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Publié par Messager

 

 

L'histoire du groupe choc Kake -

 

 

 

L'évocation de Momene Mo Mikengo - Zorro- nous donne l'occasion de revenir sur L'animation socio-politique, un concept sur lequel s'est appuyé le régime Mobutu pour sa propagande et la mobilisation. Il est indéniable que l'animation l'un des outils de référence, qui a permis à Mobutu de "bâtir" la nation zairoise. Ce sentiment partagée de faire partie d'une seule et même nation, de vibrer, sur les airs de son folklore, à l'évocation de son Chef d'Etat, le grand Léopard.  Parce qu'il fallait aussi donner une dimension quasi-prophétique à l'action de Mobutu Sese Seko, rien ne fut laissé au hasard. les propagandistes de Mobutiste ont réussi à le "vendre" jusqu'au fin fond es villages du Zaïre, outre son nom, ses exploits - réels ou supposés, à traverzs les chansons d'animation, dont le concept originel, reposait sur l'acoustique : pas d'instrument électrique, rien que du Tam-tam, de la voix et d'autres isntruments additifs, avec pour objectif, de pouvoir chanter et danser pour le Président fondateur en tout lieu et en tout temps.

Les premiers pas de l'animation socio-politique, remontent au CVR - Corps des Volontaires de la Révolution, et c'est Kabaidi, un de ses co-fondateurs à côté de Sengi Biembe, qui fit appel aux "Bana Mangembo", reputés pour leur folklore, pour animer les premières réunions de ce nouveau parti naissant. Nous sommes en 1966. Je me souviens de ce défilé devant la place du Marché à Kintambo, en présence de Mobutu et de son invité le Roi Ntare . ce jour là, les CVR habillés en boubou à l'éffigie de Mobutu, ont  fait le salut en pasant la main sur la tête (un salut pour se distinguer des couts et des militaires, selon Vieux Paurret Iyoma) sur les airs militaires, avant de gratifier l'assistance d'une axhibition d'animation a-capella (voix et claquements des mains). ce n'était pas encore la grande animation, mais c'était les premices d'une animation à la gloire de Mobutu. C'est ici que pour la première fois, l'on remplaça le célèbre "Mangembo Oyéé des Ngembo par Mobutu Oyéé! A la baguette on retrouvait NALA, un des responsables de la Croix Rouge. Les premières animations, souvent improvisées, sont nées ce jour -là, notamment, après le départ de la délégation présidentielle, et l'écroulement du podium.  Puisque les CVR de Kintambo vont prolonger la fête juste en face, vers le Café Dany (BMY), en présence de Kabaidi et d'autres responsables du CVR. Cette animation accompagnera la plupart des réunions du CVR, jusqu'à son remplacement par le MPR, une année plus tard. L'animation politique avait conquis son droit de cité.

 C'est finalement la base "Croix Rouge" avec Nala , Minos et Kawadio, Scout avec les Botomba, Momene et Monkolot ou Xaveri avec les Nyemba Arthur qui vont transformer les plus belles chansons de leurs troupes, en chansons à la gloire de Mobutu.

Je me souviens des premières réunions d'animation du MPR entre 1968 et 1970. Les militants se réunisaient en cercle, débout. Un animateur pricipal lançait les chansons et le public reprenait en choeur. Les RRRRRR YAH - Yahh!, Mobutu Mokako - Swa! ou Oyéé, constituait l'essentiel de l'animation dont le but était de capter l'attention du public, d'avoir son adhésion à la nouvelle démarche naissante du MPR. On notera d'ailleurs que dès le départ, l'animation était l'un des deux postes les plus importants du MPR à la base: le Président sectionnaire et le chargé de mobilsation ou animation.

