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Publié par Messager

                LA FAMILLE ZAIKO Langa Langa

            Perd un de ses fils légendaires 

                 MBUTA MASHAKADO

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           (Non pas comme auparavant annoncé

                    Le 11 Mai 2011 A Kinshasa)  

Mais,  effectivement en Afrique du Sud  le 22 Juin 2011. Aussi selon un proche de l’artiste : Salomon VALAKA, l’inhumation de MBUTA MASHAKADO aura lieu le Vendredi 1er Juillet 2011 à Kinshasa, sauf changement de dernière heure.

 

I -LE SHOW MAN Dieudonné NZOLA NTIMA

Le grand public le connait par nom « MBUTA MASHAKADO, surtout à travers la Pop Music dont il était le véritable Show man au cours des premières années de ZAIKO. On se souvient de sa prestation à des mémorables Show concerts au cours desquels il s’appliquait avec succès à faire une musique proche de celle d’Otis REDDING ou de celle de James BROWN dont il reproduisait fidèlement et avec fouge toutes les acrobaties de danse.

Il a osé, il l’a gagné ce pari parfaitement intense de se positionner en grande vedette au cours de la première partie de tous les concerts. Sur une tessiture invraisemblable, il swingue comme une section rythmique, et scatte comme un possédé.

II- CARACTERES PREMIERS DU CHANT ZAIKO

A cette époque (1970 à 1975) le « Tout choc ZAIKO Langa Langa » fort de la pléiade de ses chanteurs de premier plan, s’étant engagé de les repartir en trois divisions décroissantes, qui se valaient chacune dans son rôle.

1)- La division 03 était assurée par le show man MBUTA MASHACADO qui à lui seul communique à travers son chant et ses acrobatie de la pop music une émotion profonde, sans jamais sacrifier à aucun effet vocal. Son rôle de l’ouverture de rideau, sans atteindre la virtuosité d’Otis REDDING ou de James BROWN, ses idoles, mais on peu voir en lui ses héritiers dans le talent qu’il déploie à faire vivre le texte le plus anodin. Athlète de ses pieds, Mbuta MASCHAKADO est une sorte d’énorme danseur rock échappé dans l’avant-garde. Sept ans avant l’avènement de Michael JACKSON, il patinait déjà à reculons dans le genre « Moonwalker »

2)- La division 02 est représentée par NYOKA LONGO « Jossart »,  BIMI OMBALE et Pene KIKUMBA. Première réaction du public un profond abasourdissement devant tant de maîtrise et  de virtuosité dans les voix. Ensuite un réveil soudain et on abat les idoles avant de leur laisser le temps de murir.

3)- La division 01, celle de la synthèse de tous les aspects de l’art du groupe à travers l’accompagnement de la danse « Choquez » et avant sa période éclectique, est solidement assurée par EVOLOKO « Lay Lay », EFONGE, LAFANZA « Gina wa Gina, Jules WEMBADIO et Simon MAVUELA. C’est la division des poètes tendres et paumés qui chantent les nostalgies de la jeunesse et des amours perdues, les jeunes filles, avec l’humour du désespoir et la lucidité de l’intelligence. Certes la part la plus populaire et

la plus festive est celle qui intervient au moment où l’ambiance est son comble et au cours d’un répertoire exceptionnel, qui engage tous les acteurs de toutes les divisions confondues sur un tempo d’enfer.

III- L’EVOLUTION DE MBUTA MASHACADO

Décembre 1974, l’orchestre ZAIKO enregistre la toute première défection de ses membres. Ils sont : Jules SHUNGU WEMBADIO « Papa Wemba » MAVUELA SOMO, BOZI BOZIANA et EVOLOKO « Lay Lay » (chant) pour former l’orchestre ISIFI LOKOLE avec entre autres musiciens Chora MUKOKO, Ada MUWANGISSA (guitare), Djo MALI (basse), BIKO (drums) Otis KOYONGONDA (lokole)

Si la relève dans ZAIKO est immédiatement assurée par des jeunes recrues, cependant MBUTA MASHAKADO doit pouvoir désormais se familiariser avec la chanson et le rythme typique « Choquez ». Il a dans son approche du changement intervenu, une étonnante réussite dans la variété rythmique et vocale. Il est très apprécié du collectif pour la facilité avec laquelle il s’est dégagé de l’influence écrasante de la Pop Music. Il s’exprime désormais dans un style tout particulier. Il tient d’ailleurs une part de sa célébrité à son grand talent de danseur.

