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Publié par Messager

 

La discographie : une méthode de l’histoire de la musique congolaise.

 

 

Un frère a dernièrement suggéré le recours aux vrais historiens pour  écrire l’histoire de la musique congolaise. Nous voudrions à cet effet insister sur le fait que ce qui caractérise le travail d’un historien ce sont les « sources » et la « méthode ».

 

 En effet, un vrai historien doit s’interroger  sur  les traces écrites (sources) et dans le cas de notre pays de tradition orale, sur le récit oral des acteurs historiques.

 

 Or, nous savons tous que l’une des sources viables de l’histoire de notre musique est la discographie dans la mesure où les détails les plus véridiques sur son évolution et les thèmes avaient été consignés par les éditeurs. Il se fait que pour des multiples raisons, les œuvres discographiques d’origine sont en train de disparaître.

 

 

C’est pourquoi, depuis l’existence de ce blog, nous avons essayé d’utiliser la discographie, à travers les raretés, comme  une méthode historique de la musique congolaise.  Souvent, nous avons vu que beaucoup de détails appris grâce à ces raretés n’existent dans aucun livre historique, ni aucun article de presse antérieur.

 

Durant cinq ans, notre blog a expérimenté un nouveau processus actuellement en vigueur sur le net baptisé : « la remontée de l’information » qui consiste à enrichir une information par plusieurs intervenants à l’instar de l’article sur la chanson Mobangu où sont réunis comme l'a si bien souligné Lused :l’œuvre , la photo, l’article , et les témoignages d’un acteur historique ayant vécu sur la même rue que Mobangu. Le commentaire de Tm sur la chanson Amida muziki ya Ok est une autre illustration de cette innovation.

 

Existe encore une manière de réécrire l’histoire de notre musique que celle-ci ?

 

Pour ce week-end, nous avons sélectionné une oeuvre  de Dewayon  dans Conga-Jazz ; la première version de la chanson K.J de Rochereau dans l'African-Jazz;  une autre version de la chanson Mayatu de Jojo Ikomo; et la chanson Saïdi de l'orchestre Super Buya. Une discographie qui complète certainement ce qui nous savons sur notre musique.

P.S. Les quatre oeuvres ont été fournies par Kiku et Aimé Atipo.

 

Bon week-end

 

Messager

 

un commentaire vient d'être posté par Tm sur l'article Anaclet, voici Amida moziki ya OK, sur votre blog Le blog de Messager

Extrait du commentaire:

nazali muana ya lemba alors nakoyoka nzembo oyo nayebi lisusu mbula nayoka yango te,nayoki dedicace ya ba deux papas ya commune ya lemba Alphonso Mafina (ALMAFI)papa ya baninga tokola na bango Viky,hypolite kubakard,Wivine,brigitte,gas,swis etc et mosusu papa Mikina papa ya défunt mpide,jean-claude,mali polina,phili etc papa Mafina afandaka na Botango et puis na Limeté et papa Mikina azalaka na Lubudi. pona infos bango mibale batika biso, ezalaki wa bino muana ya époque ya phono,sans un iota de graisse,anti-cycle 

Tm

 

un commentaire vient d'être posté par LUSED sur l'article Mobangu, une oeuvre du moraliste Mangwana...?, sur votre blog Le blog de Messager

Extrait du commentaire:

Mon cher Zéphirin felicitations !!!


Voilà une autre preuve de la necessité de savoir conserver les archives.Une grande leçon aux africains.42 ans après on se retrouve avec la chanson "MOBANGU" dans son integralité.Avec Paroles (journal ) et son (disque).


Je regrette que pendant des années ,le travail qu'on faisait  était de déchirer les archives ,jetter au feu , vendre le makayabu.Et de l'autre côté des maisons des disques sabotées ...


 Avec "MBOKAMOSIKA" on continue toujours à apprendre  à conserver l'histoire !!!Felicitations encore !!!


Felicitations aussi à Atipo pour le disque !!!

Lused

 

La discographie du week-end

 

1.Tika kowela chérie, par Dewayon et le Conga-Jazz

2. K.J. (1ère version), par Rochereau et l'African-Jazz

 

 

 

 

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Commenter cet article

tm 04/08/2012 19:04


correction pour la seconde fois papa alphonso mafina afandaka na balabala botango te mais na bangamelo balabala moko na colonel muniango compagnon de le révolution na commune ya lemba toujours
nde sima papa alphonso akomaka na limete et pour infos les deux papa mikina na almafi batika biso   

Richard MAWETE 20/07/2012 18:55


A propos de la musique Congolaise,je ne comprends pas que l'on demande à ce qu'elle soit écrite par des vrais histotirens.Je ne sais pas ce que l'on attend par vrais historiens!!! Je prends
l'exemple de notre Kulutu Emma Kandolo,dont j'ignores s'il est historien.


N'empeche que ses écrits ont une grosse part de la réalité de l'histoire de la musique Congolaise,que de fois sur des bouquins écrits par des historiens,dont on arrive facilement à deceler des
incoherences.


Moi,je crois que n'importe qui peut apporter sa pierre,dans l'écriture de l'histoire de la musique Congolaise,du moment où il dispose d'une part de ce puzzle.


