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Publié par Messager


Les incidents de la journée


Jeudi, 30 juin 1960

 

Le discours du Premier ministre était très mal accueilli par toute la délégation belge d’autant plus qu’il n’était pas prévu. Au moment où les cérémonies officielles de passation de la torche se poursuivaient au Palais de la Nation, dehors, un millier de partisans de Mulopwe Kalonji manifestaient au grand jour leur mécontentement non loin de l’édifice.

 

 

discours de Lumumba
 

1er incident : Le premier ministre Lumumba lâche sa bombe. Ce petit tremblement de terre dont l’épicentre se trouvait au Palais de la Nations à Léo était ressenti jusqu’en Belgique pourtant située à plusieurs milliers de kilomètres.

 

 

fanatiques de Kalonji
 

2e incident : Manifestation pacifique des partisans d’Albert Kalonji, mécontents que leur parti le MNC-K ne soit pas représenté dans le gouvernement Lumumba. Ils étaient un millier à marcher puis à faire le V de la victoire.

Roi indigné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée du roi Baudouin et du Président Kasa-Vubu à l’Eglise Notre-Dame du Congo pour le Te Deum solennel d’action de grâce. La cérémonie fut présidée par Mgr Pietro Sigismondi, délégué du Pape et ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Vatican au Congo. Ont pris part à cette cérémonie religieuse: le Président et le Premier ministre congolais, les membres du gouvernement, les présidents des chambres, les sénateurs et les députés sans oublier les représentants du gouvernement et du parlement belges. Les représentants des pays étrangers invités aux fêtes de l’indépendance étaient aussi dans la nef de l’église. Au cours de cette journée mémorable le pape Jean XXIII adressa un message aux populations du Congo. Le texte a été lu à 12 heures 30 après le journal parlé lors des émissions en français et en langues nationales de la Radio du Congo.

 

 

diner des chefs coutumiers

 

Après les cérémonies, les chefs coutumiers étaient aussi conviés au banquet de la République naissante. Bon appétit messieurs. 

 

                                             

 

Samuel Malonga

 

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Papatoto 02/07/2011 19:19



Correction :


Je demande aux politiciens des années 60 au lieu de ″ Je demande aux politiciens des
années″.



Papatoto 02/07/2011 18:08



Pour  mémoire en 1960, le régime qui était en
vigueur au Congo était parlementaire. Dans ce dernier, le président de la république lit le discours qui est rédigé ou approuvé par le premier ministre.


En outre, la loi fondamentale congolaise (de l’époque) était calquée sur celle de la
Belgique.


Cette loi fondamentale était violée car  le
discours du président Kasa-Vubu n’avait été couvert par le premier ministre Lumumba.


 


A ce propos, je vous conseillerai de consulter les archives de la RTBF (Radio Télévision
Belge Francophone) des années 80 où le défunt Thomas Kanza avait participé à une série d’émissions intitulées ″ BULA MATARI″. J’étais stupéfait d’apprendre qu’il y avait eu des négociations en
coulisse avec les autorités Belges pour que le président Kasa-vubu et son premier ministre (Lumumba) puissent trouver un compromis sur la rédaction de ce fameux discours. Malheureusement ces
négociations avaient échoué par  la mauvaise volonté de la Belgique.


Pour ce qui concerne la nomination de Kasa -Vubu à la présidence de la république. Ce
poste revenait de plein droit à la coalition de M.N.C. Si Lumumba avait imposé son candidat à la présidence comme le préconiser ses conseils (Kasongo, Thomas Kanza, Franz Fanon,..etc) pour
introduire le concept de l’alternance au Congo. La Belgique avait refusé cette idée et avait suggéré celle de former un gouvernement d’union nationale .Dans ce dernier, Lumumba devait laisser la
présidence à un autre un parti qui ne faisait pas parti de sa coalition.


Lumumba devait faire un choix cornélien entre Bolikango et Kas-Vubu.


Lumumba et le MNC avaient choisi Kasa-Vubu car c’était la moins mauvaise solution.


