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Publié par Messager

INTERVIEW AVEC LE GÉANT MAKOLIN, UN ANCIEN MUSICIEN DE VICTORIA ELESION

 

Nous avons aujourd’hui la chance de nous entretenir avec une vedette de notre musique. Il a fait la pluie et le beau temps respectivement dans le Stukas Boys de Lita Bembo et dans Victoria Eleison de Kester Mubiala Nkua Mambu. Nous vous invitons à le découvrir à travers cette entrevue qu’il a bien voulue nous accorder. Nous avons démarré cette entrevue à 23h30, heure d’Allemagne alors qu’à Ottawa, il était 17h30. C’est vous dire que c’est un grand service qu’il nous avait rendu en sacrifiant ses heures de sommeil.  Nous lui disons grand merci et lui témoignons toute notre gratitude.  Pour ne pas abuser de votre patience, suivez.

 

KIR. -Bonsoir le Géant

  

Mak. -Bonsoir mon frère Zéphyrin Kirika

 

KIR. - Avant tout, d’où me parlez-vous présentement?

 

MAK. -Je vis en Allemagne.

 

KIR.- Les mélomanes de notre musique, les jeunes tout comme la plupart des Mbokatiers vous connaissent mieux sous le sobriquet de Le Géant Makolin. Pourriez-vous vous présenter à tous vos fanatiques?

 

MAK.-Je m’appelle Makola Mbanzulu Zolana. Je suis congolais et je suis né à Matadi dans la province du Bas-Congo le 23 novembre 1958. Je suis officiellement marié  avec Madame Vicky Mpoyo avec qui nous avons deux charmantes jeunes filles. J’ai étudié à l’École primaire officiel de Mvuzi. Après mes études primaires, je suis allé poursuivre les études secondaires au Cycle d’orientation BAKAYAU. Comme je n’avais obtenu mon brevet d’études secondaires, mon père était très fâché et il m’a puni en m’envoyant étudier à l’internat à Pala-Bala pour l’obtenir. Mon brevet du cycle d’orientation en main, j’ai entamé ma 3eme année secondaire, section pédagogique à l’École protestante reformée de Baobab jusqu’en 4eme année. J’avais réussi ma 4eme année pour ainsi monter en 5eme année pédagogique, mais malheureusement j’ai dû interrompre mes études parce que mon amour pour la musique ou l’art d’Orphée était plus fort que tout. Malgré cela j’avais rencontré une résistance farouche de la part de mon père qui ne voulait pas que je fasse de la musique. Souvent, il venait me surprendre en plein concert et dès que je l’apercevais, j’abandonnais le micro pour m’échapper dans la nature. Quant à ma mère, elle  voulait que je devienne bureaucrate ou agent de l’administration publique.

 

KIR. – Pourquoi vous appelle-t-on le Géant Makolin? Qui vous a ainsi surnommé et dites-nous pourquoi?

 

MAK.- Le Géant Makolin est mon nom de scène. Il dérive de mon nom de famille Makola. Ce pseudonyme m’a été collé à Kinshasa. C’est comme à l’époque, tout jeune prenait un sobriquet qui dérivait de son nom ou prénom.

Tenez! A la fin de chaque année scolaire, je venais passer mes vacances à Kinshasa chez ma tante maternelle. Dans la parcelle où elle habitait à Mbinza Delvaux, il y avait une Église kimbanguiste ou le Kintuadi. J’aimais souvent jouer à la caisse claire pendant que les autres s’intéressaient jouer les flutes, le tam-tam, la fanfare et bien d’autres instruments. Le fils aîné de ma tante jouait dans ce groupe de musique de jeunes Kimbanguistes appelé JTKI et j’allais souvent l’accompagner. Un jour, on me demanda de jouer à la caisse-clair. J’avais bien très bien joué et c’était un exploit. Comme je dépassais tous les autres jeunes gens en taille, tout le monde a commencé à m’appeler le Géant. Voilà l’origine de ce sobriquet.

