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Publié par Messager

 


Chères blogeuses et chers blogueurs,

 

En dépit des critiques véhémentes faites par certains et à la lumière des fréquences des interventions recueillies sur le sujet intitulé : Le cas de la chanteuse MEJE 30, l’obligation est pour nous de demander à chaque blogueuse et blogueur de Mbokamosika de recourir le plus souvent à l’éthique de la responsabilité.

Ce recours doit être fait sans pour autant confondre la culture moderne à laquelle appartient l’éthique et la culture nature, mère de la morale. En d’autres termes, l’éthique fait appel à la culture du comportement et à la  conscience sur les mœurs. Par ailleurs, la morale a pour vocation d’adapter la tradition au comportement, les habitudes aux mœurs. Ceci dit, chacun de nous, doit être conscient que l’éthique de la responsabilité doit être fondée sur la responsabilité individuelle de chacun vis-à-vis de sa participation au blog  Mbokamosika et à l’ensemble du genre humain qui constitue notre blog. C’est justement, la prise de conscience de cette responsabilité qui nous permet de mieux entrevoir les libertés et l’ordre nécessaire à la justice.

Dans le même ordre d’idées, rappelons que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 dans son Art. 11, stipule ce qui suit :

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

La Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen du 10 décembre 1948

Article  19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.  

Aussi bien qu’elle garantit la liberté d’opinion et d’expression (parler, écrire, publier, imprimer librement), elle en définit aussi les limites dans l’article 14

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

En termes simples, cette liberté d’opinion et de s’exprimer trouve ses limites dans  l’atteinte à la vie personnelle et privée ; à l’image ; à l’honneur et à la dignité de toute personne. Donc, le fait même de véhiculer une image montrant la nudité ou une partie de la nudité d’une personne, sans son autorisation ou son consentement, est contraire aux modes d’opinion et de libre expression. Sinon, de quel droit, peut-on se permettre de diffuser ses images ? Quand les autres sortent du musée une peinture en comparatif avec une présumée atteinte à la dignité et à l’honneur humaine, n’est-ce pas là, une interprétation singulière, réductrice et erronée de la notion de la liberté d’opinion et d’expression ? Est-il nécessaire de la claironnée quand on ne la comprend pas ?

Essayons une fois de nous mettre à la place de la personne présumée victime de la violation de la vie privée, de l’atteinte à l’honneur et à la dignité. Maintenant, quel sentiment peu avoir MEJE 30 en sachant que sa nudité ou une partie de sa nudité circule impunément sur les sites internet parce que quelqu’un à pris des clichées volées ? Quel rapport existe-il entre ces clichées et la libre opinion et expression ? En quoi est-ce que ces clichées justifient-elles notre libre opinion et expression ?

Si nous pouvons démontrer que ces clichées constituent une grave  violation à l’honneur et à la dignité de la personne de MEJE 30,  en revanche, ceux qui pensent le contraire en soutenant que  leur diffusion constitue en sois une liberté d’opinion et d’expression, ne peuvent en aucun cas, s’appuyer sur les textes légales pour justifier une pareille absurdité et, prendre conscience de toutes les conséquences judiciaires qui en découleront au cas où une plainte serait déposée. Rappelons que la loi est réfléchie comme organisatrice de la société.  Dans ce sens, elle contraint la liberté naturelle de la personne humaine et la fantaisie de son désir en traçant donc une limite à son action : qu'elle soit juridique ou autres.

Illustrons encore en nous fondant sur les textes juridiques :

La Convention européenne des droits de l'homme, Conseil de l’Europe de 1950

Article 10 §2

L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire.

Le Pacte relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966

Article 19

1. Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.

2. Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.

3. L’exercice des libertés prévues au paragraphe 2 du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires :

a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui ;

b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.

Les références mentionnées ci-dessus nous servent des garde-fous à une autogestion souvent déficiente de certains individus. C’est la raison même du bien-fondé d’une organisation judicaire. Cette dernière divise les exceptions au principe de la liberté d’opinion et d’expression en deux groupes : La protection des personnes, des groupes et des valeurs (le libelle et la diffamation « le libelle diffamatoire », la réputation, la dignité ; la pornographie « spécialement enfantine » ; la propagande haineuse) et  La protection de l'Etat (la sécurité publique ; la sécurité politique ; la sécurité nationale).

