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Publié par Messager

 

 

 

 

LA DOT CHEZ LES LUBA

 

  Mulumba wa Bilongo & Madikas

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            Nous allons parler des rituels de la dot chez le peuple luba. Nous n'avons nullement la prétention de tout connaître, encore moins le monopole de cette vérité. Nous rappelons à tous que le peuple luba est une des composantes du peuple congolais. Nous attendons d'être complétés et contredits par d'autres. Ainsi de cet échange jaillira une vérité culturelle, qui enrichira, nous l'espérons, tout un chacun.

 

            Génèse 24-2:4: « Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l'intendant de tous ses biens; Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse; je te ferai jurer par l'Eternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j'habite ». Nous faisons référence à ce passage biblique pour souligner que pour tout parent, marier son fils ou sa fille constitue un événement majeur d'une vie, un couronnement de tout un cycle. Les cérémonies de mariage liées à la dot sont souvent un virage important dans une vie. Bien souvent, de nos jours, nous en avons perdu le sens. L'organisation laisse parfois à désirer. Souvent, il faut se référer aux anciens qui sont restés au village. Notre pays est très vaste et nous disons merci au Dieu de nos ancêtres de nous avoir donné ce paradis. Et au regard de son étendu et de sa diversité des peuples, il y a plusieurs versions de cérémonies de dot.

 

            La dot constitue la consécration d'un mariage chez les Luba. Elle constitue l'obtention d'un numéro matricule du gendre dans sa future belle famille. Le peuple luba est de régime patriarcal. C'est- à -dire que c'est la lignée du père qui prime sur celle de la mère. Ainsi, se marier ou marier sa fille, chez les Luba est d'abord de la responsabilité du père. Si jamais l'homme veut avoir une deuxième épouse, alors, la famille de sa mère ou ses oncles maternels, peuvent lui fournir la dot pour la seconde épouse...La première épouse est donc l'affaire exclusive de la famille patriarcale. La cérémonie de dot est l'occasion, pour la famille du prétendant, de montrer la gloire de sa lignée, le mérite et la valeur de ses ascendants...La même cérémonie de dot pour la fille est aussi exclusivement l'affaire de la famille de son père. Régime de patriarcat oblige.

 

1. COMPOSITION DES PARTIES AUX CEREMONIES DE DOT .

 

            Une fois que la jeune fille est d'accord avec son élu de coeur d'être sa femme, elle en informe ses parents. Souvent sa mère. Le garçon recevra l'accord de sa future belle famille par sa fiancée. Il enverra un message à sa future belle famille de son intention de doter et se marier avec sa fiancée. Il va fixer le jour de cérémonie de remise de dot à sa future belle famille. Celle-ci, va se préparer en conséquence. Si la date ne lui convient pas, elle en proposera une autre. Le prétendant aura sa délégation. Elle est constituée d'un « tshibanji » ou son porte parole, de son père, de sa mère et de leurs accompagnateurs. A défaut de ses parents, il y aura leurs représentants. Le « tshibanji » est celui qui connaît la force du futur marié: son village, sa lignée, les hauts faits d'honneur du futur marié et de sa famille. C'est son lobbyiste. C'est lui qui fera la promotion et le forcing pour la famille du futur marié. Le futur marié n'a pas le droit de s'adresser directement à sa future belle famille. La délégation du futur marié doit être très bien équipée financièrement et culturellement. Le papa de la future mariée, une fois qu'il sera informé de la décision de son futur gendre de venir doter sa fille, aura pour première mission prioritaire de savoir la volonté du membre de la famille patriarcale à qui reviendra la dot en argent. C'est lui qui décide de ce qui va être donné par la famille du futur gendre. La délégation d'accueil de la future mariée se composera de son père, de sa mère, de ses frères et de ses soeurs, des membres de sa famille élargie. Toutefois, le père de la mariée peut aussi drastiquement réduire aussi cette délégation d'accueil à lui même et son épouse. Il offrira un diner d'accueil à ses invités. Ici, nous devons dire que ce diner d'accueil n'est pas obligatoire. Il peut se limiter à un verre d'eau et un siège, c'est tout. Il faut dire que la dot chez les Luba est interprétée comme une cérémonie où c'est l'homme qui donne à la femme. Symboliquement, c'est la famille de la femme qui « s'enrichit » et la femme de l'homme « s'appauvrit ». Donc, la balance doit être excédentaire en faveur de la famille de la femme...Si la famille du jeune homme insiste pour être bien reçue avec tous les honneurs et dépenses, on peut leur demander de prendre en charge, eux mêmes, leur goût de luxe. Donc, ils ne viennent pas pour se faire rembourser, d'une manière détournée, leur dot...La famille de la mariée aura aussi son « tshibanji ». Celui-ci doit bien connaître la famille de la future mariée ainsi que sa lignée. C'est lui qui va enchérir sur la lignée de la mariée et les honneurs de sa famille. Les présentations de deux familles seront faites par leur tshibanji respectifs, avec beaucoup d'exaltation des lignées familiales des prétendants. Malheur à celui qui aura un piètre tshibanji...

