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Publié par Messager

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Kanisa sur l'article Des paroles du Gd maître Franco Luambo à décortiquer, sur votre blog Le blog de Messager

 

Ya Munsambu,

C´est le nom Pakadjuma qui existait avant, en quelque sorte tous les MAZIBA  ya mayi, où les petits congolais, comme ils aimaient l´eau, allaient se laver par manque de moyen de se payer un ticket d´entree à la piscine de Funa; mais le PAKADJUMA historique et le seul connu de tous les enfants Kinois est celui de l´hôpital en construction de SAMCA entre les avenues Saïo et Josephine Charlotte, en face du camp militaire "camp Léopold II" futur camp Kokolo, de l´Ecole Emi puis le cimetière de Saint Louis.

Ce Pakadjuma de Samca est le fruit ya libulu ya zelo oyo batimolaki na tangu ya construction ya Samca, pour mémoire, il y avait un petit train avec des rails qui reliaient le chantier au Libulu ya zelo, notre piscine nationale kinoise le célèbre PAKADJUMA, kasi keba na moyibi ya ba kupé.... okobima ndoki na moyi makasi.

 

Kanisa

 

 

Bonne Année 2011 à tous les mbokatiers

Optimisme, audace, espérance !!!

Je reviens sur la description de Pakadjumas par M. Kanisa.

Durant notre jeunesse à Bandal, nous jeunes de M'siri, Batetela, Lubaki, Ndimbaboma, dekani et autres rues du quartier Moulaert passons nos après midi le samedi et durant les vacances scolaires dans les eaux stagnantes de Pakadjumas. Nous n'avions pas d'argent pour fréquenter les piscines de Cosbaki ni celle de Funa.Pakadjuma était préférée des étangs de "Polygone, l'eau vert, mayi ya mabata.

Quelle belle époque! Allant nous baigner au pakadjuma, nous savions que les parents allaient nous punir mais l'aventure et le plaisir étaient notre moteur. Même si nos yeux étaient"rouges" au retour de la baignade, nous étions heureux. Et parfois nous allions jouer dans le bâtiment de SAMCA malgré les risques, nous rechorchions les fantômes et les squelettes.

Quelle inconscience! mais il fallait y aller.

On pouvait se faire voler son short " coupé" ou sa chemise. D'ailleurs, parfois on nageait d'un seul bras car l'autre tenait en l'air nos habits si personne parmi nous ne voulait faire la sentinelle, il y avait des voleurs et des "bills"

Pakudjuma, SAMCA, nos distractions de la journée avant de faire les "ngembos" le soir. A côté de Pakadjuma, on jouait au foot sur le sable " ndjelo"

Mais la vie ne revient pas en arrière, c'est notre passé. Que pensent  les adolescents d'aujourd'hui de nos jeux et distractions d'antan?

A  bientôt

T. KANZA

 

 

Ces brillantes  description méritent d'être illustrées par des photos d'archives (extraites du livre de WHYMS" Léopoldville 1881-1956") et une chanson de l'époque. Sur les deux photos des années '50, on remarque les petits congolais et européens s'adonnant à la natation sur une piscine. Ceux qui n'avaient pas les moyens d'y enter recouraient aux piscines de fortune dénommées "Pakadjuma".

 

MANTALE, par Franco et l'OK-Jazz, une rareté que Mbokamosika dédie à ses lecteurs en ce début d'année.

 

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Janvier-2011 0001

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James 06/01/2011 17:50



Juste un mot à propos de nos baignades dans Pakadjuma. D'abord d'où vient cette appelation ou d'où cette eau tire-t-elle son nom? Je me souviens que ces moments d'insouciance nous exposaient à
diverses maladies n'eûssent été nos anticorps en béton. Parfois en se baignant, on voyait du caca flotter vers nous et certains quittaient carrément l'eau tandis que d'autres dont moi, le
repoussions à l'aide de nos mains (pas en le tenant bien sur) jusqu'au rivage et continuions à nager sans le moindre remords. Et que dire alors de ce caca sous forme diarréeique que les esprits
mal intentionnés deposaient dans l'eau ou des pipi?  Il se melangeait ou se diluait dans l'eau et tout celui qui ne savait pas nager en buvait au moins une petite quantité de cette eau
salie. Une autre particularité est qu'après la baignade dans pakadjuma, non seulement les shorts étaient volés mais aussi la peau prenait un teint bizarre et cela amenait les parents à voir qu'on
venait de se laver dans une eau pas bonne.