En tout état de cause, Mbokamosika demeure un espace promotionnel de la mémoire collective de la République Démocratique du Congo. Son raisonnement lui garde de porter un quelconque jugement de valeur sur les éléments culturels d’une civilisation donnée du fait de l’aspect différentiel des civilisations. La mémoire collective congolaise fait partie de la civilisation négro-africaine, spécialement bantou : « nous voulons être nous-mêmes et, non ce que les autres voudraient que nous soyons! » disait le professeur Auguste Mabika Kalanda. Il en est ainsi pour nos mœurs et traditions car elles sont différences selon les sociétés.

Notons aussi qu’il est troublant d’entendre certaines déclarations faites par les défenseurs d’une certaine liberté vécue aux Etats Unis d’Amérique, qui omettent de souligner que les Etats Unis sont une nation puritaine : les télévisions américaines font de la censure positive en supprimant les vocables vulgaires ; en brouillant les parties intimes des personnes physiques ; etc.  Ce puritanisme est aussi observé sur les plages américaines par une obligation morale scrupuleuse de port des maillots de bain deux pièces pour les petites filles qui n’ont même pas l’âge d’avoir les seins.

Nonobstant les différences subsistantes, notre Blog reste fidele à sa ligne et ne désapprouve nullement l’intérêt public de toute utilisation d’images dans un but éducatif, culturel, didactique, scientifique, critique, médical et historique tout en mentionnant la source, le titre et le nom de l’auteur de l’image. Ainsi, nous recommandons vivement à chaque blogueuse et blogueur de lire le contenu du lien suivant : FAQ de l'affaire Altern/Estelle Halliday, sur l’affaire Estelle Hallyday contre Altern B. Un cas édifiant de la responsabilité pénale relative à une atteinte intolérable à l'intimité de la vie privée et au droit de chacun sur son image.

 

Cordialement,

 

Messager

 

Administrateur du blog Mbokamosika 
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salazaku 25/10/2009 05:19



Pourquoi ce long discours inutile....qui lui a volé ces images elle était bien debout sur la scene et elle voyait celui ou celle qui photographiait dans un lieu publique et elle n était pas
dans sa salle de bain...les papparazi portent ils atteinte a la liberté des stars...la vie publique a ses conséquences...Meje30 ne s imaginait pas que ces photos feraient la une sur le net et que
nous congolais en prendriont connaissance...100% pixel originale et non du photoshop



Crispin-Régis Lukoki 01/10/2009 17:55


Chers compatriotes,pourquoi parler de nudité,quand Méjé n´est pas montée nue sur scène?Sauf qu´il y aient d´autres imâges,on a pas vu une Méjé nue sur scène.Cela prouve que nous nous jettons des
pierres,avant d´analyser les faits qui nous ont conduit à cette situation.Nous devons savoir que Méjé doit avoir des indications précises de la part de ses producteurs en tout ce qui concerne sa
présentation et son comportement,bien que sur scène,on est parfois obligé à improviser.J´insiste que nous ne devons pas comparer ce cas avec:les peintures sur la nudité,nos coutumes et moeurs,Carla
Bruni,Madonna,les spectacles pornos,les plages nudistes etc...
Nous avons ici un cas concrêt qui a ses pros et ses contres,qui ne doit pas nous emmener à mettre en cause les moeurs et coutumes de l´ensemble de notre Pays.
1º Après plus de 20 ans de carrière musicale,c´est aujourd´hui qu´on découvre le caractère porno de ce fameux groupe?
2º Méjé n´a pas su gérer son pouvoir d´attraction.Je crois qu´elle ne pensait pas arriver jusque là,et les choses ont mal tourné.Je lui demande prudence pour ne plus revenir à cette
situation.
3º Nos coutumes ne sont ni meilleures ni pires que celles des autres,alors il est de notre devoir,sauvegarder les bonnes de chez-nous que nous pouvons aussi enrichir avec les bonnes coutumes
d´ailleurs.
4º Concernant les Fatwas,si je me rappelle bien,il n´y a que la famille et selon les cas,les chefs coutumier qui ont la faculté de son usage.
5º Les accusations versées sur ce blog à propos du cas Méjé,ne sont que le  reflet de notre indignation selon la position des uns ou des autres,et je ne crois pas que depuis ce blog,on peut
nous imposer une idéologie quelconque.
Une sensation personnel:Je crois que la petite Méjé doit bannir ce mauvais fan et l´imâge même.             