Bolikango ,le leader du parti P.N.P (les congolais des années 60 se moquaient de ce parti
en disant : Pene Pene na Mundele) était jugé à tort ou à raison très proche de colons.


Quand vous lirez les écrits de Larry Delvin et d’Allen Dulles, vous vous rendrez compte
qu’en acceptant le gouvernement d’union nationale, Lumumba était tombé dans un piège des occidentaux par l’entremise de la Belgique.


Dans ce gouvernement d’union nationale, les occidentaux  agissaient  à distance  par l’entremise de leurs chevaux de Troie
congolais.


 


Dernièrement, la RTBF avait trouvé les documents qui stipulent que la majorité de
dirigeants congolais de 1960 étaient corrompus avec l’équivalent de 7 millions d’Euro (actuel).


Ce qui est paradoxal, à titre posthume la Belgique, les anciens colons reconnaissent que
Patrice Emery Lumumba était une personne honnête.  Et que si on lui avait laissé le temps, le Congo serait peut –être dans une situation meilleure que
maintenant.


Dans ce reportage, un vieux colon haineux continue à distiller son venin sur Lumumba. En
disant : ″de toute façon il devrait mourir car il avait des idées dangereuses et sa mort était proclamée″.


 


Je demande aux politiciens des années ( Bomboko,Tshisekedi,boboliko,…etc) de
réagir  aux accusations graves lancées par la RTBF (l’année passée).


Nous devons mettre nos sentiments de côté en nous ne basant rien que sur les faits pour
réécrire la vraie histoire du Congo.



Papatoto 02/07/2011 17:49



Pour  mémoire en 1960, le régime qui était en vigueur au Congo était parlementaire. Dans ce dernier, le président de la république lit le discours qui est rédigé ou
approuvé par le premier ministre.


En outre, la loi fondamentale congolaise (de l’époque) était calquée sur celle de la
Belgique.


Cette loi fondamentale était violée car  le
discours du président Kasa-Vubu n’avait été couvert par le premier ministre Lumumba.


 


A ce propos, je vous conseillerai de consulter les archives de la RTBF (Radio Télévision
Belge Francophone) des années 80 où le défunt Thomas Kanza avait participé à une série d’émissions intitulées ″ BULA MATARI″. J’étais stupéfait d’apprendre qu’il y avait eu des négociations en
coulisse avec les autorités Belges pour que le président Kasa-vubu et son premier ministre (Lumumba) puissent trouver un compromis sur la rédaction de ce fameux discours. Malheureusement ces
négociations avaient échoué par  la mauvaise volonté de la Belgique.


Pour ce qui concerne la nomination de Kasa -Vubu à la présidence de la république. Ce
poste revenait de plein droit à la coalition de M.N.C. Si Lumumba avait imposé son candidat à la présidence comme le préconiser ses conseils (Kasongo, Thomas Kanza, Franz Fanon,..etc) pour
introduire le concept de l’alternance au Congo. La Belgique avait refusé cette idée et avait suggéré celle de former un gouvernement d’union nationale .Dans ce dernier, Lumumba devait laisser la
présidence à un autre un parti qui ne faisait pas parti de sa coalition.


Lumumba devait faire un choix cornélien entre Bolikango et Kas-Vubu.


Lumumba et le MNC avaient choisi Kasa-Vubu car c’était la moins mauvaise solution.


Bolikango ,le leader du parti P.N.P (les congolais des années 60 se moquaient de ce parti
en disant : Pene Pene na Mundele) était jugé à tort ou à raison très proche de colons.


Quand vous lirez les écrits de Larry Delvin et d’Allen Dulles, vous vous rendrez compte
qu’en acceptant le gouvernement d’union nationale, Lumumba était tombé dans un piège des occidentaux par l’entremise de la Belgique.


Dans ce gouvernement d’union nationale, les occidentaux  agissaient  à distance  par l’entremise de leurs chevaux de Troie
congolais.


 


Dernièrement, la RTBF avait trouvé les documents qui stipulent que la majorité de
dirigeants congolais de 1960 étaient corrompus avec l’équivalent de 7 millions d’Euro (actuel).



