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Publié par Messager

 

 

François Hollande élu à la présidence de la France

 

 T2-Cam

 

Hollande-gagnant.JPGPARIS(Reuters) - La gauche est de retour au pouvoir en France avec l'élection dimanche du socialiste François Hollande à la présidence de la République, 31 ans après François Mitterrand.

Selon une moyenne des estimations données par les instituts de sondage, le député de Corrèze est élu avec 51,9% des voix contre 48,1% au président sortant Nicolas Sarkozy. L'abstention s'est élevée à 19,2% des inscrits.

A 57 ans, François Hollande, qui n'a jamais exercé de fonctions gouvernementales en trente années de carrière politique, devient le septième président de la Ve République à sa première candidature, comme Nicolas Sarkozy en 2007 ou Valéry Giscard d'Estaing (1974) et Georges Pompidou (1969).

Surnommé parfois "le Pompidou de gauche", François Hollande s'est engagé dès avant le verdict des urnes à une présidence "juste", réconciliatrice et rassembleuse, en rupture, n'a-t-il cessé de souligner, avec le quinquennat Sarkozy.

"C'est une immense émotion, comme des millions de Français, ça fait tellement longtemps qu'on attendait cette victoire", a déclaré sur TF1 la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry. Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande, s'est dit "grave" et "ému" face à une tâche "ardente, magnifique".

"2012 a clairement un goût de 1981. C'est une grande et nette victoire pour la gauche, qui va changer beaucoup de choses dans le paysage politique français", a estimé le député Jean Glavany, qui avait annoncé le premier son élection à François Mitterrand le 10 mai 1981.

SARKOZY, "UN FRANÇAIS PARMI LES FRANÇAIS"

Ce tournant dans l'histoire politique nationale et européenne marque un cinglant désaveu pour Nicolas Sarkozy, qui jusqu'au bout aura espéré en un sursaut de "la France silencieuse" mais n'aura jamais vraiment pris la mesure du désamour à son égard.

Les politologues expliquent la sévérité du score tout autant par l'existence d'un désir d'alternance en France que par un rejet de la personne du président sortant.

Lors d'une déclaration à la Mutualité, à Paris, Nicolas Sarkozy a dit porter seul la responsabilité de la défaite et a souhaité "bonne chance" à son adversaire "au milieu des épreuves". Il a précisé s'être entretenu au téléphone avec François Hollande peu après 20h00.

"Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français", a-t-il déclaré, ajoutant que son "engagement" serait "désormais différent", alors que des militants scandaient "Merci!" ou encore "Reste avec nous Nicolas".

Nicolas Sarkozy, qui avait affirmé durant la campagne qu'il arrêterait la politique en cas d'échec, ne sera pas parvenu à surmonter son handicap du premier tour - il était arrivé en deuxième position derrière François Hollande avec 27,18% - malgré la quête forcenée des suffrages des quelque 6,5 millions d'électeurs du Front national.

Le chef de file du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a estimé que la défaite de Nicolas Sarkozy était "celle de son projet d'extrême-droitisation". "Sarkozy, c'est fini, enfin!", a-t-il réagi.

La stratégie du président sortant a heurté jusque dans les rangs de la majorité, désormais confrontée à une recomposition douloureuse, et poussé le centriste François Bayrou à un choix sans précédent, celui de voter pour le candidat socialiste.

"La gouvernance (de l'UMP) a manqué de diversité. Il fallait garder la double culture centriste de l'UMP", a commenté sur France 2 l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, appelant à une "grande force de l'opposition unie".

LA BATAILLE DU "3E TOUR" COMMENCE

Les élections législatives des 10 et 17 juin prochains sont la prochaine épreuve pour la droite, qui redoute un raz-de-marée de gauche et l'émergence de l'extrême droite.

La bataille commence dès lundi, ont prévenu les responsables du parti présidentiel, qui ont lancé un appel à la mobilisation pour un "troisième tour décisif pour l'équilibre des pouvoirs", selon les termes de Jean-Pierre Raffarin.

"Il faut se mobiliser car je crois que ce n'est pas bien de donner tous les pouvoirs à un seul parti politique", a dit Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, sur France 2. "Nous ne renoncerons pas à nos convictions, nous allons repartir à la prochaine bataille", a déclaré l'ancien Premier ministre Alain Juppé.

Si la gauche l'emporte, ce qui devrait advenir en toute logique, elle détiendrait tous les leviers du pouvoirs, exécutifs et législatifs, en France.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, qui a obtenu 17,9% des voix au premier tour et n'avait pas donné de consigne de vote, a exhorté ses partisans à construire "une opposition qui tranche idéologiquement et surtout qui soit digne de confiance", estimant que François Hollande décevrait "vite d'abord son camp, puis la France".

