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Publié par Messager

L’EXEMPLE DE HUGH MASEKELA


L’article de notre aîné Clément Ossinonde  sur Dino Vangu a donné lieu à un échange très instructif entre les différents mbokatiers, louant tous l’initiative de Dino Vangu.


L’idée force qui se dégage de ce débat est que, nos artistes, par égoïsme, n’ont pas préparé la relève. Mais si on prend en compte les usages actuels dans notre société, tout est fait pour dénigrer les anciens : Asila, aza mokolo mingi, etc, etc.  A ces usages, il faut ajouter surtout l’insolence des jeunes à l’égard des vieux. Comment voulez-vous que ces derniers se donnent la peine de les encadrer ?


Or, la musique n’a pas d’âge. Hugh Masekela, saxophoniste et premier mari de Myriam Makeba, est entouré maintenant de plusieurs générations des musiciens sud-africains, avec lesquels ils effectuent des tournées mondiales. Dernièrement,  ils ont fait vibrer les cœurs de toute l’assistance lors du Festival de Jazz qui a eu lieu au mois de mai à Lugano, en mémoire de Mama Africa, Myriam Makeba.

 


 

Lors le l’ouverture de la dernière édition de la Coupe du Monde de Football à Johannesburg, l’une des filles sous son égide a  créé la sensation en interprétant merveilleusement "Patapata" de Myriam Makeba.

 


 


Hugh Masekala est de la génération de Kallé et Franco. Peut-on imaginer en RDC un musicien de son âge en train de diriger les jeunes artistes à l’Olympia ou au Zénith ? Commençons par réviser totalement nos mentalités avant d’espérer  une franche collaboration entre les différentes générations.

 

 

Messager

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seskain molenga 03/03/2014 14:18

BRAVO MON CHER MBOKATIER NDOMBA c'est la complexe de supériorité, et aussi faute des producteurs à l'époque voulons prendre des jeunes qui demandais pas grand choses rien que pour ce faire connaître à la fin tout à basculer, succès, l'orgueil plus rien les arrêtais, c'est moi qui à fait ça, c'est moi le premier, tout ce qui été avant eux n'existe plus comment peut ont évoluer?

NDOMBA Hugues 03/08/2011 16:56



C'est absolument réèl et cette replique mérite toute notre attention. Effectivement , c'est  cet égoïsme , ce complexe de supériorité qui fait que notre musique ne pourra que difficilement
être transmis de père en fils. Déjà, nos musiciens ont de la peine à interprêter ce que les anciens ont  chanté, pour perrenniser leur nom. Ici d'ailleurs il faut aussi feliciter DINO VANGU
dont le dernier album avec sa chanteuse LO BENEL ets presque entièrement consacré aux vieilles classiques. NOS MUSICIENS  doivent prendre l'exemple de nos frères CUBAINS, dans le domaine de
l'interprétation et de la valeur à donner aux vieux airs de leurs anciens: "El manicero", "Guatanamera", "el que siembre su maiz", "el sabor", "Madre rumba" etc, etc qui sont repris par milliers
de fois. Ah ! c'est bien triste pour l'avenir de notre musique.