Samuel Malonga 01/07/2011 19:55



Bien des bonnes choses à toi aussi, mon cher Jérôme.



Jérôme Nzembele 01/07/2011 19:22



Très cher grand frère Samuel Malonga,


Je suis totalement de ton avis pour que l'on ne puisse pas éterniser ce chapitre. De toi, j'ai appris beaucoup de choses sur l'histoire de notre pays. Je serai toujours très reconnaissant à tous
les intervenants sur ce site. Dans la même logique, je tiens aussi à te rassurer que je ne suis ni serai à grand jamais fanatique d'un individu ni d'une idéologie quelconque.


Mais cependant, nous devrions tous reconnaître que malgré ses erreurs ou son idéalisme, cet homme là à défaut d'être celui qu'l aurait voulu le grand public retienne de lui, c'est fut quelqu'un
qui avait déjà de son vivant su se rendre immortel (y'a qu'à lire sa dernière lèttre écrite en détention à Thysville). Sa mort, il savait depuis un beau moment qu'elle allait être atroce. Je
pense que ce qu'il voulait, il l'a finalement obtenu. Son immortalité. Et ça, personne ne le lui retirera.


Enfin, puisse que nous parlons toujours de ses prétendues erreurs qui l'ont conduit à sa mort. Mais voyons, il n'était pas le seul à avoir commis des erreurs. Tous ont en commis et peut-être des
plus grave encore. Mais c'est lui qui a payé de sa vie en gardant la même ligne directive de son action même devant la mort. Et c'est cela que l'histoire a retenu. Il n'était pas le messie, il ne
devrait jamais le devenir et c'est aussi que les choses se soient passées ainsi.


Bon week-end mon grand. Je te promets que je n'y reviendrai plus.



Samuel Malonga 30/06/2011 22:39



A mon frère Jérôme,


Je vois ton attrait pour Lumumba que j'apprécie moi aussi. Mais sache qu'il n'était ni un magicien ni le Messie. Il avait besoin de tout le monde comme tout le monde avait besoin de
lui. Bien souvent, on le présente comme un surhomme sans qui l'indépendance du Congo n'aurait pas été possible. Comme si  lui et alors lui seul avait fait quelque chose  pour le pays et
que tous les autres n'étaient que des figurants. Bien des fois, je m'insurge contre cette idée. Tout ceux dont les noms sont cités dans "Indépendance cha cha" du grand Kallé tout comme ces
Congolais anonymes de tous les partis qui ont travaillé dans l'ombre avaient joué un rôle lors de la Table ronde. Lumumba avait une forte personnalité mais il avait fait des erreurs qui
ont conduit à sa perte. Je crois qu'avec le recul, nous devons appréhender l'homme sous un angle nouveau en dehors de tout fanatisme. Ne lui collons pas l'étiquette  de meilleur fils du pays
comme à Mobutu.  Je respecte ta vision des choses bien que je ne partage pas ton point de vue sur certains faits. Mais comme je l'ai écrit précédemment, la polémique entre la ville et
le village n'a aucun sens. Je voudrais bien la clore afin qu chacun de nous ne tire pas la couverture de son côté.



Jérôme Nzembele 30/06/2011 19:49



A mon frère Malonga, je dirai que tout théorème pour être vérifiable, il se doit de confronter les prémisses sur un même terrain. Partant delà, pour infirmer ou confirmer mon théorème, il faut
faire quitter physiquement ou de manière virtuelle le villageois de son milieu naturel pour le confronter à ce qui peut lui être comparer en ville. Donc, vous n'avez pas du tout besoin d'émettre
des "si tel était resté ici ou là, il ne serait jamais ceci ou cela". Même en ne considérant que sa première ville d'accueil, aucun analyste n'a besoin de chercher trop longtemps pour se rendre
compte de la maturité très avancée que développait déjà Lumumba par rapport à ses contemporains natifs de cette ville. Et déjà pour ton information, Lumumba n'était pas le fondateur du MNC. Y a
qu'à lire le livre de Joseph Mbungu " L'indépendance du Con go Belge et l'avènement de Patrice Lumumba" pour se rendre compte comment est-il arrivé à avoir la présidence de ce premier parti
politique congolais de très grande envergure.


