Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Messager

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Nkang'Adi-Nzu sur l'article Les Ambuun ou les Bambunda, sur votre blog Le blog de Messager

Extrait du commentaire:

Il est toujours un plaisir d'entendre parler de soi en ces termes. Les Ambuun constituent un peuple important, non seulement du point de vue de sa démographie, près de 1200000 habitants, selon les dernières statistiques, mais aussi par rapport à l'espace qu'ils occupent actuellement.S'il est vrai que le territoire d'Idiofa semble être la référence intuitive et instinctive de la location des Ambuun, Bulungu et Gungu renferment une poignée importante et non négligeable de ce peuple. Là, ils sont chez eux et ceux d'Idiofa qui y séjourneraient se sentiraient légitimement chez eux.

Disons, des origines, que les Ambuun seraient venus du désert d'Oman, non loin du Yémen. Vers le IVème Siècle, ils traversèrent cet immense territoire des Nomades avant de s'établir le long des rives du Nil, en Egypte. Commerçant, entrepreneur né, le peuple Ambuun ne tarde pas à échanger ses richesses d'Oman contre les perles et minerais avant de choisir de s'installer dans les régions riches d'Egypte à forte influence des Pharaons. En attendant de plus amples études à ce sujet, les égyptologues rapportent les traces de la présence de certaines tribus qui peuplent actuellement l'Afrique centrale dans la moyenne Egypte. La culture du fer, " Kat'sl", le mubunda l'aurait importée de l'Egypte et aussi l'esprit du commerce. En Egypte, les Ambuuns se seraient introduits dans la dynastie phaoronienne, d'abord comme " questeur", c'est-à-dire, le caissier du Roi, puis comme conseiller avant de devenir ministres. Lorsque l'Egypte fut envahie par les Etrangers venus d'ailleurs, les Ambuun subirent de colossales pertes humaines et patrimoniales, puis tentèrent de se reconstituer un peu de fortune. Avec la famine, les épidémies et autres calamités, l'Egypte n'était plus la bonne patrie. Au Xème siècle, commence la vague migratoire la plus importante des Ambuun à travers l'Afrique mais vers le Sud. Ainsi, ils longèrent le Nil, bravant les terres arides et le sable violent du Sahara. Ils s'établirent au Soudan, au Mali, au Burkina Fasso, puis, arrivés au Cameroun, ils habitèrent les régions de l'Adamaoua, de Garoua, de Ngaoundere. Mais, ils occupèrent aussi les régions du Sud-Ouest, frontalières de celles du Gabon et de la Guinée-Equatoriale. Les seuls vestiges du passage Mbuun dans ce pays peuvent être retrouvés dans les noms et l'alimentation. Les noms camerounais de ces régions n'ont aucune différence phonologique et sémantique des noms Ambuun. Ela ( intestins) pour Mila; Ebwé ( Paquet) pour Eboué; Etoo ( épis de mais) pour Etoo; Mbia ( sexe masculin) pour Biya.

Au Burkina, par exemple, dans la région de Bobo Dioulasso, l'on se croirait en milieu Mbuun. Ils mangent les saka-saka, les Elin, les Ampaas ( sauterelles), sasak'Anzang, Ansool et surtout le Okwes-gnèn et sa version sèche, Okwès-Nzum. Que ce soit au Cameroun, en Egypte, en Oman ou au Gabon, les survivants Ambuun qui se sont réadaptés à leur nouvelle ethnie se dévoilent vite par leur alimentation et leur préférence pour les savanes que pour les forets. Ils cultivent les Nzu et parfois les mangent lorsqu'ils les laissent tramper dans l'eau pendant des heures pour devenir les Nzu-Atur.

A suivre.

 

En attendant la suite, le blog dédie à tous les ambuun, une chanson de Pélerin Kim, que notre cher leki Cyrille Ngindu, de la Suisse, a offerte au blog .

 

Chanson en ambuun, par Pélerin Kim

Commenter cet article

E'ntonn Munkwaka Otshok Rodin 26/04/2012 17:24


Je tiens à remercier vivement l'auteur compositeur de cette chanson!Vous ne pouvez pas imaginer l'immense bonheur que j'ai eu en écoutant cette belle mélodie en ma langue maternelle l'Embuun! En
effet, je suis un ombuun d'Idiofa et suis très intéresser à tout ce qui touche ma culture Ambuun.Je vous prie de m'indiquer à mon adresse e-mail où je peux me procurer votre CD ou K7 à Kinshasa
ou en Europe.Merci encore une fois de réveiller en moi ces mille nostalgies.Votre frère E'ntonn M. Otshok Rodin Claude

Marcellin 17/10/2010 16:54


Motuna na ngai ezali es ce que mokomi akoki kopesa biso ba references scientifique ya makomi na ye? Mwan'a Joburg.