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Publié par Messager

La commémoration du cinquantenaire de notre indépendance se poursuit.Le volume des documents à publier  nous pousse à accéler la cadence, parfois à brûler certaines étapes.    Nous voudrions ainsi mettre fin à la narration de cette période tumulteuse  par l'audition des succès des orchestres OK-Jazz, African-Jazz, Bantous de la Capitale et Negro-Band de 1960 à 1962. Nos recherches ne nous ont pas permis d'avoir la chanson Mwambe No 1 de Conga Succès, sortie en 1962. Que celui qui disposerait de cette rareté veuille bein nous l'envoyer.

 

Messager


 

Negro-Band (Equipement Complet)

Aboue Batele, par les Bantous

Tango mosusu, par les Bantous

Rumba Ondo Ondo, par l'OK-Jazz


La Mulata Congolesa, par l'OK-Jazz

Bamonaki yo ,par l'African-Jazz

Sentiment emonani, par l'African-Jazz

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muan'a mangembo 15/06/2010 17:08



Que reste-t-il de la Table Ronde de Bruxelles 50 ans après...Trois morceaux chantés par Kallé et l'African Jazz.
Alors que l'on s'apprête, du côté de Kinshasa à fêter avec faste, les 50 ans de l'indépendance du Congo, je me rends ciompte qu'il n' y a que très peu de témoignages, pour se remémorer l'ambiance
et l'état d'esprit de ces journées cruciales qui ont décidé du sort du futur Congo démocratique.
C'est donc avec beaucoup de reconnaissance que je salue le travail de documentaliste de Dom Munsiesi et PapaTOTO, ainsi que les contributions des mbokatiers pour réunir sur ce blog, toutes les
finormations encore dispoinible.
De tous les partis présents à Bruxelles et des leaders qui ont pris part à ces assises, seul el plus iconoclaste d'entre eux a tenu son engagement vis-à-vis de la postérité, j'ai cité l'African
Jazz. En effet, il m'a fallu écouter et reécouter Indépendance cha-cha, pour me rendre compte que l'African Jazz avait pratiquement été assimilé à un groupement politique, par la volonté de Kallé
Jeef, lorsqu'au bout de la citation des partis politique représenté à la table ronde li conclut: "na PCA, n'African Jazz", na Table Ronde mpe bagagner".
Et le rôle que les trois morceaux créés en marge de la Table Ronde ont été à la hauteur de la mission que notre hymne a donné à ceux qui ont arraché l'indépendance à la Table ronde:"Unis par le
sort, unis par l'effort pour lindépendance", le 30 juin, jour de l'immortel serment de liberté, que nous léguons à notre postérité, pour toujours".
50 ans après, le bilan est plutôt maigre. "ils" ne nous ont pas révélé les secrets des tractations de la Table Ronde. Ils ne nous ont rien dit sur les nuits blanches qui ont abouti au Front
commun, la définition de la ligne commune pour réclamer "ici et maintenant" l'indépendance. Pendant 50 ans, les politiques et leurs acolytes ne nous ont rien dit... à part peut être que c'est
chacun d'entre eux qui a arraché des belges la signature de l'acte d'indépendance. le fameux livre d'Or que personne n'a jamais vu mais que la légende a atribué tantôt à KasaVubu, Lumumba,
Bolikango ou Tshombe. Je me souviens encore des images de ces politiciens des années 60, brandissant, au plus fort du conflit KasaVubu - Lumumba, des valises diplomatique, contenant soi-disant
l'acte d'indépendance qu'ils sont sensé être les seuls à détenir l'unique exemplaire. Ils ont mentis et contnuent à nous mentir la-dessus.
Pourtant du c^té de Kallé et de l'African Jazz, tout était transparent: vous voulez savoir qui a siégé à la table ronde? écoutez la chanson Table ronde: les Houssiaux, Buisseret et Ganshof sont
bien cités à côté des leaders politique congolais à l'instar des Nguvulu et autres kamitatu ou Bolya. Kallé a bien rendu compte des travaux de la table ronde, mais cela ne les empechera pas de
mentir au peuple jusqu'à les pousser à la guerre civile et à la rébellion.
Les 7 de l'African Jazz à travers leurs créations ont fait ce travail de transmission à la postérité et c'est là que j'aimerai rappeler à l'humilité nos grands intellectuels qui ont souvent snobé
les musiciens congolais et c'est là aussi que je m'insurge contre tous les autres qui voudraient enfermer la créativité de nos artistes à un louanges à Dieu alors qu'ils ont démontré, tout au
long de ces 50 ans d'indépendance du Congo, que c'est à travers leurs chansons que l'on retrouve notre histoire ndenge ezali: histoire bachangeakago té, dit papa Wemba. Et une chanson gravé sur
disque ne peut plus être retouchée. Elle est témoin dune époque, et mémoire collective. C'est l'un des rares éléments de notrez histoire, dont la traçabilité est incontestable.
Voilà pourquoi les tentatives de corruption de notre histoire échouent, notre musique est un matériaux incorruptible. Que ce soit les chansons de l'african Jazz, de l'Ok Jazz et plus loin, ceux
de l'animation politique et MOPAP, à celle des groupes chrétien tout est là pour retracer nos 50 ans d'indépendance. il faut juste que l'on prenne le temps de tout reécouter, de transcrire et de
commenter et notre postérité aura son leg, en bonne et dûe forme, comme nous le demande notre hymne.
En fait, pendant longtemps, j'en ai voulu à des personnalités comme Bomboko ou Kanza de ne pas avoir confiés à des plumes,^même étrangères notre histoire de la table ronde, mais aujourd'hui je
les en remercie, parce  que leurs souvenirs ont subi de tels retournements de veste, qu'ils ne peuvent qu'être que "sujets à caution". Désormais, je me contente de notre musique - Matinda
nabalaki yo na tango ya lomumba, na Congo lipanda" chante Vicky Longomba me situe mieux dans l'histoire de mon pays qu'un discours d'un quelconque politique congolais, écrit par un nègre blanc ou
noir, mais loin de traduire sa propree pensée. Allez messager, remettez-nous un peu de "Table Ronde" et de Matinda" pour la postérité.
NB: sur Mangembo FM, nous lançons une série de programme avec  l'historien Anicet Mobe autour du thème "CONGO 50 ans - Que reste-t-il de la table ronde de Bruxelles"