Le mandat de Nicolas Sarkozy prendra fin le 15 mai. La passation de pouvoirs devrait se dérouler dans la foulée, puis la nomination d'un gouvernement. Martine Aubry et le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, sont pour l'heure favoris.

François Hollande avait déclaré qu'élu, l'un de ses premiers actes serait de transmettre à ses partenaires européens un mémorandum en vue de la renégociation du pacte budgétaire européen afin de l'assortir de mesures sur la croissance. Il effectuera son premier déplacement à Berlin.

"Avec la victoire de François Hollande, le changement en Europe, c'est maintenant", a déclaré Hannes Swodoba, le chef du groupe socialiste et démocrate au Parlement européen.

"C'est un coup de tonnerre en Europe", a estimé le député socialiste Arnaud Montebourg sur France 2. "Le message que les Français ont adressé, c'est qu'il faut sortir de l'austérité en Europe", a jugé Jean-Marc Ayrault sur la même chaine.

Nicolas Sarkozy est le 11e dirigeant de l'Union européenne déchu du pouvoir depuis la crise financière de 2008.

A Paris, une clameur de joie s'est élevée à l'annonce des résultats rue de Solférino, devant le siège du PS, et alentour, où une foule compacte agitait des drapeaux et des roses, ainsi qu'à la Bastille, où une grande fête s'était déroulée le 10 mai 1981, date de l'élection de François Mitterrand.

François Hollande, qui se trouvait dimanche dans son fief corrézien de Tulle, devait regagner la capitale dans la soirée.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

 

Jeudi 10 mai 2012 18 h Paris place général-Catroux autour de François Hollande commémoration de l'abolition del'esclavage

 

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www.claude-ribbe.com

 

 

 

Jeudi 10 mai 2012 à 18 h, place du général-Catroux (Paris 17e) 

 

Rassemblement pour la commémoration officielle 

de l’abolition de l’esclavage 

et du 250e anniversaire de la naissance du général Dumas 

 

 

autour de 

François Hollande 

qui sera le même jour proclamé 

 Président de la République française 

 

 

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Mes chers amis,

 

 

J’ai le plaisir de vous inviter à vous rassembler, à 18 heures précises à Paris, le 10 mai 2012, place du général-Catroux (17e). Métro Malesherbes L3. 

 

 Sans esprit de parti, sans distinction de couleur, ni de sexe, pour célébrer la commémoration de l’abolition de l’esclavage, le refus de la haine et du mépris.

 

Pour couvrir de fleurs les chaînes brisées qui honorent la mémoire du général Dumas et, à travers lui, toutes celles et tous ceux qui ont souffert et souffrent, dans leur chair et leur esprit,  de l’esclavage, de la traite, de la colonisation et de leurs séquelles qu’on désigne ordinairement sous le vocable de racisme.

 

Toutes celles et ceux qui ont des chaînes à briser.

 

Il se peut que François Hollande qui a été désigné par le suffrage universel, soit à nos côtés, devant ces chaînes dont l’une est symboliquement ouverte et dont l’autre reste à ouvrir. 

 

C’est en effet place du général-Catroux  qu’a été inauguré en 2009, grâce à une ville de Paris unanime, un mémorial significatif autour duquel  nous convergeons chaque année, tous les 10 mai, de plus en plus nombreux, en dépit de l’indifférence des uns, des manœuvres de division des autres.

 

Le 10 mai 2012, pour la sixième année consécutive, va être célébrée la journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage, dont le principe résulte de la loi Taubira, et la date d’une décision du président de la République.

 

Le 10 mai 2012 revêt un aspect particulier puisque, comme le 10 mai 2007, il intervient dans une période marquée par l’élection à la magistrature suprême, qui sera presque aussitôt suivie de l’élection de l’assemblée nationale. En outre, c’est le 10 mai que le conseil constitutionnel proclamera officiellement les résultats du second tour de l’élection présidentielle.

 

Dans ce contexte, on peut penser que François Hollande, après le vote massif de l'Outre-mer en sa faveur, ne restera pas indifférent à cette journée de commémoration et que, au-delà des kermesses coloniales indignes auxquelles, hélas, nous sommes habitués, il adressera un signe fort à la Nation et en particulier à toutes celles et tous ceux qui se considèrent comme les descendants des esclaves et des populations décimées par la traite.