Ensuite, je voulais aussi ajouter que la notion de bana Léo a fortement évoluée dépuis les années qui ont suivi  l'indépendance. Au début de la colonisation, puisse que Léo comme ville
moderne n'a existé qu'avec la venue des colonialistes, la quasi totalités de noires y habitant étant dans le langage d'aujourd'hui des bahuta.


Mais lorsque l'on considère le langage de ces années qui ont précédé l'indépendance, les bana ya léo n'étaient pas seulement ceux qui étaient nés à Léo mais aussi ceux qui y sont arrivés dans les
valises de leurs parents ou ayant passé un nombre d'années considérables à Lipopo. Se faisant, celui qui avait aligné beaucoup plus d'années par rapport à l'autre était plus Léo que ce dernier et
ainsi de suite. (Luambo l'avait ainsi bien dit dans une de ses chansons où il parlait d'avoir fait parti de ces jeunes Lipopo qui connu des kamo chez je ne sais quel féticheur, histoire de
signifier à ses détracteurs nouveaux arrivant que lui était Kinois par ancienneté). Si vous voulez bien comprendre la logique dans laquelle nos pères se trouvaient pour expliquer cela, vous
n'avez qu'à vous référez à la notion actuelle des mikilistes. Nous nous disons parisiens alors que nous n'y sommes pas nés. Je ne veux pas du tout opposer ceux-ci à ceux-là. Je fais un constat
empirique. Je ne veux non plus revenir à cette phase de discussion car nous en avons très longuement parlé sur ce site.


Enfin pour répondre à notre ami qui prétend que Lumumba avait encouragé la candidature de Kasa-Vubu moyennant des dessous de table, je lui dis carrément que c'est faux pour deux raisons très
évidentes à mon sens. La première est qu'en cette période de 1960, Lumumba disposait de beaucoup d'argent pour ses campagnes. Les candidats MNC/LUMUMBA faisaient leurs campagnes électorales à
travers tout le pays et à bord des voitures Volkswagen, don des pays de l'Est alors que leurs collègues d'autres parties n'avaient même pas des vélos pour circuler en ville. Lumumba ne devrait
pas du tout avoir besoin de l'argent de Kasa-Vubu. La deuxième raison est qu'en ce moment là, entre les deux hommes, c'est KV qui avait beaucoup plus besoin de Lumumba que Lumumba de lui. Pour
votre information, il est vrai que Lumumba est aussi parti voir Papa Bolokango pour lui proposer le même marche qu'il avait proposé à Kasa-Vubu sachant déjà bien à l'avance sur qui allait porter
son choix le jour venu. Si Kasa-vubu avait été choisi, c'est pour besoin de calcul politique et rien d'autre. 



04 janvier 29/06/2011 14:26



Il n´est pas question que Lumumba ne portait pas le vieux Bolikango dans son coeur, au contraire, comme les Lumumbistes étaient majoritaires au Palerment, Lumumba est allé voir M. Bolikango pour
lui proposer un marché, il dira à Papa Za Bolikango du Puna, vieux bana ya MNC bazali kaka kozela yo osala mua quelque chose mpo lobi ba voté yo, contre toute attente c´est Mama Kalala, l´épouse
de Papa Za, qui répondra à Lumumba en ces termes : Bokonzi ya Papa Za esili epesami wuta na ba Noko, yo Lumumba owuti na boloko likolo ya mbongo ya Brasserie Polar, olingi oya koyiba mbongo ya
Papa Za, okozua eloko te. Sur ce, Lumumba quittera Bolikango direction résidence de M. Kasa-vubu où le Roi Kasa lui remettre le petit "quelque chose" pour corrompre les Bana ya MNC et les
Lumumbistes dans leur ensemble. C´est comme ca que Josept Kasa-vubu est devenu président du Congo-Léo.


