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Publié par Messager

 

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par king sur l'article QUELQUES SECRETS DE LA MUSIQUE CONGOLAISE, sur votre blog Le blog de Messager

 

Extrait du commentaire:

chers frères et soeurs, je ne sais pas si mon intervention cadre avec le sujet. du moins j'aimerais souligner ce qui suit: faire dde la musique, du moins au congo, c'est transmettre un message, une idéologie dans la plus part des cas. la preuve. et depuis tout temps, les thèmes dévellopés par lutumba, luambo, wemba, kallé etc ont eu une certaine influence dans l'évolution des mentalités et de nos langues (en particulier le lingala). dans les années 60 franco, kallé, tabu ley, vicky, kassanda, etc. ont tous chanté pour l'indépendance, et pour mobutu par la suite. tout petit à kinshasa (dans les années 80), avant les info de 20h, il y avait presque toujours une chanson à la gloire du maréchal; à l'arrivé de L-D kabila c'était pareil. et le message essentiel porté par nos musicien on le connait: c'était de faire gober au peuple que tel ou tel était son héro... et aujourd'hui on a écouté evoloko chanté kabila (à sa sortie de prison), gina, werra, jb, etc ont fait pareil. alors quand j'entends certains musiciens congolais nous dire qu'ils ne font pas une musique engagée je me pose des questions...même si ces musiciens ont bien-entendu le droit d'exprimer leur opinion politique au moins qu'ils le fasse sans ambiguité. je rappelle que il y a encor quelques mois jb mpiana déclarait à la télé qu'il avait l'habitude de citer les noms de certains politiciens parce qu'ils étaient potes. il a même avoué que le "november" "sur le sommet du mon blanc, je salue november" était ni plus ni moins nzanga mobutu

en france et aux usa johnny haliday, dog gynéco, etc ont certes soutenu sarkozy, mais ils ont pas chanté à sa gloire. ils ont juste dit: moi je soutiens tel...

nos musiciens ont le droit d'être amis avec qui ils veulent, mais de grâce qu'ils arrêtent de nous faire croire que ces gens sont nos héros, nos modèles. qu'ils arrêtent de faire de la pub pour ces politiciens.

un politicien doit se faire vendre aux yeux de sa population à travers son projet de société et non à travers le "libanga"; et puis, ces chansons de propagande passent en boucle sur les chaines congolaises, et cela donne le monopole de temps une une seule voix, à une seule opinion: celle du héro chanté. pourtant tous savons qu'ailleurs, dans des pays démocratiques, tels qu'en france, les choses sont organisées de manière à faire une repartition équitable de temps de parole au niveau des média.

Je suis bien conscient de la richesse de notre culture et du talent de nos musiciens, mais sont ils conscients de l'influence qu'ils ont toujours eu sur l'évolution de notre société? 

néanmoins, je tiens à féliciter qlqs musiciens tels que jean goubald, paty patcheco (un ancien de viva la musica nouvelle écriture. je vous recommande d'écouter son dernier album)

 

King

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Jérôme Nzembele 09/04/2011 11:19



Je suis très bien de l'avis de Muan'a Mangembo. Les reproches formulées à l'encontre des musiciens congolais ne sont que des piètres débats qui cachent des combats politiques très mal ficelés,
avec pour corollaire de tuer la musique congolaise.


Avant d'incriminer la musique congolaise, mieux est de se poser à priori la question de savoir si les thèmes utilisés par d'autres sont aussi différents par ailleurs. Chacun est libre de faire
son travail comme il l'entend et d'employer n'importe quel thème de son choix pourvu que la garantie de protéger les populations à risque (les mineurs par exemple) soit assurée.


Le problème des mabanga est un faux problème car il n'est audible et compréhensible que par les seuls congolais lingalophones alors que la musique est internationale depuis belle lurette. C'est
vraiment de la prétention de mauvaise facture, celle de se croire à même de canaliser le travail des autres alors qu'on en dispose d'aucun pouvoir et de vouloir réflechir à la place de la
majorité bien que l'on soit ostensiblement minoritaire dans l'opinion. Pour un individu ne parlant pas la langue de Wendo, comment pourrait-il faire la différence entre une dédicace et n'importe
quell autre parole parole dans un solo vocal ? N'est ennemi de congolais que le congolais lui-même.


Pire encore, la bassesse de certains congolais sous le vocable four tout de combattants, qui empêchent les autres de faire leur travail sous prétexte qu'ils chantent pour la gloire d'un homme.
Ils ont très vite oublié d'où nous venons et de quelle manière on a tous était contraint aux marches de soutien, à la propagande et au défilés politiques. Les chansons de soutien incriminées
n'ont été composées et chantées pour la plupart d'entre elles que lors des campagnes électorales de 2006. Pendant ce temps, ceux qui marchent aujourd'hui avaient aussi porté leur choix sur
d'autres candidats qui du reste n'étaient pas aussi exempt de toute reproche, comme ils cherchent à nous le faire gober. Alors vouloir chercher à tout prix à revenir à quelques mois des nouveaux
scrutins, aux résultats des élections qui se sont déroulées cinq ans auparavant alors que l'on est allé et ait accepté le processus jusqu'à sa fin, n'est que une forme de malhonnêteté
intellectuelle.