 

2. LES PRINCIPALES RUBRIQUES DE LA DOT CHEZ LES LUBA.

 

a) La dot en argent liquide.

Une somme d'argent en espèce est toujours demandée au futur gendre. Normalement, la famille de la femme ne détermine pas ce montant. C'est à la famille de l'homme de prouver sa valeur et sa force en se surpassant pour donner une somme conséquente. Toutefois si la famille de la mariée estime que cette somme ne lui convient pas, elle peut renvoyer la cérémonie à une date ultérieure. Elle peut ainsi signifier, via son « tshibanji », à l'autre camp qu'elle a été lésée par ce montant. Ce montant est décidé par la personne à qui cet argent est destiné. Souvent ce n'est pas le père de la mariée. Bien souvent, nous avons vu les papas luba lors de ces cérémonies, insister pour qu'on respecte les desideratas du consommateur de la dot...Ceci pour éviter des éventuels conflits qui peuvent se produire après si le montant est jugé non satisfaisant par la personne à qui est destiné cet argent. Pour cette rubrique, il n'y a pas de montant fixé et exigible comme tel. Mais il y a un seuil critique que le prétendant doit dépasser. Ce seuil est fixé par la personne à qui cet argent est destiné.


b) Le fusil.

Le « tshingoma », poste incontournable. Le fusil est le lien qui relie la mariée à sa famille patriarcale. La mariée part dans sa nouvelle famille. Mais elle reste dans sa famille de sang par le fusil que donne son futur mari. Ce fusil servira de dot pour un éventuel mariage d'un frère de la mariée. Ainsi la pérennité de la mariée sera assurée dans sa famille de sang. Dans une famille où il y a plusieurs garçons, c'est un véritable casse-tête pour le papa. Pour la dot de ses fils, comment le papa réunira-t-il autant de fusils qu'il a des garçons ? Dans les temps anciens, c'était un véritable sujet d'inquiétude. Il fallait à tout prix avoir des filles dans la famille pour équilibrer cette rubrique...Par exemple dans une famille où il y a deux garçons et deux filles, le papa savait que lorsqu'il mariera ses deux filles, il aura deux fusils. Ainsi, il mariera ses deux fils avec les fusils provenant des mariages de ses filles. J'ai, personnellement, ainsi reçu, dans les années '80, un fusil que mon grand père m'avait laissé pour ma dot...De nos jours, les choses ayant beaucoup évoluées, à la place du fusil, on demande une machine à coudre, une chaine musicale, un congélateur, un moulin etc...Le tshingoma est destiné à la famille patriarcale de la mariée et non au père de la mariée. Ceci veut dire que s'il y a un jeune dans la famille qui veut se marier, le revenu de cette rubrique peut lui être attribué par le conseil de la famille.


c) La chèvre des ancêtres.

