entre-eux se
retrouver encore au pouvoir aujourd'hui. Est-ce pour voler encore ce qui n'est plus ou pour se rachetter? Qu'il m'ont vole mon avenir et mis en question celui de mes enfants a qui je sais pas
dire exactement pourquoi nous sommes pas au Congo, car tout ce que je leur dis ne suffit pas et ne font que demander plus. Coeur brise!