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Publié par Messager

 

Deux articles historiques sur Evoloko et le Zaïko


L’article de notre frère Zéphyrin Kirika Nkumu sur Evoloko Joker a suscité beaucoup de réactions. D’aucuns l’ont considéré comme une Star et meneur de l’orchestre Zaïko. D’autres ont contesté ce statut. Hier, sur recommandation de l’auteur de l’article (Zéphyrin Kirika), nous avons retrouvé un article d’archives de la revue Jeunes pour Jeunes à travers lequel  le leadership d'Evoloko ainsi que l’impact de ses œuvres (Eluzam et Mbeya Mbeya) sur la notoriété de Zaïko étaient clairement reconnus.


Nous avons jugé utile de publier de nouveau cet article des années ‘70 à l’intention des jeunes Mbokatiers, afin qu'ils jugent d’eux-mêmes  la véracité et la sincérité des opinions des uns et des autres. Sur une autre page de la même Revue, nos jeunes verront la silhouette des musiciens de Zaïko au début des années ’70.


En ce qui concerne le procès qu'on lui avait intenté et que l’on continue à lui intenter pour avoir exigé un cachet pour son image auprès des médias, le moins que l’on puisse affirmer est que c’est un FAUX PROCES . En tant qu'artiste ayant connu un grand succès, il avait le droit de gérer son image afin de profiter de sa notoriété. C’est ainsi qu'ont toujours vécu les artistes, sportifs, acteurs…. D’ailleurs, ils bénéficient plus de la gestion de leur image , en monnayant les interviews, les photos, et certaines prestations…


En exigeant un cachet pour son image durant les années ‘70, Evoloko voulait vivre de son art, comme le font  les autres artistes à travers le monde, au lieu d’aller quémander son pain auprès des politiciens.   Aujourd’hui, nous regrettons tous le fait  que les artistes vivent dans la précarité. Mais en même temps certains condamnent celui  qui avait pris l’initiative louable de vivre selon les normes du Showbizz. On dirait « qu’ils pleurent les effets dont ils chérissent les causes », pour paraphraser Bossuet.

 

Messager

 

Jeunes pour jeunes 015

 

1.Eluzam 1er

2.Eluzam 2ème

3.Mbeya Mbeya

Jeunes pour jeunes 020

Commenter cet article

Antoine NICKEL 16/08/2011 23:04



@JP BOUCK,


si ça peut te faire plaisir de croire que "Jules Shungu avait déjà une ou deux postures ...." (mdr !), sache que la réalité est toute autre et ça ne servira à rien d'essayer de reécrire
l'histoire. Tu peux toujours te dire Jules Shungu a été et est un grand chanteur. Ce serait une idée ridicule et vaine de vouloir à tout prix le comparer à Evoloko.


Je sais que cette période marquée par l'hégémonie d'Evoloko a été une grande frustration pour beaucoup et continue de nourrir tous les fantasmes. Mais de là à la réinventer, il y a certes un
grand pas qu'il faudra se garder de franchir, à mon avis.


 


 



JP BOUCK 16/08/2011 21:18



Au tout debut de ZAIKO LL, on voit que JULES SHUNGU avait deja une ou deux postures (ya ki-jeune 1er) en avance par rapport a EVOLOKO Antoine.



Richard MAWETE 14/08/2011 18:25



Je voulais posé une question concernant EVOLOKO.Pourquoi on ne l'a pas vu lors des obséques des ses anciens amis de Zaiko,à savoir Bimi et Mbuta Mashakado?Pareil aussi lors des retrouvailles des
anciens de Zaiko après sa sortie de prison,il avait fait defection.



Jacques 13/08/2011 02:02



Je vois tjrs bcp de gens autour des journaux etale's par terre lisant les nouvelles du pays. Peut-on continuer a dire que nous ne lisons pas? Les emissions musicales(actualites) sont tres suivies
par les congolais...



Zéphyrin Kirika Nkumu Assana 12/08/2011 20:55



Même si le faible tirage de nos journaux n’est pas lié à l’Internet, on ne peut pas se passer de la place que cet outil occupe
dans notre vie quotidienne. Prenons le cas d’une personne qui vit avec moins d’un dollar/jour, elle doit établir une échelle de préférence en accordant la première place aux besoins les plus
élémentaires. Je ne crois pas que l’achat d’un bouquin ou d’un journal puisse occuper une place de choix sur cette échelle. Avec moins d’un dollar/jour, le ventre ainsi que de quoi cacher son
sexe viennent en premier lieu. Quand le ventre est creux, comment penser à s’acheter un journal pour s’informer? Le fabricant du journal ne peut que baisser sa production à cause de la baisse de
la clientèle.


