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Publié par Messager

Crispin-Régis Lukoki,

 

La préoccupation de Mbokamosika est faite clairement dans la mise au point du mercredi, 30 septembre 2009. Nous tenons au respect ; à la dignité ; à l’honneur de la vie privée de toute personne humaine en nous abstenant d’afficher les photos non autorisées et contraires à nos mœurs. Et même, si celles-ci étaient autorisées, il nous faudrait avoir l’autorisation de les afficher. Dans ce cas, il serait naturel, avant la formulation écrite de la demande d’une telle autorisation, de nous poser la question sur l’intérêt public que pourrait représenter  ces images photographiques sur Mbokamosika. Nous l’avons dit à plusieurs reprises que la diffusion des images dans un but éducatif, culturel, didactique, scientifique, critique, médical et historique tout en mentionnant la source, le titre et le nom de l’auteur de l’image est conforme au raisonnement de notre blog.

Par ailleurs, le fait de nier un comportement ne peut justifier le truquage des photos. Il est évident que MEJE 30 est atteinte en profondeur dans sa vie privée, sa vie de femme, son honneur et sa dignité. Par conséquent, elle a le plein droit de saisir la justice pour atteinte à l’honneur, à la dignité et à la vie privée et publicité non autorisée des photos montrant sa nudité ou une partie de sa nudité.

Ce qui est normal dans une culture, peut-être pervers  dans une autre ! A ce que nous sachions, la tradition luba ne recommande pas à une personne invitée à l’étranger, de monter sa nudité en public sous un quelconque prétexte. Affirmer le contraire, c’est faire libre cours à un apriori non vérifié.

Cependant, sachez qu’un cadre privé peut aussi être ouvert au public pourvu qu’il remplisse les conditions requises par la loi. Pour le reste, le défaut de connaissance de contrat de production de Tshala Muana en Ouganda ne nous permet pas de motiver nos arguments

 

Anaclet,

 

Votre raisonnement en extension vous handicape lourdement dans votre tentative de réflexion. Vous n’arrivez toujours pas à saisir que nous insistons sur l’éthique de la responsabilité d’un côté, et de l’autre, sur le principe juridique qui stipule que : nul n’est censé ignorer la loi ! La non-ignorance de la loi prévient une responsabilité causale par la connaissance des théories de la faute et de risque qui mènent à la faute. Et le recours à l’éthique souligné est tributaire de la responsabilité individuelle qui elle-même se fonde sur la reconnaissance faisant dépendre à elle les actes dont on est responsable.

Par ailleurs, si en Italie on se plaît, selon vos affirmations, tolérez aussi que la R.D. Congo rejette la vision  italienne incompatible à ses mœurs.

En tout cas, à vous lire, nous observons vite que vous vous perdez dans les déclarations incompréhensibles qui dénotent une certaine confusion dans votre chef : « la criminalisation de cette photo au détriment de la seule victime qui est la jeune artiste. C'est son image qui est violée. Le droit congolais qui est sophistiqué dans le texte n'a pas oublié le droit à l'image je l'espère. ».

Pour votre gouverne, peu importe la culture dans la quelle la personne humaine évolue, la moralité responsable est toujours fondée sur les mœurs, l’éthique et la conscience.

 

 

 

Jean-Pierre,

 

Notre intention n’est pas de dire le droit ni même de se substituer aux juridictions compétentes. Veuillez comprendre  l’articulation de nos points dans le cadre de la  responsabilisation de chacun de nous en prévision de la loi.