Le « mbuji wa bakishi » ou la chèvre des ancêtres. Il est déplorable de voir « les serviteurs de Dieu » de nos églises s'acharner sur cette pratique à laquelle ils ne comprennent pas grand chose...Avec leurs onctions folkloriques, ils égarent bon nombre de nos compatriotes. Nos sociétés traditionnelles étaient mieux organisées que leurs églises dites de « réveil »...Quand on vit dans une communauté, on a des devoirs aussi. Quand on réussit son bac, quand on reçoit sa première communion ou une promotion sociale quelconque, on convie aussi ses voisins, bena mukalenge comme on dit en tshiluba. Quand on marie sa fille, on fête aussi avec la communauté avec laquelle on vit tous les jours. Le « mbuji wa bakishi » est un repas pour célébrer le mariage avec toute la communauté. Les vivants comme nos ancêtres à qui on demande bénédiction et protection pour la mariée. C'est la fête et la bouffe pour tous.


d) La chèvre de la virginité de la mariée.

Une fille luba qui arrive vierge au mariage, c'est un honneur pour sa maman. Pour manifester la reconnaissance et sa fierté à la maman de la mariée, il est obligatoire que le prétendant offre une chèvre...et elle doit être de taille, vu qu'elle est devenue une denrée très ultra rare de nos jours !!!! Cette chèvre revient exclusivement à la mère. Elle la partagera avec ses soeurs et d'autres femmes. C'est la couronne d'honneur de la maman de la mariée. Si la mariée n'est plus vierge, on informe discrètement au tshibanji du gendre qu'on n'abordera pas cette rubrique...et la messe est dite.


e) Les habits des parents.

La dernière rubrique est celle réservée aux parents biologiques de la mariée. Il s'agit ici du père et de la mère de la mariée. On élargit ce cercle aux frères et aux soeurs du père et de la mère de la mariée. Ils n'ont droit qu'aux habits. Le gendre a l'obligation d'habiller ses futurs beaux-parents. Le papa aura droit au moins à une tenue complète, c'est à dire un ensemble chaussures, chaussettes, un costume « 3 pièces », une chemise, une cravate et un chapeau. La maman a, aussi droit à une tenue complète: un foulard de tête, chaussures, une pièce, de préférence un super wax et une blouse. C'est le minimum. Il n'est pas exclu d'aller jusqu'à trois tenues pour le papa et trois tenues pour la maman de la mariée. Donc la tenue masculine est pour le père ou son frère ou sa soeur. La tenue féminine est  pour la mère ou son frère ou sa soeur.

 

            Nous disons que chez les Luba, il n'y a pas de notion de liste comme chez nos frères du Bas-Congo, Bandundu ou d'autres provinces. Il y a seulement ces rubriques à respecter. La priorité revient en premier à la rubrique la dot en argent liquide avec le fusil. Vient ensuite la chèvre des ancêtres. En dernier, on retrouve la chèvre de la virginité de la mariée et  les habits des parents. On peut constater que la priorité et l'accent sont mis sur la famille africaine ou la famille élargie. La famille au sens strict, papa et maman, vient en dernier. Si les trois premières rubriques sont honorées, on considère qu'il y a mariage. L'engagement à payer le reste, ne constitue pas en soit un obstacle. C'est ainsi qu'il est dit chez les Luba « ku buku, nku diyala ». C'est à dire que,  dans les circonstances de la vie de tous les jours, le gendre aidera toujours sa belle famille, ainsi donc, une dot n'est jamais terminée ! Le gendre honorera les rubriques restantes quand il aura les moyens. Mais, il y a toujours des gendres qui se croient malins. Une fois l'épouse à la maison, ils ne veulent plus s'acquitter du reste des rubriques...Ce comportement donne lieu, dans certaines familles, à des situations ubuesques lors des matanga dans la famille de la mariée...Il n'est pas rare, comme souvent à ces occasions, on fait des conseils de famille, qu'on aborde le sujet des dots non soldées. Et il arrive qu'on décide de retenir toutes celles dont les maris n'ont pas encore honoré toute leur dot...Et il n'est pas rare de voir de décision de  « retenue d'épouse » à l'encontre de mauvais payeurs de dot !!!