Prenons l'exemple ici en occident,où on voit des gens écrire des bouquins très bien documentés,sur des sujets qui sont en dehors de leur competence,mais simplement par passion.

LUSED 07/07/2012 05:00


Revenons à ce frère qui a suggeré de recourir aux vrais historiens pour écrire l'histoire de la musique congolaise:


Voici mon opinion:


1-Mbokamosika 


Nous tous mbokatiers nous devons le savoir que nous sommes déjà en pleine reconstruction de l'histoire avec "MBOKAMOSIKA" .À partir des sources et la methode de MBOKAMOSIKA  (Discographie et
Remontée de l'information).


 


Les témoins intervenants se complètent harmonieusement et dans toute la simplicité.Un témoin parle ,laisse un point ,l'autre vient le compléter mais laisse un aspect,l'autre le complète dans un
autre aspect.Et à lire c'est beau ! on sent que l'histoire est reconstituée , avec documents à l'appui (extraits des livres ou journaux),disques ,photos,videos ...etc.Il ya des corections !!! Et
en cas de contradiction ,un autre témoin vient approfondir la chose et la chose est mieux éclairée, et le débat termine bien !!!C'est vraiment extra-ordinaire !!!


 


Donc ,nous sommes vraiment en pleine recupération de l'histoire (pas seulement de la musique).MBOKAMOSIKA  est déjà un historien à l'africainne.


Du côté pratique ,même si un historien venait ,il fairait ce que MBOKAMOSIKA fait.La difference seulement est que à la fin ,il aboutira à un Livre écrit.


 


 


 


2-LES HISTORIENS


L'idée des historiens n'est pas mauvaise.Mais nous devons savoir que ça engage des fonds.Les vrais historiens dont parle le frère ,il fait allusion aux professionels.Le problème est que à ma
connaissance ,l'afrique n'a pas ce bugdet ,si je suis en retard que un autre mbokatier me complète.


Même du côté archéologique ,les fouilles en Afrique sont faites par les Européens et supportés par eux.


La reconstitution de l'histoire de la manière que le frère veux exige des fonds,par exemple:


a-Fonds de transport:


Il doit chercher à arriver sur les lieux.Par exemple dans notre cas de "Eboko ley" et "La chanson Mobangu".L'historien voudra arriver sur ces rues (Mbomu nº 7,9.11. ,Mahenge nº41 , et (Kabalo ou
Baraka) que Angolais vient de compléter. Aller en Angola vers Sam Manguana ,Londres vers Mako ...etc.


b-Fonds de séjour: 


Il voudra atteindre les témoins , ces Lused,Pepé ,Angolais,Zéphirin...etc.Il voudra interviewer les noms cités par le témoins :Mobangu,Mako,Sancho, Todus,Opishio,...etc..donc les concernés
directs ou indirects.


Mais ils ne sont pas dans un même lieu.À part le transport il faudra louer l'hôtel et séjourner de ville en ville ,là oú les concernés sont éparpillés :Kinshasa,Luanda,londres...etc


c-Fonds d'equipement


Il doit être bien équipé:Ordinateur complet jusquà l'imprimante,appareils photos ,videos, magnetophones, les accessoires...,un secretaire...etc.


d-Fonds d'édition 


À la fin du travail il faut écrire un livre et l'éditer ,puis faire la publicité et le marketing ,avant de publier.Et le nombre des livres à publier dépand des fonds à engager aussi.


 


Donc c'est ça le problème de l'Afrique :Pas de budget au ministère de culture!!!


Peut être par pauvreté donc le budget ne suffit pas ,soit par négligence donc mauvaise volonté , ou alors l'ignorance donc l'Afrique ne connait pas l'importance de l'histoire.


 


Même chers les particuliers ,on peut rencontrer un producteur privé de musique ,de montage de film...etc mais éditer un livre en Afrique c'est dificile de trouver un soutien financier en Afrique.


Certains livres si vous aller à la librairie ,le propre vendeur n'en a jamais entendu parlé.Pourquoi ? Pas de publicité ,l'argent étant insuffisant au lieu de 30.000 livres ,on produit seulement
3000 ,puis s'épuiséra vite,puis plus rien.


Voilà mon opinion sur la suggestion du frère.


Pour terminer ,je voulais poser une question aux Mbokatiers qui viennent de citer les noms des livres dans les commentaires:


Y a t-il quelqu'un qui peut nous préciser oú trouver tel ou tel livre ?Donc le nom de la librairie.On a la volonté de lire mais oú trouver Ça ?Parfois le vendeur te répond :"Je n'ai jamais
entendu parler de ça"


Merci !!!


 


LUSED


 


 


 

Tm 07/07/2012 00:52


précision pona ndeko molendé,muana ya époque ya phono,sans un iota de graisse,anti-cycle ezali nde kombo baleki ba pesa yaya na bango

Samuel Malonga 06/07/2012 22:32


Erratum:


Il fallait lire: Cinquante ans de la musique congolaise  par Sylvain  Bemba. C'est Gary Stewart qui est l'auteur de Rumba on the river.

