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Publié par Messager

Merci infiniment pour cet article et les photos des anciens de Zaiko se réunissant pour célébrer la libération d’Evoloko, il y a là quelque chose de profondément humain qu’on n’a pas l’habitude de voir chez nos artistes musiciens qui prennent plutôt plaisir à se crêper le chignon. C’est peut-être la preuve qu’ils reconnaissent, avec moi, que c’est probablement l’artiste le plus doué de sa génération. D’ailleurs, je m’apprêtais personnellement à écrire une lettre ouverte pour demander sa libération, sans nier l’acte abominable qu’il avait commis et pour lequel il purgeait une peine de dix ans de prison. Je savais pertinemment que cette demande pouvait paraître un peu injuste et décalée aux yeux de certains mais je compatis toujours avec la famille de la victime à laquelle j’aurais fait beaucoup de place si j’avais écrit la lettre en question. Maintenant que la décision a été prise et exécutée, voici
les raisons qui auraient pu motiver cette demande.   
Le pays n’est plus ce qu’il était. Tout ou presque a foutu le camp. Dans le pays de Kotazo et autres chansons et animations du même acabit, de ces émissions de télévision congolaise où la palme est remise au mieux-disant impudique, ce serait trop demander aux parents que de discipliner leurs enfants selon les normes des années 60 ou 70 par exemple. A cette époque-là, c’est-à-dire l’époque de Biki de Dalienst, un garçon avait le droit de demander la main d’une fille mais à une double condition : qu’elle ne soit pas mineure et qu’elle ait fini au moins son secondaire. C’était un savoir partagé par tout le monde et les chansons, le théâtre de chez nous, surtout radiophonique, et les conversations sociales nous le rappelaient sur une base quasi quotidienne. Mais cette époque est bel et bien révolue. Il fallait s’y attendre car ces choses-là passent, pour l’essentiel, par l’éducation et celle-ci est depuis longtemps
le parent très pauvre des politiques de tous les gouvernements congolais depuis plus de deux décennies. Les enfants manquent, par voie de conséquence, l’instruction, le discernement et la capacité de rêver mieux. Quand on fait un tour à Kinshasa, on ne peut pas s’empêcher d’avoir honte, de regretter l’époque où les valeurs guidaient les agissements des uns et des autres et où il n’y avait pas encore cette ruée vers la médiocrité institutionnalisée. Le phénomène Shegué est élevé à un haut degré de normalisation sans que personne ne s’en offusque. Bref, la morale chez nous n’existe plus, elle a déjà foutu le camp et, avec elle, toute la notion de responsabilisation. Les parents et les enfants cohabitent dans une sorte de je-m’en-foutisme déconcertant. Enfermer Evoloko équivalait, à mon avis, à lui faire payer les défaillances et la démission de toute une société, celle-là même qui procède depuis longtemps
par le nivellement par le bas à chaque étape de l’existence. On ne peut pas espérer que l’incarcération médiatisée d’un artiste éduque, à elle seule, la mentalité de ces enfants dont on nie le droit fondamental d’aller à l’école.
Il fallait le libérer. Mais la façon dont cette libération a été mise en scène, théâtralisée et instrumentalisée m’a fait sortir de mes gonds. Même si je la voulais, j’aurais souhaité qu’elle se fasse de manière discrète pour deux raisons. D’abord, l’impression donnée était que cette sortie de prison de l’artiste devait s’accompagner d’une humiliation devant caméras, pour jeter aux chiens ce qui lui restait d’honneur. C’était réussi. Il s’était confondu en excuses, remerciant ipso facto n’importe quel nom qui lui passait par la tête. Il aurait même pu remercier son chien qu’il ne s’en serait même pas rendu compte, tellement cette interview à chaud était d’une loufoquerie ! Ensuite, et c’est plus important, l’acte posé était extrêmement grave et la marche triomphale (voir You Tube) dans une Hummer au toit ouvrant avait quelque chose d’indécent et de contre-productif. Je m’étais mis
pendant une minute à la place de la famille de la victime, une seule minute avait suffi pour que j’aie la nausée. Tous ces gens, Werrason en tête, qui se pavanaient à côté du libéré pour célébrer je ne savais quoi, n’avaient, à mon avis, rien compris à ce que doit être notre rôle sur terre, aux raisons profondes pour lesquelles le Congo était devenu à ce point malade. Rien, et c’est extrêmement triste.

