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Publié par Messager

Je profite de cette ouverture de Bellak pour parler d'un grand parolier de notre musique qui est méconnu. Je voulais dire qu'en parlant de la musique, de nos musiciens, je pense qu'il faut ouvrir un pan pour parler des paroliers. Aujourd'hui je voudrai parler de Sangana, connu plus comme chanteur dans l'african fiesta sukisa et compositeur de "nakeyi Abidjan". Ce monsieur de son vrai nom : Kutu Valentin fut l'un de grands parolier de notre musique. En effet, à son actif il faut noter les tubes suivantes :
- SELI KUTU chanté par Tabu Ley;
- YA GABY   chanté par Tabu Ley;
- SANGANA  chanté par Tabu Ley;
- DIT COCO chanté par Tabu Ley;
- DJIBEBEKE chanté par Tabu Ley;
et,
- MONI MAMBU african fiesta Sukisa;
- SEMEKI  idem
- LIMBISA KANSHITA.
Il mérite que nous parlions de lui. Certes, il y a tant d'autres comme Moreno compositeur  de Lipopo ya ba nganga (chanté par Kallé) et Adios Théthé (chanté par Rochereau)
L'honnêteté intellectuelle m'oblige à remercier les amis de la Radio Top Congo FM dans leur émission "bakulutu" d'où nous avons tiré ces informations et que nous avons pensé utile de partager avec vous. 

Freddy


Les trois interventions de Muan’a Mangembo, Anaclet et Frédéric Mbaki suite à l’article de Bellak suffisent pour étaler au grand jour la supercherie qui règne en maître dans la gestion de notre musique. Les droits d’auteurs sont bafoués à tous les niveaux. Chefs d’orchestres, producteurs et parfois simples commerçants s’arrangent pour que les plus faibles ne profitent rien. Nous avons déjà soulevé cette tricherie dans ce blog.

Frédéric vient de donner une longue liste des chansons appartenant à SANGANA. Nous croyons qu’il faille même ajouter la chanson « Suke » au compte des œuvres de Sangana. Curieusement son nom ne figure sur aucune de ses œuvres comme vous allez vous en rendre compte à travers ses classiques proposées par Freddy. C’est plutôt les noms de grands: Rochereau, Nico , Kwamy  qui figurent à sa place.  Muan’a Mangembo a  parlé de Verckys, c’est presque tous les chefs d’orchestres qui s’adonnent à cette fraude.

Comme nous l’avons déjà souligné, les auteurs, les producteurs, et les artistes ayant participé à l’enregistrement d'une oeuvre musicale disposent des droits sur elle. Mais comment rémunérer quelqu’un dont le nom n’est pas repris sur la chanson comme c’est le cas sur presque toutes nos chansons ?

Écoutons quelques unes  des chansons de Sangana même si son nom n’est repris nulle part.

Messager


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Joseph Pululu 28/01/2009 11:35

Sangana, le mélancolique.Pour une fois je dois reconnaître que cet artiste, qui a souvent choisi de "raser" les murs tout au long de sa carrière, a échappé à ma perspicacité. Pourtant il ne m'était pas inconnu, Sangana. Cependant, j'ai toujours eu du mal à identifier son timbre vocal, au milieu de la constelation des jeunes chanteurs lancés par Nico Kasanda wa Mikalayi après le départ de la bande à Zadio - Chantal Kazadi - pour aller créer l'African Soul. Il aurait du exploser, passer de l'ombre à la lumière, d'autant qu'il était un excellent auteur-compositeur - je précise que dans la terminologie congolaise, c'est celui qui non seulement imagine les paroles mais donne aussi sa ligne mélodique à une chanson- Donc Sangana aurait dû accéder au védetariat dès les années 68. mais c'était sans compter avec l'arrivée d'un Josky Kiambukuta, tout feu, tout flamme, dont l'aura écrasait ses collègues. Même Lessa Lassan, que j'ai déjà évoqué dans ce blog, a du passer son tour. C'est finalement après le départ de Josky pour Continental, que Sangana va, timidement se rapprocher du premier rang, de la ligne d'attaque. Ma soeur disait qu'il ressemblait plutôt à un "fonctionnaire de commune" qu'à un artiste. mais il était comme çà Sangana.L'une des premières fois où j'ai pu mettre un visage sur son nom, c'était dans les années 70, grâce à un numéro de la revue Likembe, du groupe Jeune pour Jeune. Il me faudra attendre presque 15 ans, pour le voir sur un écran de télévision, au milieu des années 80. A l'époque Sangana venait de raliser un tube qui allait marquer les mélomanes kinois, et pour sa promotion, il s'est appuyé sur TéléZaire qui va gracieusement lui offrir un Clip pour sa chanson "KISITA" ou la complainte d'une femme stérile. C'était l'histoire d'une femme qui a longtemps attendu d'avoir un enfant - ici une fille. Et lorsqu'enfin elle peut donner naissance à son enfant, elle doit choisir entre elle et son bébé. L'une des deux ne pouvant survivre à l'autre. Dans cett chanson c'est la femme, qui a choisi de mourir pour laisser son enfant vivre, qui imagine ce que sera le destin de son enfant, une fois qu'elle sera partiz: "Makila ma ngai Kisita naboyi matelanganaPema na ngai esuka na mbeto ya mongangaElili na ngai ekomba, Tata na bana YebaPasi nionso akoyoka, nakoyeba o Keba"Admirez la rime et la qualité du lingalaclassique de cet auteur que beaucoup de jeunes artistes gagnerait à écouter.Quant au refrain, il est simplement sublime. Sangana ici habite cette femme Kisita. Son deuil, comme il le raconte, est peut être passé de mode aujourd'hui avec les "catafalques", copié on ne sait d'où. Les congolais mériteraient de revenir à leurs fondamentaux du deuil, avec bougies et rameaux de palmiers"Moyi makasi bougie ekpela ngai na keyi mopiatomwinda baweyi po namona nzela nakokendemandalala na keyi mbote ya suka po tokabwana oSanduku eye, mbeto bosombeli ngai napemaKund'ebembe motuka ya suka ngai nakeyi mopiatoMayi ya miso etangi feti ya suka po tokabuana o"Bien sûr que l'on a longtemps présenté Simaro Massiya comme un poète et penseur incontournable, il faudra bien sûr rendre justice à Sangana pour la profondeur et la qualité de ses textes poétiques. Bien sûr que l'homme et l'artiste sont partis sur la pointe des pieds, en s'excusant presque de nous avoir importuné avec cette dernière chanson. Sangana est mort, selon mes informations dans les mois qui suivront la sortie de ce tube. Ceux qui l'ont connu ont porté le deuil. Dans son quartier on a surement fait l'opération "Poto poto" pour arrondir les recettes des cotisations. peut être qu'un Rochereau, Josky ou Porthos Diongo est passé s'incliner devant sa dépouille, mais je n'ai pas vu une seule image de lui à la télé. J'aimera que nos bloggeurs prennent cette contribution comme un hommage à Sangana Valentin Kutu. J'espère que quelqu'un qui l'a fréquenté pourra nous en dire plus sur lui un de ces quatres. Merci à vous de me faire reécouter ce 45T de SanganaMuan'a Mangembo

