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Publié par Messager

 

 

Nous vous présentons un récent  document des Nations Unies sur  le pillage en  RDC, mis en ligne par Roger Bongos.

 Lisez attentivement ces extraits sur les activités du général rebelle Bosco NTaganda et certains compatriotes comme Mutombo Dikembe.

La RDC est exploité par plusieurs organisations et entreprises.

Ce document est authentique,il suffit de le lire pour comprendre que le pouvoir actuel en RDC est une véritable mafia . 

Vous pouvez consulter le document complet à travers le lien ci-dessous, ou bien vous contenter des extraits repris en bas.

 

 

United Nations Official Document


 

Nations Unies S/2011/738

Conseil de sécurité Distr. générale

2 décembre 2011

Français

Original : anglais

11-55633 (F) 271211 291211

*1155633* 

Lettre datée du 29 novembre 2011, adressée au Président

du Conseil de sécurité par la Présidente du Comité

du Conseil créé par la résolution 1533 (2004) concernant

la République démocratique du Congo

Au nom du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004)

concernant la République démocratique du Congo et en application du paragraphe 5

de la résolution 1952 (2010) du Conseil de sécurité, j’ai l’honneur de vous faire

tenir le rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo.

Je vous serais reconnaissante de bien vouloir porter à l’attention des membres

du Conseil le texte de la présente lettre et de sa pièce jointe et de le faire publier

comme document du Conseil.

La Présidente

(Signé) Maria Luiza Ribeiro Viotti

 

A. Général Bosco Ntaganda

Franchissement de la frontière

597. Selon les autorités de la RDC, le général Bosco Ntaganda a, bien qu’il soit

interdit de voyage, fait à deux reprises en 2011, en mars et à nouveau en septembre,

la traversée de Goma à Gisenyi (Rwanda) (voir par. 238 à 242, 279, 297 à 313,

443 à 445, 460 à 465, 485 à 487, 498 à 504, 530, 542, 547, 569 et 571). Les

autorités congolaises ont fait savoir que, à ces deux occasions, Ntaganda était allé

assister à un enterrement et avait demandé officiellement l’autorisation de ses

supérieurs militaires et des services de l’immigration. Les représentants du Rwanda

ont déclaré au Groupe d’experts qu’en ce qui les concernait, Ntaganda pouvait

librement franchir la frontière, considérant que les sanctions dont il faisait l’objet

« ne sont pas un problème du Rwanda mais un problème de la RDC », ajoutant que

« Bosco contribue à la paix et à la sécurité dans la région, ce qui coïncide avec les

objectifs du Rwanda ».

598. Des représentants des services congolais de l’immigration à la frontière ont

informé le Groupe d’experts qu’outre ces visites officielles au Rwanda, Ntaganda

franchit régulièrement la frontière par un point de passage contrôlé par ses troupes.

Cela n’a pas été nié par les services rwandais de l’immigration (voir par. 484 à 487).

Contrôle des sites miniers

599. Ntaganda contrôle les mines de Mungwe et de Fungamwaka, près de Numbi,

par l’entremise de la société Great Lakes Mining, dirigée par Edson Musabarura.

Pendant la suspension des opérations minières, Ntaganda a également, grâce à son

alliance avec le colonel Saddam Ringo (voir par. 464 et 465), tiré des bénéfices de

l’exploitation de la mine de Nyabibwe. À Rubaya, Ntaganda tire un important

revenu des taxes prélevées par la police parallèle des mines. Ntaganda a également

ordonné à ses troupes d’intervenir pour le compte de la société Krall Metal Congo à

Lueshe (voir par. 439 à 447 et 458 à 467).

Contrebande à travers la frontière

600. Ntaganda contrôle une partie de la frontière entre la RDC et le Rwanda, à

Goma. Son réseau, à l’intérieur des FARDC, utilise ce tronçon de la frontière pour

faire passer illégalement des minerais au Rwanda. Du côté rwandais, seuls les FDR

contrôlent ce tronçon de la frontière. Ntaganda tire d’importants revenus d’un droit

prélevé sur les minerais transportés à travers la frontière.