Novembre 1975, l’orchestre ISIFI LOKOLE est bord de la crise, aussi la séparation est inévitable. SHUNGU WEMBADIO « Papa Wemba », MAVUELA SOMO et BOZI BOZIANA se séparent d’ISIFI LOKOLE et d’EVOLOKO « Lay Lay » pour former l’orchestre YOKA LOKOLE. Le trio s’octroi les services du guitariste-solo Chora MUKOKO et de Otis KAYONGONDA (lokole-drums)

En Mars 1976, MBUTA MASHAKADO quitte le ZAIKO « Langa Langa » au sommet de sa gloire, pour intégrer l’orchestre YOKA LOKOLE. Il fait désormais partie de l’attaque chant surnommé « The Fania All stars » pour sa virtuosité typique de la nouvelle génération des chanteurs dont WEMBADIO « Papa Wemba », MAVUELA SOMO  et BOZI BOZIANA collectionnent les grands succès.

1976, SHUNGU WEMBADIO est l’objet d’une plainte judiciaire pour laquelle il écope plusieurs mois de tôle. Après son acquittement en Décembre 1976, il est irrecevable par le collectif de YOKA LOKOLE a la tête duquel se trouve MAVUELA SOMO. C’est précisément au cours d’un concert au bar « 1-2-3 »  à Kinshasa que MBUTA MSHAKADO se passera pour le véritable tombeur de WEMBA, par un renvoi en public on ne peu plus dégradant, un acte qui est demeuré anecdotise. Pendant longtemps deux versions YOKA LOKOLE vont existées séparément : Yoka Lokole aile MAVUELA et Yoka Lokole, aile  SHUNGU, avant d’opter en Février 1977, par l’appellation VIVA LA MUSICA.

Entre temps, en Janvier 1977, MBUTA MASHAKADO est retenu par TABU LEY pour faire partie de l’orchestre national du ZAIRE qui a pris part du 15 Janvier au 12 février au II° Festival mondial des arts nègres de Lagos (Nigéria).

 Au retour de l’orchestre National à Kinshasa, MBUTA MASHAKADO est exclu de YOKA LOKOLE par MAVUELA SOMO. Ceci étant,  MBUTA MASHAKADO s’impose un jour de lui-même au cours d’un concert de ZAIKO pour y faire désormais partie. D’ailleurs à ce sujet, une anecdote se raconte toujours de la façon dont il s’était présenté : Il monte sur scène et lance le cri ci-après et avec arrogance  « Nazongi  na canaille kaka » (je reviens de mon propre gré sans de compte à rendre) En dépit du geste, ZAIKO en avait effectivement besoin.

Le célèbre MBUTA MASHACADO est resté l’un des quelques génies incontestables qu’ai donnés la famille ZAIKO. Son fulgurant passage sur la scène de la « Rumba choquez » a exercé une influence déterminante, analogue à celle de la bande de EVOLOKO MAVUELA WEMBADIO, BOZI BOZIANA et NYOKA LONGO.

Depuis, fort longtemps, MBUTA MASHAKADO, a tiré un trait sur la carrière musicale pour évoluer dans une entreprise productive de son frère ainé DISPLANMAT, Agence Conseil en publicité.

MBUTA MASHACADO a prouvé a qui voulait bien l’écouter, son génie vocal, ses pieds de danse son humour, et une vertu mélancolique qui faisait de ce monsieur une espèce bizarre de grand Show man.

