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Publié par Messager


Anaclet vient de soulever un point crucial sur les droits d'auteurs: le contrat. Cette bête noire de nos artistes et sportifs. On y prête jamais attention au début, surtout chez-nous. Parfois on se précipite de signer sans même y jeter un coup d'oeil. Certains avocats et défenseurs judiciaires se sont enrichis au Congo suite à la crédulité et l'illettrisme des nos compatriotes. (Msg)




Crispin sait très bien que les éditeurs comme Verckys ou Parion faisaient signer un contrat de cession de l'oeuvre à l'artiste qui se dépossédait ainsi de tous les droit s sur sa création en échange d'un pécule. Même ici en Europe les artistes d'importance se sont fait piéger. Johnny Hallyday a eu du mal pour obtenir le droit d'éditer librement ses oeuvres puisque sa maison de disque en détenait les droits d'édition. D'ailleurs l'artiste a été débouté devant les tribunaux qui ne l'ont pas délié de ce contrat.
Les contrats doivent être préparé par les hommes de loi que sont les avocats ou les conseiller juridiques pour mieux défendre ses intérêts.
Arrivant à Paris je fut surpris de la quantité des disques distribués par Sonodisc ne portant que la mention du chef d'orchestre comme seul auteur,les droits d'auteur lui revenaient de droit.

Anaclet
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Crispin-Régis Lukoki 06/09/2009 15:25

Cher Anaclet,l´épisode de la musique congolaise et les maisons de disque n´avait pas commencé avec Kallé,Roger,Vicky,Franco,Dewayon etc...Avant eux,nous avons eu les Adou Elenga,Wendo,Léon Bukassa et tant d´autres.Pouvez-vous me parler des droits qu´ont reçus ces musiciens?et encore êtes vous en mesure de me dire les voitures qu´ils ont eues?J´ai bien dit qu´au fur et à mesure que nos compositeurs ouvraient l´oeil,les editeurs changaient aussi leurs procédures.Quand un éditeur achète une maison à un compositeur,cela ne veut pas dire qu´il est un bon Samaritain.Les chansons comme Ata ndele de Adou Elenga étaient des tubes à l´époque,et si je vous dit que personnellement j´avais trouvé Adou en1969 au village des pêcheurs(Kingabwa)dans des conditions très lamentables et sans subside.Je veux bien reconnaître que nos musiciens se donnaient beaucoup à la vie légère,mais je peux aussi affirmer qu´ils ne recevaient pas convenablement leurs droits d´Auteurs.Cher Anaclet n´oubliez pas que les droits d´Auteurs se payent par trimestre et au moins pendant une periode d´a peu près 50 ans.J´aimerais vous faire savoir aussi que les editeurs ne payent pas les droits d´Auteurs.Il n´y a que la société d´Auteurs qui le fait directement à l´Auteur et le nom le dit bien"DROITS d´Auteurs",il ne s´agit pas d´une aide.La seule chose que l´Editeur verse aux musiciens,sont les royalties.Donc les vespas,voitures et peut être maisons ne sont pas des cadeaux,c´est juste l´argent de royalties.Au sujet de la marque SABAM BIEM qui venait sur les disques,ceci est obligatoire.C´est comme l´origine de l´usine où l´on a fabriqué les disques(ex:made in Belgium)Un disque qui ne porte pas ça est pratiquement sans droits,car les droits de ce disque devront être versés à une société d´Auteurs concrête,et comme nous n´en avions pas au Congo,nos disques nos supposés droits étaient gérés par la Sabam Biem.Cher Anaclet,je ne sais pas quel âge avez-vous mais je peux vous dire qu´entre 1955,56 et encore 1957,Les chansons des nos Bakulutu faisaient encore râge à Kin.Surtout le grand Léon Bukassa,oublié injustement.Des titres comme Clara Badimuene,Congo na biso bana ya basi bayebi kolata,sont des oeuvres admirables.L´époque des Editeurs congolais est simplement caractérisée par l´exploitation sans pudeur et cela est encore palpable à nos jours.Par manque de contract et aussi par l´ignorance des nos musiciens,les Editeurs ont toujours fait fortune au dépens de ces derniers.Crispin-Régis        

