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Publié par Messager

Zaïrianisation de la morale et de la mentalité congolaise : de TSHIMBOMBO MUKUNA à LAMBERT MENDE.

 

 

            Nous sommes dans les années 70. La République Démocratique du Congo, sous Mobutu, est un pays en pleine croissance. Le président Mobutu est au faîte de son pouvoir. Les relations avec la Belgique sont marquées par des convulsions dont le président détient seul le secret. Dans le cadre du contentieux belgo congolais, tantôt c’est l’orage, tantôt c’est l’accalmie et le parfait amour. La Belgique avait décidé, pour sa période de colonisation, que les revenus et bénéfices issus de sa colonie, le Congo, reviendrait au Congo…chose qu’elle n’a jamais faite. Les anciens combattants congolais des guerres mondiales ne percevaient plus leur solde de la Belgique…l’Union Minière du Haut Katanga (UMHK) était un ilot de la Belgique en plein Congo devenu indépendant. Voici quelques sujets qui constituaient le contentieux belgo-congolais. Sujets sur lesquels le président Mobutu nageait, pour les intérêts personnels de son pouvoir, pour titiller les Belges et donner l’illusion de son nationalisme aux Congolais. Ces sujets donc, rendaient orageuses les relations belgo-congolaises en ces années du régime Mobutu. Le sourcilleux président congolais ne badinait pas avec les questions liées à son prestige et celui du Congo ?

 

         De cette gestion ultra personnalisée du pouvoir, naîtra une race de personnages dignes de Tartuffe. Tartuffe : personnage de Molière faux et dévot, donc un individu menteur et hypocrite. Pour avoir accès aux faveurs du chef, nombre de nos compatriotes jetèrent à la poubelle toute leur dignité d’hommes ou de femmes. Ils jetèrent leur dignité de mari ou d’épouse, de fille ou de garçon de famille…Voyons quelques cas.

 

 

Tshim1TSHIMBOMBO MUKUNA : ce monsieur était étudiant en Belgique. Déjà au sein de la JMPR estudiantine de Belgique, il était connu pour ses activités d’indic. Comme son chef Mobutu dans les années 1960. Son assiduité dans les amphithéâtres de cours était à écrire en pointillé…Un avocat belge du nom de Jules Chomé, publia un livre dans ces années 70 sur monsieur Mobutu : « L’ascension de Mobutu, du sergent joseph désiré au général sese seko ». Lors d’une conférence de presse organisée par J. Chomé, monsieur Tshimbombo trouva là une très bonne occasion de se faire remarquer par son chef, monsieur Mobutu. En effet, lors de cette conférence, Tshimbombo Mukuna parvint à asséner une gifle à J. Chomé. Les faits sont connus de tous. Mais cet acte marqua un début de carrière dont le seul mérite revient à cette gifle. La presse belge revint sur les états de lieux d’étudiant de Tshimbombo pour dire d’étudiant, il n’avait que le nom. On souligna dans la presse belge que Tshimbombo, tout étudiant qu’il était, il s’exprimait très mal en français…Mobutu, dont on connait l’ire, réagit à cette offense faite au guide qu’il était à sa manière. Le haut fait de guerre posé par Tshiboum lui valut une très fructueuse carrière au sein du MPR. En réponse aux accusations sur le mauvais parlé du français de Tshimbombo, Mobutu signa même deux ordonnances présidentielles interdisant aux Congolais et Congolaises de ne plus utiliser les termes « septante » et « nonante ». Désormais, il fallait dire « soixante dix » et « quatre-vingts dix »…Il allait ainsi du Congo de Mobutu, le guide clairvoyant. Cet acte de Tshimbombo créa des émules. Tel un certain Habibo Lumanisha. Celui-ci dans les années 90 s’amusa à jouer aux gros bras contre les étudiants lors des manifestations organisées en Belgique contre l’interdiction de la Conférence Nationale Souveraine. En représailles à l’expulsion d’un de leur diplomate par Kinshasa, les Belges l’expulsèrent aussi. Au bout de quelques mois d’attente, Habibo Lumanisha trouvant que la récompense de son chef Mobutu tardait à venir, se mit en tête l’idée d’aller voir Mobutu lui-même pour quémander quelque fonction de reconnaissance. L’entourage du guide lui dit ceci : « tala, petit, vanda nye. Tata wana azalaka compliqué.  Zela ye moko Maréchal aluka yo… ». Et notre Lumanisha attend toujours…Donc tous n’eurent pas le même gain de profit auprès de Mobutu. Il faut dire que le guide était saturé de flatteurs en tout genre qu’il en oubliait d’autres…Que dire de Mandrandele Tanzi qui alla à la mort au nom de son chef Mobutu ?