Clément OSSINONDE

Clément.ossinonde@sfr.fr 

 


 

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Marcellin 26/06/2011 14:04



Kende malamu, mabele ya ba koko eyamba yo na esengo. Kasi tango yo okomi kuna tokosenga mpe tokombondela otalela biso baye batikali surtout mibale oyo batikali ya Zaiko Langa Langa ya epoque
classique Nyoka Longo na Likinga Mangeza. Pesela biso mbote na Lengi Lenga, Bimi Ombale mpe ba oyo nioso baleka, yebisa bango mosala basala na Zaiko toyebi yango, tomoni yango, tondimi yango mpe
tokobosana yango te, na mitema na biso bakovanda a jamais. Nakanisi lisusu;"Lengos mama","Yaya Mbuta","mosi mosi, zole,zole raser bango".


Mwan'a Joburg



muloji 25/06/2011 23:40



R.I.P. à yaya mbuta brown


ozalaki parmi ba HITMAKERS na histoire ya musique kongolaise na ba oeuvres lokola BELI
MASHAKADO na MABITA sans oublier MENINA, DJENY etc...ozalaki un des grands showmans kongolais...et avant-dernier
mbuta ya ZAIKO pamba te totikali na MBUTA OTIS DIASOLWA et mbuta shungu-wembadio...soki okutani na bambuta ya ZAIKO oyo batika biso opesela biso mbote na MBUTA SANSA, MBUTA YENGA-YENGA, MBUTA
MATIMA, MBUTA DV MOANDA na MBUTA ANDRE BIMI etc...


adios dieudonné NZOLATIMA



DIYOYO 24/06/2011 18:36



MBUTA MASHAKADO dans un concert de retrouvaille du CLAN LANGA-LANGA dans les années 80 (dans youtube).


http://www.youtube.com/watch?v=ieLmc7BcpaI


Aaah! YAYA BROWN...L'HOMME QUI SABOTE TOUS LES BABA-LOUS. NA MBUL'OYO YA YO? ALOBA NINI DIT, TOUT DROIT.



sonny mokonzi 24/06/2011 15:48



MBUTA MASHAKADO,LA SEULE VEDETTE  A AVOIR UNE ECOLE NOMMEE APRES LUI,PAS VRAIMENT D'UNE MANIERE OFFICIELLE MAIS L'INSTITUT O.N.L NA KASA  VUBU SUR L'AVENUE SAIO EZALAKI
CONNUE PLUS COMME INSTITUT MASHAKADO,  NAYEBI TE PONA NINI BA NOMAKI YANGO INSTITUT MASHAKADO MAIS IL PARAITRAIT QUE AZALAKI KOYA MINGI KOBETA
BA SIX-MOTOBA KUNA NA VOITURE NA YE NA BA ANNEES 74-77............YOKA LOKOLE-MABITA(MBUTA MASHAKADO)http://youtu.be/VQE2TInjohM



Muan'a Mangembo 24/06/2011 12:14



Adieu Yaya Brown!
Tu sais Yaya Brown, à notre dernoère rencontre à Kinshasa, je continuai à te harceler pour que tu acceptes d'enregistrer une interview avec moi. je ne t'avais pas dit cependant que j'avais déjà
en boîte, une interview de Ya Jossart. Et toi, avec ton sourire mi-espiègle, mi-narquois, tu m'as répondu, en rigolant bien entendu: José, tu n 'arriveras pas à croiser, image à l'appuie, mes
propos, avec ceux de ton "ndoyi" (Jossart). Mais pourquoi donc, ai-je tenté de le relancer: parce que ce qu'il y a eu entre moi et Zaiko, je ne voudrai pas l'étendre sur la voie publique.