anaclet 06/09/2009 08:01

Les producteurs comme le grec Papa Dimitriou avec les éditions Loningisa et d'autres avec Esengo et consort ont tout de même aidé nos musiciens. J'ai souvent dit que je suis de Yolo-Nord puis de Yolo-Sud qui étaient le qaurtier de musiciens et des vedettes de l'époque. Y habitaient,les musiciens de l'orchestre élégance Jazz, Edo clary qui jouait en boîte de nuit,Rossignol Cantador,De la Lune bassiste de l'Ok jazz sur avenue Monseigneur Six ,Vicky Longomba de l'Ok jazz une rue avant le Bd Capelle, Desoin batteur e l'Ok jazz sur la rue Wahanga,Franco sur la rue Mokaria,Dewayon sur la rue Mokaria en face de Franco? Champro king qui habitait chez Dewayon puis il acquis ce même logement,Vigny le chanteur de African Fiesta Sukisa, Grand Kallé Jeff qui habitait le quartier des évolués. Tous ces musiciens que j'ai cités avaient des maisons achetées par leurs maisons de production sauf Vigny qui s'était acheté sa maison lui même. Quand je parle de producteurs je pense surtout aux grecs comme Dimitriou. En plus de maisons tous les musiciens de l'Ok jazz avaient des Vespa avec leurs noms marqués dessus. Je les voyais tous chez moi. Isaac,Edo,Celestin Célio,Brazzos,n'habitaient pas à Yolo. En vérité une minorité de musicien travaillaient à cette époque en parallèle de leur carrière de Musicien. On connais mieux l'histoire de Rochereau qui ne pouvait pas partir avec l'African Jazz à Brruxelles puisque retenu par son travail à l'Athenée de Kalina. Vous omettez de noter que Kallé Jeff est le premier éditeur congolais d'importance qui a produit l'african Jazz et l'Ok Jazz puis Roger Izéidi qui a provoqué la dissidence des musiciens de l'African jazz pour créer l'African Fiesta fondait les éditions Vita qui était l'éditrice principale de African Fiesta et de Conga succès par une sous marque de Vita dirigé par le frère de Izéidi. Quand Nico a quitté Izéidi et Rochereau pour l'African fiesta Sukisa il créait les éditions Sukisa plutard Rochereau quittait à son tour Izeidi en emportant l'African Fiesta qui deviendra ensuite Afrisa avec Rochereau comme éditeur. Bokelo aussi se lançait dans l'édition comme son frère Dewayon. Kallé était le seul qui était édité par un major international DECCA,ses disques se vendaient dans le monde entier. Il vivait dans l'aisance,il possédait une voiture automobile. Je l'ai connu avec une Vauxhall. Mais il dépensait beaucoup comme d'ailleurs son épigone Rochereau. A cette époque il possédait un appartement à Paris. Ceux qui connaisse Asnières sauront qu'un immeuble portait la mention Olympe juste à l'entrée de Asnières sur les voie de chemin de fer après Levallois-Perret,L'appartement de kallé se trouvait à cet endroit dans les années 70. Bien que j'adhère à ce que vous avez dit, je vous contredis un peu en ce qui concerne les droits d'auteurs. Tous les disques vendus au Congo portaient la mention Biem Sabam et nos musiciens gagnaient de l'argent dans les années soixante et même soixante-dix que cette société des éditeurs leur versait. Je prends l'exemple de Ntumba Bederemos qui a composé et chanté Ngalula avec l'orchestre Élégance Jazz a touché dans les années soixante-dix un pactole inattendu que lui a versé la SABAM à partir de Bruxelles. Cela suppose que l'éditeur blanc l'avait enregistré à la SABAM avant l'indépendance.  Les éditeurs congolais à ma connaissance n'ont jamais acheté des maisons à qui que ce soit. La notion de musiciens qui viennent pour jouer pour le succès est plus une position des éditeurs et chefs d'orchestre congolais.Je suis sûr que E. Kandolo parlera mieux que moi de l'éditeur qu'était Kallé Jeff avec Surboum African Jazz.

Crispin-Régis Lukoki 05/09/2009 13:43

Encore une petite remarque.Par ingorance,il ya des compositeurs qui se laissent prendre pour le seul fait de voir leurs noms sur la pochette du disque.Les éditeurs et producteurs expérimentés le font pour confondre ces pauvres ignorants.Le fait d´afficher un nom sur le disque ne veut pas dire que le propriétaire du nom est l´Auteur du contenu.On est Auteur d´une oeuvre,seulement quand celle ci est déclarée et inscrite à son nom au régistre de la propriété intellectuelle et à la société dÁuteurs.Au cas où l´Auteur se trouvait loin du registre ou la société d´Auteurs,il peut utiliser le service postal du coin.Dans ce cas,il s´adressera son oeuvre signée par lui et  validée avec le cachet officiel de la poste,dans une enveloppe bien fermée,portant le cachet et la date.Ce document lui servirá comme déclaration de l´oeuvre.Donc,le nom sur un disque ne veut rien dire si l´oeuvre n´est pas déclarée.Crispin-Régis.       