__________________

164 S/2011/345, annexe 5.

S/2011/738

11-55633 163

Chaîne d’approvisionnement en carburant menant à Nairobi

601. Ntaganda est propriétaire de la station-service S. Pétrole Congo, près de

l’aéroport de Goma. Selon le cadastre, qu’a consulté le Groupe d’experts, la stationservice

appartient à Logo Kubu. Quatre sources des FARDC, dont trois appartenant

précédemment au CNDP, ont informé le Groupe que la station-service appartient à

Ntaganda et que Logo Kubu la gère pour le compte de celui-ci. Le Groupe a obtenu

d’importants documents dont il ressort que la station est approvisionnée tout au

moins en partie par des transporteurs qui utilisent le poste frontière de Bunagana.

Ces documents mentionnent deux transporteurs différents qui apportent le carburant

en provenance de Kisumu au Kenya : Hass Petroleum (voir annexe 162) et Delta

Petroleum (voir annexe 163).

Autres questions

602. Selon un officier des FARDC qui appartenait auparavant au CNDP et deux

membres du CNDP, le général Ntaganda est propriétaire d’une meunerie située au

centre de Goma qui est gérée par sa femme, Akiki Irene, et le lieutenant-colonel

Asiki Mawa John. Selon un ancien directeur, la meunerie a une capacité de

production de 300 à 500 sacs de farine par jour, qui se vendent à un prix de

17 dollars pièce.

603. Plusieurs officiers des FARDC appartenant précédemment au CNDP ont fait

savoir qu’en janvier, Ntaganda avait ouvert à Goma l’hôtel Kivu Light165, dirigé par

un membre de sa famille, Kubi Wasabahizi. C’est dans cet hôtel qu’ont été menées à

Goma (voir par. 606 à 622) les négociations concernant l’affaire de la CAMAC (voir

annexe 164). L’hôtel a de nouveau fermé ses portes au mois de mai.

604. Le général Ntaganda tire d’importants revenus des taxes qu’il prélève sur les

différentes activités économiques à Masisi (voir par 307, 308, 556 et 557).

Arrangements financiers

605. Selon trois officiers des FARDC appartenant précédemment au CNDP,

Ntaganda a plusieurs comptes bancaires au Rwanda au nom de sa femme, Akiki

Irene. Des représentants des services congolais et rwandais de la police des

frontières ont signalé que la femme de Ntaganda se rend régulièrement à Gisenyi.

Le Groupe d’experts n’a pas reçu de réponse aux demandes de renseignement qu’il a

adressées aux banques en cause.

Affaire de la CAMAC

606. Le Groupe d’experts a constaté que le général Bosco Ntaganda avait également

collaboré avec des réseaux régionaux de courtiers d’Afrique de l’Est qui vendent de

l’or, aussi bien vrai que faux, à des acheteurs internationaux. La participation de

Ntaganda à ce négoce n’a pas découragé les acheteurs espérant tirer un important

bénéfice en achetant de l’or bon marché. Le Groupe est préoccupé par ces affaires, à

la fois parce qu’il apparaît que les recherches nécessaires ne sont pas faites et parce

que le régime de sanctions qui interdit de faire affaire avec certains individus est

ainsi violé.

__________________

165 Un autre hôtel, également appelé Kivu Light, est géré à Goma par le même Kubi Wasabahizi.

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164 11-55633

607. Le Groupe d’experts a fait enquête sur une affaire particulièrement notoire

dans laquelle Kase Lawal, Président du Conseil d’administration du Groupe

CAMAC, a essayé entre décembre 2010 et février 2011 de conclure une affaire

d’achat d’or dans laquelle s’est par la suite trouvé impliqué Ntaganda. La CAMAC

est une société pétrolière basée à Houston, dans le Texas (États-Unis), qui a des

bureaux à Lagos et Abuja, au Nigéria. Finançant cette affaire avec des fonds de la

société, Lawal l’a organisée en collaboration avec Carlos St. Mary, Directeur de la

société de courtage de diamants Axiom Trading, et Dikembe Mutombo, du

Mutombo International Group.