Permettez-nous, de constater que vous utiliser une rétorsion inadéquate qui ne s’applique pas dans l’espace dans lequel vous insinuez que le crime aurait été commis. Imprudemment vous osez interpeller les autorités ougandaises sur les faits ! Les connaissez-vous avec justesse ? Pouvez-vous les cerner avec exactitude et certitude? Nous émettons des doutes plausibles de votre connaissance de faits car vous n’êtes au parfum de rien. Tout ce que vous savez, nous le présumons, se limite à la vision des clichées et à l’information générale selon laquelle Tshala Muana s’est produite en Ouganda avec son groupe Dynamique  Mutshashi. Par ailleurs, si vous estimez que nos présomptions sont infondées, veuillez, s’il vous plaît, nous en dire plus sur l’auteur ou les auteurs de ces clichées et, sur les circonstances exactes qui ont entourés cette prise de vue.

Nous disions d’emblée que votre argument de rétorsion ne suit pas une logique juridique car vous vous appuyez sur le droit public interne congolais en l’occurrence le code pénal général congolais pour un présumé crime commis sur le territoire étranger Ougandais. En revanche, dans ce cas d’espèce, c’est le code pénal ougandais qui devrait éclairer ta lanterne car c’est le texte ayant droit. Maintenant voyons ce que dit la loi en République Démocratique du Congo en cette matière ?

Code pénal congolais, Décret du 30 janvier 1940 tel que modifié et complété à ce jour, Mis à jour au 20 juillet 2006

Livre Deuxième

Des Infractions et  de leur répression en particulier

Titre VI

Infractions contre l’ordre des familles

Section IV : Des outrages publics aux bonnes mœurs

 

Article 175 

 

Quiconque aura exposé, vendu ou distribué des chansons, pamphlets ou autres écrits, imprimés ou non, des figures, images, emblèmes ou autres objets contraires aux bonnes mœurs, sera condamné à une servitude pénale de huit jours à un an et à une amende de vingt-cinq à mille zaïres ou à l'une de ces peines seulement.

Sera puni des mêmes peines quiconque aura, en vue du commerce ou de la distribution, détenu, importé ou fait importer, transporté ou fait transporter, remis à un agent de transport ou de distribution, annoncé par un moyen quelconque de publicité des chansons, pamphlets, écrits, figures, images, emblèmes ou objets contraires aux bonnes mœurs.

Dans les cas prévus par les alinéas précédents, l'auteur de l'écrit, de la figure, de l'image, celui qui les aura imprimés ou reproduits et le fabricant de l'emblème ou de l'objet seront punis d'une servitude pénale d'un mois à un an et d'une amende de cinquante à deux mille zaïres ou d'une de ces peines seulement.

Quiconque aura chanté, lu, récité, fait entendre ou proféré des obscénités dans des réunions ou lieux publics devant plusieurs personnes et de manière à être entendu de ces personnes, sera puni d'une peine de servitude pénale de huit jours à un an et d'une amende de vingt-cinq à mille zaïres ou d'une de ces peines seulement.

 

Article 176

 

Quiconque aura publiquement outragé les mœurs par des actions qui blessent la pudeur, sera puni d'une servitude pénale de huit jours à trois ans et d'une amende de vingt-cinq à mille zaïres ou d'une de ces peines seulement.

 

Article 177

Ne sont pas punissables les faits prévus par les deux articles précédents si, à raison des circonstances dans lesquelles ils ont été commis, ils ne peuvent avoir pour effet de corrompre les mœurs.

Apres lecture de ces articles, la première question qui devrait vous venir à l’esprit serait naturellement la suivante : Moi, Jean-Pierre, est-ce que je suis concerné par les libellés des articles 175 et 176 ?

La seconde : Est-ce que j’ai une bonne interprétation des dispositions de la loi ?

Avant de vous soustraire précipitamment, il était aussi préférable d’avancer une interprétation de la corruption des mœurs ! Mais, vous ne l’avez pas fait.  Nous tentons, dans ce  cas, de le faire : Pour notre part, la corruption des mœurs est le renversement de la chaîne de subordination  pyramidale en état de perversion, c’est-à-dire la banalisation de la nudité de la personne humaine et sa publicité sans motif légal ou plausible et contraire aux mœurs,  l’insubordination des jeunes envers les vieillards, des enfants envers les parents, la banalisation de la pornographie enfantine, etc.