YA MOTI 05/01/2011 20:04



Chers Amis et compatriotes du Blog,


Tous mes meilleurs voeux pour l'année nouvelle 2O11. Je suis très emu de lire mon petit Louis-Yo et je lui exprime toute ma gratitude en lui disant tout simplement fonces mon petit, tes parents
du blog te soutiennent dans tes entreprises au pays dont nous sommes originaires. Je te demande un petit effort, celui de réaliser le souhait de Papa Messager, réfères-toi à son commentaire.


Suite à ce sujet sur "Pakadjuma", j'aurai beaucoup à dire; le vol de nos shorts, les altércations avec les rejetons de militaires de camp Kokolo, ceux Lokolela et Simba Zikida sur le
chemin du retour vers Barumbu notre commune. Nous prîmes la précaution à chaque escapade au Pakadjuma, de désigner l'un de nous pour veiller à nos habits pendant notre baignade, nous eûmes à
chaque fois de surprises désagréables; soit l'attaque du guetteur par les enfants de soldats toujours à la quête de bagarres, soit l'arrivée brusque de nos concurrents de Christ Roi ou
Lokolela ou encore Camp Onatra Simba Zikida ainsi de suite. Je me souviens qu'une fois, nous dûmes attendre le soir pour rentrer chez nous avec les caches sexe en feuilles de papayer; la honte !


Cette situation finit par nous lasser d'aller au Pakadjuma, nous nous sommes tournés vers le grand escalade au fleuve derrière l'usine Bata de Ndolo où campait les pêcheurs chevronnés, à cet
endroit, périt un de mes camarades de jeu Sylvain par noyade. Mon commentaire lui rend hommage aujourd'hui, il a élu son dernier domicile le fleuve Congo. Voilà comment Sylvain disparait dans ce
grand fleuve pendant les vacances de Pâques. Après avoir joué au foot sur le terrain de Saint Charles Lwanga de 10H à 11H30, les égaux manifestèrent leur désir d'aller se baigner au fleuve, il
suffisait de contourner le camp prison militaire de Ndolo, traverser l'avenue du Flambeau et le Poids lourds, suivre la ruelle entre l'usine Bata et berge de pêcheurs, nous y voilà au
fleuve. Sylvain était Limbinza un bon nageur, ses parents étaient de commerçants navigants souvent par bâteau vers le Nord, parfois il les accompagnait. Ceci pour vous dire
qu'il était un habitué du fleuve, c'est lui qui nous apprenait les rudiments de la nage. Ce jour là sous un soleil de plomb, mes égaux se sont mis à l'eau en prenant toujours la
précaution de désigner un guetteur (moi) pour veiller aux habits. La baignade se passait bien et Sylvain faisait ses oeuvres; Nzeplon et sous-marin. Pour essayer de nous épater davantage, il
plongea et fît un sous marin càd nager sous l'eau sur une cinquantaine mètres de la côte vers le mileu du fleuve et revenir à la nage normale sous nos applaudissements mais cette fois-là,
nous ne l'avons plus ressortir de l'eau. Nous attendîmes jusqu'à une demi-heure, rien, la peur nous envahit, je suis allé voir les pêcheurs chévronnés qui étaient à une centaine de mètres de
l'endroit du drâme en train de rastifoler leurs filets contre l'avis de mes camarades. Je leur ai expliqué ce qui vient de se passer, ils sont venus vite au secours en nous
demandant l'endroit exact où Sylvain plongea, ils l'ont cherché pendant une heure, rien. Nous sommes rentrés avec un des pêcheurs au domicile de parents de Sylvain pour les informer. La justice a
été saisi; l'enquête judiciaire et les recherches entreprises sur sa noyade décidèrent que tous les enfants qui ont participé à la baignade, soient en garde en vue sauf moi qui était
guetteur et qui avait fait appel aux pêcheurs pour retrouver Sylvain. Ses parents étaient sûrs de le retrouver, de supputations eurent lieu sur sa noyade, ils ont fait appel aux
"spécialistes de leur village"; il n'a jamais été retrouvé, Sylvain toi qui nous a appris les prémices de la nage, je te rends hommage aujourd'hui à travers notre blog mbokamosika, n'eût été
l'insouciance de l'adolescence, tu serais aujourd'hui père de familles et grand-père peut-être, mais à chacun son destin, vraiment j'ai du mal à te dire "reposes en paix" puis que ton corps n'a
pas été retrouvé, je te le dis aujourd'hui; paix à ton âme.