Événements à New York

608. Selon St. Mary et les registres d’hôtel consultés par le Groupe d’experts,

Lawal a convoqué une réunion à New York le 2 décembre 2010 pour préparer la

vente. À cette occasion, Mutombo et trois individus qui lui sont apparentés, Reagan

Mutombo, Stephan Kapuadi et David Kapuadi, ont proposé de vendre

475 kilogrammes d’or se trouvant à Nairobi (voir annexe 165). Les bénéfices

attendus du marché, étaient initialement estimée à plus de 10 millions de dollars.

Lawal a accepté de financer l’affaire, que St. Mary devrait conclure au Kenya, l’un

et l’autre devant partager les bénéfices avec Mutombo, dans un premier temps dans

une proportion de 40 30-30. Selon les messages courts obtenus par le Groupe

d’experts, Lawal pensait que l’or devait venir de la RDC (voir annexe 166). À aucun

moment du processus Lawal n’a-t-il demandé quelle était exactement l’origine de

l’or ni dans quelles circonstances l’or avait été extrait et transporté au Kenya en

provenance de la RDC.

Inspection de l’or à Nairobi et à Goma

609. Au Kenya, la personne qui était soi-disant propriétaire de l’or a été présentée

par les Kapuadis comme étant Eddy Michel Malonga (voir par. 547 et 618), en

compagnie duquel St. Mary a visité une raffinerie d’or à Karen, à proximité de

Nairobi. À cette occasion, on a remis à St. Mary un certificat de propriété établi au

nom de la CAMAC Nigeria Limited. Après un voyage aller retour au Nigéria d’un

agent des services de sécurité de la CAMAC, un premier versement de 4,8 millions

de dollars a été fait à Malonga le 17 décembre avec des fonds de la CAMAC.

Cependant, lorsqu’il est apparu des contradictions dans le dossier et lorsqu’il s’est

avéré que les prétendus agents des douanes étaient des imposteurs, Malonga a

disparu, affirmant à St. Mary que le premier versement était destiné à un

« général ». Lorsqu’il a réapparu, Malonga a proposé de conclure l’affaire à Goma.

610. Punit Vudgama, avocat de St. Mary au Kenya, et Alexander Ehinmola,

employé de la CAMAC, ont été dépêchés à Goma le 19 janvier, où deux colonels de

l’armée les ont accompagnés dans un véhicule militaire jusqu’à un lieu sûr placé

sous la garde des FARDC pour y voir les caisses métalliques censées contenir l’or.

Après un long compte rendu de St. Mary, qui a décrit l’implication de militaires et

appelé l’attention sur la signature des colonels dans le nouveau contrat, Lawal a

accepté de donner suite à l’affaire, apparemment convaincu qu’il serait plus facile

d’obtenir des documents d’exportation du pays d’origine à Goma. En outre, selon

St. Mary, Lawal était rassuré, plutôt que préoccupé, par l’implication expresse de

militaires congolais, y voyant une garantie de sécurité.

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Transactions en espèces

611. Par la suite, au Nigéria, agissant sur les instructions de Kase Lawal, le Vice-

Président de la CAMAC Nigeria Limited, Mukaila « Mickey » Lawal, a préparé

deux sacs distincts contenant le reste de l’argent et a rejoint St. Mary et l’agent des

services de sécurité de la CAMAC, Franck M’bemba, à bord de l’appareil

Gulfstream affrété par la CAMAC pour un vol d’Abuja à Goma, le 3 février (voir

annexe 168). Le Gouvernement nigérian a communiqué au Groupe d’experts les

manifestes des passagers confirmant ce vol (voir annexe 169). Mutombo se trouvant

déjà à Goma pour surveiller la partie de l’affaire concernant Dikembe Mutombo, les

passagers, à leur arrivée, ont été emmenés à l’hôtel Ihusi pour y rencontrer

Ntaganda.

