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Publié par Messager

Hier, en parcourant les commentaires , nous avons remarqué celui de notre ami Serge qui arguait que le blog était devenu une sorte de discothèque. Une assertion contre laquelle nous nous inscrivons en faux, dans la mesure où, depuis la création de ce blog, la chanson contribue à l'entretien de la mémoire, dans un pays dépourvu de documentation.

Depuis la colonisation jusqu'à nos jours, la chanson marque, mieux que les médias, l'évolution de notre histoire. C'est à ce titre que nous y recourons souvent . Les chansons diffusées sur mbokalosika évoquent des souvenirs dans plusieurs domaines. C'est pourquoi nous recommandons à ceux qui demandent les chansons de souligner les souvenirs qu'elles représentent pour eux.

Si l'on jette un regard sur l'évolution de notre musique, on remarquera que nos chansons, nos rythmes..marquent une période culturelle donnée de notre pays. "Ata ndele" avait marqué l'époque coloniale. "Indépendance tcha tcha" de Joseph Kabasele, l'indépendance du Congo et de l'Afrique. "Votez vert" de Franco, l'instauration du parti Etat (MPR). "La danse des bouchers", le régime de Massamba Débat. "Le soucous" et"l'épopée bana 15 ans", le début du régime Mobutu. La danse "cavacha", l'apogée du régime Mobutu. La danse "sous-marin", la guerre du Shaba. ""Le matshatsha", le combat Ali-Foreman. Et "le Ndombolo", le déclin, mieux, le début de la fin du régime Mobutu. Il suffit d'auditionner les chansons de Koffi enregistrées à cette époque dans lesquelles il égrène les noms des fils des barons du régime Mobutu pour s'en convaincre.

La musique nous accompagnera durant notre parcours. Que ceux qui demandent les chansons n'en abusent pas. Chaque chanson peut constituer un souvenir personnel, familial ou national. Qu'on cesse de solliciter la diffusion  des albums entiers. Mbokamosika ressemble à un espace de recueillement. Où ceux qui vivent dans des contrées éloignées, où on les regarde du coin de l'oeil; ceux qui n'ont personne autour pour évoquer des vieux souvenirs,  viennent se remémorer.


Messager

 

 

 


ZAINTON, par Foffi & Papa Wemba (Wake Up)

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Sam Malonga 25/04/2010 15:01



La musique véhicule un son, un rythme, une dance mais surtout et avant tout un message. La musique congolaise contemporaine n'est plus ce qu'elle était. Elle a versé dans la démesure et grace
(mawa trop) à la complicité et le silence des autorités tout est permis, rien ne se cache, tout se dit tout haut et la pudeur est devenue une denrée rare. Je me demande ce que disent ou
diront les enfants de ces musiciens en auditionnant les chansons de leurs pères. Je me demande si ces artistes étant papas tiennent pareils discours obscènes devant leurs propres
progénitures. Notre art (musique, théâtre) comme le pays lui-même est tombé si bas dans la débauche et la médiocrité que l'Etat doit prendre ses responsabilités pour redresser la barre.
L'art pour l'art et la musique pour la musique ont rendu notre culture si ridicule que le mal est encensé et encré dans nos mentalités et ce devant la démission des autorités. Comme les
autres intervenants l'on si bien fait remarquer, les chansons où l'impudicité est présente et où on égrène des noms comme dans un registre d'appel n'ont pas droit de cité dans Mbokamosika.


Sam Malonga


 