YA MOTI   



mbutuka bonaventure 02/01/2011 12:54



Ces années d'insouciance me rendent très nostalgiques.Je me rappelle de la guerre entre bana ya ba sodas na bana ya cité,bana ya ba civiles.Leurs parents venaient renconner nos parents vers
l'hopital kopema te koningana te et nous allions voler leurs mangues dans le camp officiers.Je pense aux amis d'enfance Diplé,Liniuku,Yanco,Balé,Mwambe,Lino,Barabas...Quand on parle de la guerre
des bandes ici,je me dit que on n'en était pas loin.Une fois les enfantsdes soldats ont volé nos kupe,on se baladait sans chemises.Nous étions containts de rester dans l'eau toute l'après midi
jusqu'à la nuit pour traverser bilanga ya vinu,l'emplacement du Palais du peuple,éviter Likolo ndambu le gardien de zamba ya sans fil,traverser TCC kodusola epai ya Ma Laurence tout nu et se
cacher na kikoso na biso.Le premier qui a trouvé un kupé chez lui devait se sacrifier pour les autres.Le lendemain dans le quartier on a parlé des bandokis ya mikuse baleki epai ya ba
Jeannot le mongala.Merci Mbokamosika notre reference.



Théophile KANZA 01/01/2011 19:47



Bonne Année 2011 à tous les mbokatiers


Optimisme, audace, espérance !!!


Je reviens sur la description de Pakadjumas par M. Kanisa.


Durant notre jeunesse à Bandal, nous jeunes de M'siri, Batetela, Lubaki, Ndimbaboma, dekani et autres rues du quartier Moulaert passons nos après midi le samedi et durant les vacances
scolaires dans les eaux stagnantes de Pakadjumas. Nous n'avions pas d'argent pour fréquenter les piscines de Cosbaki ni celle de Funa.Pakadjuma était préférée des étangs de "Polygone, l'eau vert,
mayi ya mabata. Quelle belle époque! Allant nous baigner au pakadjuma, nous savions que les parents allaient nous punir mais l'aventure et le plaisir étaient notre moteur. Même si nos yeux
étaient"rouges" au retour de la baignade, nous étions heureux. Et parfois nous allions jouer dans le bâtiment de SAMCA malgré les risques, nous rechorchions les fantômes et les squelettes. Quelle
inconscience! mais il fallait y aller.


On pouvait se faire voler son short " coupé" ou sa chemise. D'ailleurs, parfois on nageait d'un seul bras car l'autre tenait en l'air nos habits si personne parmi nous ne voulait faire la
sentinelle, il y avait des voleurs et des "bills"


Pakudjuma, SAMCA, nos distractions de la journée avant de faire les "ngembos" le soir. A côté de Pakadjuma, on jouait au foot sur le sable " ndjelo"


Mais la vie ne revient pas en arrière, c'est notre passé. Que pensent  les adolescents d'aujourd'hui de nos jeux et distractions d'antan?


A  bientôt


T. KANZA