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Publié par Messager

 

L'origine de l'orchestre ISIFI est née d'une bande des copains. Lossikiya Maneno qui s'occuperait de l'organisation, Manager. Edo Debambongo le frère aîné de Evoloko comme Financier d'où son surnom, Tshimanga le grand frère du tristement célèbre Kamba, sera chargé de ramener les petites monticules (les filles de Mbinza) pour attirer les garçons vu ses relations avec les familles riches des quartiers chics de kinshasa; Pésho wa Pésho Wangongo comme imprésario.
 Après le départ de Edo pour l'Italie suite aux déboires avec sa mère, le groupe ne survivra pas financièrement. Lossikiya Maneno ira soutenir un jeune qui faisait son entrée dans le monde musical, un certain Gaby Lita Bembo qui se révélera en 1973 comme l'un des grands show man du zaïre. Son spectacle resté en mémoire est la scène de Jésus portant la croix dans la chanson Yézu to Barabas.
 Tshimanga suivra Edo en Europe, Wangongo, le dernier dépositaire du nom ISIFI, se mettra au service de Jules Shungu Wemba Dio "Papa Wemba". Il n'aura aucun mal à convaincre les transfuges de zaïko langa-langa Wemba, Evoloko, Mavuela et Bozi qui venait de remplacer Gina wa Gina dans le groupe, d'adopter le nom de ISIFI.
 Grand connaisseur des danses folkloriques, Wangongo fera exploser ses talents de chorégraphe aux côtés des quatre patrons. woodstock révisité (lire wondostok), ebotu... sans oublier cavacha, feront son succès. Malheureusement le pauvre ne subsistera pas face à la renommée malgré l'aide de son ami Wemba.
 Les mauvaises langues attribueront même à ce dernier l'origine des malheurs qui ont frappés Wangongo. Evoloko encore, une fois lui, sera responsable du clash, les Wemba, Mavuela, Bozi et le reste du groupe ISIFI partiront pour fonder Yoka Lokolé.

Manu Lilo
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Joseph Pululu 08/09/2009 18:33

Sur ISIFI et pour éclairer notre cher Anaclet,Il me semble que notre Mbokatier nous a apporté une information qui jusqu'à ce jour est passé inaperçue: le groupe ISIFI ou si vous voulez, le projet ISIFI est bien antérieur à la création de cet orchestre en 1975. Grâce à la contribution de notre blogeur, nous pouvons retenir deux choses : le rôle joué par ceux qu'on a souvent présenté juste comme des "MUKONFIA", si vous voulez "acolytes" des artistes, alors que c'est eux les idéologues, les maitres à penser.On découvre aussi les interpénétrations existant entre les membres des clans Zaiko et Stukas. A l'heure où nous nous penchons sur les 40 ans de Zaiko, il serait impensable que l'on n'évoqu pas les liens entre Wapecho Wangongo, Lossikiya et Debabongo. Ces trois là s'entendaient comme larrons en foire. Ils usaient si bien de leur influence auprès d'Evoloko pour Debabongo, Pecho wa pecho pour Shungu Wembadio ou Lossikiya pour Lita Bembo, qu'il n'est pas étonnant de les considérer comme les vrais manipulateurs et idéologues des jeunes stars. Souvenez-vous des révélations de nos mbokatiers sur le comportement d'Evoloko, enteté par Lita Bembo ou les confidences de Mavuela.Et sans la bande des premiers ISIFI (Pecho, Lossikiya et Debabongo), Shungu Papa Wemba n'aurait pas suivi Evoloko, puisque pendant lontemps, Jules Shungu a partagé, avec Jossart le style Kwempa, avant de se rapprocher du Cavacha de Gina et Anto.Et si finalement Evoloko, Shungu, Mavuela et Bozi vont adopter le nom d'Isifi pour leur orchestre, c'est parce que d'ores et déjà, ils en avaient adopté l'idéologie: Ils étaient mûrs pour devenir les idôles.Sur Debambongo, il faut souligner que bien que ne roulant pas sur l'or, il savait profiter du succès de son jeune frère, pour s'ouvrir les portes des natis mongo, à l'instar de Bomboko, pour ne citer que celui là. On peut donc considnérer que il savait comment ramener de l'argent! C'est aussi Debambongo qui a constitué autour d'Evoloko, sa garde rapprochée, avec à sa tête, son ambassadeur extraordinaire Lokoka.J'imagine leur douleur au plus fort des confrontations entre d'une part, Stukas contre Zaiko et/ou Yoka Lokole au Ciné Paladium. A moins qu'encore une fois, il ne s'agisse d'une énième mise en scène des ISIFI. Nous allons revenir dans les jours à venir sur les idéologues de Zaiko et notamment sur Awuluwala et le Grand Nkuya Sonnerie.Mun'a Mangembo

anaclet 08/09/2009 03:21

Je suis au regret d'affirmer ici que Debambongo n'a jamais eu de l'argent de sa vie,il ne pouvait pas être le financier de Isifi. Debambongo que je connais bien est le fils de Siluvangi et de la mère de Evoloko. C'est vrai que les Siluvangi étaient une famille prospère de Kinshasa dans les années cinquante et même soixante mais Edouard n'a jamais vécu dans cette opulence car sa mère n'était pas mariée avec le vieux Siluvangi. par ailleurs du haut de ses vingt ans Debambongo a élu domicile dans un domaine de Siluvangi à Yolo Sud juste à côté de l'école Saint Gabrielle de jeune fille,du cinéma Toni,du centre commercial,de Nkulu Norbert et de Basuka. Notre lieu de rencontre commun était au domicile de mon ami d'enfance Camille Likengo encore appelé Pelé Mendel ou Mendela. L'activité la plus connue des Siluvangi était l'exploitation du cinéma Siluvangi à côté de leur bar sur l'avanue Croix-Rouge dans la commune de Kinshasa. Oui Debambongo était le fils d'un homme riche mais qui n'a jamais vécu dans cette argent. Je l'ai souvent entendu parler de pesho et de sonnerie que je ne connaissait pas car ce n'était pas mon milieu,Pesho avec lequel il a créé la danse Lofimbo.A mon avis c'est Verckys qui était le financier de l'aventure Isifi. Je crois qu'il l'affirme d'ailleurs.Quant au management qui est décrit, s'il était réel on comprendrait pourquoi l'orchestre Isifi n'a pas fonctionné. Les initiés pourront peut être nous dire si le départ de Wembadio n'était pas dû à la présence de Vadio qu'il supportait mal. J'aurais entendu dire que les autres chanteurs étaient allergiques  à son handicap. Vadio était paraplégique.