MANU 01/10/2009 12:59


Mon Jean-Pierre,
il est sûr qu'actuellement il ne faut pas te brouiller avec les congolais au risque de voir votre nudité remplir les écrans et votre vie privée jetée en pature grâce à la nouvelle
technologie. Malu-Malu, Colette tshomba. A qui le tour? Cette triste série est loin de prendre fin.
Peut-être qu'avec ce nouveau mode de vie, le Congolais sera moins exubérant.
Surveillons nos arrières.


Jean-Pierre 01/10/2009 00:07



A mon frère Papapato:


Qu’on ne s’étonne pas du mensonge de Tshala Mwana quand on sait la barbarie dont
sont capables les Congolais de la diaspora. Dois-je rappeler ici le tabassage en règle à Londres du député Yves Kisombe dont le seul crime est d’avoir exercé son droit démocratique individuel du
changement de parti politique ? Avec des fatwas tribalo-politiques sur Tshala Mwana et Méjé 30 qui circulent sur l’Internet, ces deux chanteuses ont bien le droit de se parer du mensonge. Je
rappelle ici aussi le fait que le respect pour la femme que ces patriotes tribalo-politiques claironnent est une manifestation flagrante de leur non-respect pour la femme. Ces soi-disant
patriotes violeraient la femme congolaise à la première occasion. Je rappelle ici deux faits de viol massif de citoyennes congolaises lors de mon séjour à Kinshasa en juillet 2006 au cours de la
campagne électorale présidentielle. Le 26 juillet 2006, des patriotes autoproclamés sont descendus sur les bureaux de la HAM pour les saccager. Il s’y trouvait malheureusement une citoyenne
employée de la HAM : toute la masse des patriotes l’a violée ! On a vu à la télé cette femme sur une civière en train d’être évacuée sur l’Afrique du sud pour soins médicaux. Le même
jour, après ce saccage, et avant le saccage de la Samba Playa de Werrason, les mêmes patriotes sont descendus sur l’église de Sony Kafuta. Il s’y trouvait quelques femmes du groupe « Filles
de Sarah » qui étaient en retraite de prière. Même viol massif par des patriotes qui veulent aujourd’hui peut-être violer Méjé 30 et Tshala Mwana !... Et pour ceux qui prétendent que
les femmes Baluba ne se dénudent pas en public, comment expliqueraient-ils qu’au cours de la même année 2006, l’UDPS lançait dans les rues de Kinshasa des centaines de femmes Luba NUES pour
soi-disant « maudire » Joseph Kabila ?


 



MANU 30/09/2009 23:38



Cher Messager,
je vous trouve un peu court dans vos explications des textes légaux. je soulignerai tout simplement que le fait de vivre avec les occidentaux ne voile pas notre façon de vivre. Vous avez bien
citer le passage du discours de Mobutu à nsele sur l'authenticité en donnant raison à ceux qui condamnent votre refus de divulguer les photos compromettantes. Restons dans le cadre de la culture
congolaise, et Méjé 30 dans son éxubérance, bien qu'ayant eu à porter une tenue moderne n'a pas dérogé à la règle folklorique, celle de ne pas porter de culotte. Nous savons tous que les
petites culottes ne sont pas une invention congolaise. La nuit tombée dans nos villages, au rythme des tam tam accopagnant les danseuses de mutuashi, mettent-elles des
petites culottes? Méjé 30 n'a fait que respecter la tradition qui consiste à ne rien cacher et sa nudité pose problème aux esprits tordus. 