Bellak

Cher Mbokatier Bellak,
je reviens sur votre revolte justifiée pour toute personne sensée être en possession d'un cerveau et qui prend le temps de refléchir; sauf que les acteurs de cette mise en scène n'ont pas pris la mésure de l'impact négatif que causerait leur acte. Sont-ils excusables en soi? ho que si!

Primo
: le devenir d'une fille pour notre société est de procréer. Même pas le mariage qui vient après. Une fille n'a de l'avenir et n'est prise en considération qu'après avoir prouvé sa capacité à traverser les deux épreuves. Raison pour laquelle l'histoire sociétale nous apprendra qu'une fille est mariée dès sa naissance. Ce qui était illustré par une cérémonie culturelle en plantant symboliquement une lance dans la parcelle des parents de la fille et en prononçant des paroles liant la fille à son
futur époux. 

Secundo: l'Africain a le pied dans le 3è millénaire mais la tête à l'âge de pièrre. Nous tendons souvent à copier les lois occidentales tout en restant barbares dans l'acte. Il est vrai que ce genre de rapports intimes n'est pas à encourager, ce type de relations est à dénoncer. Mais que reste à faire pour ne pas franchir le rubicon? quel change pour nos jeunes filles qui ne sont pas à l'abri d'un professeur indélicat dans leur milieu scolaire par des notes sexuellement transmissibles? face aux parents désarmés, impuissants et souvent complices. La seule arme est la moralisation des masses.

Tertio: en créant un précédant, la justice congolaise vient d'ouvrir une brêche où vont s'engouffrer les justiciables. Jurisprudence oblige. Je me demande même si le ministre qui, j'en suis convaincu, en prenant sa décision n'a pas voulu adresser un geste politique discret vers une frange de la population. Que dit le Pésident?

Quatro: Ah! il est loin le temps de la conscientisation des jeunes filles par ce même Evoloko Antho Nickel. Position ya ba vieux, position ya ba mpaka. Quelle réplique vont utiliser les jeunes filles maintenant? puisque le pourfendeur d'ONASSIS s'est brûlé les ailes.

MANU LILO


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MANU 17/09/2009 12:21

Papatoto,la justice au congo, puisque vous voulez mon avis, est comme partout au monde, c'est à dire à plusieurs vitesses. Pour les autres nations éprises de justice, il y a erreur judiciaire, humaine. Chez nous la justice est clairement confisquée par les nantis ou du moins ceux qui ont de quoi graisser la patte par monnaie sonnante et trébuchante. La différence est tellement flagrante que les gouvernants ne jugent même pas nécessaires de maquiller cette injustice.

