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Publié par Messager

 

 

                     Les deux Merveilles

 Jean Serge Essous & José-Philippe Lando « Rossignol »

 Essous & Lando 1957

-  Leur parrain : Henri Bowane

- Leur mérite : Avoir marqué l’histoire de la musique congolaise à travers plusieurs générations dans les groupes Lopadi, OK Jazz et Rock-A-Mambo.

- Leur symbole : l’unicité de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo   

- Leur point commun : La sonorité – L’année de naissance et à l’intérieur du pays : Essous en 1935 à Mossendjo (Département du Niari Congo-Brazza) – Lando Rossignol en 1935 à Lisala (Région de l’Equateur RDC)

-  Enfin, ils ont quitté ce monde : Essous le 25 Novembre 20O9 à Brazzaville – Lando Rossignol le 24 Juin 2004 à Kinshasa.

 

Jean Serge Essous


Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge Essous occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant. Sa formation à la flûte a commencé dans le groupe « Les compagnons de Joie » de Marie Isidore Diaboua en 1952.

En Janvier 1955, un an après la création de l’orchestre Negro Jazz de Brazzaville en 1954, Joseph Kabaselle, Henri Bowane, après avoir écouté le groupe au Bar Chez Faignond, sont convaincus que le Negro Jazz composé entre autres de Joseph Kaba, Jean Serge Essous, Edo Ganga, Célestin Kouka, Nino Malapet… pulvérisera à coup sûr la vie musicale à Kinshasa.

 

En très bon impresario, Henri Bowane installe le groupe à Kinshasa, où il fait désormais les beaux jours du célèbre bar « Air-France » sur la rue Itaga. A l’opposé de la même rue se trouve OK Bar dans lequel les enfants terribles de Lopadi (Loningisa de Papadimitriou) composé de Luambo Franco, Lando Rossignol, Saturnin Pandi, Loubelo « De la lune », Moniania Roitelet et autres affichent une brillante  forme. C’est donc  pendant qu’Essous y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art, qu’il est débauché au cours de l’année 1955 pour faire partie du groupe Lopadi qui deviendra en quelque sorte l’OK Jazz le 6 Juin 1956. Essous en devient le premier chef d’orchestre.

 

 

José-Philippe Lando « Rossignol »

 

Il fut l’une des vedettes congolaises de la chanson les plus appréciées des années 50 et 60. Il fait ses études primaires à Mbandaka (alors Cocquylatville). Sa voix attire l’attention des responsables de l’école qui feront de lui un chanteur à la cathédrale Saint-Eugène. Cette situation particulière, un peu privilégiée, lui fait prendre goût au chant, à la musique. Toutefois, son vœu le plus cher était de graver sa voix sur disque, pour la postérité.

Pour réaliser ce rêve, il n’a plus qu’une chose à faire : descendre à Léopoldville (Kinshasa) où des musicologues grecs enregistrent sur disque des chansons congolaises. Le guitariste-chanteur, et impresario Henri Bowane couvre José-Philippe Lando, en février 1952. Il l’attire aux Editions Loningisa de l’éditeur grec Papadimitriou, au même moment que Paul Ebengo« De Wayon », François Luambo « Franco », Augustin Moniania « Roitelet » Edo Mongwalu et Adikwa. Excellent chanteur, sa voix, douce, veloutée et très prenante, lui fait gagner le surnom de « Rossignol ».

C’est avec Luambo « Franco » et Jean-Serge Essous qu’il connaîtra un prodigieux succès et deviendra vite l’idole du public kinois et brazzavillois, à travers surtout, ses grands succès : « Thérèse d’amour »,  « Wa bolingo », « Bomekaki Rossignol » et « Tété Rossignol » parus en Avril et Juin 1956, sous le label Loningisa.  Il fut co-fondateur de l’Ok Jazz le Juin 1956 et dont il quitte avec Jean Serge Essous la même année, le 27 Décembre 1956.

En Janvier 1957, « Rossignol » est de nouveau avec Henri Bowane, mais cette fois-ci, aux Editions Esengo du grec Dino Antonopoulos, pour une nouvelle expérience avec le trio BEROS (Bowane-Essous-Rossignol), puis avec l’orchestre Rock-A-Mambo, crée dans la même année, sous la direction de Nino Malapet. L’image est au point, et le groupe résolument rythmique. « Rossignol » a trouvé les hommes qui vont l’accompagner pendant plusieurs années à établir sa réputation de chanteur dans le public et à lancer un nouveau genre dont il sera le personnage central : la Rumba-Rock. En duo avec Joseph Kabaselle, ils signent avec le Rock-A-Mambo et l’African Jazz, les plus grandes réussites de l’écurie Esengo.

Clément Ossinondé

 

 

Chérie atiki ngai, par Essous chez Loningisa (1956)

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Commenter cet article

Nyanguila 05/12/2013 01:42


Notre cher Clément Ossinondé,bonjour et excusez-moi ce retard dans le commentaire,merci beaucoup pour cet exposé sur le parallèle en ressemblance entre Essous,mwana ya maman Adèle,et Lando
Rossignol.Ces deux sont habillés en uniforme et c'est très beau à voir.Ces deux artistes de talent qui ne sont plus parmi nous,resteront toujours dans nos souvenirs comme vous savez bien nous les
faire revivre,à partir de leurs biographies respectives,par votre savoir-faire que nous espérons nous encadrer encore pour toujours!