 

Le 10 mai 2012 correspond également à la commémoration du 250e  anniversaire de la naissance, en Haïti, du général Alexandre Dumas, père de l’écrivain français le plus populaire de tous les temps et le plus lu dans le monde.

 

 

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Comme je le répète depuis 10 ans, le général Dumas est né esclave en 1762. C’est l’une des figures les plus attachantes de l’histoire de France, du fait de son parcours exemplaire, de son attachement sans faille à la République et à ses valeurs, du rôle décisif qu’il a joué en tant que général en chef pendant les guerres de la Révolution.

Depuis très exactement 10 ans, en tant qu’écrivain, cinéaste et militant,  je bataille pour que la mémoire de cet homme soit enfin réintégrée dans le panthéon national. Je l’ai fait à travers pas moins de quatre ouvrages, dont une biographie qui lui est entièrement consacrée.

 

À travers aussi un film documentaire, que j’ai réalisé en 2009 et qui a été diffusé en 2010 sur France 2 (à une heure hélas tardive) mais qui a été néanmoins vu par plus de 600 000 téléspectateurs.

 

À travers un monument aussi pour lequel j’ai beaucoup lutté, celui devant lequel nous nous retrouverons et dont l’existence marque déjà une belle victoire.

 

Pourquoi une telle persévérance ?

 

Parce que j’ai la certitude, confortée par l’expérience de ces dix dernières années, qu’une partie des Français ne se reconnaît pas dans l’imaginaire qu’impose une petite minorité de décideurs, trop souvent incultes et arrogants,  de sorte que la France telle qu’elle est et qu’elle a toujours été depuis qu’elle s’est aventurée pour découvrir le monde, non sans violences faites aux autres, hélas, n’est pas du tout la France qui est présentée dans les programmes scolaires, à la télévision, dans les médias.

 

Un certain nombre de figures majeures, parmi lesquelles le général Dumas, ont été délibérément occultées, du fait de la couleur de leur peau et de leur origine.

 

Ce n’est pas seulement une injustice et le signe d’un inquiétant obscurantisme. C’est aussi un préjudice extrêmement grave qu’ont subi tous les Français.

 

En privant la Nation des figures héroïques et exemplaires d’hommes et de femmes qui ont marqué son histoire, certains décideurs ont pris le risque de cantonner leur compatriotes - celles et ceux qu’on stigmatise sous les vocables de «diversité» ou de «minorités visibles» - dans les rôles mineurs ou dévalorisants que la période coloniale a octroyés aux opprimés.

 

Une telle attitude a joué un rôle décisif dans la montée du racisme, de l’intolérance et de la xénophobie que je dénonce depuis dix ans. On a bien vu  où cela pouvait conduire. 

 

Je suis convaincu, au contraire, que la valorisation des héros et des héroïnes positifs de notre histoire qui ont eu à souffrir de l’intolérance est de nature à reconstituer un tissu social mis en lambeaux au cours des dix dernières années par la libération et la promotion systématique de la parole discriminatoire.

 

Les jeunes de toutes couleurs et en particulier ceux qui, du fait de l’immigration ou du Bumidom, se sont retrouvés relégués dans de véritables ghettos, ont le droit de savoir que des hommes et des femmes de toutes couleurs et de toutes origines ont, depuis toujours, significativement marqué l’histoire de France et pas seulement en tant que sportifs ou artistes, les deux seuls domaines où une tolérance relative est  accordée à celles et ceux que les racistes considèrent comme «différents».

 

On ne se construit pas sans héros qui vous ressemblent.

 

On ne se grandit pas en méprisant ceux qui, en apparence, ne vous ressemblent pas.

 

Tout mon travail, au cours de ces dernières années, malgré les difficultés, les sarcasmes, la guerre ouverte déclarée par les défenseurs, plus ou moins masqués, du racisme qui gangrène une certaine France, heureusement très minoritaire, a été de rendre à ces personnages la place éminente qui leur revient.

 

J’ai la conviction profonde qu’il sera impossible de célébrer durablement l’abolition de l’esclavage sans rendre leur place à ces personnages de notre histoire : le général Dumas, le chevalier de Saint-George, ou Eugène Bullard, un héros franco-américain oublié de la Première guerre mondiale auquel je m’apprête à rendre, notamment à travers un livre actuellement sous presse et un film, un hommage appuyé.

 

 

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Eugène Bullard

 

C’est pourquoi la commémoration du 250e anniversaire du général Dumas revêt, en ce 10 mai 2012, une importance exceptionnelle si l’on souhaite en finir enfin avec un XXe siècle qui nous poursuit encore.