 

NDJOKO EYOBABA : Commissaire urbain de la ville de Kinshasa, comme l’obscur et médiocre André Kimbuta. Nous sommes en 1970. Maman Yemo, la mère du président Mobutu vient de décéder. Tout Kinshasa ou tous les Congolais et les Congolaises se rappellent encore de la grande « émotion et perte » éprouvées par notre gouverneur Ndjoko suite à ce décès. Les scènes théâtrales de pleurs de ce sieur incommodèrent nombre de nos compatriotes…il fallait assurer et sauver son siège de gouverneur. Et on sait la reconnaissance que ce monsieur tira de son cinéma auprès de Mobutu.

 

Durant tout le régime de Mobutu, les courtisans et courtisanes qui rivalisèrent dans les courbettes devant ce monsieur sont incalculables. Fait très étonnant et troublant, même les personnes étiquetées « intellectuelles » ne firent pas exception. Combien de docteurs et autres professeurs ne virent-on pas, toute honte bue, faire des louanges imaginaires à « l’Aigle de Kawele » ? Plus vite et plus bas on s’inclinait devant le « Timonier », plus grandes aussi étaient les récompenses…   

 

 

LES THUREFAIRES DE « JOSEPH KABILA », DIT RAIS.

 

Ce triste phénomène commencé sous Mobutu, s’est développé et raffiné sous monsieur « Kabila Joseph ». Voyons quelques personnages marquant dans cet exercice :

 

220px-Lambert Mende VOALAMBERT MENDE OMALANGA : personnellement, j’ai connu ce monsieur en Belgique où il était étudiant, comme Tshimbombo Mukuna. Il était aussi dans la JMPR, comme Tshimbombo Mukuna et avec la même réputation. Celle d’étudiant contestataire le jour et indic auprès des services de Mobutu la nuit. Il se créa un alibi avec son MNC Mende. Ceci pour bien rouler nos compatriotes. Nous sommes dans les années 95. La Conférence Nationale Souveraine est bloquée par Mobutu. Voici qu’un paquet d’individus prêche la troisième voie…Notre Mende vient en tournée d’explication en Europe avec F. Kibassa Maliba. J’ai assisté à une réunion où ce sieur, avec le venin propre à un traitre, nous expliquait la troisième voie. Un compatriote présent dans la salle, l’interpella d’un ton très vindicatif. Il lui demanda de dire d’où provenait l’argent avec lequel ils faisaient le tour des capitales européennes, lui et Kibassa. Le ton était très monté et il s’en était fallu de peu qu’ils en viennent aux mains…Le cousin de Mende, Jacques Tolofuma, qui était présent dans la salle doit s’en souvenir. Son frère Mende, c’est un traître de longue date. Aujourd’hui, Mende a atteint le sommet de la roublardise et de la tartufferie. Contre son propre peuple. Comme Kamitatu qui dénonça, bien avant Tshisekedi, les turpitudes de Mobutu et qui finit par se rallier au même diable de Mobutu pour participer à la destruction de son propre pays. Pour ceux qui ne le savent pas, Cléophace Kamitatu fut le premier Congolais à avoir compris où Mobutu menait le Congo. Il l’exposa dans son livre « La mystification du Congo Kinshasa où les crimes de Joseph Désiré Mobutu ». Le chapitre sur la prédation du Congo Kinshasa mise sur pied par Mobutu et Ndele me révolta outrageusement… Pour revenir au sieur Mende, je le mettrai ensemble avec Boshab, Lumanu, Kalombo et autres. La liste est longue.