Crispin-Régis Lukoki 16/09/2009 18:41

Chers frères Manu et Papatoto,je suis complètement d´accord avec votre préoccupation,que je partage aussi.Ici,je crois qu´il est bien question de la protection juridique tant que physique des nos mineurs sans distinction de sexe.Cette protection,est un devoir des parents,des nos autorités et de la société congolaise.Il y a une chose que je n´arrive pas à comprendre;la complicités de toutes les parties dans les mauvaises pratiques vis à vis des mineurs.Les autorités sont premières à condamner,car tout commence par leur mauvaise géstion,voir leur manque de civisme,bien sûr pas généralisé mais que les non-visés n´osent dénoncer,l´absence d´une législation convenable et son application.J´aimerais savoir le nombre des nos mineures,moins de 18 ans qui ont,ou travaillent à la présidence,dans les ministères,sans oublier les milieux écclésiastiques,des compagnies etc...,qui se trouvent obligées à céder aux caprices de leurs patrons.Toutes ces pratiques ont eu un début,et aujourd´hui elles sont devenues monnaie courrante.Il ya aussi quelques parents qui ont trouvé un moyen très facil de survie,dans ce genre de dégénération de l´Etre humain.La tolérance 0 sur la corruption doit être appliquée dans ce cas aussi.La société congolaise est complice par son indifférence.Cette société doit se faire entendre,car grâce aux moyens de communication qui éxistent dans l´actualité,ceci est complètement possible.Les manifestations timides et sans insitance n´amènent nulle part.Il ya beaucoup des choses qui pouvaient changer rien qu´avec des manifestations résponsables du congolais.J´ai vu quelques imâges des mineurs à kinshasa,avec interview à l´appui,dans lesquelles il y avait des fillettes de 13 ans en grossesse et vivant dans des conditions très lamentables.Dans certains passages,la scène se déroulait dans un bar avec de l´alchool à la main.Si je ne me trompe pas,l´accès des mineurs non accompagnés dans les bars à été toujours interdit.Que font nos Bourgmestres?Comme je vous ai dit,je partage vos préoccupations même s´il ya des divergeances. Dans le cas qui nous occupe aujourd´hui,notre compatriote Evoloko avait commis un délit,et,il purgeait sa peine à Makala comme il se doit.Si aujourd´hui Evoloko est en liberté,je le trouve normal car il ne s´agit pas d´une pétition de liberté de sa part,mais plutôt d´une application de la loi.de la part de la justice.Il faudra peut être un changement dans l´application de cette loi,pour les cas de viol en général,et pas involucrer le bénéficieur,qui n´a rien à voir avec la loi.Crispin Lukoki.             

Papatoto 16/09/2009 17:51

J’avais parlé aussi d’une fille mineure dont une association française avait porté plainte contre le Chanteur Jean Luc de Lahaie.
Voici  un autre exemple qui démontre qu’au Congo, il y a une justice à plusieurs vitesses.
Une jeune femme (Jeannette ABIJE) était persécutée pour avoir voulu réclamer la paternité de son enfant qu’elle a eu avec Mr Tolérance Zéro. Cette femme était détenue pendant de longs mois au Centre Pénitencier de Rééducation de Kinshasa (CPRK= prison de Makala).
Ensuite, elle était refugiée momentanément à Brazzaville, actuellement, elle est en Europe.
 Son dossier était suivi à Kinshasa  par les organisations de droits de l’homme : ASADHO et CODHO, à Brazzaville par OCDH. La victime  est obligée de fuir  son bourreau, pourquoi cette injustice ????  Nous voulons aussi connaître la manière dont cette fille avait eu son  enfant. Et surtout, elle avait  quel âge ? Mr Manu, vous pouvez prendre contact avec les organisations de droits de l’homme que j’ai citées ci-haut.  Si cette femme vit encore, c’est grâce la pugnacité de des organisations de droits de l’homme. Alors si nous voulons éradiquer l’impunité au Congo, nous devons commencer par le sommet de l’Etat, le gouvernement, le parlement,.., etc.
Mr Manu,  j’aimerai connaître votre réaction  à propos de la justice congolaise qui est sélective pour le cas de Madame Jeannette ABIJE.

MANU 16/09/2009 16:20

Cher Papatoto,ce qui est déplorable est le parallèle que vous avancez entre une mineure et une adulte. Je l'avais bien souligné, une mineure reste une mineure et les adultes que nous sommes, devons protection à ces jeunes filles quoi qu'en pense. 

Papatoto 16/09/2009 02:20

Mr Manu
Je souhaiterai que vous me montriez un passage dans mes écrits qui exprime la "haine envers les jeunes filles de notre Congo natal ". Il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas écrit. Je vous conseillerai de relire plusieurs fois ce que j’ai écrit. Je suis vraiment contre la pensée unique.