Ainsi était Mbuta Mashakado, Yaya Brown, comme je l'appelai affectueusement. il faut dire que j'étais plus connu comme un "proche" de Kolo Mboka, défenseur d'un Zaiko selon Jossart. Par le
truchement de ma collaboratrice Hortense Ehila Kolo "Mama Leki", j'ai rencontré Mbuta Mashakado et découvert la forte personnalité qu'il y avait derrière l'artiste.
En fait Yaya Brown, tu n'as jamais rien renié de ton parcours, tes écarts de langage tout comme tes coups de têtes, qui finisssaient par ternir tes éclats de génie. mais lorsque Zaiko avait
besoin de toi, tu savais te rendre disponible, comme ce fameux 9 août 2009, où nous nous sommes retrouvés à la prison centrale de Makala, pour la sortie de Lay. Bien entendu, la suite des
évènements, qui ne sera qu'un festival de râtés, est à mettre à l'actif du destin, qui n'a pas permis que Zaiko remette sur scène toutes ses vedettes pour le concert du 40e anniversaire. Oui, tu
voulais bien, malgré ton engagement chrétien fêter avec les langa-langa ces 40 ans. Mais le destin en décidera autrement. déjà pour la soirée des retrouvailles, malgré la bonne volonté de Papy
Tolas, Evoloko ne se pointera pas et la dernière photo de famille s'en ressent encore aujourd'hui. tu étais suffisamment proche de Lay pour essayrer de rattrapper le coup, mais au fond de toi, tu
savais que cette absence, scellait le sort du concert des 40 ans: il n'aura pas lieu.
Yaya Brown, tu ne l'as jamais reclamé, mais il faut que l'on saches qu'en ce qui concerne le typique de Zaiko, tu n'as pas attendu le départ des Isifi pour t'y impliquer: Mavuela Somo n'a-t-il
pas rappelé la pression que tu mettais sur Pépé Fely après les premiers concerts de la Funa pour qu'il s'amùéliore? Et en ce qui concerne le Cavacha, bien entendu, la batterie "machine ya Kauka"
c'est Meridjo, amis tu étais dans les parages pour appuyer la suggestion de Pépé fely et Antho. Il est même possible, bien que tu ne l'ais pas dit, que le nom de la danse Cavacha, qui selon Papa
Wemba Jules Presley, a un lien avec les chevaux - que l'on  retrouvait au cercle Hyppique à Ozone, donc plus près de chez toi que de Yolo.


Yaya Brown, tu n'as jamais attendu que l'on te tende la main ou que l'on t'autorise à monter sur scène. Chaque fois que tu l'as estimé nécessaire, tu étais là: pour Zaiko, pour tes amis, bien
entendu, "toujours na Canaille pe tout droit". J'imagine qu'il te tardait de retrouver ton Lipasa Bimi Ombale; et cette fois-ci, c'est le bon. Tu as choisi le moment et tu l'as, après bien
entendu, avoir assuré ta réconcilliation avec ta famille musicale: Bimi à qui tu avais arraché le micro, Wemba que tu avais "chassé" ou Jossart ou Pépé Fely qui ont supporté tes caprices.
Mais qu'aurait donc été Mbuta Mashakado sans justement ces caprices de Stars qui t'on construit?


Yaya Brown, kende tout droit Likolo, kopema kati ya basantu, Na canaille Kaka!


 



Iloyi Tamba 24/06/2011 10:07



Cette fois c'est pour de bon, MBUTA MASHAKADO est effectivement mort - merci OSSINONDE pour cette évocation absolument brillante . Si ZAIKO existe toujours, mais il faut reconnaître que son
ossature de la première décennie n'existe plus. Il y a lieu tout de même de saluer la perspecacité de NYOKA LOKO de maintenir cette formation.



Kais Kaisala MANGUBU 23/06/2011 23:56



La moitie des musiciens de ZAIKO sur ce concert de 1975 nous ont deja quittes, dont Bimi et Mbuta recemment... Ah, une partie de ma jeunesse s'etiole... http://www.youtube.com/watch?v=uYgtOTWnZ1Y&feature=related



JP BOUCK 23/06/2011 20:40



Je pense que c'est le plus grand showman que la musique congolaise ait connue.


 


En plus, leur epoque etait celle de la MUSIQUE LISANO ET SPECTACLE. C'etait des jeunes gens, issues de bonnes familles, qui se defoulaient en faisant de la musique. Beaucoup d'entre eux (Damien
Ndebo, Mbuta Mashakado, Simeon Mavuela, Lwambo Djo Issa et autres) ne se voyaient pas en train de vivre de la musique a l'an 2000.


 


Mbuta Mashakado est parti en Europe en 1979 parce que, selon lui, ceux qui ont des diplomes seront plus considerées et demandés dans le Congo de demain.