 


Il faut aussi retenir que les Kinois ont perdu l’habitude de lecture. La lecture est un art auquel on doit s’initier dès le bas
âge. Comment voulez-vous que les parents qui ne lisent pas puissent initier leurs progénitures aux habitudes de lecture? L’école pourrait bien remplacer les parents, mais hélas dans une école où
il n’existe même pas une bibliothèque et des manuels pour les enseignants. La plupart des enseignants utilisent leurs notes de cours lorsqu’ils étaient aux études par manque de manuels. C’est une
triste réalité.


Avant et après l’indépendance, les rayons de nos bibliothèques étaient garnies et les Congolais lisaient. On avait des bandes
dessinées, des revues à profusion (Afrique chrétienne, Zaïre Magazine, Likembe, Disco Magazine, Jeunes pour jeunes) et j’en passe.


A suivre



Guy.P 12/08/2011 19:41



Le faible tirage de nos journaux n'est seulement  pas lie a l'essor de l'internet. Pour une ville de 10 millions d'habitants ,c'est plutot un probleme de lecture .Tenez le soleil de
dakar (2 a3 millions d'habitants,tire a plus de 150.000 exemplaires, fraternire matin d'abidjan tire a plus de 50.000 exemplaires. Avous de juger . Kinshasa n'a pas 50 a 100.000 classe moyenne
qui puissent acheter un journal ? chercher la reponse ailleurs.



Messager 12/08/2011 13:48



Anto Nickel,


Nous devrions tout faire pour relater l'histoire de notre musique avec plus d'objectivité.Chaque artiste doit être traité à sa juste valeur. Nous sortirons s'il le faut les articles d'archives
pour rétablir la vérité.


Il est regrettable que l'on ne se donne pas la peine de lire les différents récits sur mbokamosika. Ton article sur la stratégie utilisée par Stukas pour déstabiliser Zaïko démontre la position
prépondérante qu'occupait Evoloko au sein de cette formation.


 


Messager



Jacques 12/08/2011 09:40



Je pense qu'en 1973/1974 le zairois avait un pouvoir d'achat lui permettant de s'acheter facilement un journal ($1/journal); aujourd'hui le congolais vit pour moins d'un dollar par jour.
Comprenez! Mais il faut dire qu'il y a aussi l'effect internet, nous nous informons mieux online. Le journal hardcopy est remplace' par le softcopy. Une preoccupation: D'ou provient le sondage
selon lequel le potentiel est le mieux vendu (3500 exemplaires)? Ce redacteur ne me convainc pas du tout dans ces analyses. Il ya beaucoup d'amaturisme au potentiel(personal opinion).Radio Okapi
online fait du bon travail (informations equilibrees sur le tout pays) et est tres objectif. Evidenment son budget est tres consistant raison pour laquelle elle a bcp de
correspondants a travers le pays. Quel est le budget du potentiel?



yav 12/08/2011 09:03



Nous avons là une preuve du declin et de la deliquescence TGV du pays.Ce journal était tiré à 35 000 exemplaires alors que le plus grand journal d aujourd hui càd lepotentiel ne fait
que 3500.



Antoine Nickel 11/08/2011 23:34



Il a toujours été difficile de parler d'Evoloko, tant les passions et les rancoeurs autour de sa personne ont toujours été très vives.


Et surtout, ses qualités ont depuis été ignorées et méprisées comme pour se venger de ses prises de position passées, souvent assimilées à de l'arrogance.


Les chanteurs d'aujourd'hui manifestent davantage d'arrogance mais le niveau culturel dans lequel est plongé aujourd'hui leur permet de paraître comme des grands artistes, tellement grands qu'ils
mendient auprès du pouvoir politique et auprès de leurs soi-disant fans en massacrant leurs propres chansons par des litanies des noms des pauvres donateurs en mal de célébrité (auprès de qui ?).


Bref, il faudra bien un jour rendre à Evoloko ce qui est à Evoloko, peut-être pas après sa mort en toute hypocrisie.


 



Jacques 11/08/2011 18:17



Merci pour ces photos. J'avais 8 ans du temps de Eluzam (1973).Et nos aines nous parlaient bcp de Evoloko, de sa coiffure (la raie). Il a fait son temps. Souvent nos vedettes finissent leur
carriere pauvres.