 

3. REPARTITION ET DEFINITION DES AYANTS DROIT DE LA DOT CHEZ LES LUBA.

 

            L'organisation de la cellule familiale, chez les Luba, étant partriarcale, les ayants droit sur la dot de la jeune mariée sont exclusivement de la famille de son père. La répartition de la dot tient donc compte en premier lieu de la famille du père dans le montant en argent ou dot en espèces et le « tshingoma ». Viennent ensuite la communauté de vie représentée par le « mbuji wa baskishi », la mère dans son rôle d'éducatrice et gardienne dans le « mbuji wa nyima », ensuite les parents avec les costumes qui leur reviennent. Nous allons voir comment la partie fondamentale et essentielle de cette dot, c'est à dire celle qui revient à la famille paternelle est gérée et attribuée.

 

Pour une meilleure compréhension, nous redisons que le montant en argent ou dot en espèces, le « tshingoma » et le « mbuji wa bakishi » ou chèvre pour les ancêtres sont les rubriques clé de la dot chez les Luba au Kasaï. Ces parties sont incontournables et doivent être honorées obligatoirement avant tout.

 

Désignation de l'ayant droit de la dot en nature.

 

            Pour nous faire comprendre, nous allons prendre une schématisation simple et claire. Supposons la famille originelle telle que décrite dans la bible: Adam et Eve. Ceux-ci ont eu 2 enfants: Caïn et Abel. Caïn et Abel eurent une progéniture. Supposons qu’Abel eut eu une fille que nous nommerons Ntumba. Supposons aussi que Caïn eut eu une fille que nous nommerons Lusamba. Si cette famille est luba, les ayants droit de la dot de Ntumba doivent sortir de la maison de Caïn, donc, lorsque Ntumba va se marier, Abel va envoyer cette dot dans la maison de Caïn.  Et les ayants droit de la dot de Lusamba doivent sortir de la maison de Abel, donc, lorsque Lusamba va se marier, Caïn va envoyer cette dot dans la maison de Abel. Si Abel et Caïn ont une deuxième fille chacun, ils pourront alors, si celle-ci se mariait consommer la dot en argent de leur fille, vu que les droits d'ainesse et d'offrande familiale ou « mulambu » ont été respectés pour le mariage des premières filles. Maintenant dans la maison de Caïn, la dot de Ntumba, fille d'Abel, doit respecter le droit d'ainesse, c'est à dire qu'elle ira au fils ainé de Caïn. C'est donc le fils ainé de Caïn qui fixe le montant d'argent en espèce et la qualité du fusil à recevoir du futur gendre. Il en est de même de la dot de Lusamba, fille de Caïn, dans la maison de Abel. Si Caïn et Abel avaient d'autres frères et que ceux-ci avaient des filles, il y aurait d'autres dots sur les maisons de Caïn et Abel. La suite dans ce cas serait que la dot suivante sur les maisons de Caïn ou d'Abel aurait été destinée aux puinés de deux familles ainsi de suite. Nous avons pris ici qu'une famille monoparentale avec deux enfants...Pour comprendre le cheminement, il faut bien s'accrocher. Alors, imaginer une famille luba avec un homme et trois, voire cinq épouses. La gestion devient un véritable casse-tête. Retrouver l'ayant droit de la dot de la 5ème fille de la 4ème épouse de son père...il faut bien se lever très tôt pour y arriver. C'est ainsi que lors des cérémonies de dot luba, on s'enquiert en priorité au village. Ceci d'abord pour retrouver, dans la lignée familiale, le véritable ayant droit et qu'il exprime ses desideratas. C'est lui l'homme clé...Une fois cette étape franchie, le reste se déroule automatiquement. Ainsi il est difficile et rare à un père luba d'être l'ayant droit de la dot de sa propre fille, de la recevoir et de la manger. Pour y arriver, il faudrait avoir six ou sept filles. Après avoir honoré tous les « matumba » ou coins de la famille, il pourra ainsi espéré être l'ayant droit de la dot de sa dernière fille. Nous utilisons le mot coin pour traduire le mot « ditumba ou matumba » dans un sens littéral. Dans l'exemple de Caïn et Abel, il n'y a que deux matumba: le « ditumba » Abel pour Caïn et le  « ditumba » Caïn pour Abel. Mais nos familles africaines luba ont des imbrications des « matumba » complexe. Pour comprendre la complexité de l'équation, penser à un père de famille ayant deux ou trois épouses. Celui-ci, lui-même, est issu d'une famille composée d'un père ayant eu trois ou quatre épouses...un véritable casse-tête à y perdre son latin...ou son tshiluba ! D'où, souvent, on recourt auprès des ainés restés au village.

