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Publié par Messager

Nous clôturons la commémoration du cinquantenaire ce mercredi 30 juin 2010 par la publication de l’interview que nous a accordée Albert Kalonji Ditunga Mulopwe, un des pères de l’indépendance congolaise: 

A travers celle-ci, nous avons essayé d’avoir des réponses aux questions les plus récurrentes sur le rôle d’Albert Kalonji dans l’histoire politique de la RDC.

Le questionnaire a été élaboré par Messager, complété par Claude Kangudie, et transmis à l’illustre politicien par Michel.

Mbokamosika  remercie particulièrement Claude Kangudie et Michel pour s’être énormément dépensés durant les tractations de plusieurs mois ayant abouti à la réalisation de cet entretien.

Messager

 

 

KALONJI DITUNGA SE CONFIE A MBOKAMOSIKA

 

Dans le cadre du 50èmeanniversaire de l’indépendance de la RDC, une Interview avec A.Kalonji Ditunga Mulopwe.

 

Notre blog s'efforce d'effectuer un travail de mémoire sur tous les aspects culturels de notre pays. Une tâche délicate dans un pays dépourvu de documentation et où les langues se délient difficilement. C'est pourquoi nous nous réjouissons du privilège qui est le nôtre aujourd'hui de pouvoir nous entretenir avec un des pères de notre indépendance à la veille du cinquantenaire.

Mbokamosika: Pour commencer quel bilan faites-vous des 50 années des indépendances africaines en général, et de la RDC en particulier?
Kalonji Ditunga:En bref, le bilan est mitigé; il y a eu des avancements dans certains domaines et des régressions dans d’autres, mais sachez que l’indépendance est et était la délivrance de notre peuple.Comme vous l’avez écrit dans votre introduction, je suis un des pères de l’indépendance du Congo, vous comprendrez que nous pouvons que nous réjouir de cette indépendance malgré les ratés.

 

Sur l'ensemble de ce bilan, quelle part considérez-vous comme résultant de la responsabilité des leaders politiques d'un côté, et de la collectivité de l'autre?

Sur cette question je prendrais les résultats négatifs ou ratés  comme des guerres civiles qui ont suivi les indépendances, et le manque de charisme et l’amateurisme dans la gestion de la chose publique qui est de la responsabilité des leaders politiques.

 

Et aussi la collectivité qui n’a pas su faire valoir ses droits et qui a soutenu des leaders sans vision de développement  pour le pays etc…

 

En tant que membre fondateur du MNC, estimez-vous personnellement avoir contribué à l'ascension de Mobutu, et par ricochet à l'assise de son pouvoir dictatorial ?
Moi personnellement nom, mais vous devez savoir que des personnes comme MOBUTU ont contribué à nous séparer Lumumba et moi en lui répétant toujours que j’étais un concurrent et en plus Mobutu n'est devenu membre effectif du MNC qu’après notre séparation.

 

Quel fut le principal point de dissension entre vous et Lumumba au sein de votre parti, le MNC?

La forme de l’état, lui unitariste et moi fédéraliste.

Avec le recul, pourriez-vous nous expliquer le paradoxe qui a fait que le leader nationaliste que vous êtes, soit amené à diriger plus tard un Etat Autonome?

Impératif de survie d’un peuple chassé, pillé, et pourchassé de partout. Auquel il fallait donner un espace d’accueil, de paix et de développement.

En tant que grand leader national et Kasaïen quelle serait l'origine du sentiment anti -kasaïen ou anti-luba qui a prévalu longtemps au Congo jusqu'à l'avènement d'Etienne Tshisekedi ? Est-ce une stratégie coloniale ou de certains leaders congolais?... Vous semblez y faire allusion dans votre livre: la vérité du Mulopwe.
Ce que je sais est que les Baluba étaient revendicatifs pendant cette période et comme

par exemple des personnes comme TSHIBUABUA RENE ET KALUBI LIEVAIN ( Père de BELTCHIKA ) anciens du grand séminaire de  KABWE qui revendiquèrent le payement de la ration en Francs et pas en nature (denrées alimentaires avariés) et par ce fait les coloniaux commencèrent à dresser les autres frères contre les Baluba , ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

 

Là vous venez de faire allusion aux soulèvements des Kasaïens contre l’Union Minière qui conduisirent aux massacres de Lubumbashi, juste à l’actuel emplacement du stade Muanke de Lubumbashi. Une certaine opinion avait prétendu que durant votre présidence à la tête de l'Etat Autonome du Sud Kasaï que vous auriez encouragé  la population à appliquer l'article 15, en d'autres termes de se débrouiller. Serait-ce une invitation tacite à l'exploitation clandestine du diamant?

