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Publié par Messager



CABINDA : Communiqué de Presse du FLEC

Cabindais, Cabindaises, Chers amis,
Aujourd'hui, le monde entier a les yeux braqués sur nous. Aujourd'hui, sur les 5 continents, tous les peuples de la terre découvrent le Cabinda, sa situation géographique, sa révolution face à l'armée d'occupation, son espoir légitime à la liberté, à l'indépendance, au bonheur, à l'esprit d'une révolution nécessaire et pacifique.
L'insurrection, la lutte pour l'autodétermination d'un peuple à disposer de lui-même, de ses propres institutions et structures politiques ne se conjuguent pas avec une vague soumission non violente ou tout un chacun s'agenouille devant l'oppression en espérant des jours meilleurs.

Ce droit à la liberté nous le crions depuis des années, nous l'inscrivons en lettre de sang sur les tombes de nos martyrs. Cette attaque menée par nos forces armées contre le convoi angolais exportant le bus des joueurs du Togo ne visait bien évidemment pas l'équipe de ce pays frère mais, bien entendu, les hommes de l'armée d'occupation. Nous déplorons ces victimes innocentes et notre cœur est triste mais, pour reprendre la terminologie occidentale, lorsqu'un obus ou une bombe tombe sur des civils innocents nous parlerons de dommages collatéraux.
L'Angola est, avec son Président, en fonction depuis près de 30 ans, devenu un pays fréquentable et son leader, un grand chef d'état, sans jamais avoir été élu par son peuple. Associé à la grande corruption internationale et s'accrochant au pouvoir, ce dictateur sanguinaire s'est vu attribuer le statut d'homme respectable. Pourquoi ? Sa soif de l'or noir car 80% des ressources pétrolières de l'Angola sont situées au Cabinda. Oui, mes chers compatriotes, mes chers amis, nous nous devons de saluer l'héroïque engagement de nos forces de la résistance qui ouvrent le chemin vers une juste reconnaissance de notre combat pour l'indépendance. Il est de la nature de l'homme de se redresser face au danger et l'oppression.
Déjà, en 1828, Victor Hugo dénonçait l'occupation turque de la Grèce en ses termes, à la fin de son magnifique poème, "Que veux-tu fleur, beau fruit ou l'oiseau merveilleux ? Ami dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus, je veux de la poudre et des balles".

Au Cabinda, nos enfants ont les yeux noirs et le sourire triste mais leurs rêves, comme cet enfant grec, parlent de liberté, d'étoiles et de paix. Nous voulons plus que jamais être les artisans de cette paix. Mobilisons nous pour que le rêve de nos enfants devienne réalité, source de joie, de fraternité et de prospérité.

 

Jean-Claude NZITA

 

Vidéo - Communiqué de presse du Dr Joël BATILA, Secrétaire Général du FLEC (Front de Libération de l’Enclave du Cabindas) : http://www.youtube.com/watch?v=L4dJpZVKo1M

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