Dans ces cas, la corruption des mœurs ne fait aucun doute parce que l’image de la nudité ou une partie de la nudité de MEJE 30 corrompt les mœurs. Par conséquent, ceux qui ont concouru à sa prise et sa diffusion s’exposent aux sanctions pénales telles que définies dans le Livre deuxième, Titre VI, Section IV, notamment dans les cas et conditions prévues aux 175 et 176 du présent code pénal général congolais. .

Pour rappel, retenez indéfiniment que le fait que MEJE 30 soit une personne personnalité publique n’implique pas le non-respect de l'intimité de sa vie privée et au droit de chacun sur son image. Aller à  l’encontre des droits fondamentaux de quiconque, constitue une violation grave des droits de la personne humaine.

 Nous préférons limiter nos commentaires à la mise au point de Mbokamosika.

 

 

Papatoto,

 

Notre centre d’intérêt n’est pas de savoir si les photos de la personne de MEJE 30 sont originales, dupliquées,  trafiquées, retouchées, piratées, ou pas. Notre compréhension s’oriente plutôt à la sensibilisons des blogueuses et  blogueurs sur les risques de poursuites pénales que représentent les affichages des clichées qui violent la dignité, l’honneur, et la vie privée de la personne humaine. Mbokamosika n’entend pas s’exposer à des tels risques en admettant ses pratiques sur son blog.

 

 

Oka,

 

Un détail fondamental vous échappe : la publicité faite sur une personne se fait toujours avec son accord et son consentement. A vous de trouver la faille dans vos allégations.

 

Manu,

 

Vous arrivez à trouver que nous sommes un peu court dans nos articulations des textes légaux tout en vous retenant de nous exposer vos observations objectives!

Où avez-vous lu dans nos écrits, le passage tiré d’un des nombreux discours prononcés par le Président Mobutu à la cité du M.P.R à N’Sele ? Vous conviendrez avec nous que la non-référence au discours du Président Mobutu, puisse vider le sens de vos propos.

De quoi vous parler au juste ? Notre préoccupation ne se fonde nullement sur le port ou pas de la culotte. Si MEJE 30 ne porte pas ou ne portait pas de culotte, cela ne nous donne absolument pas le droit d’afficher les photos de sa nudité ou une partie de sa nudité sur Mbokamosika. Nous ne voulons faire ce qui est illégale parce une partie des gens danse aux sons de l’anarchie et agité par la majorité qui estime faussement et à contre courant que la liberté d’opinion et d’expression ne tient pas compte de l’atteinte à l'intimité de la vie privée et au droit de chacun sur son image.

Franchement, vous êtes en feu ! Nous vous reprenons : « Nous savons tous que les petites culottes ne sont pas une invention congolaise. La nuit tombée dans nos villages, au rythme des tam tam accopagnant les danseuses de mutuashi, mettent-elles des petites culottes? Méjé 30 n'a fait que respecter la tradition qui consiste à ne rien cacher et sa nudité pose problème aux esprits tordus.

De telles déclarations prouvent suffisamment à quel degré les idées reçues font barrière  à la compréhension de la cosmologie à la quelle nous appartenons. Vous ignorez complètement le savoir-faire africain sur les caches sexes.  N’avez-vous jamais  entendu parler des savoirs endogènes ou de l’ethnotechnologie ?

Le mutuashi est une danse traditionnelle luba. Et c’est la toute première fois que nous entendons une telle affirmation, tendancieuse qu’elle soit,  faisant allusion à la nudité liée à ses pas de danse. La nudité dans les rites luba est sacrée !!! Elle est souvent sujet à Bibindji (les interdits) qui peuvent engendrer la morts s’il y a pas eu réparation. Elle peut aussi être manifestée pour jeter un mauvais sort ou une malédiction (kutshipa). Vous voyez, nous sommes bien loin de vos banalités.