 

 

Jules Shungu Wembadio, le sténodactylographe : l’échelle de valeurs intellectuelles est pyramidale au Congo. Faire les études est un long chemin. Tous ne sont pas doués pour ce parcours. Il y en a qui reste au bord de la route. Souvent, il arrive un accident de parcours à nos sœurs. Elles peuvent tomber enceintes. Le parcours scolaires s’en trouve arrêter. C’est ainsi qu’en ces années 1970, il se créa un parcours de substitution pour celles de nos sœurs ayant quittées le circuit scolaire normal. On vit ainsi apparaître, en ces années, des écoles de sténodactylographie un peu partout. Ces écoles dispensaient une courte formation qui permettait d’avoir une compétence pour œuvrer comme secrétaire dans un bureau ou auprès d’un particulier. Je précise ici que bon nombre de musiciens de Zaïko disent toujours qu’ils ont étudié à l’Athénée de Kalina. Quand on veut savoir leur parcours et leurs diplômes, ils deviennent soudain diserts. Nous connaissons tous les enfants terribles de Los Nickelos qui étaient en Belgique. On sait ce qu’ils sont devenus et quelles études ils avaient faites. Certains furent mes professeurs. En ces années ’70, il n’y avait pas que les filles-mères qui sortaient du parcours des études. Il y avait aussi des garçons. Ceux qui ne comprenaient rien à l’école ou qui étaient des cancres. Il fallait bien qu’eux aussi aient un « papier » en poche pour être quelqu’un un jour. Ou ces garçons tentaient d’autres solutions, la musique par exemple. Et les parents considéraient la musique comme une activité réservée à ceux qui avaient échoué à l’école. Un ami d’enfance de Wemba fut un des tout premiers batteurs de Zaïko. Sa carrière s’arrêta à la deuxième ou troisième répétition. Son père mit fin brutalement à ce vagabondage et avec avertissement sévère à sa mère…Nos mamans étaient les garantes de la morale et de l’éducation familiales. Pour ceux qui ne le savent pas, les études, au Congo étaient sanctionnées à chaque étape par un concours et un diplôme. Le cycle de l’école primaire était sanctionné par un Certificat d’école Primaire. Pour continuer dans le secondaire, il fallait passer un concours, l’examen sélectif. Son nom indique bien que c’était un premier filtre. Ensuite, il fallait un brevet du cycle d’orientation. Celui-ci donnait le feu vert pour la suite du cycle secondaire qui était sanctionné par un diplôme d’Etat. Le diplôme d’Etat donnait accès à l’Université. Revenons à notre Jules Shungu. Ce monsieur, c’est son droit, termina péniblement l’école primaire. Il se mit à trainer dans les groupes musicaux de quartier. Comme deux précautions valent mieux qu’une seule, il s’inscrit à l’école Pigier section sténodactylographie. On ne sait jamais, au cas où la musique ne marcherait pas. L’école Pigier était, presque à 90%, consacrée aux filles. Nous n’avons rien contre le parcours du sieur Jules Shungu. Lui même tait souvent ce parcours. Mais nous pensons que toute société doit se choisir ses références morales en connaissance de leurs mérites. Que chacun examine celles de notre compatriote Shungu et en tire ses conclusions. Ainsi, il n’est pas étonnant qu’on le retrouve dans le petit rôle qui est le sien aujourd’hui, celui d’un petit flatteur zélé et stupide. Pourquoi cherchons-nous à demander plus à quelqu’un qui n’en a pas l’étoffe ? C’est nous, qui nous trompons. Shungu Wembadio n’est pas Isidore Ndaywel e Nziem ni Bilolo Mubabinge ni Elikya Mbokolo encore moins un Longomba Besange Lokuli ….Nous rangerons dans cette catégorie Tshala Muana. Nous la connaissons tous. Nous connaissons tous sa carrière musicale. Je rappellerai qu’Etisomba Lokindji et Tshibola ont privilégié et honoré leur dignité de femme d’abord avant d’être musicienne…Comment peut-on ériger une telle dame en référence de notre société ? « Mamu nationale » ??? Le tort, c’est nous qui nous le faisons. Qui nous demande d’ériger en modèle référentiel ces genres de personnages ?