 

Depuis 1802, le général Dumas est privé d’une récompense symbolique qui lui revenait plus qu’à tout autre : l’admission dans l’ordre national de la Légion d’honneur. Cette admission était de droit. Elle n’a pu être obtenue du fait de la législation ouvertement raciste mise en place le lendemain même de la création de cet ordre.

 

Depuis dix ans, j’ai demandé en vain aux présidents de la République successifs que cette injustice insupportable soit réparée. Cette requête a été relayée par une association que je préside, par plus de six mille personnes qui ont signé une pétition, par des élus de toutes tendances puisqu’on y trouve non seulement le maire de Villers-Cotterêts, où a vécu et où est mort le général Dumas, mais aussi le sénateur-maire de Laon qui, voici quelques jours, a officiellement interpellé dans le même sens le ministre de la Défense.

 

Il est triste de constater que le ministre de la Culture, Frédéric Mietterrand, pourtant sollicité dès 2011, n’a pas cru utile de faire figurer, sur la liste des commémorations nationales 2012, le 250e anniversaire de la naissance du général Dumas. De même que le ministre de la Culture, en 2006, n’avait pas cru utile de faire figurer au même calendrier officiel, le bicentenaire de la mort du général Dumas.

 

Je vois dans ce qu’il faut bien appeler un acharnement particulier contre un grand héros français, du seul fait de sa couleur et de la couleur de celui qui, deux siècles plus tard, en demande à bon droit la réhabilitation, plus qu’une faute, une erreur.

 

Et à titre personnel, après tant de mises en gardes adressées aux uns et aux autres, j’en ai tiré, comme tout l'Outre-mer, les conséquences.

 

Je tiens à ajouter, de la manière la plus claire, que, de mon point de vue, le mot de «race» n’a jamais eu sa place dans la constitution de la République française et j’espère qu’un consensus, nécessaire pour modifier ce texte, s’imposera pour faire oublier tous les sophismes odieux que j’ai pu lire à ce sujet et que la bêtise n’excuse pas.

 

Le 10 mai 2012, une nouvelle séquence s’ouvrira. C’est pourquoi j’ai demandé à François Hollande d’être avec nous à 18 heures précises, devant les fers brisés, place du général-Catroux, là où se rassemblent, depuis le 10 mai 2009, toutes celles et ceux qui refusent la «race» et le racisme.

 

En cette année où les droits des femmes  ont été si odieusement bafoués, je voudrais que cette commémoration soit aussi l’occasion de rendre hommage aux épouses, aux mères, aux compagnes, à celles qui, méprisant le racisme, prouvent depuis des siècles que l’amour se moque bien de la couleur, de l’origine, de la religion.

 

Ayons une pensée pour la femme du général Dumas, une blonde aux yeux bleus de l’Aisne qui, trente deux ans encore après la mort de celui qu’elle aimait, se battait avec honneur, non seulement pour ce fils, l’écrivain Alexandre Dumas, que le monde entier admire encore, mais pour que la France rende hommage à celui qu’elle aimait.

 

C’est avec beaucoup de fierté que j’ai repris son combat posthume.

 

Le fils repose depuis 10 ans au Panthéon. La mère est restée auprès du général, au cimetière de Villers-Cotterêts.

 

Ayons une pensée émue pour elle en ce 10 mai 2012, et à travers elle pour toutes celles, pour tous ceux qui, malgré une couleur de peau apparentée à celle du plus grand nombre, partagent le mépris que les préjugés imposent à leur compagne, à leur compagnon, à leurs enfants.

 

 

Comme chaque année, le 10 mai 2012, à 18 h, place du général-Catroux, un hommage officiel sera rendu sous l’égide de la mairie de Paris, avec la collaboration d’associations, dont celle des amis du général Dumas.

 

Cette fois, ce sont les sapeurs-pompiers de Paris, à travers une formation de cinquante musiciens et un piquet d’honneur, qui feront retentir l’hymne national entonné par la soprano guadeloupéenne Leïla Brédent. Une centaine d’enfants des écoles chanteront à la mémoire des martyrs, relayés ensuite par les tambours et les Ka du groupe Miyo.

 

 

 

Au jeudi 10 mai, à Paris, place du général-Catroux, à 18 heures pour écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire !

 

 

Je vous remercie de me faire l’amitié de faire circuler ce texte partout où vous le pourrez.

 

Claude Ribbe

 

 

Le plus grand des Dumas, c’est le fils de la négresse. Il a risqué soixante fois sa vie pour la France et est mort pauvre. Une pareille existence est un chef-d’œuvre auquel rien n’est à comparer.   

 

Anatole France. 

 

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