Oka 30/09/2009 23:14


Les yeux sont faits pour voir ce qui a à admirer.
Carla Bruni a posé nu; toute la publicité en France,
sagissant même d'un yaourt, on voit les nus.
Tout ce qui est nu est naturel; donc on ne fait que
la pub de Mejé 30 qui aujourd'hui est en train de
battre à l'audimat sa rivale Cindy le Coeur.
Abbé Malu Malu et Colette Tshomba ont connu
aussi cette déferlante sur le net.
Congolais, arrêtons la distraction!


Papatoto 30/09/2009 22:04



Est-ce que les photos de Meje30  étaient trafiquées ?


Si nous répondons oui à cette question, cela reviendrait à dire que l’organisateur de cette manifestation
avait pris des photos et ces dernières étaient trafiquées. Secundo, ces photos étaient trafiquées par le saint Esprit ou par une boule de cristal Si l’organisateur (producteur) peut nous donner
le nom du serveur web (internet) où ses photos de trafiquées (hackées)


Vraiment, le producteur  raconte n’importe quoi, c’est une
fuite en avant. Ce producteur  n’est pas à son premier coup d’essai, il avait aussi prétendu que la reine Elisabeth Tshala Muana était agressée en
France.


Je souhaiterai que ce producteur nous fournisse  des preuves
tangibles qui prouvent  que MEJE 30 était victime de la cybercriminalité.


En outre, dans un lieu public, il n’est pas interdit de prendre
de photo.


Par exemple, au tournoi de tennis de Wimbledon, une fois une
femme traversait le terrain (de tennis) en courant en tenue d’Adam et Eve, un homme avait aussi fait pareil. Les spectateurs avaient pris des photos. Certaines photos se sont retrouvées sur
l’internet.



Jean-Pierre 30/09/2009 20:30



Messager :


Grand merci pour ces deux développements : 1) le rappel de la loi et 2) la
protection de la personne de chanteuse Méjé 30. Que nous dit la loi sur la localisation du crime ? Un crime n’a jamais lieu dans le vide, il se commet dans un lieu précis. Or, les faits
dans ce cas ont eu lieu à Kampala, en Ouganda, où il y a une police judiciaire qui devait déterminer si crime il y a eu ou non. Je m’étonne que les frasques de Méjé aient eu une telle
répercussion au Congo et dans la diaspora congolaise… Le Code Pénal congolais, dans sa Section IV qui traite des outrages publics aux bonnes mœurs stipule dans son Article 175 : « Quiconque aura exposé, vendu ou distribué des chansons, pamphlets ou autres écrits, imprimés ou non, des figures, images, emblèmes ou autres objets
contraires aux bonnes mœurs, sera condamné à une servitude pénale de huit jours à un an et à une amende de vingt-cinq à mille zaïres ou à l'une de ces peines seulement » (la conversion
en Francs Congolais étant le fait du tribunal). Mais l’Article 177 stipule aussi : « Ne sont pas punissables les faits prévus par les deux
articles précédents si, à raison des circonstances dans lesquelles ils ont été commis, ils ne peuvent avoir pour effet de corrompre les mœurs ». Ce qui pourrait ainsi s’appliquer ici à
Méjé 30 (et par ricochet a moi) dont l’intention n’était nullement de faire prendre et de distribuer ces images.


J’ai aussi lu attentivement la FAQ de l’Affaire Altern/Estelle Halliday qui ne
peut s’appliquer à moi dans ce cas précis pour ces deux raisons : 1) Méjé 30 est une figure publique et 2) Je l’ai traitée avec toute la dignité possible en montrant qu’on est dans la
culture congolaise en présence de deux poids deux mesures qui en dit long sur la petite place de la femme en RDC : a) on libère prématurément un monstre psychopathe pédophile violeur comme
Evoloko, un prédateur sexuel qui pourrait récidiver (les psychologues nous disent que les pédophiles ne guérissent jamais), dans la liesse générale et avec cortège motorisé ; et b) on cloue
au pilori une chanteuse dont la brève nudité a été photographiée à son insu et sans son autorisation comme bien notée dans votre note éditoriale.