MANU 16/09/2009 00:28

Manu @ Antho Nickel et Papatoto,je ne comprend pas pourquoi cette haine envers les jeunes filles de notre congo natal qui nous le savons tous souffrent de la négligeance de nos dirigeants qui sont incapables de leur offrir un lendemain meilleur. Et les voici clouées sur la potence de l'opprobe et de la cupabilité. Non seulement victimes des viols dont elles font l'objet au quotidien; mais elles sont stigmatisées comme coupables pour avoir été violées par des adultes irresponsables. Je vous rafraîchirai la mémoire du fait qu'un viol sur mineure reste un viol, qu'elle soit concentante ou pas. Vous pensez ne jamais être confronté à cette situation ou une jeune fille vous tente et vous drague? mais, toute raison gardée, vous ne pouvez pas franchir cette limite légale. L'adulte est là pour faire rappeler à la fille mineure qu'il y a interdit. 

Papatoto 12/09/2009 12:45

Chers compatriotes,
Monsieur Evoloko avait été condamné pour le motif de viol sur une jeune fille mineure, il avait écopé une peine de 5ans. Ce monsieur vient d’obtenir une libération conditionnelle, cette dernière est applicable  à tout détenu qui a purgé un quart de sa peine. C’était le cas d’Evoloko, il avait déjà passé 18 mois en prison. Si nous effectuons un petit calcul élémentaire, nous constatons que 5ans = 60 mois et qu’un quart de 60 mois = 15 mois.
Selon la loi congolaise, il devrait être libéré quand il avait déjà accompli 15 mois mais il avait passé 18 mois donc 3 mois de plus. Ca c’est la loi congolaise qui veut ça. Au lieu de continuer de se masturber intellectuellement, il faut changer cette loi pour qu’elle ne s’applique pas au cas d’Evoloko.
Je suis étonné qu’un violeur soit condamné uniquement à 5 ans. Je n’ai pas eu assez à son dossier mais est-il que si Mr Evoloko avait accepté et honoré la transaction financière avec la famille victime, il ne serait pas parti en prison.
Pour mémoire, il y a quelques années passées, le Chanteur Luc de Lahaie était accusé de viol sur une fille mineure par une association. Mais il n’a pas été condamné par la justice française car il y avait de chose vraiment troublante. En résume, la fille mineure avait une carte d’identité qui stipulait qu’elle était majeure, en outre la soirée où ce chanteur (était invité) était privée. Vous savez quand une personne a un petit programme dans sa tête, elle finit par le réaliser. Moralité de cette histoire, cette association était déboutée par la justice française. Je suis contre le viol mais si certain individu utilisé de petite fille pour faire tomber une tierce personne, ça devient l’arnaque. Actuellement à Kinshasa, les femmes sont utilisées par les kuluna pour cambrioler surtout les naïfs qui viennent de l’Europe.
A propos, toujours de viol,la même chose s’était passé aux Etats-Unis ou une femme avait jeté son dévolu sur un Kennedy (à l’époque un étudiant en Médecine). Cette fille avait fait connaissance avec le fils Kennedy dans une soirée et ce jeune homme avait passé la nuit chez elle. Quelque jour après la fille avait déposé plainte qu’elle était violée. Le fils Kennedy était arrêté et libéré après avoir versé une caution de 100.000$. Cette fille avait donné beaucoup d’interviews en pleurnichant, elle était devenu le chou-chou de média. Mais hélas pour elle, un journaliste d’investigation de Washington Post avait fouiné dans se dossier pour trouver des photos compromettantes pour cette fille qui faisait du business pour être poli. Ce journaliste l’avait interviewé  et  cette dernière ne savait pas qu’il y avait une camera cachée qui filmait cet entretien. Le journaliste lui avait montré des photos de son business, cette fille avait mordu ce journaliste car elle voulait déchirer ces photos. Cette affaire avait montré que c’était un piège qu’elle avait tendu au fils Kennedy. Pour la petite histoire, elle fut déboutée par le grand jury toujours en pleurnichant mais cette fois-ci, elle avait caché son visage car nous ne voyons que son ombre à la télévision.
Nous ne devons pas banaliser le viol, mes pensées vont aux femmes qui se font violer à l’Est du Congo. Mais ce qui est paradoxal, ces violeurs là sont amnistiés. Vraiment, notre Congo est un pays unique, c’est devenu à la mode à l’Est, un homme se fait viol devant sa femme et ses enfants. Ces violeurs disaient pour être immunisé  je me demande contre qui et quoi. En outre, ces violeurs préfèrent violer le chef du village. Alors, ces viols là sont restés impunis.