 

Koffi olomide : ce monsieur bien inconnu jusqu’à la fin des années ’80, arrive dans le gotha congolais par la musique. Aujourd’hui, le voici une « personnalité » du pays qui a son mot à dire sur la vie politique. Il dit qu’il a étudié à Bordeaux. Peut-on savoir en quelle année ? Quelle faculté ? Qui ont été ses camarades de fac à Bordeaux ? Mais, nous savons tous que Muntubila Santos fut un virtuose du ballon dans l’AS Bilima. Il a atteint le sommet de son art, avec Bilima, en 1980. Nous devons rappeler à ceux qui ne le savent pas, qu’à cette apogée de Djelma, Antoine Aguepa, dit Olomide, squattait bien chez lui. Nous le voyions avec les vareuses de Bilima. Voilà notre étudiant de Bordeaux…Comme l’autre, son raïs, qui aurait étudié, par correspondance, dans une université américaine. Des imposteurs et fabulistes. La morale de ce monsieur est fort peu recommandable. La flatterie, dénuée de tout scrupule, qu’il pratique à l’endroit de « Kabila » montre le genre d’individu qu’est ce monsieur.  Qui nous demande de croire et faire foi dans de tels énergumènes ?

 

Ngiama Werrason, JB Mpiana et les Wenge etcetera etceteri : un autre aéropage de parvenus. Ils se disent musiciens. L’année dernière, Ngiama est venu faire son numéro au Stade de France. Tout le monde s’est rendu compte, quand on lui a tendu le micro, de la constipation verbale dont il fut, soudain, frappée…Il se dit diplômé de l’Institut Supérieur de Commerce. Imposteur et tricheur sans vergogne, incapable de s’exprimer en français. Luambo Franco s’exprimait de manière impeccable. Son métier et son niveau de musicien lui avait fait comprendre que la maîtrise du français était un outil de travail pour le musicien international qu’il était. Que dire de JB Mpiana ? Ils le disent eux-mêmes : tozali lokola basi ya ndumba. Tozali kolanda esika mbongo ezali. Au moins, c’est clair. Pourquoi perdons-nous alors notre temps à croire et suivre des crétins de ce genre ? Avec du reste un contenu musical discutable et contestable…Rochereau, muana ya Tabu, n’aurait jamais offert un tel ratage au Stade de France, comme le fit notre Ngiama…

 

Nous savons que la liste de zélateurs flatteurs est longue. Nous avons juste prélevé quelques spécimens. On peut nous compléter. Ce que nous voulons seulement souligner est que tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute dit La Fontaine. Notre tort est de faire cas de ce monde. Nous pensons qu’il faut les remettre à leur place : de moins que rien et les ignorer. Nous avons plus important à faire. Le mouvement de renouveau qui souffle sur le Congo exige une grande vigilance de tous pour le rendre irréversible. L’homme nouveau du Congo commence par chacun de nous, dans notre vie de chaque jour. Nous devons ainsi bannir les habitudes négatives que nous avions hier. Les anti valeurs, les mœurs dissolues etc. Commençons déjà dans nos familles par être des pères modèles, des mères modèles. Jetons la « musique » fainéante et autres trucs improductifs. Apprenons à nos enfants notre culture. Celle-ci met la dignité humaine au centre. Nous sommes des descendants des peuples issus de tribus fières et dignes. Mobutu avait fait la zaïrianisation suivie de la radicalisation. Il avait pollué notre être intérieur. C’est une obligation salutaire de faire la radicalisation de notre moi intérieur. Nous devons cesser d’être des naïfs corruptibles avec un verre de bière, un paquet d’argent ou les fesses d’une femme…L’argent que nous gagnons difficilement, nous devons le dépenser honorablement et avec intelligence. Dans nos sociétés traditionnelles, on a jamais pris comme modèles des valeurs des cancres, des fainéants, des voleurs, des flatteurs et paresseux. C’est des braves, des méritants, des meilleurs à la chasse, des meneurs d’homme que nos traditions nous parlent. Revenons donc à nos fondamentaux et intéressons-nous à l’essentiel qui balise un avenir meilleur pour notre Congo.