De cette époque je retiens comme première création - chanson d'animation les titres ci-après:

- Lia Mondenge
- Mokako swa totombeli Mobutu
- Libala Na Sese na Peuple
- Mbondo bololo po na Sese

Nous sommes encore à la phase "authentique" de l'animation acoustique. Les premières danseuses et danseurs de l'animation politique que vont recruter NALA et BOTOMBA une fois qu'ils avaieient eu le feu vert d'Alphonse KITHIMA et les moyens de fonctionnement, ce sont les jeunes vendeurs et danseuses du marché de Kintambo. Les premières répétitions se déroulaient au stade Vélodrome sinon au Terrain Chanic. Mais il ne faut pas oublier les autres Momene, Kawadio ou Monkolot qui n'étaient pas Ngembo et dont l'entremise auprès des autorités a permis au concept d'animation d'être reconnu.

Les précurseurs de l'animation ont souvent fait appel à des spécialistes notamment du Conservatoire des Arts, l'ancêtre de l'INA et aux artistes aguéris pour valider leur demarche. Mais le modèle d'animation, de la danse en ligne provient de la gymnastique rythmique que j'ai déjà évoqué dans les pages de ce blog.
On notera enfin que c'est de ce noyau originel que partiront les "missionnaires" de l'animation poiur former le Zaïre profond à ce modèle d'animation: Botomba a ainsi formé l'équipe du Shaba et NALA ceux des Kasai. Momene a hérité des KIVU, alors que Arthur Nyemba se retrouvera à Kisangani. L'équateur, le Bandundu et le Bas Zaire, proche de Kinshasa, ont su développer leur propre démarche et le résultat de ce premier travail sera partagé avec tous les zaïrois à travers le premier Festival d'animation socio-poitique, qui permis, grâce à la puissante la Voix du Zaire, de partager nos folklores revisités pour la gloire de Mobutu à travers les images de Télé Zaire.

Les initiateurs de l'animation politique furent récompensés comme il se doit: Mobutu en fit des Vice-gouverneurs, avec les honneurs et avantages dûs à leur rang. Momene Mo Mikengo quitta^même l'animation pour la territoriale, entre 1974 et 1980. C'était la belle époque de l'animation politique

 

Muan’a  Mangembo

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LUBONGA TOINY 21/08/2012 20:32


DIEU MERCI MBOKANI AZONGI LEOPARD AGAGNER


 


 


DERNIER DERBY AU MOIS DE SEPTEMBRE POUR LA ROUTE DE JOBOURG2013


 


DEVANT LES GUINEENS EQUATORIEN


 


LA SEMAINE PASSEE ONATRA A REMPORTE LA COUPE DU CONGO


 


DEVANT LES ENFANTS TERRIBLES DE LUSHI JISKE LA IMBATTABLE DURANT QUATRE ANS


 


III YAAA YAAA OLEEEE...III YAAA YAAA OLEEE NGA NA MELA BONDO BOLOLO PONA SESE....AHHHH SA MAMA


 


EST CE QUE PAPA LIBANGA YA GROUPE KAKE AZALAKA KAKA


 


A VIEUX LIBANGA NA KITAMBOOOOOO


NAKANISSI MUANA MANGEMBO AKOBOSANA TE


 


BABONJOUR PE  BA BONSOIR A TOUS LES BLOGEURS DE MBOKAMOSIKA

Joseph Pululu 20/08/2012 11:19


Mon cher Zenga Mambu,


Je trouve votre jugement un tantinet exagéré et il manque d'élégance pour ma génération qui a vibré pour le groupe choc Kake. Ne vous inquiétez pas, dans quelques années, votre fils vous collera
le qualificatif nde "crétin" sur votre engagement politique, aussi surement que vous qualifiez cette époque. Notez en tout cas, en ce qui concerne ma génération, qu'elle a trouvé derrière le
recours à l'athenticité", des raisons  de remettre en question la suprématie de l'homme blanc. Par ailleurs, cette époque s'est signalée par une créativité propre aux  ZAIROIS que nous
étions. Et n'en déplaise aux donneurs de leçons de la 25e heure, je suis fière d'avoir vécu cette époque. D'avoir été là, aux côtés d'autres jeunes de mon époques, qui à 20 ans, avions impulsé,
une réflexion pour adapter l'action culturelle des jeunes à la donne "militante", avec des gars comme Ingele Ifoto, Ali Lutimba Omari, Butshie, Djamba Yohe Djagas et autre Bualo. Oui ma
génération ne s'est jamais privé de développer sa propre réflexion, et Dieu Merci, cela a permis l'émergence de valeurs- le peu qui reste- pour la jeunesse congolaise e'aujourd'hui.