Samuel Malonga 06/07/2012 22:22


A propos des livres, il y a lieu de citer celui écrit par ce grand chroniqueur de notre musique qu'est MANDA TCHEBWA. Son ouvrage s'intitule: Terre de la chanson: la musique zaïroise
hier à aujourd'hui. Dans cet essai, il a seulement non parlé de la carrière de nos artsites-musiciens, mais aussi des bars mythiques comme Kongo bar, de l'évolution de la ville de
Léopoldville, des gens qui ont marqué Kinshasa comme les bills. C'est un ouvrage très nourri. Sur cette liste, il faudrait aussi ajouter Cinqunate ans de musique du Congo-Zaïre,
1920-1970: de Paul Kamba à Tabu Ley de Sylvain Bemba, La chanson congolaise de Pie-Aubin Mabika, Rumba on the river de Gary Stewrat avec Willy
Mbembe sur la couverture, Tabu Ley "Rochereau": innovateur de la musique africaine de Jean Mpisi. Il y a sûrement d'autres livres et d'autres auteurs que les mbokatiers
pourront mettre à notre connaisance.


 

Pépé 06/07/2012 21:50


´DANS LA CHANSON MAYATU DE IKOMO JOJO, IL ME SEMBLE QUE LE CHANTEUR José Dilu DILUMONA de L´empire Bakuba, a fait partie de l. enregistrement. sa voix est remarquable.


PEPÉ

Molendé 06/07/2012 18:10


Cher TM bonjour.Juste pour préciser que,avec "Amida moziki ya OK" de Franco et l'OK-Jazz,disque 45 tours aux éditions "Surboum African-Jazz",en 1961 (une année après l'indépendance) les
phonographes avaient cessé d'exister depuis belle lurette et étions déjà entrés dans l'ère de l'électrophone.Merci.

Ngimbik Kalumvueziko 06/07/2012 16:35


Notre frere Jean Francois Nimy Nzonga a publié l
‘ouvrage DICTIONNAIRE DES IMMORTELS DE LA MUSIQUE CONGOLAISE MODERNE. C’est un ouvrage de référence de plusieurs centaines de pages pour ceux qui cherchent à connaitre la biographie et le
parcours de tous les musiciens congolais depuis ceux de la génération des  années 1940 jusqu’à l’actuelle. Jean François Nimy Nzonga a réalisé un véritable travail de fourmi pour exposer
dans les détails la vie de nos musiciens. Il mérite notre reconnaissance pour sa grande contribution à la conservation de la mémoire de notre patrimoine culturel. Dommage que ce livre 
semble ne pas être connu.


Ngimbi Kalumvueziko, Auteur de CONGO-ZAIRE, LE
DESTIN TRAGIQUE D’UNE NATION, et de LE PYGMEE CONGOLAIS EXPOSE DANS UN ZOO AMERICAIN. SUR LES TRACES D’OTA BENGA, publiés aux éditions l’Harmattan de Paris.


 

Messager 06/07/2012 13:12


Oui, après le livre de Michel Lohno il y a eu d'autres livres sur la musique congolaise tout court. Certains nous servent de référence sur ce blog.


Ceux qui ont l'habitude de lire notre blog ont beaucoup appris de Clément Ossinonde, une des sources les plus crédibles de notre musique. Ses émissions sont reprises sur Mbokamosika.  Papa
Albert Luampasi, un des monuments de notre musique a aussi écrit , et ses articles sont visibles sur notre blog.


Les sources sur notre musique sont diversifiées. A chacun de choisir celles qui lui conviennent. Les nôtres ont donné le résultat que chacun de nous a apprécié durant cinq ans.


Messager

Tundanonga 06/07/2012 12:04


Nous parlons de la musique congolaise moderne. Michel Lono, alors lieutenant de l'armée fut le premier à écrire un livre su la musique congolaise moderne. Y'at-t-il d'autres livres? Il y a bel et
bien des articles, des monographies sur la musique congolaise.


Dizzy Mandjeku, ancien de Ben Commanches (orchestre des étudiants de l'Université Lovanimu), Festival des Maquisards, Les Maquisards, Afrisa et OK Jazz, actuellement en Belgique est un des plus
grands connaisseurs de l'histoire de la musique congolaise, il organise des ateliers, des séminaires sur la guitare congolaise.


On peut trouver des volets très interessants sur l'histoire de notre musique sur de petites brochures dans les pochettes des CD de notre musique de l'origine à 1963. Entre autres, l'origine du
sebene, l'influence de la bouzouki (guitarre grecque), du tango etc. Certains orchestres congolais jouaient de la musique sur partition, ily avait des fanfares, qui jouaient de la musique
congolaise.


Ray lema avait dans un documentaire avec la BBC parlait de la musique congolaise. Un docu allemand explique la différence entre la rumba congolesa et la rumba cubana. Si on cherche sur youtube,
on trouvera  de cours de la guitare congolaise par .... un Kenyan, en anglais!.


Bref, il faut cherche et on trouvera. Peut-il faudra-t-il qu'on puisse rassembler tout cela et le poublier?