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Publié par Messager


Je suis au regret d'affirmer ici que Debambongo n'a jamais eu de l'argent de sa vie,il ne pouvait pas être le financier de Isifi. Debambongo que je connais bien est le fils de Siluvangi et de la mère de Evoloko. C'est vrai que les Siluvangi étaient une famille prospère de Kinshasa dans les années cinquante et même soixante mais Edouard n'a jamais vécu dans cette opulence car sa mère n'était pas mariée avec le vieux Siluvangi. par ailleurs du haut de ses vingt ans Debambongo a élu domicile dans un domaine de Siluvangi à Yolo Sud juste à côté de l'école Saint Gabrielle de jeune fille,du cinéma Toni,du centre commercial,de Nkulu Norbert et de Basuka. Notre lieu de rencontre commun était au domicile de mon ami d'enfance Camille Likengo encore appelé Pelé Mendel ou Mendela. L'activité la plus connue des Siluvangi était l'exploitation du cinéma Siluvangi à côté de leur bar sur l'avenue Croix-
Rouge dans la commune de Kinshasa. Oui Debambongo était le fils d'un homme riche mais qui n'a jamais vécu dans cette argent. Je l'ai souvent entendu parler de pesho et de sonnerie que je ne connaissait pas car ce n'était pas mon milieu,Pesho avec lequel il a créé la danse Lofimbo.
A mon avis c'est Verckys qui était le financier de l'aventure Isifi. Je crois qu'il l'affirme d'ailleurs.
Quant au management qui est décrit, s'il était réel on comprendrait pourquoi l'orchestre Isifi n'a pas fonctionné. Les initiés pourront peut être nous dire si le départ de Wembadio n'était pas dû à la présence de Vadio qu'il supportait mal. J'aurais entendu dire que les autres chanteurs étaient allergiques  à son handicap. Vadio était paraplégique.
Anaclet


Sur ISIFI et pour éclairer notre cher Anaclet,
Il me semble que notre Mbokatier nous a apporté une information qui jusqu'à ce jour est passé inaperçue: le groupe ISIFI ou si vous voulez, le projet ISIFI est bien antérieur à la création de cet orchestre en 1975.
Grâce à la contribution de notre blogeur, nous pouvons retenir deux choses : le rôle joué par ceux qu'on a souvent présenté juste comme des "MUKONFIA", si vous voulez "acolytes" des artistes, alors que c'est eux les idéologues, les maitres à penser.
On découvre aussi les interpénétrations existant entre les membres des clans Zaiko et Stukas.
A l'heure où nous nous penchons sur les 40 ans de Zaiko, il serait impensable que l'on n'évoqu pas les liens entre Wapecho Wangongo, Lossikiya et Debabongo. Ces trois là s'entendaient comme larrons en foire. Ils usaient si bien de leur influence auprès d'Evoloko pour Debabongo, Pecho wa pecho pour Shungu Wembadio ou Lossikiya pour Lita Bembo, qu'il n'est pas étonnant de les considérer comme les vrais manipulateurs et idéologues des jeunes stars. Souvenez-vous des révélations de nos mbokatiers sur le comportement d'Evoloko, entêté par Lita Bembo ou les confidences de Mavuela.
Et sans la bande des premiers ISIFI (Pecho, Lossikiya et Debabongo), Shungu Papa Wemba n'aurait pas suivi Evoloko, puisque pendant lontemps, Jules Shungu a partagé, avec Jossart le style Kwempa, avant de se rapprocher du Cavacha de Gina et Anto.
Et si finalement Evoloko, Shungu, Mavuela et Bozi vont adopter le nom d'Isifi pour leur orchestre, c'est parce que d'ores et déjà, ils en avaient adopté l'idéologie: Ils étaient mûrs pour devenir les idôles.
Sur Debambongo, il faut souligner que bien que ne roulant pas sur l'or, il savait profiter du succès de son jeune frère, pour s'ouvrir les portes des natis mongo, à l'instar de Bomboko, pour ne citer que celui là. On peut donc considnérer que il savait comment ramener de l'argent! C'est aussi Debambongo qui a constitué autour d'Evoloko, sa garde rapprochée, avec à sa tête, son ambassadeur extraordinaire Lokoka.
J'imagine leur douleur au plus fort des confrontations entre d'une part, Stukas contre Zaiko et/ou Yoka Lokole au Ciné Paladium. A moins qu'encore une fois, il ne s'agisse d'une énième mise en scène des ISIFI. Nous allons revenir dans les jours à venir sur les idéologues de Zaiko et notamment sur Awuluwala et le Grand Nkuya Sonnerie.
Muan'a Mangembo



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amigo 08/04/2012 00:08


Le projet ISIFI comme vous dites est bien antérieur à la création de l'orchestere ISIFI lokoké. C'est vrai , mais au départ, c'est d'abord un nom sous lequel Evoloko, Gina, Manuaku de Zaiko et
Bozi de Minzoto vont faire un " nzonzing " . on est là en 1973 si ma mémoire ne me trahit pas. Srtiront sous cette appelation mamalé de Gina et debambongo d'Evoloko ( qu'il reprendra avec isifi
lokolé en 1975 ). Après isifi deviendra le nom du quator que formaient Gina, ANto, Shungu et Mavuela . L'attaque isifi était le fer de lance de zaiko avec le lancement du style cavasha qui va
revolutionner la musique congolaise ; l'attaque isifi est selon moi à la base de disloquation de zaiko car Bimi et Nyoka qui n'en faisaient pas partie devaient jouer en lever de rideau
à tous les concerts de temps en autres aidés par Gina . Quand Gina tombe malade, Bozi un grand ami du vrai Debaba  (debambongo) va integrer zaiko en 1974 pour remplacer Wa Gina et du
fait faire partie de l'attaque isifi dont il était membre dans sa version orchestre d'enrégistrement . C'est juste une petite lumière ; et je confirme aussi que Debaba n'a jamais été friqué de sa
vie. Il a un peu vivoté autour de ses jeunes frères Evoloko, Anatole france ( qui est ouest-africain de par son père et qui vit au croisément plateau/lac moero dans la commune de kinshasa et
Jeannot pétrole.