 

KIR. – Quand aviez exactement commencé à faire de la musique. C’était en quelle année et dans quel orchestre?

 

MAK. – J’aimerais avant tout vous dire que j’avais commencé à faire de la musique très jeune. Tout petit, c’est-à-dire à l’âge de 10 ans,  je chantais dans la chorale protestante. Ma carrière musicale avait véritablement commencé avec l’orchestre le Comick-Comet de Matadi. C’était le tout premier ensemble musical de la ville de Matadi. J’ai chanté avec des grands musiciens comme Mimi Ley, un ancien de l’Afrisa International et qui avait fondé son propre orchestre Afro Ley, le défunt Chekedan de Zaiko Langa Langa puis Grand Zaiko Wawa de Manuaku, le Maestro Fafa de Molokai, Shimita de Grand Zaiko Wawa, Mazeya Leya de Langa Langa Stars. J’ai également joué avec Pépé Solosita. C’était un grand-frère  du Quartier qui m’a beaucoup aidé du côté chant. Il m’écoutait chanter dans la chorale et il s’intéressait à moi en disant : « Ce petit, je vais l’encadrer. Il a une belle voix et il deviendra un grand musicien ». Il m’initiait petit à petit dans la musique profane. C’est grâce à lui que je me suis retrouvé dans l’orchestre Comick-Comet. Lorsque Shimita et Chekedan ont quitté l’orchestre Comick-Comet, il m’a introduit dans le groupe pour combler le vide ainsi laissé.

 

KIR- Comment vous êtes-vous retrouvé dans le Stukas Boys de Lita Bembo?

 

MAK.- Après Comick-Comet, j’avais abandonné la musique pour me débrouiller autrement dans la vie. Cette aventure a tourné au vinaigre. Raison pour laquelle je suis retourné dans la musique et j’ai commencé à répéter à Kalembe Lembe dans la commune de Lingwala avec quelques dissidents de l’orchestre Kiam (Bakolo Keta, Muzola Ngunga…) qui voulaient monter l’orchestre Bayike.

Un jour, j’ai croisé Chekedan à Matonge. Il chantait en même temps dans OKA puis dans Zaiko. Oka était un jeune orchestre qui jouait en levée de rideau pour Zaiko. Je lui ai posé la question de savoir si on pouvait m’embaucher dans Zaiko. Il me répondra que c’est difficile pour l’instant. A moins de commencer à chanter dans OKA. Comme cet orchestre joue en levée de rideau pour Zaiko, ce sera facile pour moi d’être déniché. C’est ainsi que j’avais intégré l’orchestre OKA et sur place, j’avais trouvé Carlyto et Mondial qui plus tard ira jouer dans Zaiko. J’ai quitté le groupe après avoir livré un concert au Bar Vis-A-Vis parce que je visais plus loin.

J’avais rencontré Lita Bembo à Matadi lors d’un concert de Stukas sur invitation du gouverneur de la province pour une kermesse qu’on avait organisée. Lita Bembo m’avait découvert dans Comick-Comet et s’est intéressé à moi. Il m’a donné de l’argent pour mon déplacement de Matadi à Kinshasa afin de rejoindre le  Stukas. J’ai bouffé cet argent sans toutefois honorer mon engagement. Une fois à Kinshasa, j’ai rencontré un ami avec qui on s’était lié d’amitié depuis Matadi. Il s’appelait Mbuta Nseka Feros et il était le drummer de Stukas. Il est déjà décédé et que son âme repose en paix. Feros m’informera qu’on cherche des chanteurs dans Stukas. J’ai paniqué et je ne voulais pas me présenter par crainte de représailles parce que je n’avais pas tenu le premier engagement avec Kolo Kwanga. J’avais la certitude qu’il allait me reconnaitre. Feros m’a beaucoup encouragé et je suis allé rencontrer Lita Bembo en personne. Il m’a fait passer un test de 2 chansons et à la fin j’étais automatiquement embauché dans Stukas. C’était en 1981. On a fait des tournées à Brazza et un peu partout à l’intérieur du pays (Isiro, Matadi, Kisangani…)

 

KIR. - Pourquoi aviez-vous quitté le Stukas Boys pour Victoria de Kester?

