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Publié par Messager

LES CONTES DE CHEZ-NOUS (2)

 

Chers Mbokatiers,

Hier dans la première partie des contes de chez-nous, je vous disais que le conte nous transmet souvent une certaine sagesse, car le plus souvent le conteur nous tire les oreilles en terminant son récit par une leçon de morale à la manière des fables. Les contes nous aidaient ainsi à grandir ou à devenir mature. Voilà qu’aujourd’hui, je vous propose ce conte et vous invite chacun selon sa compréhension à trouver la morale ou le message que nous transmet la sagesse bantoue. Bonne lecture!

 

LE MARIÉ MIRACULEUX.

Lisaponge! Ongengenge. Histoire! Congo indépendant.

Il y a avait une fois en Afrique un conte très populaire qui se racontait. Il s’agit du marié miraculeux. Autour d’un feu, le soir au village, se racontent les aventures d’un jeune marié parti pour épouser une très belle fille dans un village lointain. Là, après un mariage somptueux, il prend congé de sa belle-famille et, sa dulcinée au bras, s’engage sur le chemin du retour.

Mais, chemin faisant, commencent à surgir, à chaque détour du sentier emprunté par les heureux mariés, des invités inattendus. Celui-ci récupère «ma» cravate, celui-là «ma» chemise, un autre «mon» pantalon, plus loin encore «mes» chaussures. Tant et si bien que le jeune homme, l’air con, ne peut conserver que son caleçon.

Lisapo onge! Ongengenge. Lisaponge! Ongengenge.

Ainsi se termine le conte.

Quelle morale ou quel message peut-on tirer à la lecture de ce conte?

 

KIRIKA NKUMU ASSANA ZÉPHYRIN

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Micky 06/08/2010 19:35



Emprunter  n'est pas nécessairement mauvais, puisque nous vivons dans une société qui encourage le crédit. Utilisez maintenant, vous payerez plus tard. Cependant le vrai problème consiste au
respect de l'engagement, de la parole donnée. Ce jeune marié a t'il respecté l'échéancier de cet emprunt? on peut même déduire qu'il a prolongé la soirée en se disant très "kinoisement"
"elekaka na yango". La conséquence est qu'il a nui à sa réputation, à son image. Alors, respectons scrupuleusement nos engagements pour préserver notre réputation



Kirika Nkumu Assana 06/08/2010 18:04



J'ai lu avec intérêt toutes les leçons de morale proposées par les Mbokatiers sur ce conte et toutes sont très intéressantes. Comme on peut bien s'en rendre compte, dans un même conte, on peut
tirer plusieurs leçons de morale. La mienne ici va consister sur les emprunts (bi senga-senga, bi defa-defa). Lorsque j'étais tout petit, il y avait une chanson à la mode dans mon village. On
disait dans la chanson"Pantalon ya kodefa oyei kodondwa awa na awa. Mboka mobimba bamona yo". Certes, personne dans ce monde ne peut se suffire. On a besoin de l'aide de l'autre. On peut
emprunter sa cravate ou ses chaussures. Mais aller jusqu'emprunter en même temps sa cravate, son pantalon, sa chemise et ses chaussures, c'es trop. Mobimba na yo nionso ezali ya kodefa
comme disent les Kinois. Tout ça, c'est simplement pour impressionner les autres. Je connais un musicien très connu du public qui vivait dans mon quartier à Kin. Il s'illustrait par ce
comprtement et ne voluait jamais restituer les biens empruntés au moment convenu. Le prêteur est venu le menacer sur scène pour dire "Vieux zongisa ba plans (biens) na ngai odefa banda
kala". Loin d'apprécier cette façon de ridiculiser l'autre, je dirai simplement Odefi eloko ya moninga, zongisa yango. Koluka te koyoka soni. L'exemple de notre jeune dans ce conte
est illustratif. C'est mon opinion et je sais que tout le monde ne doit pas nécessairement la partager.



Micky 06/08/2010 16:23



Deux leçons à retenir:


- A beau mentir, vient de loin


- l'habit ne fait pas le moine



Michel Kinzonzi 06/08/2010 10:32



Bien dit Serge,moi j'ajouterais que l'apparence est souvent trompeuse ou encore mieux vaut être que paraître.



Serge Kongo na biso 1866 06/08/2010 09:33



Mefiez vous de se marier avec une personne qu'on ne connait pas bien ses origines.  Investiguez avant de donner votre enfant au mariage car on ne sait jamais. Tous ceux qui
brillent ne pas de l'or.