AntoNickel 12/09/2009 12:20

Bonjour,Quelle hypocrisie dans ce monde congolais !!! Condamner Evoloko pour expier de tous vos péchés, c'est la solution que vous avez trouvé à tous vos problèmes ?TOUT LE MONDE SAIT QUE CETTE FILLE SE PROSTITUAIT, comme beaucoup d'autres de son âge. Evoloko est loin d'être un saint dans cette histoire. Il peut être condamné pour avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille de 14 ans. Si vous vous intéressez attentivement à ce qui s'est dit autour de cette affaire, et surtout aux déclaration de cette fille, vous vous rendrez compte que l'on a voulu faire d'Evoloko un bouc-émissaire de tout ce qui se passe au vu et au su de tous. Le rôle du salaud, du violeur, de celui qui dévergonde nos gentilles et sages filles de RDC ! Quelle blague !Le mal est profond, et on va se donner bonne conscience en enfermant un beau salaud, de préférence ayant une rénommée qui donnera un retentissement à l'affaire et montrera que le congolais ne badine pas avec la morale !! Quelle hypocrisie ! Quelle fumisterie !Tout le monde sait pertinemment bien ce qui s'est passé : un prostituée mineure qui estime que ses services ne sont pas payés à leur juste valeur, s'empare d'un téléphone portable de son client et se fait séquestrer par ce dernier. Cet homme est coupable de tous ces vices, mais les ramener à un viol ....Bref, arrêtez de vous faire passer pour des honorables citoyens qui respectent la loi de Dieu et celle des hommes. Essayez d'endiguer le mal à la source, plutôt de faire quelques petites rustines pour se donner bonne conscience.Alleluia !!

Joseph Pululu 12/09/2009 11:32

les Notes Kinoises de Muan'a mangemboMercredi 19 août 2009 - Evoloko Joker libéré.L'artiste a bénéficé, comme 50 autres détenus, d'une mesure de libérté conditionnelle. Evoloko est un homme libre depuis ce mercredi! Ceux qui ont fait le déplacement ce mercredi à la prison centrale de Makala dans la commune de Selembâo, ont vécu ce moment historique, comme moi.Evoloko Joker, incarcéré depuis 18 mois pour une affaire de viol sur mineur au pavillon 8 du centre pénitentiaire de Makala, a vécu ses derniers instants de prisonniers avec ses fans et ses amis de la première heure de Zaiko Langa Langa. Du fidèle Papa Wemba qui lui rendait visite régulioèrement, à Mbuta Mashakado et Bimi Ombale -deux frères en christ- en passant par Ilo Pablo, du manager du clan Langa langa Papy Tolas, à Ben Nyamabo, Simarro Massiya Lutumba ou Nsaka Kongo de l'ONG Artiste en danger,  en passant par les inséparables Lokuli et Ngalufard, et bien sûr des chevaliers de la plume, dont l'inévitable Zacle, producteur et présentateur des infos "Lingala facile", tous étaient là. Pour une fois, la grande famille des artistes historiques - 2e et 3e générations -affichait sa solidarité sans faux fuyants. Deux absents à ce rendez-vous - Jossart Nyoka Longo et Koffi Olomidé- pour des raisons que je suppose impérieuses.En tout cas, autour de la place centrale de la prison où s'est déroulée la cérémonie de remise en liberté conditionnelle d'Evoloko, la satisfaction était sur tous les visages. Pour ne rien rater de la cérémonie, j'ai choisi de me mettre à côté de Yaya Brown, Mbuta Mashakado, celui là même, qui m'a soufflé l'info la veille au soir, bein avant que Zacle de l'annonce à la cantonade: "José, prépare ton matos, jue viens te chercher demain matin pour aller à la prison de Makala; Lay sera libéré ce mercredi", m'a-t-il dit. il était 16h et le deuil de Sec Paudos, commençait à peine à se disperser.Je dois avouer que j'ai fait des pieds et des mains, pour joindre' l'équipe de Mangembo à Melun, en attendant le lever du jour. Malgré la coupure de distribution d'eau dans ma belle commune de Kintambo depuis trois jours j'ai pu trouver de quoi faire ma toilette et marquer de ma présence l'évènement.En tout cas, la remise en liberté d'Evoloko, je vous assure, est loin d'être une faveur, d'autant qu'elle survient quelques jours après l'appel d'Hillary Clinton pour sanctionner ceux qui abusent de la faiblesse de la femme.Comme l'a souligné le représentant du ministre de la justice, la législation en RDC, prévoit une misen liberté conditionnelle, pour tout justifiable ayant purgé au moins le quart de sa peine, si une commission ad-oc juge son comportement exemplaire. Et c'est le cas d'Evoloko; condamné à 5 ans, il a déjà purgé 19 mois des 60 mois de sa peine.Pardon à toutes les mamans!L'artiste a profité justement de la cérémonie de remise en liberté et de la présence des médias, pour dire sa reconnaissance à l'endroit des autorités pénitentaires et judicaires, qui ont accédé à sa demande de remise en liberté. Antho Nickel Evoloko a demandé par la même occasion, pardon à toutes les "mamans", promettant avoir compris le message.En attendant, bien sûr, l'artiste est placé pendant trois mois sous un régime conditionnelle : il devra s'impliquer dans la campagne du gouvernement contre les actes d'agression et de viols envers les femmes, aussi bien dans les zones de guerre que partout à travers le pays.Pour renter chez lui à Yolo où Evoloko il est Nkumu, son cortège a sillonné les communes de Bandal, Kasa vubu et Kalamu, salué par une foule nombreuse. A la place des artistes à la Victoire, Evoloko s'est offert un bain de foule, accueilli sur l'esplanade par Werrason. Chaque artiste lui a rappelé son engagement à se conduire de manière exemplaire désormais. 