 

Claude Kangudie.

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Serge, Kongo na biso 18/02/2012 09:53


Comportement ya ba ndeko musiciens na biso ya lelo
ezali ko honorer bango te.  Depuis quand « muasi ya ndumba » akoma muasi ya lokumu, po JB Mpiana amibenga muasi ya ndumba ?   Musique na ba musiciens bazalaka na influence makasi sur la population ya mokili yango wana ba « musiciens ya
mayele » ba utilizaki nzela wana pona kopanza sang ope ba idées na bango epayi ya ba peuple ya mokili, Bob Marley, Adou Elenga, Luambo, Tabu Ley etc, ya lelo ekomi buzoba na ba
bêtises.  Mbokamosika eza na posa ya ko s’excuser te na déclaration gratuite ya ba ndeko na biso te, tango mususu nakomi komituna soki na ndeko oyo
bazali na Kongolais to bapaya ?  Mboka ezali kozika mais tozali kaka na posa to betaka masolo ya kala, ba sambole, toyokaka miziki, tosala
semblant ya kozala na esengo, to dénoncer makambu ya mabe te pe baye bazali na source na yango te, quel type de raisonnement ?  


Serge, kongo na biso   

Messager 17/02/2012 18:10


Chers amis,


Nous aimerions qu'on nous dise ce que veut dire Mbokamosika commence à s'écarter de la voie. Est-ce une façon de condamner notre prise de position face à la magouille électorale, ou notre
stigmatisation de la manière dont l'actuel pouvoir gouverne le pays?


Peut-on se limiter à faire le devoir de mémoire sans jeter un regard sur ce qui se passe en RDC? Lorsque la population est traitée comme de la betaille par un pouvoir qu se croit en terrain
conquis, tout patriote a le devoir non seulement de le dénoncer, mais de le combattre.


En ce qui nous concerne, que personne ne compte sur nous pour fermer les yeux devant les abus du pouvoir, quel que soit celui qui sera à la tête du pays.


Notre blog a le devoir d'accorder la parole à ceux qui ne peuvent s'exprimer librement en RDC. L'actuel régime se comporte comme en Corée du Nord. Et l'on veut que mbokamosika se taise. Pour
faire plaiser à qui? A ces sanguinaires qui se moquent du peuple congolais.


 


Messager

Charles 17/02/2012 15:23


Salut Cher Claude,


Tres reelle analyse de la fonction de ceux qui gravitent dans la cour pour avoir les faveurs du despote. Merci pour ce tableau (veritable) de la cour...