Notre peuple venait de partout, dépouillé,  chassé  et notre seul souci était de leur avoir un territoire. Et leur survie était la priorité.

Pourriez-vous nous dire clairement comment s'était déroulé le fameux massacre des baluba à Mbuji-Mayi, et qui en étaient réellement les responsables ? Lumumba ou Mobutu?

Tous nos efforts de rendre l’administration proche de l’administré bien qu’acceptés majoritairement lors de la Table Ronde  Politique à Bruxelles et concrétisés par l’envoie sur place des bureaux, logements furent sabotés par l’administration de l’époque qui avait insinué l’idée fallacieuse selon laquelle les leaders baluba voulaient l’indépendance pour eux seuls et laissaient  le reste de la population en esclavage.

Pour ce qui est de la responsabilité :les deux sont responsables, le donneur d’ordre Lumumba, MOBUTU et son supérieur hiérarchique Victor LUNDULA  aussi.

 

Dans votre livre «Congo 1960» la sécession du Sud-Kasaï, la véritée du Molopwe vous affirmez avoir courageusement empêché l’avion transportant Lumumba et ses trois collaborateurs de se poser à Bakwanga, mais pourquoi avoir accepté plus tard la patate chaude de Léopoldville en accueillant et en mettant à mort les autres membres de l’entourage de Lumumba?

Ces personnes étaient envoyées à Bakwanga sans mon consentement et sans mon accord

et ce qui est encore grave, car  avec la complicité de mon gouvernement.

 

J'étais absent, car nous étions à Tananarivo, au Madacascar pour assister à la conférence

sur la réconciliation nationale.

 

C'est une affaire qui a été montée pour me discréditer et nuire à ma carrière politique; voilà ce que je peux dire ce cette regrettable affaire.

 

Après votre participation au gouvernement de Moïse Tshombé, on a eu l'impression que vous étiez dégoûté par le pouvoir politique au profit du pouvoir spirituel ? A cet égard pourquoi les politiciens congolais faisant partie des mouvements initiatiques se distinguent-ils par un égoïsme exacerbé par rapport à leurs collègues occidentaux issus pourtant des sociétés individualistes?

Non, quand j’étais dans le gouvernement j’avais les deux occupations. Je suis mystique avant l’indépendance, seulement c’est le pouvoir politique de l’époque qui m’avait éloigné pour les raisons que lui seul savait. Mais je crois que c’était par peur et concurrence.

 

Pour ce qui est des mouvements initiatiques je considère que c’est un engagement personnel alors je ne cherche pas à savoir qui l’est ou pas  mais je sais qu’il y a eu un mouvement  émanant du professeur DOUCY.

 

Après la réunion de Tanzanie, vous vous êtes retrouvés à Elisabethville pour célébrer la réconciliation. Il y avait les délégations du Sud Kasaï, du Katanga et du Gouvernement Central. Pourquoi cette réconciliation avait-elle avorté?

Par la faute de la délégation de Léopoldville, elle préconisait une solution de force contre le Sud Kasaï et le Katanga. Mais prochainement je reviendrai sur nos travaux de la conférence sur la recherche de l’unité nationale de TANANARIVE (Madagascar).

Moïse Tshombé était-il réellement sécessionniste?

Oui et non, oui avant l’exile de Madrid, non après son retour et son accession à la primature, en bref il était fédéraliste comme moi.