Joseph Pululu 12/09/2009 11:16

Cher Bellak et mbokatiers,Bien qu'encore en train de mettre la dernière main sur mes "notes kinoises" où je raconte mùes impressions de Kinshasa, je me permets de memeler au débat sur Evoloko et réagfir notamment sur les reproches de notre ami Bellak à la justice congolaise, qui aurait envoyé un signal dangereux à tous les violeurs de jeunes filles mineures.J'ai eu la chance en tout cas, d'être associé par la famille Zaiko et le Clan Langa langa, non seulement à la remise en liberté "conditionnelle" d'Evoloko, mais aussi aux différentes consultations de cette famille musicale qui s'apprête à feter ses 40 ans.Mais au délà, en tout cas pour l'affaire Evoloko, j'ai pu échanger avec les services du ministère de la justice, qui croyez-moi, ont mesuré l'impact de leur décision en amont, avec un seulobjectif, l'application de la loi et rien que de la loi.En effet, la liberté conditionnelle existe non seulement en RDC, mais aussi en occident où nous vivons la plupart d'entre nous. Et nous le savons, il existe des mécanismes de remise de peine et de liberté conditionnelle qui doivent profiter à tous les justiciables. Qu'il s'agisse de violeurs notoires comme Fourniret, des criminels comme ceux de la bande à Bader ou des brigades rouges italiens, voire des djihadistes d'AlQaida associé aux attentats du 11 septembre, il faut gérer les émotions des familles des victimes, mais la justice est là aussi, non seulement pour punir, mais aussi pour récupérer et réinsérer.Plutôt que de juger la remise n liberté conditionnelle du prisonnier Evoloko, l'une des 50 personnes à avoir bénéficié de la mesure ce jour là, il faut saluer le courage de ce ministre qui prend sur lui de dépasser l'émotion générale et appliquer la loi.On peut reprocher à l'entourage d'Evoloko son triomphalisme, l'accueil de la gent musicale à la place de la victoire, mais on doit aussi comprendre que l'émotion était dans tous les camps! Regardez ce qui s'est passé avec la libération du libyen auteur de l'attentat de Lockerbie, comment son accueil triomphal a été perçu en Grande Bretagne. C'est pratiquement pareil. Et je ne pense pas que ce dérapage était voulu.Ceci dit, Evolko doit se reconstruire et se relancer en tant qu'artiste et pour cela, il a besoin de sa Famille musicale Zaiko. Mais aussi de ses fans qui ont réservé un accueil triomphal et plutôt génant.Mais qu'est-ce qui nous dit que les autres prisonniers relâchés avec Evolko n'ont pas reçus le même accueil dans leurs familles respectives? Laissons nos émotions s'exprimer, après, il sera toujours temps de réfléchir aux conséquences des 19 mois de prison d'Evoloko et pour cela, l'homme est en régime surveillé pendant trois mois, et jusqu'à preuve du contraire, il semble que cela se passe bien.de voyage à

