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Publié par Messager

 

 

Ces albums qui précèdent la mort

   

Chers Mbokatiers,
L'intitulé de cet article (Ces albums qui précèdent la mort) est le fruit d'une petite réflexion que je me suis faite après la mort du Vieux Paul Ndombe. En publiant cet article, je ne fais personnellement aucun lieu quelconque entre ces décès et tout ce qui peut paraitre mystérieux car parfois le hasard permet beaucoup des choses.Et les 3 albums ciblés ici sont : Cocktail de Pépé Kallé mort en novembre 1998, Bonne humeur de Madilu System mort en août 2007 et Tendresse de Ndombe Opetum mort dernierement (24/05/2012).
A voir de près, Pépé Kallé, Madilu et Ndombe Opetum sont morts après la sortie de leurs albums sans même que chacun puisse avoir le temps necéssaire d' apprécier la valeur du travail abattu ni d'en savourer le succès et d'en tirer profit comme cela est de coutume. Il s'agit simplement pour moi, d'un fait relevant du pur hasard ou d'une simple coïncidence qui a fait que cela arrive comme écrit plus haut. Mais il se pourrait aussi qu'un fait similaire ait déjà été vécu dans le passé soit à l"époque de sortie des disques sur 45 ou 33 tours ou d'une chanson qui prédit la mort telle que molunge na ndaku de feu Shekedan ou mamona mbua de Bavon MM et j'en passe.
De ce fait, je ne voudrais pas entrer dans les petits détails pour donner l'occasion aux autres mbokatiers d'émettre leurs points de vue.
Je vous remercie.


James
 

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David Mayingila 16/06/2012 17:09


Prophétiser sa propre mort n'est pas un hasard. Même ceux qui meurent à quelques heures laissent des messages ou des conduites à tenir pour la famille voir des confessions. Un chanteur
compositeur, est un poête, un inspirateur, comme un conteur. Tout homme qui voit, avec inspiration,  d'où il vient, où il est; devrait voir avec l'expérience et la sagesse
où il va! . Notre vecu nous reveille et revelle notre avenir ou notre fin. ON COLCTE CE Q'ON SEME COMME ON PEUT PREVOIR SA COLECTE!!!!!


NE KONGO KA MPITAU 

Joseph Pululu 16/06/2012 09:50


Cher James,


Pour apporter de l'eu au moulin, je dirai que les chansons prémonitoires dans lequel l'artiste chante la(sa) mort d'une part et les dernières oeuvres des artistes, qui disparaissent peu de temps
après leur mise sur le marché, ont émaillé l'histoire de la Rumba congolaise depuis ses origines. La plus célèbre des chansons prémonitoires étant celle de François Bosele : Liwa liponi Tata,
enregistré chez Ngoma et publié peu après son décès, en 1954.


C'est d'ailleurs cette chanson qui pendant longtemps a bercé nos deuils à Kinshasa. Les éditions Ngoma en profiteront d'ailleurs pour inonder Léopoldville de mini-poster de François Bosele pour
accompagner la promotion de son disque. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de cet artiste dans mon enfance. sa photo traînait dans les affaires de mon père et des légendes les plus folles
ont même circulé sur le décès de l'artiste. Entre autre, j'ai retenu celle selon laquelle, dans la famille Bosele, on mourait très jeune - à moins de 30 ans. on a parlé aussi d'un enfant Bosele,
qui serait mort aussitôt après la mort de son père. Il est un fait que les circonstances de la mort - assassinat - ont bouleversé les Lipopois, peu habitué à ce type d'acte.
On peut aussi se demander pourquoi, chaque génération se fait un point d'honneur de le citer - avec Yamba yamba, et ce, depuis Rochereau qui lui a rendu hommage lors de son passage à l'Olympia.


François Bosele et son compère Victoir (Camille) Mukoko se situent à la croisée des chemins des origines de la Rumba congolaise. Ils sont, à côté de Liengo Honoré, les précurseurs d'une rumba
moderne, en rupture avec le style "Ngoma" ou griot, symbolisé par Wendo Kolosoy, et la nouvelle vague Loningisa que prône Henri Bowane, où l'on chante en choeur avant tout.
Bosele et Mukoko ont facilité, sinon préparé le chemin à Kallé Jeff, pour la structuration des groupes en orchestre, avec d'un côté les chanteurs et de l'autre les instrumentistes, d'abord les
souffleurs: saxophonistes, clarinesttistes, trompetistes et les guitaristes ensuite.


Pour en revenir à ces artistes qui ne vivent pas le succès de leurs oeuvres, on notera celui de yamba yamba, des éditions Opika qui a évolué aux côtés de Kabasele. Yamba Yamba comme Bosele est
mort en 1954. De lui aussi on a très peu de souvenir, sinon, le "libanga" que lui ont dédié depuis Rochereau, esla rtsistes congolais.