 

Quelle est la part de la Belgique ou des politiciens belges dans les événements du Sud Kasaï? Ne vous ont-ils pas induits en erreur en appliquant la règle de «diviser pour mieux régner» Comme ils avaient déjà opposé les Lulua et les Luba à Luluabourg…?

Non la Belgique tenait à sa thèse de 6 provinces.

 

Que reconnaissez-vous de positif à votre génération? Et qu’a-t-elle de négatif aussi? Par votre génération, j’entends les Kasa-Vubu, Lumumba, Ngalula, Tshombé, Bolikango, Bomboko, Kamitatu, Adula…

Je remarque que dans votre question et dans la liste il y a des personnes qui n’avaient pas en commun la forme de l’état, les uns étaient unitaristes et les autres fédéralistes.

 

Quel conseil prodigueriez-vous aux jeunes politiciens?
L’amour du peuple, opposé à l’action égoïste et individualiste.

 

Parmi vos actes politiques, quels sont ceux dont vous assumez la responsabilité et ceux dont vous regrettez aujourd'hui?

J’assume tout, car tout été justifié.

 

Avec Moïse Tshombé, étiez-vous des sécessionnistes? Ou avez-vous une autre vision du Congo, qui n’a pas été comprise à l’époque? Ou étiez-vous manipulés par les Belges?

Non nous n’étions pas manipulés par les Belges. Nous étions de nationalistes opposés à la concentration du pouvoir à Léopoldville, bref des fédéralistes pour le bien du Congo.

 

De votre génération des pionniers de l’indépendance, combien êtes-vous encore en vie? Avez-vous des contacts entre vous?

A ce que je sache, je suis le seul membre effectif. Losembe Cardoso était conseiller de Lumumba, et Bomboko celui de Paul Bolia.

 

Hormis Cléophas Kamitatu, Aubert Mukendi Kizito et vous-même, vos collègues pionniers de l’indépendance n’ont pas écrit pour les générations futures. Et pourtant, vous avez tous fait de brillantes études. Nous lorgnons, sans grand espoir vers Justin Marie Bomboko, Etienne Tshisekedi ou Jonas Mukamba…dans l’espoir qu’ils ne s’en iront pas en silence. Comment expliquez-vous cette situation? Pourquoi cette omerta?

Je me suis toujours forcé de laisser aux générations futures le sens de notre combat politique pour la liberté et l’indépendance.

 

Pouvez-vous nous donner les titres de vos livres? Pour ceux qui désirent se les procurer, comment doivent-ils le faire?

- Ma lutte, au Kasaï, pour la vérité au service de la Justice. (Publier à Barcelone en 1964)

- Congo 1960, La cession du Sud Kasaï, la vérité du Mulopwe (Harmattans)

 

Avez-vous encore des fonctions politiques ou des ambitions politiques?

Fonction oui, je suis sénateur honoraire. Ambition non, mais souhait oui.

 

Nous vous remercions au nom de tous les mbokatiers.

 

 

 

Inietrview réalisée par Mbokamosika le│18.Avril.2010

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Albert Kalonji (debout avec des lunettes) en compagnie de Moïse Tshombe 

 

 

 

Indépendance Cha Cha, par Kallé et l'African-Jazz 

 

 

 

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Je vous avez besoin pour bénir pour votre rythme de cette bonne réciter . Je savoure vraiment toute augmentation , plus j'acquiers vous en signet pour étouffer substance sans précédent externe de votre blog une obligation interpréter blog.Acknowledge vous.

JP BOUCK 06/07/2010 20:37



Je pense que c'est deja un honneur pour site que Albert Kalonji Ditunga, un des Peres de l'Independance du Congo-Kinshasa, ait accepté de faire cette interview. En vieux politicien, et vu
l'extreme sensibilité de certains sujets, la modicité, voire l'aridité, de certaines de ses reponses ne surprennent nullement. 


 


Personellement, je pense que, apres 50 ans d'independance, l'intellectuel Congolais se doit de s'elever au dessus des humeurs et passions et privilegier tout ce que peut rendre le Congolais et
l'Africain grands et forts.