anaclet 30/09/2009 19:36


Au nom de la morale on peut aussi prendre fait et cause pour une victime. On voit ici s'exprimer le machisme de l'homme mâle africain qui n'a que peu de considération pour la gent féminine. je
généralise évidemment. On me dit que les balubas disent que les femmes sont des animaux. Tout cela est imagé bien sûr. On veut sûrement dire qu'ils infantilisent les femme.Mais c'est ancré
dans la tradition. une tradition immuable correspond-elle à quelque chose? Aujourd'hui à quoi correspondrait réellement la tradition? Lorsque nous distribuons le couvert à table en évitant
soigneusement de partager la même écuelle,dérogeons-nous à la tradition ou tout simplement manifestons-nous une évolution dans nos us et coutumes?
j'aimerai que l'on définisse la coutume congolaise qui refuse la défense à une victime en la condamnant alors même qu'il est avéré qu'elle fait l'objet d'une machination.  Personne
ne soutient la publication de la photo.Il me semble que la majorité condamne tshiala Muana qui n'a rien à voir dans l'affaire et la jeune chanteuse qui elle est une victime.
Les représentations artistiques de la nudité comme on peut le voir dans les musées et même sur la place publique s'expriment en déhors de toute obscénité. On sait oh
combien l'Italie est réligieuse et pudique. La représentation de la nudité existe aussi dans l'art africain mais ce n'est pa notre propos. Personellement je refuse la criminalisation de cette photo
au détriment de la seule victime qui est la jeune artiste. C'est son image qui est violée. Le droit congolais qui est sophistiqué dans le texte n'a pas oublié le droit à l'image je l'espère.
Il faut faire en sorte que le mot tradition ne soit pas péjoratif. Quand ce n'est pas moderne on dit souvent que c'est traditionnel.  


Crispin-Régis Lukoki 30/09/2009 18:36


Chers Bandeko,nous nous trouvons ici,devant un cas bien spécial et complexe.Il y a beaucoup des choses qu´il faut analyser avant de prendre une décision concrête.
1º- Nous avons des déclarations dans lesquelles,Tshala muana et son manager
nient tel comportement de la part de la petite.Ce qui veut dire que l´image est truquée.Si cela est vrai,la victime peut recourir à la justice avec toutes les garanties possibles.

2º-D´autre part,ily a des declarations dans lesquelles,la même source veut justifier le fait comme pratique normale dans la culture Luba.C´est ici où commence la confusion totale.Dans ce cas
précis,nous avons les situations suivantes à prendre en considération:

a) Il nous faut chercher à savoir si les choses se sont déroulées dans un cadre privé ou dans un endroit public avec entrée.Et encore,il faut savoir si dans le contrat de l´artiste,il y
a  interdiction d´accès aux caméras photographiques sur le lieu du concert.Si cela existe,la chanteuse à droit  a une indémnisation de la
part de l´organisateur.

b) N´oublions pas que l´Artiste,comme personnage public est obligé de veiller sur son image tant que responsable de ses actes.De la même manière qu´elle bénéficie des éloges et de la publicité
gratuitement,elle doit s´attendre aussi à des situations à l´inverse.Ici,peut intervenir aussi l´intention de la personne qui a eu l´idée de publier les images.Si cette dernière peut arriver à
prouver,qu´il l´a fait par amour à son Idole,avec l´intention innocente de glorifier cet insupérable personnage qu´il l´est comme un Dieu,la chose peut conclure avec une petite
somme,comme ammende pour le Super Fan.

Dans tout ça,c´est Tshala muana qui perd.On veut dire qu´elle est en train de profiter de la jeunesse et du talent de MEJE 30 pour ainsi maquiller,le début de la fin de sa jeunesse qui s´annonce
irrévocable.Personnellement,je crois que par son éxpérience,Tshala muana devrait orienter et superviser le comportement sur scène,de ce précieux bijou qu´est la Petite Méjé 30.Dans cette
carrière,on apprend continuellement et sans cesse.Avec quelques années sur scène,on a encore beaucoup à
apprendre.