612. Selon St. Mary, Ntaganda s’est présenté comme étant le véritable propriétaire

de l’or et a promis d’obtenir tous les documents appropriés. St. Mary a déclaré au

Groupe qu’aussi bien lui-même que Mukaila Lawal avaient informé Kase Lawal de

ce que l’or appartenait au général, donnant son nom exact. Néanmoins, Lawal était

seulement préoccupé dans la mesure où cela représentait une autre complication

dans une affaire déjà peu claire mais s’est simultanément montré soulagé de se

trouver enfin directement en contact avec le véritable propriétaire de l’or. Selon

St. Mary, Lawal n’a pas demandé qui était le général ni suggéré à St. Mary de se

retirer de l’affaire en raison de son implication.

613. Le 4 février, à son hôtel, le Kivu Light, Ntaganda a donné à St. Mary l’ordre

de chercher dans l’avion l’un des sacs d’argent afin de couvrir les frais de

documentation. Cependant, une fois que St. Mary eut fait cela, il y a eu un

affrontement entre son escorte armée, dirigée par le colonel Masozera, et plusieurs

autres services de sécurité, dont la Garde présidentielle. Selon le témoin interrogé

par le Groupe d’experts, il a été convenu, après l’appel passé par le chef de la Garde

présidentielle au nom de la présidence, que le sac serait emmené chez le

Gouverneur. Cependant, Masozera l’a transporté directement chez Ntaganda puis à

l’hôtel Kivu Light, où, en présence de St. Mary, Ntaganda et le chef de ses services

de renseignement, le colonel Nsengiyumva Wilson, ont compté 3,1 millions de

dollars en billets de banque.

614. Le lendemain, le 5 février, St. Mary, Mukaila Lawal, M’bemba et l’équipage

de l’avion ont été ramenés à l’aéroport où, selon les responsables de l’aéroport se

trouvant sur place, 25 caisses métalliques ont été chargées à bord. Immédiatement

après que Mukaila Lawal eut apporté le deuxième sac à Masozera, le colonel Jean-

Claude Yav, conseiller du Président en matière de sécurité, est monté à bord et a

accusé St. Mary de possession illégale de minerais, et un camion de pompiers a été

placé devant l’appareil. Les passagers ont par la suite été emmenés pour

interrogatoire par les services du renseignement et finalement emmenés à la Banque

centrale pour y constater le contenu du premier sac qu’ils avaient remis à Ntaganda.

615. Selon St. Mary, le sac contenait maintenant 2,8 millions de dollars en faux

billets. Selon les agents du renseignement, Ntaganda a, le 10 février, remis un

deuxième sac contenant 3 millions de dollars en faux billets. St. Mary a montré au

Groupe d’experts des photographies des billets de banque provenant du premier sac

initialement comptés à l’hôtel Kivu Light (voir annexe 170), qui ne ressemblaient

pas du tout aux faux billets que les autorités congolaises et St. Mary ont décrit

comme étant imprimés sur du papier jaune et portant tous le même numéro de série.

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Inculpations pénales

616. Le 14 mars, le bureau du Procureur général à Kinshasa a inculpé St. Mary,

Mukaila Lawal et M’bemba de blanchiment d’argent et de transport illégal de

matières interdites par la suspension des activités minières en vigueur à l’époque.

Transférée à une maison de Kinshasa après avoir été détenue pendant un mois dans

un hôtel de Goma, la représentante de la CAMAC à Kinshasa, Marie Elonga, a

officiellement payé 3 millions de dollars d’amendes et les trois personnes ont

finalement été libérées le 25 mars. Selon St. Mary, Kase Lawal, qu’il était

immédiatement allé voir à Londres, lui aurait dit alors avoir perdu en tout

30 millions de dollars dans cette affaire : frais de transport, amendes, pots-de-vin et

acomptes sur l’achat de l’or.