MANU 10/09/2009 00:25

Encore un détail et pas le moindre, ISIFI voulait tout simplement dire: IL SUFFIT QUE TU SOIS D'ACCORD (isifi kaka ondima disaient les mongos). Et comme nous le savons tous, Evoloko est celui qui a réussi à faire intègrer sans complêxe le style mongo dans le milieu musical des jeunes congolais suivi de Wemba pour les Tetelas avec son célèbre Chef Ofukutano du village molokaï.

MANU 10/09/2009 00:10

Anaclet,si tu suis bien le récit, il n'est jamais question de la concretisation du groupe, il était à son stade embryonnaire, sans instruments, ni musiciens, juste entre copains et une idée. Tous ceux qui vont constituer plutard ISIFI évoluaient encore dans le groupe zaïko. C'est bien après que Wangongo proposera le nom de ISIFI aux quatre patrons qui viennent de quitter zaïko langa-langa. Verckys il est vrai, avait offert un cadre juridique et des matos à l'ensemble, mais n'a jamais intervenu à sa création.Je persiste et signe: il y avait Losikiya Maneno, Tshimanga, Pésho wa Pésho, Edo Debambongo et Ambassadeur Ilolo, le frère jumeau à Aimé Mboyo.

MANU 09/09/2009 23:52

Cher Anaclet,peut-être le fait de rester longtemps en occident vous avez oublié certaines lignes de notre culture. Debambongo s'occupait du dépôt des boissons que tenait sa mère. Chez nous, même propiètaire de ligablo s'appellerait PDG, un vendeur de cigarettes, patron...on a pas besoin d'être réellement riche pour meriter ce titre.

anaclet 09/09/2009 03:53

Debambongo et Evoloko sont issus d'une même mère mais de pères différents. Evoloko est mongo comme son père,il a grandi et évolué dans une famille mongo élevé par sa grand-mère paternelle car chez eux il n'y avait pas d'autre femme. Son père était ce que les kinois appelaient un "jazz man". Un monsieur très élégant,toujours pimpant dans des abacos de meilleure coupe avant même que la tenue soit officielle. C'était un coureur de jupon invétéré. Si je ne me trompe pas le papa d'Evoloko vivait seul avec son fils et sa mère. J'ai toujours su que Antoine Evoloko était enfant unique du moins chez son père. C'était un enfant gâté et par son père et par sa grand-mère paternelle. Il allait rendre visite à sa mère sur Kabambare à la commune de Saint-Jean et dans sa jeunesse nous ne connaissions pas Debambongo. Moi personnellement j'ai vu Debambongo que nous appelions Edouard ou Edo puis Eddie Dollar,Debambongo,Debaba à Yolo sur la propriété de Siluvangi dont il est le fils. Debaba est donc mukongo et vivait là yolo avec le petit frère de Siluvangi qu'il nommait tata leki. Je n'ai aucun souvenir de ses possibles fréquentations de Bomboko et autres buana mongos. Debambongo n'a jamais apporté de l'argent ni à Zaïko ni à Isifi puisqu'il n'avait aucun créneau pour se le procurer. Chez les Siluvangi il était considéré comme un "rigolo".Ceci dit la notoriété de Debambongo il se l'est construit lui même avec sa gouaille et son bagout bien connu. Le succès d'Anto est venu après. Autant Debaba est expansif,Evoloko était plutôt timide; Lorsqu'il reçu une voiture de la part de Parion il n'est sorti avec elle que le soir comme pour qu'on ne le voit pas. Debaba fréquentait Evoloko mais n'était pas de sa garde rapprochée. Evoloko en avait-il vraiment? Il passait ces journées cloîtré chez occupé à fumer et à faire de l'haltérophilie d'où ces pectoraux que l'on voit à la télévision quand il exécute Eluzam. c'était en fait un solitaire qui trouvait de la convivialité lors des séances de fumeries.D'Ailleurs Verckys avoue être à l'origine de Isifi dont il a encouragé la formation.  Je vais vous conter une anecdote puisqu'elle est frappée de prescription aujourd'hui. Le commissaire sous -régional Pambia est revenu chez lui au milieux de la journée à likasi avec sa voiture officielle qui s'est garée devant le perron de sa résidence. Le commissaire est descendu du véhicule et accompagné de son chauffeur il est monté dans la maison. A une des fenêtre de la résidence un jeune homme dont je tais le nom observait la scène,il est rapidement descendu pour récupérer une malette de type attaché case sur la banquette arrière de la voiture de Pambia;pour remonter comme il est descendu. quelques minutes après le commissaire sous régional réclame sa mallette qui est introuvable bien sûr. Le chauffeur revint au bureau de Pambia sans succès. Une vrai histoire de fou,sans que personne ne soupçonne un seul instant que la mallette se trouvait bien au chaud dans la résidence. Deux jour après le jeune homme avec le contenu de la mallette et accompagné de la soeur de Lita Bembo dont le père travaillait aussi à Likasi débarquèrent à Kinshasa. A eux la belle vie. Cette argent a servi aussi à louer les instruments pour le Zaïko débutant. Sinon le reste c'est aussi beaucoup de légende pour cette époque mythique.