En chaque initiative, bonne ou mauvaise, c'est la qualité d'homme qui compte. Est-il nécessaire de vous rappeller qu'Arthur Nyemba qui a oficié à la tête de l'animation MOPAP à Kisangani et
Kinshasa, n'a pas hésité à acompagner LDKabila dans les premiers pa de son régime? Est-il nécessaire de souligner qu'aujourd'hui, le régime de Joseph Kabila pêche par manque d'idéologie et de
modèle de mobilisation populaire pour faire face à la guerre de l'Est de la RDC?


Mon cher Zenga Mambu, je n'aime pas utiliser ma plume pour rappeller à l'ordre, ce blog que je chérie étant celui du consensus, mais, permettez que pour une fois, je ne vous applaudisse pas, vous
et vos semblables qui pensez avoir atteint le stade le plus élevé de la conscience congolaise, en rejettant les autres dans le panier des crétins, des délinquants et autres rebuts de la société
congolaise, parce qu'ils sont fières de leurs parcours passé. J'aime bien rappeller comme Papa Wemba: On ne change pas l'histoire! C'est la nôtre, c'est celle de ma génération. je vibre encore
aujourd'hui aux accents du MPR et du groupe choc Kake. Laissez-moi au moins ce droit.

MISO GA 19/08/2012 00:04


Cher Messager,


Juste une doléance: n'auriez-vous pas dans votre gibecière,l'oeuvre instrumentale intitulée "I am sorry" de Nico et l'African-Jazz? En effet docteur Nico et Manu Dibango y
rivalisent de talent,dans un dialogue instrumental de haute volée musicale. Une pièce d'anthologie à faire (re)découvrir dans la rubrique "Mélodies légendaires",pour le bien de tous.


Merci.

sam samina 18/08/2012 20:54


Bonjour.L'histoire du groupe kake de kinshasa est kinoise.n'a nullement des rapports a celle  de groupe de kisangani ou de lubumbashi en d'autres termes si les premiiers pas
de l'animation socio-politique remontent au temps de CVR en 1966 a KIN,a KISANGANI, pendant la revolution lumubiste. l'animation socio-politique avait deja atteint le sommet.On notera,
de l'annee  de la disparution de lumumba 1961 jusqu'a 1964 de groupes d'animation politique  a kisangani,ils chantaient et dansaient pour la gloire de la revolution lumumbiste, Ce
n'etaientpas le culte de personnalites comme celui de  CVR ou MPR.  Des chansons populaires etaient ZAMBELE MAMA, KITU YA TSHOMBE SACOSHI,  T UHINGIE JEUNESSE,SIMBA MULELE
MAYI,WONGO KUBUA SANA ECT....Ce n'est pasARTHUR NYEMBA qui a initie des boyomais a l'animation politique,ce n'est pas lui qui a dit TOPOKE de danser pour mobutu,ce n'est pas lui
enfin le compositeur de NANI ABANDIKI OU AMUNDALA ANGALI KIHANA


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

DIERTO 18/08/2012 17:09


Boboto pe bondeko


Il ya a boire et a manger pour tous dans cet article bien ficelé par notre kulutu muana magembo. Mboka mosika frappe encore fort là ou l'on s'entend le moins. Na monaka ba sujet oya ba mbokatier
ba tiaka awa lokola ba compositions ya grand maitre luambo makiadi càd sorti du sentier battu...exercice difficile mais facile à digérer avec des resultats prodigieux capable de ressuciter les
morts et faire palir de jalousie nos agresseurs. mboka mosika ezali lokola" mayi ata oboyi yango to pe okimi yango lelo kosokola lobi okomela yango". ndengé kaka ba yemba elengi ya Zaiko suka te
dengé moko elengi ya mbokamosika suka te.


