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Publié par Messager

 

 

 L’histoire du groupe «  San Salvador » appartient au patrimoine de la musique congolaise. Mené par Manuel D’Oliveira, ce groupe de musiciens originaires du nord de l’Angola a commencé réellement à chanter à Matadi en 1937 avant de gagner Léopoldville où il connaîtra la notoriété grâce aux tubes « Chérie Bondowe » et « Elongi  ya chérie lokola mwinda », enregistrés aux éditions « Ngoma ».,

 Suite à nos recherches, nous avons découvert que certains éléments de ce groupe s’étaient installés à Stanleyville (Kisangani) où ils iront s’imposer sur l’échiquier musical local en introduisant le rythme San Salvador. Deux d’entre eux, Ombiza Charles et Bembele Henri ( De bon cœur), tous deux virtuoses de la guitare, avaient enregistré en 1952 plusieurs chansons en Kingwana, Swahili et dans leur langue du nord du district de San Salvador. Ndongala Gracia, de Singa Mwambe, dont nous avons diffusé une chanson l’année passée, fait partie de cette descendance.

 Dernièrement, Pépé Felix Manuaku, lors de son droit de réponse, a révélé à la Radio Mangembo qu’il est aussi de la lignée D’Oliveira.  Voilà comment un groupe d’immigrés est venu enrichir la culture musicale de leur pays d’adoption.

 

Messager


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Joseph pululu 19/01/2009 17:49

J'ai connu plusieurs "Manuel", tous d'ascendance angolaise.ils savaient d'ailleurs comment se mettre en valeur, puisque beaucoup d'entre eux étaient des "self made man".Pour une fois, le premier qui m'a frappé, n'était pas à Kintambo. En effet, je devais avoir entre 9 et 10 ans, lorsqu'un jour, j'ai accompagné mon père à la "population noire-la Cité". Nous avions pris place à bord d'un TCL qui faisait pratiquement le tour de Kinshasa - était-ce une ligne 6-, toujours est-il que le bus nous a promené un peu partout de Kintambo à Dendale. Avions-nous changé de bus? je ne m'en souviens plus. est-il que nous avions emprunté l'avenue de la Victoire. entre le rond point de Saio et Victoire (Kimpwanza) et Gambela je crois, notre bus s'est immobilisé devant une belle batisse "fond d'avance de couleur verte. Devant la maison trônait une belle obélisque d'au moins 4m. Dessus était marqué "Manuel" suivi d'un autre nom. Nous étions devant les studios et laboratoires photographiques d'un des grands photographes de Kinshasa. L'obélisque m'a expliqué mon père, c'est en souvenir de son passage à Paris: " regardes bien çà c'est Paris, m'a dit mon Père". pendant longtemps, Paris était pour moi, cet obélisque en ciment de M. Manuel.Un autre manuel que j'ai connu a été chanté par des grands artistes congolais, puisqu'il avait un Bar où se produisait de groupes célèbres. C'était M. Nzuzi Emanuel ou Manuel Nzuzi. Rochereau l'a immortalisé dans "Milano", lingomba ya bana bayebana: "Mvuemba thomas, Polo Kalambay NZUZI EMMANUEL, Ngoy Léon, Tshimpaka Kongolo, Benga Tusamba, bana ya Milano. C'est toujours cette année de mes neuf ans, que je suivrai dans ce bar en Ngembo, un concert de Negro succès, avec bavon marie Marie en Guest Star et son amoureuse Marie José. Le Bar de Nzuzi était sur Boma tandis que la copine de Bavon habitait sur Kasai. Enfin le dernier Manuel de mes souvenirts était un tailleur célèbre. Son atelier était au coin d'Uele et de l'avenue Komoriko. il avait réussi a s'offrir une clientèle huppée. il parait que c'est lui qui a cousu le premier costume de Boboliko, alors qu'il n'était qu'un jeune syndicaliste chrétien.Mes trois Manuels, ont été parmi les premiers à retournber en Angola, dans le sillage du FNLA de Holden Roberto, dont ils étaient les soutiens. Après la guerre perdu par le FNLA contre le MPLA, certains reviendront à Kinshasa, après avoir tout perdu. Nzuzi Emmanuel finira ses jours comme portier à la CPA à Kinsuka.Il y a six mois, de passage à Kinshasa, je suis retourné à Kasa-Vubu pour revoir l'obélisque de M. manuel (Pedro?). il était encore là. Quelqu'un, sûrement le nouveau propriétaire de sa parcelle, a fait enlever ses noms sur l'obélisque de "Paris". Peut être un muan'a Kasa-Vubu nous en dira plus sur ce photographe et ce qu'il est devenu. Moi en tout cas, je n'oublie ces lettres carrées "Manuel" sur les tranches de son obélisque. Allez, reécoutons pour le plaisir un de ces morceaux d'anbthologie de Bana San salvador, avec Georges Edouard et manuel d'Oliveira " Basi nionso tapale" que Messager ne manquera pas de nous faire écouter à la suite de cette petite contribution.PS: Les "manuel" avaient une prédilection pour les vieilles communes - Kintambo, Linguala et Barumbu. Dans les années 70, beaucouyp d'entre eux émigreront vers Kimbanseke ou Ozone.Muan'a Mangembo.