Messager 27/01/2009 15:24

Dio-Dio , vous venez de soulever un autre aspect des droits d'auteurs . La cession ou la vente des chansons ne datent pas d'aujourd'hui. J'avais personnellement suivi l'interview de notre kulutu Mosengo Moreno à l'émission Bakulutu. L'impression qu'il m'avait donnée est qu'il avait vendu la chanson (Adios Gégé) qui est devenue  Adions Théthé à Rochereau, qui fut son ami.Il avait affirmé avoir cédé beaucoup de chansons à Franco ainsi qu'à  d'autres artistes, et que parfois il fut même passé à tabas, en plein concert, lorsqu'il  venait  revendiquer son dû.Ce que l'opinion doit savoir est qu'il ne suffit pas d'écrire une chanson. Il lui faut encore du bon rythme et de la musique. Les paroles seules ne peuvent pas assurer du succès à une chanson. L'inteprétation et l'orchestration ne sont pas à négliger dans le succès d'une chanson. Ainsi, la renommée d'une chanson peut être repartie entre les parole, le rythme et la musique voire  l'aura ou la personnalité du ou des chanteurs auprès du public.Nos musiciens doivent ête conséquents. Si l'on cède des chansons contre une certaine rétribution, on devrait assumer son acte, et ne plus revenir plus tard clamer que l'on est l'auteur d'une chanson que l'on a soi-même vendue. Même en Europe il existe des paroliers. La question est savoir comment tirer profit en tant que parolier et de ne plus être jaloux du succès d'une chanson dont on a  librement vendu les paroles.Messager

Dio-Dio 26/01/2009 16:56

Motuna edjali wana T'ango ba PAROLIER bapesaka ba NZEMBO na B'ANGO naba ARTISTE en retour BAZWAKA NINI?Ngai nakoki kopesa yo EXAMPLE que na KINSHASA avec un orchestre des amis du quartier "SAHELA" nakotaki na STUDIO ya Pere Buffalo na LINGWALA pour enregistre notre chanson Fetiche de L'epoque " VIVIANNE ASSO" et "LIKUNIA YA NINI NGOYI"Fanfan de Molokai & Maseya LEya avait tout arranger comme poesie(PAROLES) et arrangement VOCALE.Beniko, Petit Cachet et DADY GOMEZ comme instrumentiste..Basalaki y'ango OFELE TE..b'ango NIOSO badjalaki RENUMERER pona SERVICE na B'ango. D'ailleur ILS ONT ETE PAYER ENORMENENT EN FRANC BELGE a l"epoque.Apres enregistrement et chanson ebimaki na edition VEVE na 1981..avec comme auteur compositeur mon ONCLE qui habitait a BRUXELLES( YE NDE MUTU a supportaki EFFORT NIOSO WANA FINANCIEREMENT).Alors IL FAUT Sikoyo komituna..EST CE QUE BA PAROLIERS(Fanfan de MOlokai na MASEYA LEYA) BASWAKA MBONGO ou BADJALAKI tout simplement ESCROQUER PAR MON ONCLE?Revenir 10 ans ou 15 ans apres ko meka ko REVENDIQUER ba DROITS D'AUTEUR naba chanson oyo OTEKAKI..c'est plutot de la MALHONETETE de la part de nos soit disant "PAROLIER".