C´est la version que j´ai entendue auprès de nos vieux. Je ne sais pas si c´est vrai ou pas, mais ne dit-on pas que tout ce que les gens disent il y a une part de vérité.



Samuel Malonga 29/06/2011 00:23



Cher Jérôme,


Une mise au point


1) A l'aube de l'indépendance, chaque politicien avait ses ambitions personnelles (devenir président, 1er ministre, ministre, parlementaire etc..). C'est tout à fait normal. Nous le voyons aussi
dans des grandes démocraties occidentales. N'oublions pas que Tshombe avait aussi refusé un poste ministériel que Lumumba lui avait proposé. Je me demande moi-même si tout ce que les uns et les
autres déclinaient était dû à l'influence des Belges. A part Lumumba, tous nos politiciens étaient-ils des bénis oui oui?


 


2) A part peut être le cardinal Malula qui est un vrai muana Kin puisqu'étant né à Léopoldville, les leaders congolais qui ont joué un rôle clé lors des pourparlers de
l'indépendance sont pour la plupart venus en ville dans les camions, trains ou avions de  l'exode rural car ils sont presque tous nés dans des milieux ruraux. Tenez:
Tshombe est né à Musumba, Kasa-Vubu  est né à Tshela,  Mobutu à Lisala,  Kalonji à Hemptinne, Lumumba à Onalua. Tous étaient nés villageois et sont plus stard devenus citadins.


Je ne partage pas non plus ton théorème. S'il était resté dans son villages natal, Lumumba ne serait jamais devenu le grand leader respecté et craint qu'il fut. C'est grâce à la ville,
Stanleyvilleville d'abord puis surtout Léopoldville, que le Premier ministre s'est fait une image internationale . S'il était resté à Katakokombe, on n'aurait sûrement jamais entendu parlé
de lui. Il n'aurait jamais connu la notoriété pulique qu'il avait et son aura n'aurait jamais brillé de mille feux. Qu'on l'accepte ou pas, C'est Léopoldville qui l'a propulsé au devant
de l'histoire. C'est aussi un fait indéniable: les grands messieurs et les grandes dames sont toujours fabriqués par la ville.


 


3) Selon ce qui avait été convenu entre les parties congolaises et belges, seuls les chefs d'Etat allaient prononcer une allocution. Le discours de Lumumba n'était officiellement pas prévu. Ce
fut la surprise lorsque le Président de la Chambre des députés, Joseph Kasongo du MNC/L lui donna la parole. Ne soyons pas naïf. Comment un chef d'Etat qui selon Chirac "est un homme pas comme
les autres" pouvait-il  montrer le texte de son discours à som ministre même si celui-ci est le premier d'entre eux?


 


4) Kasa-Vubu était à côté de Baudoin non pas par mépris pour Lumumba, mais plutôt parce que le protocole le voulait ainsi. Ils étaient eux chefs d'Etat, et lui premier ministre.
Officiellenemt, il jouait les seconds rôles dans le film du 30 juin 1960.


 


5) Kasa-Vubu était voté par les deux Chambres réunis en Congrès. Le MNC-Lumumba lui avait apporté un soutien sans faille au détriment de Bolikango que Lumumba ne portait pas dans son coeur.


 


Pour terminer, j'aimerais que l'on ne confronte pas la ville  au village, le campagnard au citadin. Cette polémique n'a à mon avis aucun sens. Et le Congo n'en a pas besoin.



Jérôme Nzembele 28/06/2011 13:19



Que les partisans de Mr Kalonji Albert dit Molopwe de malheur aient manifesté ce jour mémorable de l'indépendance sous prétexte que leur parti n'était pas représenté dans le gouvernement n'est
qu'une méconnaissance totale manifeste de la réalité leur dissimulée par leur leader. Nous savons tous aujourd'hui que le formateur du premier gouvernement congolais avait tenté à plusieurs
reprises sans succès pour faire revenir monsieur Kalonji à la raison. Un ministère, celui de l'agriculture lui aurait été proposé. Mais ce dernier sous l'influence de monsieur Kasa-Vubu avait
rejeté l'offre espérant obtenir mieux du félin produit des missionnaires colonialistes (ce même ministère de l'agriculture, il avait fini par l'accepter plutard dans d'autres gouvernements). Ce
n'est qu'après s'être rendu compte que son copains de circonstance n'était qu'un manipulateur et que ce n'était pas possible pour lui de diriger un gouvernement, qu'il avait envoyé ses sbires
pour réclamer un poste ministériel dans le gouvernement Lumumba. Et s'était trop tard lui aurait répondu Lumumba car tous les postes avaient été octroyés. Animé par la jalousie et la haine, il
n'avait d'autres choix que de jeter ses partisans manifester et saborder cet évènement historique.