 

Cordialement à tous,

 


 

Chères blogueuses et chers bloguers,

 

Nous sommes persuadés qu’à travers la mise au point faite sur le sens de la responsabilité qui doit animer chacun de nous au sein de Mbokamosika et les réactions soulevées à cet effet, nous enrichirons notre apport dans l’entretien de la mémoire collective.

Que chacun trouve ici, une condition nécessaire et suffisante du rappel de ce qui nous unis.

 

Patriotiquement,

 

Messager
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M3i Zero 05/10/2009 22:41


L'homme est unique, il faut le respecter en tant que tel !


Jérôme Nzembelé 05/10/2009 20:01


Bonjour à tous les mbocars,

Cette polémique nous met vraiment mal à l'aise. Nous devrions normalement nous mettre tous d'accort en avouant que quel que soit le contenu, celle que vous osez croire être la victime, c'est
celle-là même qui a savamment organisé cette polémique.
Moi je dispose de la totalité de ces clichés et je vous assure que durant toute la soirée cette danseuse savait très bien que toute l'assistance était au courant qu'elle ne portait rien en
dessous et que partant de là tous les photographes s'acharnaient sans trop de peine d'ailleurs à vouloir tirer sur son intimité. Elle en était consciente et leur avait finallement donnée
l'occasion. Alors, vouloir organiser des interprétations en utilisant nos différentes théories apprises n'est qu'un passe temps. Nous avons encore beaucoup d'autres choses à apprendre de notre
culture. S'il vous plaît pour la dernière fois, épargnez nous de toutes ces répétions répétées


Messager 03/10/2009 14:50


Crispin, Anaclet, Manu,Papatoto,Kula,....

Chers frères, il est temps de mettre fin à cette polémique qui est en train de nous mener vers des sentiers tortueux. Le peu de temps que nous avons passé ensemble vous ont rassurés sur ma modestie
et l'intérêt que j'accorde à la cause nationale au détriment des appartenances régionales.
Mes deux mises au point n'avaient pour objet  d'expliquer le bien fondé de la diffusion d'un article à caractère mondain, et qui n'avait d'ailleurs pas sa place au sein de notre blog.
Je vous invite tous à mettre définitivement fin à cette polémique et à nous consacrer aux sujets en rapport avec notre mémoire collective.
En ce qui me concerne, je ne reviendrai plus sur ce sujet malheureux qui m'a fait perdre beauoup de temps.

Messager


Papatoto 03/10/2009 13:54



Mme Emma Bonino (ex-commissaire Européen aux droits humanitaires) disait en 1997 à l’arrivée de Laurent
Désiré Kabila : ″la démocratie est un luxe pour les africains ″. J’ai toujours pensé qu’elle n’avait pas raison.


Nous devons accepter  le principe que nous pourrons aussi avoir
des opinions divergentes  car la diversité est une richesse. La pensée unique continue à prospérer dans notre pays par le fait que l’hypocrisie
actuelle veut que nous soyons d’accord même si ta conscience n’est pas d’accord.


Vous savez ,l’habitude est une seconde nature. Le peuple congolais n’aime pas le débat. Est-ce qu’il y avait
eu un débat  entre les deux candidats durant les élections présidentielles de 2006 dans notre pays ? Nous devons continuer à débattre
 de tout sans tabou et évitons  le raccourci de division ou de tribu.  J’ose croire que vous avez compris la pensée de Mme Emma Bonino. Si non, pourquoi le congolais pour se parler avec besoin d’un facilitateur au dialogue congolais
à Sun city.


Pour nôtre compatriote Kula, la soirée officielle organisée par l’ambassade du Congo en Ouganda, aurait dû
 se dérouler au  Lido de Paris.


