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Publié par Messager


Mois de Novembre

   
     
   
   

Après avoir auditionné cette belle mélodie, j’ai beaucoup pensé à cette voix si charmante, si connue. Que des souvenirs avec les compositions signées de la main de Gilbert Youlou Mabiala dit le Prince. Comme tous les artistes-musiciens de son époque, ses chefs-d’œuvre ont accompagné les pas de notre adolescence. Et dans le sens du poil, elles ont caressé le cours ambiant de notre vie d’adulte. Aujourd’hui, Youlou semble perdu à jamais (?). Quel malheur avait voulu qu’en plein spectacle, micro en main et devant un parterre bien choisi parmi lequel le président Sassou, qu’il s’effondre frappé par un AVC ? Quel malheur s’était-il acharné sur lui pour qu’il subisse un tel sort un jour de réjouissance nationale? Il était tombé comme un soldat au front les armes à la main devant son public. C’était lors des festivités de l’indépendance à Pointe-Noire en 2004. Evacué à Brazzaville ensuite sur Paris pour les soins appropriés payés par l’Etat, le prince de la chanson des deux Congo, est aujourd’hui abandonné à son triste sort quelque part en banlieue parisienne. Qui peut venir au secours de cet artiste qui a déjà perdu l’usage de sa main droite ? Celle-là même qu’il utilisait avec dextérité pour écrire ces jolis poèmes qu’il chantait  et qui assouvissaient parfois nos chagrins ou qui nous emportaient dans une de ces joies que seule l’existence connaît le secret. Cette main avec laquelle Youlou aimait à gratter les cordes d’une guitare est en ce jour paralysée tout comme sa jambe droite. La lettre ouverte que l’écrivain Alain Mabanckou avait jadis adressé au président  Sassou-Nguesso est restée sans écho. Qui,  alors qui doit faire quoi, qui peut faire quoi, qui veut faire quoi pour le sauver ? Quel est ce cœur sensible qui peut venir au secours de cet artiste en danger dont la seule évocation du nom fait remonter à la surface bien des souvenirs. Le 6 mars dernier, il venait de fêter ses 63 ans dans l’indifférence totale loin de la scène qui pourtant avait fait sa grandeur et sa renommée, loin de ses fans qui souvent l’avaient gratifié de toutes les épithètes honorables, loin de certains politiciens pour qui il avait fait campagne en composant des chansons pour leur gloire. Un autre grand de notre musique, celui-là même qui porte le titre de monument vivant, Tabu Ley pour ne pas le citer, souffre de la même maladie sans oublier Freddy Mayaula et Ilo Pablo. Ecoutons la complainte de Youlou dans un de ses derniers titres. Accompagné de son ami Josky Kiambukuta, il chante, pleure, parle de la vie, se lamente, implore le Ciel, livre ce tourment qui tracasse son cœur blessé…par l’amour. Lui qui l’a si souvent chanté avec des mots éloquents en est aujourd’hui privé. Quel contraste ! Et comme toujours le Prince étale sa peine. Avec sa voix à la fois enchanteresse et angélique, il nous invite à la méditation. O quel joli timbre vocal ! Suivez l’artiste. Oui, écoutez ce poème langoureux déclamé par le chantre puis faites une courte prière pour qu’enfin et Tabu Ley et Youlou Mabiala  tout comme Mayaula Mayoni et Ilo Pablo Bakunde guérissent de la maladie qui les ronge.

 

Samuel Malonga

 

     

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Youlou

 

 

securedownload-copie-7             Mayaula - Mayoni, front                                                                                     

 

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                                                             Ilo Pablo

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Dom Munsiensi 16/03/2010 18:17



C'est dommage que nos artistes en arrivent à ce point.Je pense que si la nouvelle génération des musiciens revisite certaines chansons en les integrants dans leurs albums,elle permettra aux
anciens de récuperer les droits d'auteurs et de continuer de vivre de leurs oeuvres.Cet acte de solidarité permettra à la famille des artistes de voir des jours meilleurs.
Dom MUNSIENSI



REVOLTANT 15/03/2010 11:31


C´est révoltant, sentiment nazali na yango kaka yango oyo. Ndenge nini batu oyo basala RIEN mpo na mboka, bazali kobénéficier na ba avantages nionso ya mboka, bongo batu oyo basala ete Afrika na
Mboka eyebana, bazali komériter ata eloko moko te na mboka, VRAIMENT C´EST REVOLTANT.
Totangaki HISTOIRE ya Mulembu Tshibau Thagar na ya bandeko misusu, eloko nini tokoki kosala biso bana ya mboka, il faut tozela kaka ba gouvernement inconscient ya AFRIKA, bino moko botala cas ya
Papa Ondimba Omar, akende kokufa na MPOTO, alors que sa maladie pouvait bien être soignée chez nous en Afrique, s´ils avaient songé à nous construire des hôpitaux dignes de ce nom.
Prenons nous en charge, BISO MOKO, la solidarité africaine oblige.

REVOLTANT.