Charles A

Claude Kangudie 17/02/2012 15:11


Mbote na ndeko na ngai Historien. Je peux vraiment t'assurer que commentaire na yo nazui yango mabe te. Je te le dis en toute sincérité. Soki nazali kokoma article, ezali te mpo moto nionso azala
na nga d'accord. J'ai une idée conductrice que j'essaie seulement de partager avec mes compatriotes. Pour revenir na sujet ozali ko évoquer ya ba musiciens ya Zaïko, nalingaki nalakisa que entre
standing scolaire oyo bazali koloba na réalité na bango dans la vie de tous les jours, il y a un grand écart. Discours na bango na comportement na bango ya tous les jours ezali ata na adéquation
moko te na formation oyo bazali koloba. Moto oyo azui formation quelconque, tokomona na vie na ye ya mikolo nionso contenu ya formation wana. Ndakisa, est-ce moto oyo olobi que azali licencié en
anglais, soki azali ata koloba mot moko te ya anglais ou un anglais approximatif, que doit-on conclure ? On reconnaît un zèbre par sa zebrure. Tozali na ba musiciens oyo batanga, lokola Kinzunga
Rickos (diplômé d'Etat en math-physique avec 82% si ma mémoire est bonne, à Lemfu). Parcours ya ba musiciens wana na tangi, je me répète, je ne le conteste pas. Mais je peine à voir un
comprtement, de leur part, découlant de ce parcours...Ou bien, c'est une façon de se mettre en exergue pour dire que "nous voici, nous avons étudié dans une école de haut standing" ? Ezali
lokola un "m'as-tu-vu-isme" ou une présentation tronquée d'un curriculum vitae.... Voilà oyo nazali nango ya koloba. J'ajouterai, crois moi, ce n'est pas moi qui viendrais écarter Mbokamosika de
sa voie. Ekozala esengo mingi, soki remarque etali nga, osala yango nga moko au lieu de généraliser le blog tout entier. Mpo nul n'est parfait, et moi en premier. Soki ozalaki koyeba combien de
fois je retourne mes thèmes avant de les exprimer...Boboto ezala na yo na libota na yo na esika ozuami. Ndeko na yo ya Congo.


Claude Kangudie.

historien 17/02/2012 09:31


salut a tous les mbokatiers.je tiens arépondre anotre ami claude suite a son article de tshimbombo a mende,dans lequel,il mentionne que les musiciens de zaikodisent toujours qu'ils ont étudié a
l'athennée de kalina.pourquoi ce doute de sa part?quand evoloko chante charlotte adieu nathenée,est ce que akosi?bakumba  qu'ila dedié ason ami noyé dans la piscine de l'institut de la gombe
est ce que akosi lisusu?ayons l'esprit critique et sans animosité.papa wemba que je connais bienn'a pas terminé ses etudes  secondaires,mais il etait quand meme avancé.il s'est arreté en
 cinquieme commerciale a l'athenée de la victoire.jossart et dyndo yogo ont etudié au college boboto.mbuta mashakado et pierre nkumu ont  obtenu leur diplome a l'athenée de ngiri
ngiri.le fondateur dv  a etudié a l'ecole technique de makala.section maconnerie.gina a l'athenée de la gombeavec le defunt esperant.d'ailleurs ils avaient leur groupe les maps
iyambole.evoloko aussi faisait partie de ce groupe.ne deroutons pas car mboka mosika commence a s'ecarter de sa  voie.je comprends le climat tendu de ce moment mais restons objectifs.zua
yango na esprit ya bien claude

leo 16/02/2012 22:28


salut à tous les mbokatiers,


Je reviens un peu sur monsieur Tshimbombo. d'après mes sources, ce n'était pas lui la personne qui avait gifflé Mr.Chomé. Il n'avait fait qu'usurpé cette paternité du délit. Si le ridicule
pouvait tuer, sieur Tshimbombo ne serait peut-être plus de ce monde.


 

Serge, Kongo na biso 15/02/2012 21:59


Tango nazalaki kotanga makomi ya kulutu Claude Kangudie, ezalaki pona nga
mateya munene pe ya talo. Maloba ya boye esengeli tosimba yango makasi na vie na biso ya mokolo na mikolo po tozongisa Kongo na biso esika yango esengeli. bato nionso oyo kulutu atangi ba boyi
kokola na kati ya bo moto na bango, natunaki muasi na nga tango Wemba azali koloba "... j'ai aussi mes défauts, mais parfois c'est mes défauts qui
font aussi mes qualités", alingi koloba nini? Est ce que azali koyeba maloba azali koloba to ezali kaka maloba a bloquer ndenge wana! Wemba banda ayekola koloba lopoto, ata batuni ye motuna na
lingala akozongisa kaka na lopoto, voilà un exemple d'un parvenu.