C'etait quand curieux de voir GBENYE et BOMBOKO decorés en meme temps (Ordre des Heros Nationaux) le 30 Juin dernier. On ne pouvait l'imaginer en 1964, au plus fort de la Rebellion Lumumbiste de
Stanleyville. C'est une preuve que le Congo profond se reconcilie deja avec lui-meme.  



Antoine Nickel 04/07/2010 19:17



Mes excuses à Crispin-Régis, je l'ai cité en lieu et place de Claude Kangudie



Antoine Nickel 04/07/2010 19:14



Bonjour,


A vrai dire, cette interview m'a donné la nausée. Je sais pourtant que Crispin-Régis avait le souci de faire connaître les tenants et aboutissants d'une page douloureuse de l'histoire du Congo,
mais l'interviewé ne semble pas avoir pris la mesure de cette douleur ancrée dans la mémoire collective congolaise.


L'article de Crispin-Régis a le mérite de nous démontrer que des congolais vivent dans une autre dimension, dans un monde parallèle.


Le désarroi d'un peuple que ces "hommes politiques" (entre guillemets !) ont plongé dans une obscurité qui semble aujourd'hui éternelle. Des "compatriotes" qui souffrent à tel point
qu'aujourd'hui ils meurent dans des circonstances atroces, à la recherche d'une survie hypothétique.


Plus de 230 personnes enterrées dans une fosse commune, des gens qui n'ont plus que 2 choix dans leur vie : mourir ou crever ! Ce choix qui leur a été laissé par ces soit-disant
hommes politiques qui ont privilégié leur gloire personnelle et sacrifié tout un peuple pour des dizaines d'années.


Venir parler aujourd'hui de grands leaders qu'auraient été ces hommes, au moment où des congolais sont enterrés (et pas inhumés) comme des chiens, des congolais qui luttent à chaque seconde pour
leur survie dans un pays gorgé des richesses naturelles, des congolais qui n'ont même plus de patrie. Car cette patrie a été détruite dès l'accession à l'indépendance par ces charlatans qui se
croyaient hommes politiques, détruite en même temps qu'ils ont éliminé le seul espoir dont pouvait espérer le Congo : Patrice Emery Lumumba.


Vous pouvez tout me dire, m'insulter, me traiter d'ignare, de tout ce que vous voulez, mais vous ne m'enleverez cette idée et cette colère devant tant de gâchis.


Je veux bien qu'on me relate les faits qui se sont déroulés durant cette période calamiteuse, avec ces apprenti-sorciers pour lesquels je n'ai aucun respect (c'est une idiotie de croire que tous
les gens plus âgés sont respectables).


Cinquante après, le Congo n'existe plus que sur le papier, incapable de protéger ses enfants et de subvenir à leurs besoins primaires. 


Ce monsieur se dit fièrement sénateur honoraire, laissez-moi rire ! C'est quoi, ça ? Quelle honneur y a-t-il à être sénateur d'un pays moribond, d'un pays où les habitants ne sont que des
survivants ? Je ne parle pas évidemment de ces messieurs qui utilisent le pays comme un far-west.


Les jours où ces gens reconnaitront le mal qu'ils ont fait à ce pays, je pourrai peut-être avoir une considération minimale, pour leur repentance.


En tous cas, merci à Jérôme pour son analyse.


 



Crispin-Régis Lukoki 02/07/2010 03:12



Cher Sorozo,essayez de ne pas malinterpréter mon opinion.Le passage dont vous vous reférer n´est qu´une ironie,et pas une affirmation ou justification,comme vous croyez.Nous savons Tous que
Papa Kalondji n´a presque,ou simplement rien dit.


Crispin-Régis Lukoki. 



Sans commentaire 01/07/2010 19:14



Nguz Karl i Bond, premier cométat, Bomboko lui est vice-premier cométat chargé des affaires étrangères, quelque temps après le célèbre événement POURQUOI J´AI FUI, alors Bomboko déclarera suite à
cette histoire : en RDC, il n´y a que lui (Bomboko) et Kalonji qui peuvent faire tourner la tête à Mobutu. En lisant cet article de l´Empereur Kalonji - Mokonzi wa bakonzi - franchement je suis
décu, il fallait qu´il se taise comme son ami Bomboko.



sorozo 01/07/2010 11:53



Je suis content de voir que d'autre ont eu le meme impression que j'ai eu sur cette interview. Je voudrait repondre d'autant a Mr. Lukoki pour qui j'ai beaucoup d'estime (tous vos temoignages sur
l'histoire de notre musique sont tres edifiants et bien sur votre contribution n'est pas a oublier). 