 

MAK.- J’avais quitté Stukas parce que Lita commençait à beaucoup voyager en Europe. A son absence, il n’y avait personne pour pouvoir bien diriger l’orchestre. Les activités dégringolaient et devant cette baisse, j’étais découragé et je n’assistais plus  souvent aux répétitions. Lorsque j’ai appris que Ben Nyamabo, Bozi et Roxy montaient l’orchestre Choc Stars, je suis allé rencontrer Bozi qui m’a présenté à Ben. J’ai commencé à assister aux répétitions de Choc Stars. Au retour de son voyage en Europe, Lita apprendra la nouvelle et ira parler à son beau-frère Bozi pour qu’on ne m’embauche pas dans Choc Stars parce que j’étais son musicien. C’est qui s’était passé. Lita Bembo était mon idole préférée et il m’aimait beaucoup. Chanter à ses côtés dans un même orchestre était pour moi l’accomplissement d’un rêve de longue date. Il m’avait beaucoup supplié de ne pas quitter Stukas, mais malgré tout je me suis tout de même retiré. J’ai passé un mois sans jouer de la musique dans un autre orchestre.  A l’époque, Viva la Musica jouait au Bar Vis-À-Vis et Victoria Eleison à Vévé Center chaque mercredi. C’est ainsi qu’un mercredi vers minuit, j’ai pris un taxi pour aller chercher aventure. J’ai commencé par Vis-à-Vis dans l’espoir de rencontrer Papa Wemba afin de tenter ma chance dans Viva la Musica. Ce dernier étant absent, j’ai parlé  à Sacré Mapeza qui m’a demandé de passer le vendredi au village Molokai. Marché conclu, je suis sorti de Vis-à-vis pour Vévé Center. J’étais assis au Balcon lorsqu’Emeneya m’avait fait signe de la main pour me demander de le rencontrer à la fin du concert. Il me connaissait déjà parce que Cartouche lui avait déjà parlé de moi. Lorsque je l’ai rencontré, il voulait d’abord s’enquérir de ma situation dans Stukas. Je lui ai rassuré que le cordon ombilical était déjà coupé. C’est ainsi qu’il me remettra de l’argent pour payer un taxi afin de le rencontrer le jour suivant aux environs de 11h00 dans son domicile. A mon arrivée, il était sorti tout en laissant une consigne stricte à son épouse. Cette dernière m’avait bien accueilli et au retour de Kester, nous avons dîné ensemble. Après le dîner, il m’a emmené dans l’annexe où logeait son jeune frère Joly Mubiala et sur place nous avions rencontré Safro Manzangi. Kester et moi avons répété « Dikando » et « Ngonda » avec Safro à la guitare. C’est à la fin, il m’informera que Victoria ira livrer un concert à Viva Bar dans la Commune de Ndjili et qu’il ne me laisserait pas repartir pour assister à ce concert. Arrivé à Ndjili, Cartouche, Prince, Joly Mubiala et les autres étaient déjà sur le podium. Je suis resté avec Kester pour tailler bavette. Lorsqu’est venu le moment pour lui de monter sur le podium, il a pris le micro pour me présenter en public en disant : Je vous ai amené aujourd’hui un chanteur. Je l’invite à venir me rejoindre au podium et vous allez juger sa prestation pour me dire si je dois l’embaucher ou pas. Je l’ai accompagné au chant dans Dikando et Ngonda. Cartouche et Malembe chant sont intervenus au niveau du refrain. Comme le public avait frénétiquement applaudi, j’ai donc été automatiquement embauché.