Je ne suis pas contre Meje30 d’ailleurs, je ne la condamne pas. Mais elle doit savoir qu’elle ne peut pas
empêcher  les spectateurs de prendre de photos. S’il y a un coupable à blâmer,  c’est Mr l’ambassadeur.
Car une chose pareille ne pourrait se dérouler dans aucune ambassade au monde sauf au Congo.


Les congolais doivent apprendre à débattre pour obliger le soi-disant politicien de faire la
même.



Kula 03/10/2009 09:39


Hypocrisie quand tu nous colle a la peau. En ame et conscience sommes-nous prets a dire a nos filles d'imiter Meje 30 sous pretexte que c'est artistique ?

Faisons la part des choses et arretons avec des comparaisons boiteuses qui franchement fait sourire...et ne mettent pas les choses dans leur contexte.

A ce que l'on sache, Dynastie Mutshashi n'animait pas une soiree autour d'un feu de bois au fin fond d'un bled ou autour d'une piscine pour nous dire qu'au village on danse nu ou filles et garcons
se lavent ensemble etc...  

Faut-il vraiment etre ethnologue, sociologue, juriste ou que sais je pour faire la part des choses ou les comprendre, bandeko ou est donc passe le bon sens ?

Puisque vous voulez tout ramener a l'Occident ok, parlons-en alors...

Connaissez-vous Le Lido a Paris ?
Si oui, alors est-ce que la-bas on aurait permis a Meje 30 de s'exhiber de la sorte ?

Pourquoi dans une societe ou le nu est banalise, on interdit a la Miss France ou USA de faire des photos de nu on va meme lui retirer son titre si jamais on decouvre des photos douteuses ????

Arretons de confondre les choses. Si certaines mauvaises langues disent que la Democratie ou la Liberte est un luxe pour le 1/3 Monde c'est parce qu'ils nous lisent et observent notre comportement
face aux choses quotidiennes pourtant simples mais qui nous depassent...

 




Jean-Pierre 03/10/2009 08:18



@ Messager:


Votre argumentaire est implacable, imparable et d’une grande sagesse. Je ne vais
pas continuer cet échange avec vous, dont le grand travail culturel fait notre fierté à tous. Comme le dit si bien notre frère MANU, je suis certainement la dernière personne à venir ici
« troubler la paisible entente et complicité qui règne entre nous ». C’est une affaire triste, certes, mais que nous devons dépasser. Les implications judiciaires possibles ne
concerneront que les personnes que vous aurez fraternellement avisées — dont moi-même d’ailleurs. Mes excuses donc, si dans cette affaire je vous aurais involontairement froissé.   



MANU 03/10/2009 03:16


MANU@ANACLET ET AUTRES BLOGUEURS,

Nous consacrons beaucoup de temps et d'énergie pour contribuer à cette aventure oh combien louable, blog mboka mosika; qui dans son esprit, nous rassemble tous. Que cette fille, la Méjé 30 de
triste notorieté ne vienne troubler la paisible entente et complicité qui règne entre nous. Cette discussion croyez-moi, commence à prendre une tournure ethno-régionaliste entre les
balubas d'un camps et le reste du monde. Or, au cas ou vous l'aurez oublié, mboka mosika a pour finalité de nous rapprocher et non de nous diviser.
Dans le Messager présent, la fibre ethnique a parlé et faisons fi de cette maladresse car le Messager habituel est loin d'être expansif.
Qu'on se le dise!