Je crois d'autre part que la notion que Papa Kalonji aurait voulu nous renvoye a "ses livres", qu'il est tres droit et que c'est ca facon de parler simplifie les choses pour
une periode si tumultueuse et si importante de notre histoire. Nous ne pouvons pas changer l'histoire mais elle doit etre racontee pour que nos generations avenires puissent apprendre et ne pas
commettre les meme erreures du passe (s'il y a eu des erreures commises) . Si les "livres" qu'il a ecrit regorgent les reponses a ces quelques questions, en tout cas l'auteur ne nous
donne pas cette impression. Pourquoi avec la soif que notre peuple a pour l'histoire, ces livres ne sont pas connus de la majorite des Congolais? Ce que j'ai retenu c'est qu'il ne se
repproche absolument rien et se considere comme "chef africain" a qui on ne pose pas des questions... 


Nous lui devons du respect parce qu'il est notre aine et a participe a l'aquisition de notre pays a l'independance mais cette interview est franchement une autre occasion ratee pour nous tous de
pouvoir savoir ce qui s'est reelement passe. Mr kalonji est en vie et c'est tout une benediction. Au nom du peuple Congolais, federaliste ou pas. Racontez-nous... 



Moninga 01/07/2010 11:17



Suis aussi decu du refus de Kalonji de partager ce qu'il connait. Heureusement qu'il dit quelque part qu'il assume la responsabilite de tout...Il ajoute que c'est justifiable, mais sans pour
autant en justifier. Regrettable! Quelle presse congolaise ou etrangere lui donnera une autre occasion de parler? Comment puis-je acheter son livre quand il me donne pas la soif? Pour moi,
celle-ci etait la seule opportunite qu'il avait de communier avec ceux qui s'interessent encore a sa personne et a notre histoire qu'il connait. Mukendi et Mukamba avaient, eux, parle.
Kalonji, 'tshijengu!' et 'moyi mubi!'


Merci a Messager, Claude et Michel pour cette initiative de faire parler ces hommes. Nous vous soutenons.



Jérôme Nzembelé 01/07/2010 00:51



     Je remercie gracieusement les personnes qui se sont vraiment donnés la peine d'aller soutirer ces quelques bribes de phrases de la bouche de Mr Abert Kalonji. A ce
titre je partage énormément les points de vue de deux premiers intervenant. Nous avons d'un côté des passionnés d'histoire qui cherchent à tout comprendre et de l'autre un vrai politicien des
années 60 manipulant la langue de bois et la déformation de la réalité historique.

     Contrairement à Mr Aubert Mukendi, je n'ai rien trouvé à retenir de cette interview. Devant cette mauvaise volonté de vouloir informer les générations futures, nous
allons nous permettre d'apporter des vérités que d'autres de sa génération ont bien voulu nous faire parvenir. De cette manière, avec tous les respects que nous devons à cet
acteur politique, nous pensons qu'il pourra avoir le temps et surtout la volonté de nous apporter cette fois-là la vrai vérité de sorte à renseigner l'hisoire de manière positive et
définitive.

     Nous sommes très convaincus qu'en plus de son refus de vouloir donner la vrai version des vénements, Monsieur Kalonji ne nous a pas donné l'impression d'avoir dit
vrai lorsqu'il relate que sa secession du Sud Kasai était dans le seul but de rassurer le peuple Muluba en lui trouvant un espace. Pour ceci, il n'avait pas besoin de s'auto déclarer Mulopwe, en
bradant la sécurité fragile du nouvel Etat car d'autres leaders avant lui l'ont fait sans mettre en danger la vie et la sécurite de leur peuple. Je fais allusion à Mr Pierre Mombele
Semkira,lorsqu'il avait distribué la terre habitable (futur camp mombele dans la commune de limeté) à son peuple Muteke. Je pense aussi à un certain Kavuka à kaluka(Ngaba) en faveur des
Basuku.