 

 

 

KIR. - Vous étiez parmi les joueurs du Mundial Viva La Musica et Victoria Eleison. Pourriez-vous en parler aux Mbokatiers qui vous liront?

 

MAK.- Oui, ce n’était pas seulement un véritable mais une guerre. J’étais embauché dans Victoria Eleison au mois en décembre 1983. Il faut souligner que la coupe du monde avait déjà démarré avant mon arrivée. En 1984, c’est-à-dire, six mois plus tard, nous sommes allés en Europe. Nous y sommes restés pendant six mois et à notre retour à Kinshasa, le match avait pris une autre allure. C’était devenu terrible. Les résultats de cette grande compétition, je laisse aux fanatiques le soin d’apprécier. Ils sont les véritables arbitres.

 

KIR.- Quels sont vos meilleurs souvenirs dans Victoria?

 

MAK.- Il s’agit de mon séjour en Europe en 84 et en 86. Je n’étais pas titulaire pour pouvoir effectuer ces voyages mais c’est parce que j’avais travaillé très fort que je les avais mérités. J’ai chanté avec Kester les albums tels que Kimpiatu, Nzinzi et on était très collé. Un autre souvenir, c’est avec le contrat que Kester avait signé avec Primus, On avait meublé nos maisons.

 

KIR.- Pourquoi avez-vous tourné le dos à l’orchestre Victoria Elesion?

MAK.- Je dirai que c’est le plan de Dieu. J’ai quitté Victoria simplement parce que j’étais vraiment déçu. J’étais le seul chanteur ténor du début jusqu’à la fin du concert. Nous restés en Europe pendant 11 à 12 mois et nous avions livrés beaucoup de concerts. J’avais reçu un certain nombre des promesses qui ne s’étaient pas réalisés. D’où ma déception. Je m’étais dépensé beaucoup. Je me suis retiré.

 

KIR.-  Combien de chansons aviez-vous composé dans Victoria?

 

MAK.- J’avais composé au total deux chansons. Il s’agit de « Près de toi » et « Angela ».

 

KIR.- Vous êtes de Matadi comme Cartouche et Djo Nolo. Vous connaissiez-vous avant?

 

MAK.- Cartouche est un ami depuis Matadi. Il jouait dans un orchestre à Matadi et Djo Nolo jouait dans un autre orchestre. Nous nous  connaissons depuis longtemps.

 

KIR.- Après avoir évolué dans la musique profane, tu es passé dans l’autre camp, c’est-à-dire la musique chrétienne. Comment expliquez-vous ce revirement de la situation?

 

MAK.- J’aimerais avant tout vous dire que le Bon Dieu nous a doté d’une belle voix pour le glorifier ou chanter en son honneur. Passer de la musique profane à la musique chrétienne est une grâce qu’il m’a faite. Cela ne s’est opéré de ma propre volonté. Il faut recevoir l’appel du Seigneur. Le livre d’Ecclésiaste au chapitre nous dit qu’il y a un temps pour tout. L’heure a sonné pour moi de glorifier mon Dieu. Une circonstance s’est créée pour que je quitte la musique profane. Dans Victoria Eleison nous avons connu des succès énormes et je n’ai rien gagné. En m’engageant dans la voie de servir Dieu, même si je n’obtenais rien de ce monde, j’espère à la vie éternelle.

 

KIR.- Combien de chansons as-tu déjà composé pour glorifier l’Éternel?

 

MAK.- J’ai composé un album qui contient 12 chansons. Il s’intitule «Rendons gloire à l’Éternel». J’ai bénéficié du concours de Kool Matope, Dorcas, Nono Makiobo au chant et Tshimpaka Roxy à la guitare.

 

KIR. – Merci beaucoup Le Géant Makolin pour avoir accepté de nous accorder cette entrevue afin de participer à la reconstitution de ce travail de mémoire qui n’est rien d’autre que notre patrimoine culturel. Nous espérons que nous aurons l’occasion de nous entretenir avec vous dans les prochains jours. Nous vous souhaitons bonne chance dans votre nouveau projet de glorifier l’Éternel et qu’il vous bénisse ainsi que toute votre famille.