Ceux qui ont trouvé en la lutte armée la seule façon de combattre selon eux un système inique doivent se prononcer et surtout être capable d'en assumer les conséquences, les prérogatives et les
aléas. Le peuple congolais n'a que trop souffert. Donnons-lui la possibilité et le courage de manifester sa colère ou son mécontentement sur la rue et à mains nue, rien qu'avec les slogans
raisonnables et non utopiques. Les récents exemples des révolutions égyptiennes et tunisiennes nous en disent trop sur la célérité des marches pacifique, contrairement à l'enlisement découlant de
choix des armes comme en Libye.


Ne mélangeons par les combats, que les politiciens fassent la politique, les musiciens la musique, les échafaudeurs les échafaudages, les livreurs la livraison, les femmes de chambres les
chambres.



Muan'a Mangembo 08/04/2011 09:27



Nos musiciens doivent-ils en finir avec les Libanga pour se racheter?


Je suis souvent surpris et effaré de voir dans quelle direction nous voulons orienter nos artistes musiciens, tout en oubliant qu'ils ne font que leur travail, avec bien entendu, tous les aléas
liés à leur métier. On peut bien entendu saluer la volonté des ceux qui veulent "moraliser ou caporaliser" nos musiciens, pour en faire des apôtres d'un pays "d'honneur". O n veut qu'ils
utilisent leur art pour moraliser ou pour paraphraser King, éviter qu'ils ne fassent des ceux qu'ils chantent, des héros de notre société. L'avenir du Congo, serait, selon eux à ce prix. Il faut
les empêcher de jouer en Europe, de pervertir les enfants de la diaspora. je passe encore sur un certain nombre de statistiques qu'ils mettent à l'appui, pour évaluer l'impact positif
d'interdiction des concerts congolais en grande Bretagne.
Cependant, en me plaçant tout simplement dans la position d'oibservateur de la société, je relève qu'ailleurs - comme en Russie ou en Guinée Conakry-on avait tenté la même chose, avec comme
résultat: une culture au rabais.
Veut-on tuer la musique congolaise ou "affamer" comme le chantent les patriotes" les musiciens "collabos"? au final, le résltat sera le même: on ira voir ailleurs, on écoutera d'autres musiques
et celle qui aujourd'hui donne du travail à quelques millions de congolais illetrés, va disparaître comme c'est le cas aujourd'hui avec le Congo-Brazza où, pour faire la fête, on vient chercher
les artistes à Kinshasa.
Je me souviens que la première fois que je suis rentré sur Mbokamosika, j'ai essayé de rappeler, avec mes mots, l'impact de Mosinzo de Zaiko sur ma vie. Demain, j'aimerai que mon fils ou mon
petit fils ait le droit de faire lui même le tri dans ce qu'il va découvrir et non pas,  que des aînés, sans doute bien  intentionés, ont décidé pour lui, pour ce qu'il doitr écouter ou
danser.
Je pense qu'on se trompe lourdement en essayant de donner des leçons de morale aux musiciens congolais. Ils créent selon leur inspiration pour faire danser et donner du plaisir.
Quand je vois que les mêmes qui s'offusquent de la Rumba congolaise et de ses "dérives" danser sur des textes de Zouk ou de R'NB je me dis qu'il serait temps que l'on revienne à un peu de
modestie. Parce que si ces musiques sont entrainantes, la traduction de leurs textes, nous feraient fuir!
Enfin, j'inviterai les senceurs de la musique congolaise, à ne pas passer à côté de véritables perles qu'il y a au milieu de cette boue immonde comme ils qualifient notre Rumba. Dans les cris des
Atalaku, dans les réflexions chantés par un Jossart Nyoka Longo dans Nzete ya Mbila ou lorsqu'un Koffi nous parle d'un Bolingo semblable à un Nzete ya mbila, je m'incline. Oui, la musique
congolaise est un "Nzetz ya mbila". N'y monte que les spécialistes, capable d'utiliser le "lukamba". Alors, avant de nous en prendre à cette musique, posons-nous la question, si nous voulons que
demain, personne ne se souvienne des personnes qui ont eu quelques responsablilités et même des "fous" comme 55 (chanté par Sam Mangwana dans Zela ngai nasala. Car le chemin que nous avons pris
est très dangereux et destructeur pour la musique congolaise, une industrie informelle, mais qui au bas mot, nourrit des centaines de milliers de famille, apporte du réconfort à des millions de
personnes à travers le monde - mon cousin qui vit en Chine m'a rappelé que sans Koffi Olomide, il n'aurait pas surmonté son mal du pays.


Laissons ceux qui excellent dans la moralité faire leur travail, mais n'empechons pas nos "Francky Vincent" nous encanailler!!!