MANU.


anaclet 03/10/2009 02:55


Qui ne pourrait ben aucun cas être unique


MANU 03/10/2009 02:50


Cher Messager,
vous y allez très fort là! Nous sommes à l'aunes du 3è millénaire et votre reflexion ne cadre pas avec le décor actuel. J'ai l'impression de lire la bible où il est écrit/ ne vous conformer point
au siècle présent. Qui vous parle des relations de consanguinité? Nous connaissons tous les interdits sur le sexe existant aux 2 kasaïs. Est-ce pour calmer l'attrait qu'a la femme sur
le sexe? ou tout simplement le machisme de l'homme comme le fait d'interdir aux femmes de manger la bonne viande?entre les tshibawus et autres attitudes anthropiques que vous
brandissez avec fierté, àcôté, les talibans sont des gentils garçons. Votre réaction annihile l'effort des feministes pour s'affranchir de la suprématie masculine. Non, cher ami! la nudité
pour nous autres bantous est ce qui est de plus naturel. Elle est(nudité) devenue contestable à la venue du christianisme dans nos moeurs. Je ne peux prétendre mieux connaitre l'arrière Pays,
mais ce qui est sûr, cher Messager, la nudité n'a de l'importance qu'aux yeux de celui qui mal y pense. Nous pensons la même chose, mais nous ne tirons pas la même conclusion, au risque d'aboutir à
une aporie.
Nous évoquons aussi la même révendication sur l'authenticité de l'homme noir et non ce que les autres voudront que nous soyons, avec deux personnages différents. Vous voyez Cher Messager, il y
a que peu de chose qui nous sépare.
Il est 2h45 et je suis sûr que vous ne dormez pas, moi je tire ma révérence et vous souhaite des beaux rêves au village.

AMICALEMENT VÔTRE,
MANU.


Papatoto 03/10/2009 02:41



Messager


Dans un lieu public, une vedette de la danse Mutuashi peut être photographiée sans qu’on demande son
consentement. Si cette femme dansait dans sa maison ou dans sa salle de bain. Dans ce cas, il  s’agit d’un lieu privé. L’image du  sein de Janet Jackson  était  aussi publiée dans plusieurs sites dans
 le monde entier.  Et pour tant, Janet Jackson habite un pays qui est le champion du monde en toute
catégorie pour ce qui concerne les procès. Pourquoi elle avait refusé de porte plainte ou demander le retrait de cette image dans tous les sites des Etats-Unis ? Les spectateurs qui
assistent à un match de tennis ou de football et qui photographient  les joueurs à leur insu. Ces spectateurs sont –ils condamnables ? Pourquoi
ces spectateurs n’ont jamais été inquiétés. Et pourquoi certaines joueuses n’ont jamais aussi porté plainte de leurs photos qui continuent à circuler sur l’internet ?


Par contre une personne qui vendrait les photos de la bombe meje30 enfreindrait la loi.


Je suis persuadé que la bombe Meje30 était consciente de son geste prémédite. A mon avis , la plainte de
cette femme sera classée sans classer sans suite dans le pays ou l’état existe encore.


 Nous habitons dans des états où il y a aussi la jurisprudence,
cette dernière estime qu’il n’y a pas eu violation de la vie privée dans le cas de la bombe  Meje 30 . Si le blog mbokamosika était au Congo dans ce
cas, il y a vraiment risque de poursuites pénales car la justice congolaise fonctionne à géométrie variable.