Crispin-Régis Lukoki 03/09/2009 06:50

Cher Anaclet,à l´époque coloniale,les contracts servaient simplement de protection aux droits des editeurs blancs.Nos Bakulutu recevaient quelques francs comme récompense pour leur participation aux enregistrements.L´exploitation était tellement bien conçue à tel point que les orchestres ou les musiciens qui avaient accès au studio se croyaient des privilégiés.Les éditeurs leur faisaient croire qu´enregistrer était une faveur.N´oublions pas que leurs oeuvres n´étaient même pas protégées.On savait bien qui chantaient,qui jouaient,voir qui était le compositeur,mais toutes ces chansons étaient propriété de l´éditeur.La Sabam Biem n´avait pas de bureau au Congo.Ici,il faut reconnaître que les musiciens comme Léon Bukasa,savaient lire les parttions et ils n´étaient pas des illétrés,mais ils ne connaissaient pas encore le monde de l´entreprise musicale,ses avantages et ses incovénients.Ils n´étaient même pas rémunérés comme musiciens de studio.Le succès était leur récompense et au fur et à mesure que nos musiciens ouvraient les yeux,les éditeurs changeaient aussi leurs procédures.Ils vont à partir de ce moment,acheter des vélos,solex,vespas et voitures selon la mode et l´évolution de la vie Kinoise,pour les musiciens clés et les compositeurs réputés.Après,les musiciens congolais (quelques privilégiés)vont connaître les droits d´auteur avec la création de l¨ONDA(organisation nationnale des droits d´Auteur),et c´est l´exploitation du congolais par le congolais qui va durer jusqu´à nos jours.Nous connaissons tous nos multiples éditions et leurs Patrons.Nos Bakulutu étaient exploités malgré eux,et ils n´étaient pas en condition de révendiquer leurs droits,Aujourd´hui les conditions sont autres.Nos musicens et nos compositeurs peuvent réclamer leurs droits,sauf dans le cas de cession volontaire avec contract à l´appui.Les royalties font partis des droits naturels,donc la no existence d´un contract ne pose aucun problème,toutes fois que la participation est démontrable.Dans ce cas ci,le juge détermine le pourcentage qui rondera entre le minimum et le maximum.J´aimerais savoir le rôle de l´association des musiciens congolais dont Verckys est le Président.Cet organisme devait assister et informer nos musiciens et compositeurs en tout ce qui concerne leurs droits.Cher Anaclet dernièrement on parlait souvent de ces musiciens qui ont des problèmes d´assurance chaque fois qu´ils sont malades.Le problème n´existerait pas pour un musicien compositeur car les sociétés d´auteurs font normalement des polices d´assurance pour leurs membres,chose que devrait faire la SONECA.Bref,nos musiciens doivent apprendre à protéger leurs oeuvres avant de les divulguer.Merci pour vos remarques.           

Crispin-Régis Lukoki 03/09/2009 04:40

Cher Anaclet,parlant du contract,cet élément comme tel n´a presque jamais éxisté dans le milieu musical congolais.Les contracts que nos musiciens signaient à l´époque coloniale visaient carrément à la protection des droits des éditeurs qui étaient tous blancs ou étrangers.Nos musiciens n´avaient aucune protection en ce qui concerne droits d´auteur ni royalties.Les éditeurs leur donné quelques francs comme récompense pour leur participation à l´enregistrement.Ceci veut dire que ces musiciens n´avaient même pas un cachet spécial pour leur intervention dans l´élaboration du disque.L´éditeur exploitait les orchestres à tel point que les musiciens qui avaient accès au studio croyaient être des privilégiés.et,ici une des raisons pour lesquelles ils n´éxigeaient pas leurs droits.Cher Anaclet,ça peut paraître drôle,mais cette pratique éxiste aussi ici en Europe.Revenant à nos moutons,nous devons savoir qu´en ce moment là,la Sabam Biem n´existait pas pour les Indigènes du Congo.Au fur et à mesure que nos musiciens commençaient à ouvrir les yeux,les éditeurs changaient aussi leur procédure.Ils achetèrent des velos,solex,vespas ou voitures pour les éléments clés de leurs orchestres.A partir de la crátion de l´ONDA,l´exploitation des congolais par les congolais commence et va durer jusqu´à nos jours.Les musiciens qui s´exposent à ce phénomène aujourd´hui,doivent le faire par ignorance ou par déséspoir.Il y a une chose qu´ils doivent savoir;la no existance d´un contract dans un enregistrement oblige à l´éditeur ou producteur de satisfaire les droits universels ou naturels à l´orchestre ou interprètes,toutes fois que la participation est démontrable.Donc ils peuvent toujours réclamer leurs droits(ne pas confondre avec les droits d´auteur).Merci pour votre apréciation.