Jean-Pierre 12/09/2009 06:13

Est-ce une blague ou quoi ? Dans un pays où il y a « terrorisme sexuel » perpétré sur les femmes chaque jour, préconiser la libération d’un pédophile violeur d’une fillette de 14 ans revient tout simplement à se moquer de la dignité des femmes congolaises— les « mamans » congolaises, comme nous les appelons avec grande hypocrisie. Qu’on ne s’étonne donc pas que siège encore au Parlement congolais le « déshonorable » pédophile MARC MVAMA ANEDU, deuxième vice-président de l’Assemblée Nationale sous Kamerhe, qui, en 2002, avait violé « avec violence » la petite Bienvenue Kimbanfu alors que celle-ci n’avait que 12 ans ! Et ce criminel violeur d’enfant siège jusqu’à ce jour à l’Assemblée Nationale ! Je donne ci-dessous le lien à l’article publié par « Lesoftonline » qui donne les détails de ce crime crapuleux qui, selon le médecin ayant examiné cette pauvre fillette à Kikwit lors de l’incident, avait ses « organes génitaux littéralement fracassés lors de la pénétration vaginale » !
Des pédophiles du calibre d’Evoloko — génie ou pas génie — doivent croupir pendant longtemps en prison.   Lien au "lesoftonline" : http://www.lesoftonline.net/phil.php?id=1203

MANU 11/09/2009 11:11

Cher Mbokatier Bellak,je reviens sur votre revolte justifiée pour toute personne sensée être en possession d'un cerveau et qui prend le temps de refléchir; sauf que les acteurs de cette mise en scène n'ont pas pris la mésure de l'impact négatif que causerait leur acte. Sont-ils excusables en soi? ho que si!Primo: le devenir d'une fille pour notre société est de procréer. Même pas le mariage qui vient après. Une fille n'a de l'avenir et n'est prise en considération qu'après avoir prouvé sa capacité à traverser les deux épreuves. Raison pour laquelle l'histoire sociétale nous apprendra qu'une fille est mariée dès sa naissance. Ce qui était illustré par une cérémonie culturelle en plantant symboliquement une lance dans la parcelle des parents de la fille et en prononçant des paroles liant la fille à son futur époux. Secundo: l'Africain a le pied dans le 3è millénaire mais la tête à l'âge de pièrre. Nous tendons souvent à copier les lois occidentales tout en restant barbares dans l'acte. Il est vrai que ce genre de rapports intimes n'est pas à encourager, ce type de relations est à dénoncer. Mais que reste à faire pour ne pas franchir le rubicon? quel change pour nos jeunes filles qui ne sont pas à l'abri d'un professeur indélicat dans leur milieu scolaire par des notes sexuellement transmissibles? face aux parents désarmés, impuissants et souvent complices. La seule arme est la moralisation des masses.Tertio: en créant un précédant, la justice congolaise vient d'ouvrir une brêche où vont s'engouffrer les justiciables. Jurisprudence oblige. Je me demande même si le ministre qui, j'en suis convaincu, en prenant sa décision n'a pas voulu adresser un geste politique discret vers une frange de la population. Que dit le Pésident?
Quatro: Ah! il est loin le temps de la conscientisation des jeunes filles par ce même Evoloko Antho Nickel. Position ya ba vieux, position ya ba mpaka. Quelle réplique vont utiliser les jeunes filles maintenant? puisque le pourfendeur d'ONASSIS s'est brûlé les ailes