anaclet 03/10/2009 01:48


Je crois que c'est une plaisanterie.
je ne crois pas que nous ayons affaire ici au messager habituel. Le nous utilisé par notre interlocuteur laisse penser qu'il existerait une équipe des messagers. Je n'ai aucune objection à faire
pour cela. 
Le ton qu'affiche le messager présent est empreint de mépris et de suffisance. Une préciosité dégoûtante dans le langage fonde en moi beaucoup de regrets. Je pense sincèrement m'instruire ici
même si ce n'est pas l'université. traiter les autres avec aussi peu d'égard et avec moins de talent me déconcerte terriblement.
L'Italie est le berceau de la civilisation judéo-chrétienne qui est tout aussi la nôtre. La tradition,c'est une curiosité,un folklore surtout chez nous en Afrique. Partout où elle s'exprime on
note l'arriération à tous les niveaux. 
Si le messager dont je devine est bien celui qui nous tance avec maladresse et dans un langage"hermétique" pour ne pas dire incompréhensible,cela me désolerait encore plus parce que c'est
celui qui nous abreuve ici avec cette culture traditionnelle imbue de superstition qui ne pourrait en aucun cas unique. Nous sommes nous congolais un peuple aux deux cent cinquante culture si ce
n'est six cent-cinquante. Qui peut manquer de modestie ici et déclarer solennellement ce qu'est la culture congolaise. Les belges qui ont essayé de fabriquer quatre pôle culturelle
ont en réalité échoué car cela s'est avéré un vernis qui s'est d'ailleurs écaillé depuis l'indépendance. 
Il faut beaucoup de talent pour servir d'aiguillon à une société aussi difficile que la nôtre. L'insulte ne confère aucune reconnaissance. On ne fait pas de reproche aux autres en les
insultant et surtout pas avec un texte dont j'ai du mal à suivre la trame. Quand on vous respecte il faut essayer à votre tour de respecter les autres. Je voudrais que l'on reprenne mon texte
reproduit ci-dessous et de me dire par rapport à votre texte à vous et dans une langue lisible à quoi vos phrases correspondent-elles à ce que j'ai écrit. Rien que la première phrase
je ne la comprends pas.


Voici mon texte,dites moi ce qui a provoqué votre ire vis-à-vis de moi:


Au nom de la morale on peut aussi prendre fait et cause pour une victime. On voit ici s'exprimer le machisme de l'homme mâle africain qui n'a que peu de considération pour la gent féminine. je
généralise évidemment. On me dit que les balubas disent que les femmes sont des animaux. Tout cela est imagé bien sûr. On veut sûrement dire qu'ils infantilisent les femmes.Mais c'est ancré
dans la tradition. une tradition immuable correspond-elle à quelque chose? Aujourd'hui à quoi correspondrait réellement la tradition? Lorsque nous distribuons le couvert à table en évitant
soigneusement de partager la même écuelle,dérogeons-nous à la tradition ou tout simplement manifestons-nous une évolution dans nos us et coutumes?
j'aimerai que l'on définisse la coutume congolaise qui refuse la défense à une victime en la condamnant alors même qu'il est avéré qu'elle fait l'objet d'une machination.  Personne
ne soutient la publication de la photo.Il me semble que la majorité condamne tshiala Muana qui n'a rien à voir dans l'affaire et la jeune chanteuse qui elle est une victime.
Les représentations artistiques de la nudité comme on peut le voir dans les musées et même sur la place publique s'expriment en dehors de toute obscénité. On sait oh
combien l'Italie est réligieuse et pudique. La représentation de la nudité existe aussi dans l'art africain mais ce n'est pa notre propos. Personnellement je refuse la criminalisation de cette
photo au détriment de la seule victime qui est la jeune artiste. C'est son image qui est violée. Le droit congolais qui est sophistiqué dans le texte n'a pas oublié le droit à l'image je
l'espère.
Il faut faire en sorte que le mot tradition ne soit pas péjoratif. Quand ce n'est pas moderne on dit souvent que c'est traditionnel. 


La tradition n'interdit pas le respect des autres. La tradition n'interdit pas de défendre une innocente fût-elle muluba. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi les balubas se sentent-ils
blaissés pour un acte somme toute involontaire qui vise à saboter la sortie du nouveau CD de Tshiala Muana.
Les balubas sacralise la nudité! On aura tout entendu pour défendre rien du tout puisqu'il n'y a rien à à défendre. Les balubas ont mieux à faire,j'en suis convaincu.
J'ai une photo que j'ai clonée sur le site Mboka mosika,ainsi il n'y a aucune crainte sur les droits à respecter.