     Je regrette encore le peu de mémoire dont dispose notre illustre père lorsqu'il dit que les massacres des amis de Lumumba se sont déroulés en son abscence et qu'il n'en
porte aucune responsabilité. Pour lui raffraichir la mémoire, je tiens surtout à lui rappeler qu'en son temps, Patrice Lumumba avait utilisé le même argument en implorant qu'il était à New-York
lors des massacres de Bakwanga. Et ni lui, ni ses acolytes n'auraient voulu accorder la moindre situation atténuante à leur ancien Ami et frère. Leur couroux étant tellement impossible à
dissimuler que même Joseph Désiré Mobutu avait fini par en avoir l'écho et s'était arrangé à ne trier les convoyeurs de la honte que parmis les caciques du leadership Sud-Kasai,
ceux-là qui allaient porter le sang de Lumumba pour l'éternité entre les mains.

Monsieur Kalonji, loin de vouloir donner un espace vital à votre peuple, vous avez en réalité contribué à son extermination physique, culturelle et professionnelle. Vos frères Baluba qui ont
réussi à se sauver de votre pseudo espace de liberté, ont été traités des réfugiés dans leur propre pays. Ceci n'est pas prêt à s'arrêter 



Théthé 30/06/2010 23:53



ce que nous devons retenir de la date du 30 juin c'est le père de cette nation: Monsieur Patrice Emery LUMUMBA


Il a payé de sa vie, mais l'honneur est sauf.Il est parmi les étoiles impérissable pour l'éternité!!!  Discours de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 www.africamaat.com/article.php3id_article=1013



bony 14/03/2014 03:03

Que les congolais se réconcilient. Ressasser que LUMUMBA,LUNDULA,MOBUTU ont hiérarchiquement donné l'ordre au massacre de BAKWANGA doit rester de l'ordre de l'histoire et non servir à diviser les congolais qui cherchent énergiquement à s'unir pour tendre vers le développement de leur pays qui a accumulé beaucoup de retard durant les cinquante-quatre ans d'indépendance.
Qui connait BONDEKWE,intellectuel congolais massacré à Stanleyville. Sa famille a une haine féroce contre les autorités Ginzenguistes qui investirent Kisangani après la mort de LUMUMBA.
La réconciliation doit seule nous animer. Le passé ne nous conseillera pas dans le bon sens. La preuve,à chaque fois qu'on y fait référence l'on s'étripe dans les blogs.
La religion politique de 1960 nous tient encore. Libérons nous en.
Le vieux nous a livré sa vérité,c'est la sienne. Si nous devisons d'une manière partisane sur ses propos nous risquons de nous fourvoyer dans l'erreur.
Chers congolais enterrons la pomme de discorde. Le personnel politique historique nous divisera toujours car nous sommes fans des uns et des autres.
L'évocation de ces ancêtres incite certains à une sincérité blessante dans un sens ou dans l'autre ou alors à une attitude hypocrite pour ne pas être ostracisé.
Je consulte beaucoup le site de JP BOUCK,on y apprend beaucoup de choses sur le Congo.

Crispin-Régis Lukoki 30/06/2010 18:55



Merci à Tous ceux qui ont participé à la réalisation de cette très bonne initiative.


J´abonde dans le même sens,il se peut que cela soit une façon de nous renvoyer à ses livres que nous ne connaissons pas,avant d´émettre une opinion quelconque.Papa Kalondji est très sec dans ses
réponses et semble ne pas tout dire,pour des raisons que Lui seul sait.Ou alors,c´est simplement sa façon de s´exprimer.


Crispin-Régis 



sorozo 30/06/2010 03:48



Merci beaucoup pour cette interview mais elle est vraiment drole... Pour un grand Monsieur comme "Mulopwe" les reponses sont tres courtes et me semblent vagues comme s'il ne voulait pas raconter.
Merci quand meme....



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