Michel Kinzonzi 25/04/2010 08:30



Bonjour,


Nos artistes en voulant copier la musique ivoirienne avec le Mapouka sont tombés dans la médiocrité.Depuis 1996 l'année où le Ndombolo était devenue la danse universelle des tous les
orchestres Congolais notre musique avait perdu son originalité.Avant chaque groupe avait un style particulier,une danse mais aujourd'hui c'est la voix du leader du groupe qui fait juste la
différence d'un groupe à un autre.C'est devenue une boucle où les noms des prêtres(soit disant)sont égrenés(Mabanga) du début à la fin les thèmes sont mal exploités.Les rares artistes qui
continuent à exploiter des bons thèmes (Pascal Poba,Jean Goubald Kalala) ne récoltent pas le succès escompté auprès du public.Ya Jean Kester avait lancé un appel depuis l'ère Ndombolo mais
personne n'a voulu l'écouter.Du côté du théâtre populaire nous constatons la même chose les Papa Kwedi,Elombe qui font des pièces éducatives ou moralisatrices n'arrivent pas à trouver preneurs
face aux Ebakata,Gianni,Duchesse, Vue de loin....C'est toute la culture du pays est malade, la culture Bantoue qui prônait les valeurs de respect de la personne,la pudeur va à vau l'eau.Des
homosexuels et lesbiennes qui s'affichent bras dessus-bras dessous dans les rues de Kin, dans des Ngandas, les jeunes qui sniffent de l'héroïne ou de la cocaïne ...c'est tout un pan de la
société qui va à la dérive et pour terminer la prostitution au sein même du Campus rendez-vous vers le home 80 si je ne me trompe pas.Les autorités du pays sont devenus eux-mêmes vassals des
musiciens.Ils se pressent dans des répétitions de nos groupes comme des gamins de douze ans. Papa Luambo pona nini okendeki avant toi qui dans ton temps tu as a été emprisonné à Makala puis
transféré à l'Unité Psychiatrique de Kinkole pour avoir composé Hélène,Falaswa et Maman na Kiky, la censure elle est où cette censure.Les clips sont censurés deux mois ou trois mois après leurs
sorties... alors que cette commission devrait normalement siéger,auditionner et visualiser ces clips avant sa sortie et non pas après.Une fois de plus chapeau à Messager pour avoir introduit ce
débat à travers la chanson de l'Album WAke up et je demanderais à tous les Congolais de nous mettre  débout Wake up  na esprit ya bien ce peuple là ne peut pas tomber dans l'obscène et
la médiocrité. Un conseil aux parents avant de visualiser une nouvelle pièce de théâtre en famille(avec les enfants) botala yango naino na Maman  pour éviter des mauvaises surprises. Un
bon dimanche à tous!!!


 


 


 



Messager 24/04/2010 23:21



Serge,


Merci pour votre réaction. Si vous regardez bien, notre blog a de la peine à diffuser les chansons actuelles, qui n'ont rien d'édifiant.


Comme vous l'avez souligné, les chansons d'antan avaient des thèmes et étaient éducatives. Comment peut-on diffuser des chansons où l'on fait l'apologie de la délinquance.


 


Bonne soirée en famille


 


Messager



Serge (Kongo na biso) 24/04/2010 22:19



Bonjour Messager,


 


J’ai bien aimé votre précision au sujet de la musique dans Mbokamosika, je comprends maintenant votre raison pour la musique, on dirait c’est
un peu de la nostalgie.  Je suis habitué à faire suivre les articles de Mbokamosika a mon email du travail pour la bonne lecture des sujets surtout
lorsqu’il s’agit des articles developper par le bien aimé historien Emmanuel Kandolo.   Vraiment j’aime des articles qui me donnent un
plus.    Parlant de la musique congolaise particulièrement,
les anciennes chansons avaient des thèmes et des phrases très polies tandis que celles d’aujourd’hui c’est comme a dit Luambo ont des paroles “très impolies, okoloba maloba okotala ata sima
te”.  Motion:  Y a t-il quelqu’un qui peut nous faire une analyse de la chanson congolaise d’aujourd’hui
en termes des phrases et des mots utilisés?  Il y a en plein dans l’album du patron.  Comment on peut
chanté et dansé lopele alors que la fameuse Mbiri-mbiri de Langa-Langa Stars été bannie à l’époque pour des obscenité.  Aujoud’hui on cante meme “Sima
ekoli” et consort …  Ma question est pouqoui et comment on est descendu jusqu’à ce niveau?


 


Bonne journée le Messager et merçi pour la clarification.


 


Serge (Kongo na biso)