Lambert Mende pona ko exagérer te ce qui est sûre, une fois déjà Kanambe asi
abeta ye mbata pe aye na TV azali ko condamner Ngbanda ke "faute ya Ngbanda, yango Rais abeti nga mbata", pona nini mutu akoki ko mikitisa tii na niveau oyo, kaka pona mbongo alors ke mbongo
yango ezali ya bino moko, kasi muana mupaya azali kaka kobuakela bino ya déchets! koyoka mama Kalanga azali koloba pona Mende ke ayebisaki ye ba bakisa kaka ba 0 (Zéro) misato na facture naye
bongo bakabola, quelle malhonnêteté! Ex: $5.000 (5 milles) ba bakisi 000 ekomoma $5.000.000 (5 millions) donc awa bayibi peuple $4.999.500 soit (4 millions 999 milles 5 cents
Dollars). Francis Kalombo sima ya kosala ki "mukala ya Kanambe" pe kolakisa ye ndako ya ba nganga aleki na parlement "libulu ya mbongo ya ofele",
Kanambe atindaki babeta ye po asengaki mbongo po asalisa milulu na Fikin po abenda batu nionso ba kende epayi président Tshisekedi azalaki kosalalisa meeting te. Raïs atali bilili ya président
Tshisekedi plein, atuni ye wapi bilili nayo ya Fikin, Kalombo apesi ye eyano na lingala mais na nse nse, Kanambe apesi mitindo na ba gorilles na ye babeta ye (ayebaki deja ke Francis ameli
ye).


Zacharie Bababashwe alobaki na Boketshu ayebi français, merci, ata ko ayebi Français te mais azali quand même na mayele ya koyeba ke mboka na
biso ezali kokende, pasi ezali na mboka, vie ya ba ndeko ekomi kaka ko dépendre na ba ndeko na bango oyo bazali na poto, azali na souci ya ko défendre mabele ya ba koko na ye, ayebi komona mabe
na malamu pe azali koyoka pasi ya ba ndeko na ye.


Serge, Kongo na biso.


 

ju 15/02/2012 19:25


Le mr sakombi n'était pas différent de mende et consorts. D'ailleurs, si kabila l'aurait tendu la main, il aurait fait comme tous ces chiens que Claude a cités. En outre,
le gouvernement en place a trouvé une fois de plus une raison pour annuler la marche catholique, qui allait avoir lieu demain à kinshasa.

Samuel Malonga 15/02/2012 17:57


Belle analyse! J'ajoute aussi sur cette liste le nom de l'inventeur du mot "mobutisme", sieur DSI initiales Dominique Sakombi Inongo qui a servi
Joseph-Désiré puis Laurent-Désiré.