Vive la Rdc et longue vie à Mboka mosika.

MWENZE 18/08/2012 15:56


Revenant à titre exceptionnel sur ce blog,l'occasion m'est donné de réaffirmer combien les tenants de la troisième école de la musique congolaise",l'école Zaïko",ne sont pas des héritiers de
Kallé,Nico,Franco et autres,comme ils aiment à l'affirmer eux-mêmes,ce qui relève de l' imposture.Que chaque mbokatier écoute attentivement les oeuvres ici présentées.Voici la source
véritable de l'école Zaïko qui venait,en ces années 1973 avec "Eluzam", de quitter l'école African-Jazz via la tendance Afrisa (soum-djou, comme "Mbuli ya M.T".).Ecoutez donc
ici attentivement le rythme musical et le solo vocal dans "naméla mbondo na Sésé", puis écoutez nos chanteurs, de  Lita Bembo à Fally Ipupa,écoutez.Rien que ça: blanc bonnet,bonnet
blanc! Ajouter à cela la crétinasation du peuple congolais et sa perdition mentale,l'affirmation des antivaleurs évoquées par Zenga Mambu dans son commentaire, l'absence de morale,les obscénités
de ses acteurs:l'école régnante actuelle de la musique congolaise a tout hérité de l'animation mobutiste et non de la musique de Grand Kallé.Fanatiques et analphabètes musicaux,s'abstenir de
répondre!


MWENZE

zenga mambu 18/08/2012 13:43


C'est le début de crétinisation du peuple congolais et sa perdition mentale avec cette déification de Mobutu. Les thuriféraires ont élevé Sese seko au niveau de Dieu et avec cette
soi-disante "animation politique" , nous avions affermi beaucoup d'antivaleurs (prostitution, mensonges,détournements, népotisme, copinage). Les "philosophes " de Mobutu avaient confondu
l'animation politique au folklore de glorification d'une personne.Animer la politique, c'est autre chose de tellement sérieuse qui ne devrait assurée que par des cadres intellectuels. L'animation
politique ne fait qu'avancer la nation, mais pas pour abêtir tout un peuple pour l'élévation d'un homme Mobutu soit-il. Les philosophes de Mobutu copiaient "le mein kampf" livre de ceveu d'A.
Hitler, les recettes de niccolo machiavel pour bien embrigader ses zaïrois que nous étions. Plus de ça, plus de ça!!! C'est de l'histoire mais une histoire négative qui engendra des conséquences
nihilistes sur les congolais d'aujourd'hui. Les Rwandais nous tournent en dérision suite à toutes ces inepties nous laissées en héritage par Kuku ngbendu. Un moment L D Kabila a voulu encore nous
embarquer dans une aventure pareille. On voyait des panneaux sur les grandes artères où l'on dessina Kabila et écrit dessus : " voilà l'homme qu'il fallait".Comme aujourd'hui,on nous parle par
les joséphites de" momemi maki asuanaka té", "sisa bidimbu" de merde sans cervelle. Allons dans un grand débat dans l'agora pour prendre de grandes résolutions pour développer le congo. De Mobutu
à Kabira, tous les présidents ont fui ou fuient la vraie animation politique qui peut se faire avec un vrai débat politique à la télé pour l'édification de notre peuple. Le fameux "face à face"
public au deuxième tour des élections présidentielles ont toujours été évité, parce que nos présidents sont des incultes. De Waza banga à Kabira le Rwandais, il y a que le monologue qu'ils ont
toujours affectionné que le "passage au feu" de Mossengwo entre Tshisekedi et Kanza à la grande CNS, où Mobutu répondait à monologue sur les intervenants sur différentssujets en le tirant à
boulets rouges.1970, j'avais 8 ans mais je n'avais jamais suivi ces "animations kake" de grands papas qui dansent pour flatter un Monsieur répondant au nom de Joseph MOBUTU.