617. Après de multiples lettres officielles et appels téléphoniques du Groupe

d’experts, les avocats de la CAMAC lui ont répondu par lettre datée du 13 mai

2011, affirmant que les individus en cause « n’avaient la qualité ni d’employés ni de

consultants de notre organisation » et que la CAMAC avait « déjà publiquement fait

connaître sa position au sujet de certaines des questions évoquées dans votre lettre

et ne souhaite aucunement approfondir la question » (voir annexe 171). Sur son site

Web, cependant, la CAMAC a reconnu avoir envoyé en RDC l’avion de la société,

en contravention avec le bail conclu avec Southlake Aviation (voir annexe 172).

Bien qu’ayant, dans un premier temps, accepté de coopérer aux investigations du

Groupe, Reagan Mutombo, sur avis de ses avocats, a ensuite refusé de le faire.

Réseaux de trafiquants de faux or en Afrique de l’Est

618. Derrière Malonga, le Groupe d’experts a découvert un vaste réseau de

trafiquants de faux or qui s’étend dans toute la région de l’Afrique de l’Est et dont

certains entretenaient précédemment des liens étroits avec Ntaganda. Le Groupe est

parvenu à la conclusion que les Kapuadis et Malonga, ressortissant camerounais,

travaillaient pour un autre Camerounais, du nom de Yusuf Omar, au sujet duquel les

services congolais du renseignement enquêtent depuis plus d’un an. Selon un des

associés d’Omar, ce dernier, avant l’arrivée de St. Mary à Goma, a cherché à

prendre contact avec Ntaganda pour que la transaction puisse être négociée en toute

sécurité, la CAMAC craignant d’envoyer quelqu’un à Goma. Omar s’est rendu à

Goma en décembre et a séjourné à l’hôtel de Ntaganda, le Kivu Light.

619. Ntaganda, pour sa part, a affirmé au Groupe d’experts qu’il avait été contacté

par un homme d’affaires de Nande du nom de « Bruce Kambale » (voir par. 547),

qui lui avait expliqué l’opération et avait demandé une protection en contrepartie

d’un pourcentage du bénéfice attendu du stratagème. D’autres escrocs de Kampala

ont confirmé au Groupe que Kambale travaillait la main dans la main avec Omar.

620. Ntaganda a également affirmé au Groupe qu’avant l’arrivée à Goma des

acheteurs, il en avait informé le chef des services congolais du renseignement à

Goma, Jean-Marc Banza, et le colonel Jean-Claude Yav, des FARDC. Banza et Yav

ont, chacun de leur côté, confirmé au Groupe que c’était par Ntaganda qu’ils avaient

eu connaissance du marché qu’il avait conclu avec la CAMAC avant l’arrivée de

l’appareil Gulfstream à Goma. Ils ont ajouté que le Gouvernement avait mené des

investigations au sujet des personnes qui avaient organisé l’affaire. Un seul membre

du réseau avait en fait été arrêté à l’issue de ces investigations.

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11-55633 167

621. Selon le Service de la police judiciaire du Kenya, la personne que l’on

retrouve derrière la plupart des importantes escroqueries sur les ventes d’or à

Nairobi est Paul Kobia (voir par. 547), qui a été arrêté en mars 2011 pour une affaire

de ce type. Selon les documents découverts par la police à la suite de ses

perquisitions chez Kobia, celui-ci avait dans toute la région un grand nombre de

négociants qui vendaient du faux or, dont Omar.

622. Les photographies d’une raffinerie administrée par le réseau de Kobia et les

descriptions qu’en a données la police kényane correspondent à celles fournies par

St. Mary (voir annexe 173). En outre, la description des caisses métalliques dans

lesquelles était conservé l’or à proximité de Goma correspond à celle des caisses

que St. Mary a vues à Nairobi. La police kényane a saisi de grandes quantités de ces

mêmes caisses dans les différentes résidences de Kobia (voir annexe 174).

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