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Publié par Messager

Adieu Yaya Brown!


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Tu sais Yaya Brown, à notre dernière rencontre à Kinshasa, je continuai à te harceler pour que tu acceptes d'enregistrer une interview avec moi. je ne t'avais pas dit cependant que j'avais déjà en boîte, une interview de Ya Jossart. Et toi, avec ton sourire mi-espiègle, mi-narquois, tu m'as répondu, en rigolant bien entendu: José, tu n 'arriveras pas à croiser, image à l'appuie, mes propos, avec ceux de ton "ndoyi" (Jossart). Mais pourquoi donc, ai-je tenté de le relancer: parce que ce qu'il y a eu entre moi et Zaiko, je ne voudrai pas l'étendre sur la voie publique.

Ainsi était Mbuta Mashakado, Yaya Brown, comme je l'appelai affectueusement. il faut dire que j'étais plus connu comme un "proche" de Kolo Mboka, défenseur d'un Zaiko selon Jossart. Par le truchement de ma collaboratrice Hortense Ehila Kolo "Mama Leki", j'ai rencontré Mbuta Mashakado et découvert la forte personnalité qu'il y avait derrière l'artiste.
En fait Yaya Brown, tu n'as jamais rien renié de ton parcours, tes écarts de langage tout comme tes coups de têtes, qui finissaient par ternir tes éclats de génie. mais lorsque Zaiko avait besoin de toi, tu savais te rendre disponible, comme ce fameux 9 août 2009, où nous nous sommes retrouvés à la prison centrale de Makala, pour la sortie de Lay. Bien entendu, la suite des évènements, qui ne sera qu'un festival de râtés, est à mettre à l'actif du destin, qui n'a pas permis que Zaiko remette sur scène toutes ses vedettes pour le concert du 40e anniversaire. Oui, tu voulais bien, malgré ton engagement chrétien fêter avec les langa-langa ces 40 ans. Mais le destin en décidera autrement. déjà pour la soirée des retrouvailles, malgré la bonne volonté de Papy Tolas, Evoloko ne se pointera pas et la dernière photo de famille s'en ressent encore aujourd'hui. tu étais suffisamment proche de Lay pour essayer de rattrape le coup, mais au fond de toi, tu savais que cette absence, scellait le sort du concert des 40 ans: il n'aura pas lieu.
Yaya Brown, tu ne l'as jamais reclamé, mais il faut que l'on saches qu'en ce qui concerne le typique de Zaiko, tu n'as pas attendu le départ des Isifi pour t'y impliquer: Mavuela Somo n'a-t-il pas rappelé la pression que tu mettais sur Pépé Fely après les premiers concerts de la Funa pour qu'il s'amèliore? Et en ce qui concerne le Cavacha, bien entendu, la batterie "machine ya Kauka" c'est Meridjo, amis tu étais dans les parages pour appuyer la suggestion de Pépé Fely et Antho. Il est même possible, bien que tu ne l'ais pas dit, que le nom de la danse Cavacha, qui selon Papa Wemba Jules Presley, a un lien avec les chevaux - que l'on  retrouvait au cercle Hyppique à Ozone, donc plus près de chez toi que de Yolo.

Yaya Brown, tu n'as jamais attendu que l'on te tende la main ou que l'on t'autorise à monter sur scène. Chaque fois que tu l'as estimé nécessaire, tu étais là: pour Zaiko, pour tes amis, bien entendu, "toujours na Canaille pe tout droit". J'imagine qu'il te tardait de retrouver ton Lipasa Bimi Ombale; et cette fois-ci, c'est le bon. Tu as choisi le moment et tu l'as, après bien entendu, avoir assuré ta réconciliation avec ta famille musicale: Bimi à qui tu avais arraché le micro, Wemba que tu avais "chassé" ou Jossart ou Pépé Fely qui ont supporté tes caprices.
Mais qu'aurait donc été Mbuta Mashakado sans justement ces caprices de Stars qui t'on construit?

Yaya Brown, kende tout droit Likolo, kopema kati ya basantu, Na canaille Kaka!


Muan’a Mangembo

 


 

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