 

ZÉPHYRIN KIRIKA NKUMU ASSANACCI09092011 00000

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marcus 29/04/2014 02:33

Makolin a quitté victoira a quel période?

Serge, Kongo na biso. 27/09/2011 15:08



Mbote ndeko Makolin,


Okoki koyebisa biso nzembo nini ya liboso oyemba na palaki na Stukas pe soki obimisaki
nzembo na Stukas ezalaki nini ?


Est-ce que oyembaki na palaki ya nzembo ya Juda ?  Soki bapesi yo to ndeko musiscien mususu ba droits d’auteur ya ba nzembo osalaki to asalaki na muziki ya mokili, eza ndenge nini, ozuaki mbongo wana to okoki
kozua te, pona nini ? 


Kimia ezala na yo.


Serge, Kongo na biso.



Serge, Kongo na biso. 25/09/2011 21:09



Mbote,


Naza na connaissance te pona kombo oyo G M T mais nayebi drummeur oyo
ya Grand Zakia Wawa pe sima ya OK Jazz po nazalaki kokutana naye chaque tongo tango nazalaki na CO ya Epom po ye azalaki koya na direction ya école primaire ya Ste Thérèse kotika muana na ye ya
muasi azalaki à peut près na ba 4 à 5 ans d’âge.  Azalaki kowuta na Q1 N’djili.  Merci.


Serge, Kongo na biso.



sonny mokonzi 25/09/2011 00:08



Ndeko sisipe iyaya,TAMBWE G.M.T.(geant moko terrible) azalaki drummeur ya grand zaiko de 1980-84 pe TP OK JAZZ 1984-1990.actuellement azali tres malade na ndjili..De taille azali plus grand que
MAKOLIN...soki na intervenir ezali kaka pona kolongola mua confusion a propos ya surnom ya G.M.T. nandimi te que ezalaki surnom ya Makolin sinon akokaki ko preciser yango ye moko



Sispé Iyaya 23/09/2011 15:58



On l´appelait aussi G.M.T. lisez Géant Moko Terrible, allusion faite à sa taille alors que dans le Stukas Boys Lita Bembo lui-même était aussi de grande taille, mais notre frère Makolin le doit
(GMT) au succès qu´il a récolté dans le Stukas. Et si la vie était à refaire que diriez-vous GMT des Djo Issa, Lomingo Alida, Tala ngai naza kobina lokola Lita Bembo, Samunga, Bongo Wende, Suke
Bola, Kisola Nzita et consorts...


Gmt méridien de greenwich.



Serge, Kongo na biso 23/09/2011 10:10



Mbote mingi na bino ndeko Zéphyrin et Makolin,


D’abord mes rremerciements aux frères Zéphyrin et Makolin pour leur temps qu’ils ont prisent pour nous donner cette
interview.  J’apprécie la simplicité et la sincérité dans son discours quand il parlait de son échec à l’école secondaire et l’argent de Lita Bembo
qu’il a bouffé sans tenir la promesse.  « Près de toi » est une chanson bien composée « … lokola mopepe ekolimua na londende, bolingo
na kati ya mitema etikali lokola elili monene … »


Na Kinshasa mutu nionso ya mulayi bakomaka kobenga ye Géant
Makolin, même voisin na yo Tshezo tozalaki kobenga ye « Makolin » wana eza kolakisa ndenge nini bana ya mboka to ba fanatiques balingaka yo.  Ndeko Makolin, blog na biso yango oyo pona basenga ya mboka, otangaka pe osalaka ba commentaires soki bésoin ezali.  Eloko mosusu nakamue, lokola ba ndeko musiciens mingi, ndenge nini oboti molongo ya Sombo te to bana mingi
te ?


Boboto ô mboka yo.   


Serge, Kongo na biso.