D'ailleurs, il n' y avait pas que les partisans du MNC/Kalonji qui manifestaient ce jour-là devant le Palais de la Nation. Les partisans de SM Kasa aussi scandaient des slogans genre Lumumba =
colonialiste pour exprimer leur mécontentement contre l'idéologie unitariste du premier ministre. Ils auraient souhaité que la partie congolaise de ce qui restait de leur très lointain royaume
recouvra son indépendance après le très probable départ des belges. Comment pouvait-on comprendre des tels slogans abakistes alors que leur champion de président était dans la salle et faisait
aussi parti des têtes du tout nouveau pouvoir exécutif congolais. J'ai envie de dire que les congolais, leur futur premier ministre en premier auraient été piégés par l'adoption de la loi
fondamentale belge et surtout du bicéphalisme exécutif. Je me demande même si le nom de monsieur Kasa-Vubu n'avait pas été imposé à Lumumba comme président par les belges. Sinon, l'histoire ne
pourra que retenir le choix du candidat Kasa-Vubu par le MNC/Lumumba comme la plus grave erreur à l'actif de monsieur Lumumba.

Enfin, pour ceux qui continuent à se convaincre que le discours du premier ministre était une bombe diplomatique qui ne devrait pas être amorcée en ce moment des festivités. En regardant très
bien ces belles images que mon grand frère monsieur Malonga vient de mettre en ligne, on voit que les deux plus hautes personnalités congolaises du jour ne se regardent pas dans les yeux. On a
l'impression que chacun de son côté en veut à l'autre. On remarque que monsieur Kasa-Vubu reste trop attaché au monarque belge qu'il ne l'est à l'égard du premier ministre au risque de choquer
même ses propres partisans. Il trahit ipso facto les attitudes de quelqu'un qui aurait nuitamment comploté contre son frère de la très longue lutte pour l'indépendance. Si au moins monsieur le
président aurait conservé la consigne de l'unité face à l'ennemi commun qui avait prévalu lors de la table ronde de Bruxelles, il aurait présenter l'exemplaire de son discours à son premier
ministre plusieurs jours auparavant ou mieux d'ailleurs, aurait souhaité ou exigé la mise en commun des textes de leurs deux discours. Il plutôt choisi de lui cacher son texte jusqu'à la dernière
minute, jouant ainsi avec ses nerfs. Les leaders congolais dans tout leur ensemble se sont trompés d'ennemi ou d'adversaire en ce moment crucial de de l'histoire de leur pays et du couronnement
de leur très longue lutte pour l'indépendance. Bien que vociférant à la longueur de toute la journée indépendance, indépendance immédiate, ils ne gênaient pas nuitamment de ramper vers la sûreté
belge en vue d'obtenir tel ou tel autre avantage sur leurs frères de lutte. En règle générale, la haine pour les nouveaux débarquants à Léo'ville dont monsieur Lumumba était l'icône était trop
manifeste.En effet, les ennemis intérieurs de Lumumba ne voulaient ni pouvaient accepter qu'un mec qui n'avait que trois ans de Léopoldville, parlant un français approximatif, sans diplôme ne
puisse ravir le gâteau à eux citadins de très longues dates. Ils ne m'ont que fortifier à justifier un théorème, mon théorème qui portera peut-être mon nom un jour : A âge égal, un villageois est
plus mature qu'un Kinois ou par extension, à âge égal, un campagnard est plus mature qu'un citadin.