zenga mambu 15/02/2012 15:54


Deux semaines seulement , après le fameux discours du Maréchal de la libéralisation politique en RDC, le 24 avril 1990, j'eus la chance et le courage de me rendre à Limeté chez KIBASSA pour
assister la première conférence de presse tenue par ce que fut le quartuor politique politique de l' époque KIBASSA, TSHISEKEDI,LIHAU, MBWANKIEM de l'opposition radicale.2 ans avant ce discours,
je m' arrêtai en cours de route à mpozo à Matongé en voyant des gens agités en fuite, pris en chasse par les barbouzes de Mobutu , fuyant la répression des forces négatives mobutiennes. Dirigées
à l'époque par les DSP, SARM... A-mi chemin , j'étais contraintde retourner en débandade chez mes parents à Kauka, parceque les mobutistes ne voulaient permettre à TSHISEKEDI de parler à la place
"pont kasa-vubu". Donc, la brutalité, la répression sans concession  engendrant LA PEUR étaient des stratégies utilisées par Mobutu pour règner si longtemps sur les Zaîrois ses sujets. Mêmes
simulitudes avec le régime du troisième Joseph qui nous est arrivé comme un cheveu dans la soupe au Kongo. On est devenu aujourdhui des congolais, on n' est plus des congolais de Mobutu. C'est
comme on dit: " à quelque chose, le malheur est bon" Mobutu et Kabila laurent nous ont envoyés en exil, alors que nous avons notre pays qui est riche. Ces affres d'exilés que nous subissons dans
le travail, dans les discours politiques de certains Candidats aux élections en occident nous poussent aujourdh'hui à beaucoup refléchir sur notre devenir. En résumé, je voudrais dire Kamitatu
avait le courage de critiquer Mobutu; par peur, il était devenu le grand serviteur de ce système. D'aucuns disent que Kamitatu serait l' indic utilisé par MOBUTU pour denoncer Kimba et
compagnie. Donc, c'est la peur qui fait que nos intellectuels deviennent des serviteurs des dictateurs. Alors en cette conférence de limeté en 1990, un journaliste demande à TSHISEKEDI"
Pourquoi il a attendu les années80 pour s'opposer à Mobutu ?" Tshisekedi lui avait répondu : " Vous avez que Mobutu a été toujours soutenu par la CIA, faire front contre
Mobutu dans les années 60, c'est faire Martyr. Il aura fallu attendre l' arrivée de JIMMY CARTER à la Maison blanche pour nous opposer ouvertement à Mobutu qui lui demandait une certaine
ouverture politique". D'où les interpellations du parlement de courageux de 1977 et ses missions d' enquêtes parlementaires. KAMITATU MASSAMBA  a eu beaucoup peur ou peut-être il faisait la
politique pour le ventre qu'il n' a pas pu bien capitaliser ce qu'il avait comme atouts intellectuels et politiques du reste qu' on peut nier pour changer beaucoup de choses au congo de son
vivant. D' aucuns disent même qu' il voulait seuls avec Mungul DIAKA restaient le seul leadership du Kwilu. Il parait qu'il aurait aussi jouer un rôle dans l'assassinat de MATANDA, KUDIA KUBANZA
qu' il avait impliqué dans ce fameux complot des terroristes.L' intellectuel congolais doit^devenir constant, inflexible, probe. Ainsi dirions-nous qu'ils sont intellectuels sinon que des simples
lettres. UNintellectuel défend le bien , pas le mal; il présente et appuie des points de vue positifs

Simba Ndaye 15/02/2012 14:33


Les puristes auront corrigé d'eux-même. Je voulais parler du''chant du cygne''.

Simba Ndaye 15/02/2012 13:01


Très intéressant article de fond, mon cher Claude, dont on peut en discuter la forme. A chacun d'en faire son opinion. Mais j'adhère totalement au fond, lequel pose à tous les
congolais la problématique du libre arbitre dans les choix de nos modèles de vie, sur la base de nos valeurs ancestrales. Ce sont les congolais eux-même qui se fabriquent des anti-valeurs, à
travers strass et paillettes. Personne n'oblige quiconque à faire de nos troubadours modernes des modèles. Quant à la félonie, elle ne date pas d'hier. Les hommes politiques félons, les hommes
d'affaires félons, les musiciens félons, ce sera toujours le lot de notre pays. Et tu mets le doigt sur ce qui fait le lit  de cette classe de médiocres, c'est la dépollution de la mentalité
de notre jeunesse. Il y'a urgence en la matière. C'est vrai qu'il faudra faire attention avec ce genre de concept. Les khmers rouges, au nom de ce concept de l'émergence
d'un homme nouveau, ont conduit les cambodgiens dans l'effroyable génocide qu'on connaît. Il reste qu'au Congo, c'est vraiment d'hommes et femmes nouveaux dont nous avons besoin. Les
Kabila, Boschab, Mende, Katumba et leurs thuriféraires ont mangé leur pain blanc. Avec la mort de Katumba, que je persiste à considérer comme un évènement majeur, s'amorce à mon
sens, le chant du signe de ce régime aux abois. C'est le moment de réfléchir à une alternative sérieuse et crédible qui redonnera aux millions de congolais éreintés par des dizaines d'années de
souffrance et de misère, un motif d'espoir et d'espérance. Encore bravo Claude.