 


Cette oeuvre qui n'est qu'un travail artistique démontre que la perception de la nudité n'est pas entrevu comme une vulgarité. Nous ne sommes pas là dans l'obscénité. Cet objet qui est très
beau comme des milliers d'autres que l'on trouve dans des grands musées au monde,on ne l'habillait pas lorsqu'il remplissait son usage habituel. A vous entendre les leçons d'anatomie serait à
proscrire dès lors qu'on abordait les organes génitaux.
Je le redis encore,personne ne veut absolument  présenter des photos de nu ici. O n a essayé de défendre une victime. Moi personnellement je ne comprends pas qu'on accable une victime.
    


Crispin-Régis Lukoki 02/10/2009 20:17


Précisions à Messager.

Laissez moi cher Messager,apporter quelques précisions sur mes interventions dans le cas Méjé30.
1º Le refus de publier les imâges,n´est qu´une décision juste que je n´ai jamais mise en cause.Il n´y a aucun passage où je critique ce fait dans mes interventions.Et comme vous le savez bien,on ne
peut pas prendre le risque d´émettre son point de vu,sans connaître le sujet sur lequel il faut opiner.
2º Connaissant bien le milieu musical et son contour,j´étais obligé à ne pas mélanger nos coutumes et moeurs,aux eccès du show business qui parfois,sont le déclin même de l´artiste.Comme dans toute
organisation,l´entreprise musicale a aussi sa structure et ses propres normes de gestion.Raison pour laquelle j´ai fait référence au Producteur,Manager et Tshala muana qui,obligatoirement
son sensés être les organisateurs de la vie artistique de Méjé30,j´ai bien dit "VIE ARTISTIQUE" et pas vie privée.
3º Après avoir parcouru quelques milieux de la presse congolaise,j´avais appris que le Manager et Tshala muana,niaient catégoriquement l´éxistence de tel  comportement et que,les imâges
étaient truquées par des gens de mauvaise foi.Certes,j´avais citer ce fait dans mon intervention,tout en invitant le Producteur à prendre des mesures judiciaires si cela était vrai.Mais,cette
proposition n´a rien à voir avec Mboka mosika.
4º Concernant la nudité,j´ai parlé de cette pratique,comme chose normale et parfois due à des motifs purement spirituels.J´ai cité entre autres,les bains collectifs jusqu´à un certain âge,et
je crois avoir dit 14 ans,car après cet âge,l´adolescent,par ses propres convictions,abandonne irrévocablement cette pratique qu´il trouvait,poutant normale.Nous savons tous,comme Bantous que
nous sommes,qu´il y a des situations dans lesquelles;la nudité est toléré et,il y en a qui n´en tolèrent pas.Ceux qui parmi nous ont un certain âges,savent bien qu´il y a des cérémonies de
bénédiction où par coutume,le parent nu procède à la bénédiction de sa fille ou de son fils.Ici, les fils ne sont pas nus,et,pendant que le parent est nu,le fils ne peut pas regarder
ce dernier.Il en est de même pour maudire quelqu´un,comme dans les célébrations des Mapasa(jumeaux),naissance et mort.Mais ceci,est loin d´être une éxibition de sexe.Donc,nous avons des cas de
nudisme dans notre société,mais dans des circonstances bien précises.Je crois avoir cité ces cas,après avoir vu des imâges du Congo-Belge des années 1940 ou avant.J´avais bien insisté à ne pas
confondre,le nudisme attribué aux coutumes avec le cas de Méjé30.Souvenez-vous que jái toujours dit que Méjé n´était pas du tout nue.
Pour finir,mes précisions sur l´usage et la participation au Blog.Pendant les premières heures du cas Méjé,quelqu´un parmi les blogeurs voulait dire qu´il lui semblait que,sur ce blog,on voulait
imposer ses idées aux autres.Dans mon intervention précédante,jávais fait allusion à ce passage,en m´adressant à la personne qui avait fait dite déclaration et pas à l´administrateur du
 Blog.A notre âge,et avec notre éxpérience,l´imposition des idées n´a plus d´effet possible.
Salut à
tous.