 

            Le problème majeur est que ce mécanisme issu de la culture luba a bien été verrouillé par des cérémonies et des rites. Il instaure une famille africaine sacrée. Y déroger conduit souvent à des conséquences graves et à des querelles familiales interminables. On a vu des situations tragiques pouvant aller jusqu'au décès. Il y a toujours de petits malins cupides qui essaient de court-circuiter les autres...d'où, il faut toujours être vigilant et interroger patiemment l'arrière pays, le village. Nous pouvons dire que le système de dot chez les Luba repose sur le droit d'ainesse et la succession familiale des garçons. Il implique le contour familial jusqu'à la huitième génération au moins. A cette génération, les liens familiaux se sont suffisamment dilués. Une nouvelle cellule familiale africaine reprend le même mécanisme à un niveau restreint et ainsi de suite...

 

            Nous avons essayé, à partir de notre maigre savoir, d'apporter notre modeste contribution à la compréhension culturelle luba. D'autres nous compléterons sans doute. Chez les Luba, il y a plusieurs clans ou « bisamba » ou « mêku ». Il y a des bakua Muanza, des bena Ngeleka, des bena Nkelenda, des bakua Kalonji, des bena Tshitolo, des bakua Luntu, kua Mudimbi, kua Nkuadi, des bena Kanioka, des ba Kete etc...Mais la dot est gérée partout de la même manière telle que décrite ci-haut. Les Luba connaissent leur culture. Le non-respect de cette organisation soulève souvent des questions.. « awu muluba kayi ? », « udi wa kuepi ? Kuabo nkunyi ?» qui est cet ignorant de Muluba qui ne connaît pas les traditions ? D'où est-il ?

 

CLAUDE KANGUDIE.

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Serge - Kongo na biso 12/11/2012 12:54


Mbote ndeko Claude Kangudie,


Natondi yo mingi ndenge o répondre na préoccupation nanga na likambo ya
libala epayi ya ba ndeko na biso « Baluba », oyo ezali leçon munene pona biso toyekola culture na biso, peuple oyo ayebi bo koko naye te azali presque lokola moweyi. Culture ezali une
partie ya identité ya mutu. Vraiment na apprendre mingi na lisolo oyo ya motuya na likambo ya libala oyo pe na ndimi te ke bana ya baluba nionso bayebi yango ndenge olimboli, surtout Kinshasa
ndenge esangisa bikolo, ebota culture mususu ya ndenge nango, ba parents bakomaki na difficulté ya ko guider bana na ndenge esengeli d’où ebobata identité mususu ezanga kombo.


Na remercier yo mingi, nawuti kozonga na mobembo, naza kozua temps ya
kotanga b’articles malembe malembe po oyo osopi ezali ba livres mobimba oyo ezali kosenga kotanga pe ko méditer na yango.  Osali mosala monene pe ya
kitoko, lokumu nionso oyo ekeyi na Papa oyo abota yo pe lokola.


***** 5 stars article.


Boboto o mbokamosika.


Serge – Kongo na biso